Affichage des articles dont le libellé est polar. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est polar. Afficher tous les articles
mercredi 20 décembre 2017

[Top 2017] Partie 2 Les thrillers et les polars


On se retrouve aujourd’hui, mon cher lecteur, comme promis avec mes plus belles lectures concernant les polars et les thrillers et romans noirs

J’ai eu de très beaux coups de cœur dans cette catégorie 
Comme hier, ils sont classés complètement aléatoirement, ni par ordre de lecture ni par préférence.
Je ne te donnerai pas d’indices sur mon top 10 inutile de me supplier : p


On commence : 

je les ai tous adorés, soit pour l’écriture ; la psychologie ; ou pour l’histoire ; je vous les conseille tous, ce sont des valeurs sûres !

  • Embruns de Louise Mey
  • Meurtres pour rédemption de Karine Giebel
  • Je me suis tue de Mathieu Menegaux 
  • Mör de Johana Gustawsson
  • Du feu de l'enfer de Sire Cedric 
  • Ne dis rien à papa de François-Xavier Dillard 
  • Au fond de l'eau de Paula Hawkins 
  • La forêt des ombres de Franck Thilliez
  • Cyanure de Laurent Loison
  • Mon amie Adèle de Sarah Pinborough
  • Entre deux mondes de Olivier Norek
  • Le tueur au miroir de Fabio M. Mitchelli
  • Comme de longs échos de Elena Piacentini
  • Double piège de  Harlan Coben 
  • Vices de Gipsy Paladini
  • Ne pars pas sans moi de Gilly MacMillan 















 Oui, comme hier bien plus que 10, mais des idées de lectures pour vous aussi, j'ai déjà une idée de mon top 10 de l'année mais les choix vont être très durs 

Demain je vous retrouve avec mon top young adult (il y aura aussi le jeunesse, les romans historiques, la romance, le new adult une année 2017 bien riche !) 

A demain mon cher lecteur <3
lundi 18 décembre 2017

[Avis] La disparue de Noël de Rachel Abbott



Bonjour, mon cher lecteur, les fêtes approchent, Noël approche et cela tombe bien puisque je te parle aujourd’hui de La disparue de Noël de Rachel Abbott.
Si quelques petites choses m’ont dérangée et que j’ai assez vite deviné certains rebondissements ou implications, j’ai quand même passé un excellent moment de lecture avec ce thriller psychologique.
Je ne le savais pas, cela n’a aucunement nui à ma lecture, Rachel Abbott a écrit d’autres romans où intervient l’inspecteur Tom Douglas que l’on va aussi retrouver dans cet opus.

[Édit] hier avait lieu le book club du cercle Belfond en compagnie de l’auteure, elle nous a précisé que oui son personnage était récurrent, mais que les tomes peuvent se lire dans le désordre. Au moins te voilà prévenu, mon cher lecteur. Mon avis était écrit, mais là j’ai eu la confirmation de l’auteure.


Ce roman commence sur un prologue très angoissant. 
Caroline revient avec Natasha de chez ses parents où elle est allée fêter Noël ; elle est sur le retour vers chez elle ; paniquée de devoir conduire la nuit sur cette route sombre, en colère contre David, son mari, qui n’a pas pu l’accompagner. 
C’est l’hiver les routes sont gelées, elle n’a envie que d’une chose, retrouver sa maison de campagne et être bien au chaud avec Natasha et David. 
Elle reçoit un coup de téléphone sur son portable. Numéro inconnu. 
Elle ne décroche pas. Plus tard, c’est l’accident, Caroline sera retrouvée morte et Natasha disparue.

Où est la petite Tasha ? À t-elle fuit les lieux de l’accident ? S’est-elle cachée dans les bois environnants ? Une battue est menée, mais nulle trace de l’enfant de 6 ans.
6 ans plus tard, Tom Douglas est appelé sur une scène de crime. Le corps d’une adolescente est retrouvé.
Dans le même temps, quelques heures après une gamine blonde pénètre chez David, remarié depuis avec Emma. Ils ont eu ensemble un bébé, Ollie.
Qui est cette fille dans leur maison ? Comment est-elle entrée ?
Je ne t’en dis pas plus, mon cher lecteur, tu as ici le début du livre.

Quand j’ai lu le roman, je n’ai pas relu la quatrième de couverture ni le communiqué de presse ; si tu le lis, je t’encourage à faire de même, le suspens ne sera que plus grand.

Tu as donc les personnages principaux : Emma, David, Tasha, Ollie et Tom, l’inspecteur. D’autres protagonistes se joindront à l’enquête, mais leur rôle est moindre.

Je ne peux pas trop t’en dévoiler, je ne le veux pas, l’idéal étant de te plonger dans ce roman sans trop en savoir.
Rachel Abbott va t’entraîner sur une double enquête même triple ; celle de la disparition de Natasha bien sûre, où a-t-elle bien pu passer ? Celle sur le corps retrouvé de la jeune inconnue ; la troisième je préfère ne rien t’en dire.
Je vais te dévoiler quelque chose, sans te spolier, cela se trouve en quatrième de couverture, la fille qui pénètre dans la cuisine de Emma et David n’est autre que Tasha. 
Mais une Tasha silencieuse, en colère. Qu’a-t-il bien pu lui arriver ces 6 dernières années ? Pourquoi est-elle si en colère contre son père ? Comment a-t-elle retrouvé le chemin de sa maison ? Et pourquoi ne veut-elle pas qu’on prévienne la police de son retour ?

Rachel Abbott va t’entraîner dans les profondeurs de l’âme humaine, la psychologie de ses personnages se dévoile au fur et à mesure de la lecture.
C’est le point que j’ai le plus aimé même si j’ai aussi adoré l’ambiance pesante, oppressante et glauque que l’on ressent en lisant le livre.
Je pourrais lui reprocher quelques facilités, des événements qui arrivent et que j’avais devinés, des implications des protagonistes que j’avais aussi vus arriver, mais pour autant j’ai dévoré ma lecture.
Je lis beaucoup de thriller et de polar, sans doute est-ce à cause de cela que j’avais deviné certaines choses, mais je pense que ce ne sera pas le cas de tous les lecteurs.
Des moments de tensions ponctuent le récit ; des rebondissements te serrent le cœur ou te mettront en colère.
Point positif supplémentaire, dans ce roman, ce sont les femmes qui sont fortes, je ne suis pas une féministe dans l’âme, mais ça change de lire un thriller où ce sont les hommes qui sont faibles (voire lâche, mais chut, je ne te dis rien de plus)

Comme je te le disais, ce sont les femmes qui sont fortes, Emma et Natasha sont les personnages que j’ai préférés même si j’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Tom Douglas.
Un inspecteur qui a ses failles et ses blessures, un être imparfait.
Pour ce qui est du suspens, il est maîtrisé de bout en bout ; c’est un véritable page turner ; on a envie de comprendre tous les tenants et aboutissants, tous les protagonistes du présent et même du passé se retrouvent impliqués à un moment ou l’autre de l’intrigue.

On pourrait reprocher à ce roman de ne pas être très original, les disparitions d’enfants sont un thème assez courant, mais l’écriture fluide et rythmée, les révélations qui se font peu à peu et surtout la psychologie des personnages en font un bon roman, pas le meilleur thriller, ni celui qui te fera trembler de peur même si j’ai eu le palpitant à plusieurs passages.
Il plaira aux amateurs de polar/romans psychologiques

Une grosse part de l’intrigue est aussi dédiée aux hackers, même si le sujet n’a pas été traité comme je l’aurais voulu (un peu trop fouillis) il apporte un suspens supplémentaire à l’intrigue principale.

Pour ma part, j’ai passé un bon moment, si la psychologie avait été moins développée j’aurais eu plus de mal à ne pas faire attention aux détails qui m’ont gênée, mais avec ce final haut en tension et cette ascendance dans le caractère de Tasha et Emma je lui donnerais la note finale de 15/20


Je sais que mon avis n’est pas très long, mais j’ai vraiment envie que le lecteur découvre par lui même. 

Rachel Abbott te montre qu’il ne faut jamais se fier aux premières impressions et que les apparences sont souvent trompeuses.



La disparue de Noël de Rachel Abbott - traduction de Murielle Levet - Thriller, polar psychologique - 460 pages, 21.90€ -Édition Belfond, collection Le Cercle, en librairie le 2 novembre 2017
mercredi 6 décembre 2017

[Avis] Ma vie cachée de Becca Fitzpatrick


Coucou mon cher lecteur, aujourd’hui je viens te parler d’un livre (sans blague 😆) d’une auteure dont j’ai tout lu jusqu’à présent (pour les VF).

Becca Fitzpatrick nous offre un livre d’un genre totalement différent de sa célèbre saga Hush Hush, il se rapproche plus de Black Ice si tu l’as lu.
Un très bon polar/roman suspens pour ado qui m’a complètement convaincue.
Sans être un coup de cœur, c’est une excellente lecture à laquelle je donnerais la note de 16/20

Avant de le commencer, soit assuré d’avoir quelques heures devant toi, car c’est une lecture terriblement addictive. Les pages défilaient, impossible de m’arrêter de lire.



Estella Goodwinn témoin d’un meurtre commis par un membre d’un cartel de la drogue intègre le programme de protection des témoins en attendant le procès.
Changement de nom, de ville, de vie.
Elle doit quitter Philadelphie et son petit ami Reed pour Thunder Basin, petite ville du Nebraska.
Je ne t’en dis pas plus sur le pitch, tu as là l’essentiel.

Estella/Stella, le moins que l’on puisse dire, n’est pas du tout enchantée de cette situation ; quitter Philadelphie et toutes ses activités pour cette ville rurale plantée au milieu de nulle part et en plus devoir habiter avec cette flic à la retraite, Carmina.
À son arrivée nous faisons la connaissance d’une jeune fille énervée, elle ne comprend pas cette injustice pourquoi a-t’elle dû tout quitter alors qu’elle n’a commis aucune erreur si ce n’est celle d’avoir grandi trop vite pour aider sa mère à se sortir de son addiction aux drogues et médicaments. D’avoir voulu la protéger en témoignant contre son dealer.
Carmina est bien décidée, en plus, à ne pas se laisser mener par le bout du nez ; Stella qui n’a jamais dû respecter aucun horaire va devoir passer son été avec un couvre-feu et en plus celle-ci l’oblige à trouver un job d’étudiant elle qui n’a jamais dû travailler de sa vie, venant d’une famille aisée.
Stella fait la forte tête, elle vit dans l’angoisse que Danny Balando la retrouve, son petit-ami Reed lui manque atrocement. 
Elle est traumatisée parce qu’elle a vu.
Si au départ elle compte les jours qui la séparent de la fin de l’été, moment où elle aura atteint sa majorité et pourra vivre seule ; peu à peu ; elle s’habitue à sa nouvelle vie surtout depuis qu’elle a fait connaissance de Chet.
Même si elle a très peur pour Reed, elle n’a aucun moyen de le contacter, elle est coupée de tout.
Carmina et Chet, les autres personnages principaux du roman, ont chacun d’eux un passif, des secrets. 
Des erreurs commises qu’ils voudraient pouvoir oublier ou se racheter.
Carmina se protège en étant d’apparence acariâtre, elle n’a pas l’air d’avoir beaucoup d’humour, mais c’est une carapace qu’elle s’est forgée. 
Peu à peu au fur et à mesure de la lecture on lit l’attachement qu’elle éprouve pour Stella même si celle-ci ne s’en rend pas immédiatement compte.
Chet est un jeune homme adorable, galant, travailleur, il fait tout ce qu’il peut pour aider son frère.

Comme je te le disais, l’écriture est très addictive, fluide, un tempo qui ne ralentit pas avec une fin très haletante.
Le sujet du livre, le programme de protection des témoins, est très intéressant. 
Qui pourrait du jour au lendemain devoir quitter sa famille ; ses amis ; tous ses repères ; pour prendre une nouvelle identité et devoir mentir sans arrêt, contrôler tout ce qu’on dit sans avoir de difficulté ? En plus ici le personnage est jeune, Estella n’a que 17 ans. 
Elle fait quand même preuve de beaucoup de sang-froid par rapport à tout ce qu’il se passe dans sa vie.
Les intrigues supplémentaires qui se rajoutent dans la ville où notre héroïne atterrit rajoutent du suspens à l’intrigue principale.
Enfin, l’histoire d’amour naissante entre Chet et Stella est toute belle, ils ont chacun un passif, Stella ne veut pas trahir Reed ni être obligée de mentir à Chet.
Chet est un personnage que j’ai adoré, fort, compréhensif, loyal, mature. Son passé est bouleversant et touchant.
Tout comme Carmina, si au début j’ai eu du mal à la cerner au final elle m’a beaucoup émue quand j’ai compris les profondes blessures qu’elle cachait.
Des personnages secondaires complètent le roman et apportent une touche d’humour, d’amitié.

Stella va revoir complètement les idées reçues qu’elle se faisait sur les petites villes agricoles. 
Estella va disparaître de plus en plus au profit de Stella et de sa nouvelle vie.
On espère avec elle, on se demande quelle décision elle prendra à la fin de ces 3 mois, on craint pour elle surtout que le passé n’est jamais très loin.

J’ai vraiment adoré cette lecture pleine de tendresse et de rebondissements, j’ai aimé les paysages du Nebraska et les habitants de Thunder Basin. 
Des personnages principaux bien construits, qui te semblent réels. 
Des héros imparfaits comme j’aime.
Un suspens qui reste constant, des moments de douceur, d’autres de douleurs, des retournements de situations inattendus. 
Ce que Stella a raconté aux policiers est bien plus complexe qu’il n’y paraît au début, Becca Fitzpatrick m’a totalement surprise par deux faits que je n’aurais absolument pas deviné.
En bref une super lecture que je te conseille.



Tu l’aimeras si tu aimes les polars ou que tu as envie de les découvrir, un peu comme j’avais aimé et conseillé dans l’ombre de Stella (retrouve ma chronique ici)
Pour les adultes, n’oubliez pas que c’est un roman pour adolescent, avec des adolescents qui ont des réactions propres à leurs âges.

Pour moi, cela ne m’a posé aucun problème alors que je lis énormément de thriller et de polar adulte cette fois.


Ma vie cachée de Becca Fitzpatrick - traduction de Catherine Nabokov - Young Adult, suspens, roman contemporain, polar - 432€, 17.90€ - Édition Pocket Jeunesse, collection Territoires. En librairie le 19 octobre 2017
jeudi 23 novembre 2017

[Avis] Vices de Gipsy Paladini


J’avais lu un livre de Gipsy Paladini (« J’entends le bruit des ailes qui tombent ») avant qu’elle soit signée chez Fleuve, quel bonheur de la voir éditée et de recevoir son nouveau livre. 
Je n’avais qu’une hâte : me plonger dans « vices » et voir si j’allais retrouver le style incisif, percutant et noir de l’auteure. 
Si elle allait de nouveau m’embarquer aussi facilement dans son récit, eh bien oui ; j’ai retrouvé tout ça, et bien plus encore.




Gipsy a un style d’écriture bien à elle, original, elle vous donne d’ailleurs le ton ; au début du roman, il y a un avertissement, « Vices est une série littéraire donc voici les deux premiers épisodes. Chaque histoire contient son intrigue propre pouvant être lue séparément.mais les personnages qui les traversent en sont le cœur, ». 
En effet, deux épisodes, deux intrigues sont dans le roman 

-Trois petits singes
-Zabulu

Deux intrigues qui réunissent la brigade des jeunes victimes, chaque protagoniste rencontré au cœur de la brigade m’a happé. 
Leur passé, leurs blessures, leurs failles, si la fin du livre apporte quelques réponses j’ai hâte de lire la suite afin d’approfondir mes connaissances sur ces personnages à la forte personnalité psychologique. Chacun est différent, autant physiquement que moralement.
On a Marie, le personnage central, la jeune flic de 22 ans, petit bout de femme aux cheveux bouclés ; blonde et jolie elle n’attire pas que la sympathie. 
Son « ange gardien » Zolan, tatoué ; cheveux longs ; motard, le flic baroudeur.
Le commandant Tala, 60 ans ; costume/cravate, la force tranquille ; 27 ans aux stups avant de créer la brigade il y a 7 ans.
Amir, père de famille nombreuse, avec lui toute occasion est bonne pour faire la fête.
Bia, l’experte informatique, au look et à la coiffure déjantée, fan des groupes pop japonais et de la culture nippone.
Myriam la chef de brigade, la cinquantaine ; elle entame une seconde partie de sa vie, maman de sa brigade, de ses protégés, elle sème les post-its de citation comme Seneque et à l’air de toujours taper dans le mille. Elle les connaît tous.
Enfin Sophie, jalouse de Marie, l’autre femme de la brigade, une violence l’habite.
D’autres personnages parcourent le commissariat, mais voici pour les principaux protagonistes.

Après son avertissement, l’auteure ne fait pas dans la dentelle, la première page est celle d’un viol, de qui on ne le sait pas.
Ensuite, elle nous plonge dans le premier épisode.

 La première intrigue est celle d’une adolescente Amélie Perrault. 
Victime de harcèlement scolaire.
Je ne vous en dis pas plus si ce n’est qu’avec cette première intrigue Gipsy Paladini vous entraîne dans les méandres du mal, elle analyse les humains dans leurs parts sombres, leurs vices cachés.
Avec un style visuel et cinématographique, vous suivez l’enquête et les indices, vous sondez l’âme humaine dans la noirceur.
Elle vous maintient en haleine, car quand vous croyez l’affaire résolue et elle l’est mais toutes les vérités n’ont pas été révélées.

Au cœur de cette enquête on apprend à connaître les protagonistes qui viennent très vite vous emparez de votre cerveau. 
Si les descriptions des lieux sont visuelles, celles des protagonistes le sont tout autant en faisant des personnes que vous pourriez croiser dans la rue, ils sont dans votre salon, votre chambre. 
Ils évoluent devant vos yeux.
Si la première affaire est pleine de suspens, rebondissements et noirceur, il en est de même pour les policiers qui composent la brigade.
Marie j’ai ressenti une profonde empathie pour elle sans savoir pourquoi au début, plus le livre avance plus on comprend... mon empathie n’a fait que croître.
Sophie, au début, je la pensais simplement jalouse, mais son âme est bien plus torturée qu’il n’y paraît.

La deuxième intrigue est celle d’un jeune Africain porté disparu depuis deux semaines, d’une veille femme brûlée vive dans son appartement. Les deux affaires sont-elles liées ?
Si dans "Trois petits singes" (rien vu, rien dit, rien entendu) l’histoire se passe dans les beaux quartiers ou la classe moyenne dans cette investigation nous sommes dans une cité, dans un immeuble délabré, habité par des réfugiés sans papiers.
Les habitants ne se livrent pas plus que dans la première intrigue. 
Ils se méfient des policiers et de tous, chacun reste sur ses gardes.
Gipsy Paladini nous entraîne cette fois dans les croyances africaines, des jeunes qui finissent par mal tourner, car la société ne leur donne aucun moyen de s’enfuir. 
En quittant leur pays d’origine, ils pensaient laisser leur passé derrière eux, mais celui-ci n’est jamais loin.
Cette deuxième énigme est bien plus noire encore, plus dure, des passages de cruauté, mais qui existent.
Toujours avec ce style brut, incisif elle taille au plus profond de votre cœur.
La psychologie des héros s’approfondit on en apprend de plus en plus sur eux.

Ce qui fait la force de ce livre : ses personnages, si l’on apprend plusieurs informations sur eux au cours de la lecture, on sent que l’auteure n’a pas fini de nous surprendre en nous révélant leurs failles, leurs vices, qu’il nous faudra gratter cette croûte de mystère qui les entoure ; les deux enquêtes par contre sont résolues. 
Vous ne terminez donc pas sur un cliffhanger quoique... Gipsy est "vice-ieuse", je n’ai qu’une envie retrouver la brigade, car le final m’a coupé le souffle et a soulevé tout un tas de questions, a ébranlé quelques certitudes et m’a serré le cœur pour deux personnages.

Dernière force de ce roman ; les sujets des deux affaires sont des sujets d’actualité, inutile de fermer les yeux et dire non ça n’existe pas, Gipsy Paladini vous sort la tête du sable, inutile de faire l’autruche. C’est criant de vérité, cruel, mais véridique.
C’est plein d’authenticité, ça vous prendra aux tripes, car les deux intrigues touchent des enfants.

Lisez cette auteure, une maîtrise du noir, point de gris, ni de nuances, tout est sombre, mais au cœur de cette obscurité surgit la plume lumineuse de Gipsy.


Fois de souris, cher lecteur, il vous faut découvrir cette auteure, je suis frustré d’attendre un an (j'espère pas plus :/) avant de retrouver son univers, mais il est tellement bon, original, maîtrisé, subtil, travaillé en profondeur que je me réjouis d’avance.




Vices de Gipsy Paladini - polar, roman noir - 408 pages, 19,90€ - Auteure Françaises - Édition Fleuve, collection noir - En librairie le 9 novembre 2017
mardi 21 novembre 2017

[Avis] Double piège de Harlan Coben


Bonjour mon petit lecteur, comme promis hier aujourd'hui on cause polar. Un livre que j'ai lu en lecture commune avec mon amie Laure de la page et du blog Boulimie livresque (cliques sur son nom pour visiter son blog)

Dernier livre de l’auteur sorti en France, le premier pour moi, oui même si j’ai des livres de lui dans ma Pal, j’ai toujours ressenti un a priori. 
Pourquoi je ne sais pas ?
Cette lecture a ôté tous les doutes que j’aurais pu avoir, j’ai adoré ce roman, lu en quelques heures et impossible de le déposer afin de connaître le dénouement.

Maya Meyer ; capitaine d’hélicoptère dans l’armée, enterre son mari assassiné froidement devant elle en plein Central Park. 
Quelques mois auparavant, c’était sa sœur pendant qu’elle était en mission en Syrie.
Sa meilleure amie Eileen lui offre un cadre numérique avec caméra intégrée afin qu’elle puisse surveiller sa nounou Isabella en son absence. 
Elle doit continuer à veiller sur Lily, 2 ans, la fille qu’elle a eue avec son mari Joe.
Joe vient d’une famille fortunée, Édith, Neil et Caroline essaient de convaincre Maya de venir habiter près d’eux au manoir familial, mais Maya est bien trop indépendante pour cela, de plus elle s’est toujours senti une pièce rapportée de la famille.
Comme si les morts qui l’entouraient ne suffisaient pas Maya est revenue de mission avec un syndrome de stress post-traumatique, ses nuits sont peuplées de cauchemars auditifs, elle entend et réentend les bruits et les cris des blessés.
Shane, son meilleur ami, lui apprend que l’homme, Corey la vigie, qui a dévoilé les images de sa mission catastrophe sur un site internet semblable à Wikileaks, est de retour aux USA, elle se demande ce qu’il va lui vouloir.
Peu de temps après Maya croit voir Joe sur un des enregistrements de la caméra.
Hallucinations ? 
Joe serait-il encore vivant ? 
Quoi qu’il en soit, Maya est bien décidée à retrouver l’assassin de son époux, peu importe ce que pense Shane, l’inspecteur Kierce, son beau-frère Eddie et ses enfants Daniel et Alexa. 
Elle doit comprendre ce qu’il s’est passé.


Harlan Coben nous entraîne auprès de Maya et de ses investigations. 
Je me suis prise d’empathie pour elle, jeune veuve et mère, n’ayant plus de repères, souffrant de SPT, son beau-frère qui l’accuse de semer la mort partout où elle passe ; sa sœur assassinée elle aussi et si les deux meurtres étaient liés ?
À qui appartient cette voiture qui semble la suivre ?
J’ai douté absolument de tout l’entourage de Lily. 
Sa meilleure amie qui le jour de l’enterrement lui offre cette caméra-espion, Shane qui a l’air bien protecteur envers elle, Isabella la nounou ainsi que Hector, son frère et Rosa, sa mère, employés tous les trois par la famille Burkett, Édith la mère de Joe et psychiatre, le psychiatre de Maya, Corey la vigie qui voit des complots partout, l'inspecteur en charge de l'affaire, plus j’avançais plus je craignais pour la vie de notre héroïne qui a l’air de déranger quelqu'un avec ses questions mais qui ?

En quatrième de couverture il est indiqué que c’est un thriller paranoïaque, c’est exactement ce que j’ai ressenti, j’avais l’impression de devenir folle et de sentir le piège se refermer autour de Maya et de moi.
J’en suis venue à me demander si Maya n’était pas victime de délire.
Le dénouement m’a laissé sur les fesses. 
Je n’ai rien vu venir, l’auteur s’est joué de son lecteur, j’adore ça, j’ai eu le cerveau retourné.

Un véritable page turner rudement bien mené, Harlan Coben avance ses personnages comme des pions sur un échiquier, vous, le jouer face à lui vous serez échec et mat à la fin de la partie.
L’écriture est fluide, le rythme halenant, les pages défilent, les questions se bousculent, Maya connaît-elle vraiment ses proches ?
L’intrigue est maîtrisée, intriguante pour vous amener à un dénouement totalement imprévisible, parfaitement amené, il est plausible, les explications données ne sont pas tirées par les cheveux.
J’ai aussi beaucoup aimé la part qu’il donne aux nouvelles technologies, sites internet, GPS, caméra-espion. 
C’est écrit un peu à la manière d’un espionnage.


Une totale réussite pour ce double piège qui m’aura bien piègé. 
J’ai adoré, je relirai très vite un autre livre de l’auteur.

Voilà pour aujourd'hui cher lecteur, à demain :) 

Double piège de Harlan Coben - Traduit par Roxane Azimi - Polar - 396 pages, 21.90€ - Edition Belfond, collection noir, en librairie le 5 octobre 2017
lundi 25 septembre 2017

[Avis] Cyanure de Laurent Loison



Laurent Loison je l’ai connu sur un de mes groupes Facebook chouchou : Thrillers - serial lecteurs, sur ce groupe on découvre des auteurs confirmés et d’autres qui débutent, mais dont on a envie de les soutenir, de les lire.
J’achète donc "Charade", le premier livre, directement auprès de Laurent, l’année passée.
J’avais adoré ce livre, quand j’ai vu qu’il sortirait un nouveau livre chez Hugo Thriller j’étais joie de retrouver son écriture. Je n’ai pas lu la quatrième de couverture ni le communiqué de presse, juste le nom a suffi à me donner envie de le lire.

Tout d’abord, agréable surprise de renouer avec le commissaire Florent Bergamont, Emmanuelle de Quezac, Loïc Gerbaud rencontrés dans "Charade".

Le premier chapitre vous donne le ton avec ces 2 enfants en 1984 emprisonnés et violentés. On bascule ensuite en 2017, l’intrigue débute sur les chapeaux de roue, un ministre français est assassiné par une balle de cyanure tirée à plus de 1 km. 
Le 36 quai des Orfèvres se met en branle. Maurice de Quezac, ministre et parrain d’Emmanuelle, charge l’équipe de Florent de résoudre l’affaire.
Dans le même temps, le président de la République reçoit d’étranges missives, elles ont l’air inoffensives, mais il charge, lui aussi, Florent de trouver l’expéditeur.

L'auteur vous emmène tambour battant dans l’enquête à 200 km heure et pas seulement quand vous êtes dans la M3 de Loïc.
Le style est incisif, percutant, brut, une écriture et des dialogues scénaristiques (d’ailleurs, je verrais bien une adaptation ciné de ce livre) le caractère de Florent Barga, du Chat, les joutes verbales entre Loïc et Barga sont truculentes. 
Les jeux de mots foisonnent, ils se mouchent l’un l’autre.
Il n’y aucun temps mort, vous êtes entraînés dans l’enquête, et même si vous pensez deviner, dans la première partie, vous êtes très loin de la vérité. 
J’ai aimé le jeu de piste mis en place, le suspens constant, la dynamique du roman qui pousse à tourner page après page.
Connaissant l’auteur on fait attention à tout, depuis les citations à chaque début de chapitre jusqu’aux avancées dans l’enquête, mais j’étais loin de déceler ce que l’auteur me réservait.

Une fin inhabituelle et originale que j’ai tout simplement adorée.
Il fallait y penser, chapeau, Monsieur Laurent !

On sent le travail de recherche de l’auteur dans les descriptions des armes, mais aussi dans ce jeu de piste qui vous mène d’un bout à l’autre de la France jusque dans la mythologie hindouiste. 
Dans le choix des mots pour résoudre le ou les énigmes, j’ai cherché, mais en vain du moins pas pour toutes.
Mon cerveau a fumé, j’ai eu le cœur serré plus d’une fois, le caractère de Barga s’affirme tout comme se vie personnelle avec Emmanuelle ou quand son passé ressurgit. 
Deux scènes m’ont marquée et m’ont tirées des larmes, surtout une, à ces chapitres-la j’étais en apnée totale, pour finir complètement dévastée.
Laurent Loison s’amuse avec vos nerfs et vos sentiments. Il ne fait pas dans la dentelle et c’est que j’aime, il torture ses personnages et du coup ses lecteurs.
Il aime jouer avec ses lecteurs, il aime faire plaisir à son lectorat, c’est un pari audacieux et gagné. Vous comprendrez pourquoi en lisant le livre.
Laurent Loison confirme son talent avec ce second opus. 
On retrouve son style, mais qui s’est encore amélioré. 

Nous sommes dans un polar, où règnent la mafia et la corruption des hautes sphères, une instruction pointilleuse où l’auteur ne laisse rien au hasard, pas d’effusion de sang inutile, le regard est porté sur l’enquête.
Joli message aussi que celui de faire réfléchir le lecteur sur le jugement.

En résumé, c’est un coup de cœur, décidément en cette rentrée littéraire le thriller fait grand bruit c’est mon 2e coup de cœur ce mois-ci, le premier avec "Mon amie Adèle" qui sort, je vous le rappelle, le 27 et que vous pouvez gagner sur ma page Facebook et sur Instagram ; 
le second avec Cyanure où tous les ingrédients sont réunis pour vous faire passer un excellent moment de lecture : des protagonistes charismatiques ; un tueur au sang froid qui n’a aucune émotion ; un Barga que j’adore, il n’est pas lisse, il a ce côté rentre-dedans et pourtant très attachant ; plusieurs rebondissements qui m’ont émue et fait froid dans le dos ; un rythme soutenu et qui s’accélère au fil de la lecture, vous êtes en pente ascendante jusqu’à la fin et ce final inattendu, original. 
C’est diabolique, maintenu, imprévisible

Je ne peux que vous conseiller de découvrir l’auteur, il n’est pas nécessaire d’avoir lu "Charade" pour apprécier "Cyanure" même si les principaux protagonistes évoluent dans ce second livre.


Merci et bravo Laurent, vous le retrouverez prochainement ici avec une interview et peut-être une surprise ;)

Cyanure de Laurent Loison - Thriller - Polar - France - 400 pages, 19.95€ - Littérature française - Edition Hugo, collection Thriller - En librairie le 21 septembre 2017
mercredi 23 août 2017

[avis] Comme de longs échos de Elena Piacentini




Sans être un coup de cœur j’ai adoré cette lecture faire en commun avec Laure du blog boulimie livresque.
Je ne connaissais pas du tout l’écriture d’Elena Piacentini, je ne savais même pas qu’elle avait déjà écrit d’autres romans, je n’ai qu’une envie approfondir ma connaissance de l’auteure originaire de Corse, Lilloise d’adoption.

Dans ce roman noir/polar, nous suivons Mathilde Sénéchal, capitaine de police de Lille, elle travaille sous les ordres de son mentor Albert Lazaret bientôt à la retraite, à leurs côtés il y a aussi la nouvelle recrue Sylvie Muller, les lieutenants Delage et Squalli. Si je prends le temps de vous parler de l’équipe c’est parce que Mathilde Senechal est le nouveau personnage de Elena Paicentini, un protagoniste bien intriguant, une femme qui s’est forgé une carapace, elle a la phobie de la menthe, fait des cauchemars liés à son enfance, mais l’auteure nous laisse avec de nombreuses questions qui, je suppose, seront abordées dans un prochain tome, prochain opus qu’il me tarde déjà d’avoir entre les mains.

L’équipe enquête sur le meurtre de la jeune mère de famille, Chloé Dussart et l’enlèvement de son bébé Quentin âgé de 3 mois dans un quartier de la cité Franchomme à Lille.
Toute la police, les médias sont sur la brèche pour tenter de retrouver vivant l’enfant, le temps joue contre eux.
Premier suspect le mari, Vincent Dussart.

Nous suivons alors l’enquête, tout l’entourage du couple est passé au crible, le suspens est maintenu tout au long du récit, j’ai douté tout au long de ma lecture sans pouvoir mettre de nom sur mes soupçons.

Les chapitres courts font de cette lecture une lecture très addictive, addiction renforcée par quelques chapitres sur Lui et vers la fin sur Elle.
Ces passages, heureusement pas trop longs et nombreux, sont ceux qui m’ont moins plu, le narrateur utilise un phrasé très onirique, Il et Elle expriment leurs pensées qui étaient difficilement compréhensibles pour moi sauf à la fin quand le voile se lève sur le mystère. 
À aucun moment, on ne connaît leur identité, l’auteure utilise juste ces pronoms pour les identifier.

L’écriture de Elena Piacentini m’a particulièrement plu, elle crée des êtres torturés, imparfaits, je l’avoue, j’aime quand un enquêteur n’est pas lisse.
Si j’ai eu du mal au début à m’attacher à Mathilde et Lazaret vers les 3/4 du livre ce n’était plus le cas.

On a une double intrigue, la principale avec le meurtre et l’enlèvement et le mystère qui entoure ce personnage charismatique de Mathilde.
On veut en savoir plus sur elle et sa vie.
Seule lueur dans son quotidien, la seule personne à qui elle sourit c’est à sa petite voisine Marlène, une enfant de 12 ans attachante, futée souvent livrée à elle-même qui s’est fortement attachée à l’inspectrice solitaire.

J’ai aussi grandement apprécié un personnage qui apparaît très tôt dans le roman, un inspecteur de l’Ariège, qui a préféré arrêter sa carrière, mais dont une affaire non résolue le taraude toujours, il s’agit de Pierre Orsalhièr, reconverti depuis en photographe et guide de montagne.
L’affaire de Lille et celle de Toulouse où Pierre enquêtait semble être liée, du moins Pierre le pense. Là aussi une mère avait été assassinée et un nourrisson jamais retrouvé.
Pierre va faire le voyage jusque Lille afin de pouvoir faire un lien éventuel.

Dans ce polar noir, Elena Piacentini nous dépeint le monde tel qu’il est, la misère et les faux-semblants, les déviances et les secrets. Elle n’enjolive rien.
J’ai adoré la mythologie égyptienne qui est liée à l’affaire même si j’aurais voulu une plus longue explication lors du dénouement, le sujet est original, la manière de l’aborder intéressante, mais il m’a manqué de développement pour que je l’apprécie encore plus.
Elle s’est inspirée d’un fait divers survenu dans l’Aveyron « l’affaire Von Matt »

En bref une très bonne lecture s’il n’y avait pas eu ces passages trop subjectifs pour moi, une mythologie intéressante même si pas suffisamment développée à mon goût, une découverte d’une nouvelle auteure dont la plume m’a embarquée et que j’ai hâte de retrouver.

Des personnages bien construits, j’ai aimé leurs failles, leur air rustre, un mystère et un suspens constant, ce roman est très bien même si j’ai l’impression que l’auteure s’est un peu trop attachée à nous présenter ses personnages et leur psychologie au lieu de mieux exploiter son intrigue même si le doute plane jusqu’à la fin du livre.

Comme de longs échos de Elena Piacentini - Polar/roman noir - Fleuve Édition - 288 pages, 19.90€
A paraître le 24 août 2017
jeudi 3 août 2017

[avis] Ne pars pas sans moi de Gilly MacMillan


C’est le 2e livre de Gilly MacMillan que je lis, le premier « Une fille idéale » m’avait bien plu, mais sans être parfait pour ma part, ici ce roman est un bijou de thriller/polar psychologique.

Bristol, 21 octobre 2012 Ben disparaît lors d’une ballade en forêt avec sa mère Rachel. Rachel, on peut le comprendre est hystérique. Très vite, les inspecteurs prennent la disparition au sérieux. Pendant 600 pages l’auteure ne vous donnera pas la moindre piste sur le dénouement, elle sème le doute ça oui, on ne sait plus à qui se fier, mais elle ne laisse rien transparaître d’autre.

Un livre très bien écrit, le suspens est renforcé par le décompte des jours depuis la disparition de Ben. On alterne les chapitres selon les points de vue des principaux protagonistes : Rachel, la maman et Jim l’inspecteur principal. À travers eux, toutes les pistes pour retrouver l’enfant disparu nous sont racontées.
Par les chapitres consacrés à Rachel, on ressent l’angoisse, l’amertume, la méfiance vis-à-vis de tout son entourage.
Du côté de Jim, nous suivons l’enquête à proprement parler, les pistes explorées, la liste des suspects, ses collègues penchés sur l’affaire et toujours ce sentiment d’urgence plus les jours passent.
Une tension rendue encore plus palpable que le livre est parsemé d’articles de journaux, de blogs qui parlent de l’affaire, souvent très critiques envers Rachel qui a eu le malheur de ne pas se contrôler lors de la conférence de presse, des emails d’experts-psychologues, des lettres de menaces, des messages trouvés sur le net, tout ceci contribue à ce que le livre ne soit pas du tout monotone, vous êtes plongés au cœur de l’affaire comme si vous la suiviez à la télévision.

Le roman est aussi documenté par le site qui existe réellement : www.missingkids.com un fait qui renforce cette impression de réalité, mais ce qui m’a le plus rapproché de la détresse de la maman c’est que Rachel lors du premier chapitre vous parle de ce qu’il s’est passé un an après la date fatidique, elle tutoie le lecteur, vous êtes vraiment mis dans une relation de proximité, inclus dans l’enquête. À plusieurs chapitres ça revient, elle vous tutoie, impossible de se détacher du livre.

Les personnages ont tous une psychologie bien fouillée, que cela soit nos principaux protagonistes, Rachel pas toujours stable, Jim qui voit un psychologue depuis l’affaire et pour une raison que l’on ignore, John, ce père chirurgien pédiatrique, divorcé qui semble soit détaché soit complètement hystérique.
Les personnages secondaires pareils : Emma, l’agent de liaison avec la famille, Katrina la belle-mère de Ben, Ruth la grand-mère dépressive depuis toujours, Nicki, la sœur de Rachel qui a l’air de tout diriger et de se contrôler cache plusieurs secrets, l’assistant maternel louche, l’institutrice de Ben qui condamne un peu trop vite Rachel, la directrice de police, Fraser, froide, voulant résoudre l’affaire, mais qui doute de plus en plus d’une issue favorable, Laura, la meilleure amie de Rachel, les journalistes agglutinés devant la maison familiale. Chaque personnage a ses failles, chacun deviendra dans votre tête suspect.

Je voulais absolument connaître le dénouement, je me suis attachée à ce petit garçon que l’auteure rend très réel grâce aux descriptions qu’elle fait de lui.
Quand le dénouement arrive, le suspens monte crescendo même si j’aurais aimé qu’il soit un peu plus développé. L’épilogue conclut parfaitement le roman avec le thème de la reconstruction.


Un très beau thriller polar/psychologique à lire, pour le côté suspens, mais aussi pour les questions que l’auteure soulève : les médias ne font-ils pas du tort aux victimes, ne sont-ils pas trop intrusifs à la recherche du scoop au détriment des véritables faits ? Pourquoi une mère de famille sera considérée plus vite comme le suspect idéal ? Peut-on connaître réellement quelqu’un même quand il s’agit de sa famille ?

Ne pars pas sans moi de Gilly MacMillan - Thriller/polar psychologique - édition Pocket ( paru auparavant chez Les Escales) - 608 pages, 8.50€ - Sorti le 8 juin 2017
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...