mercredi 24 mai 2017

[Chronique] Mör de Johana Gustawsson


Coup de cœur pour ce second thriller de la talentueuse Johana Gustawsson.

Comme pour Block 46 l’auteure nous mène à différentes époques, nous partons sur les traces du célèbre Jack l’Éventreur dans le Londres de la fin 19e et celui d’un tueur en série sévissant en 2015.
On plonge dans l’atmosphère étouffante du quartier de Whitechapel, l’auteure décrit à merveille les lieux, les odeurs, les classes ouvrières et les ladies de l’époque.
Londres et Falkenberg en 2015 : un corps est retrouvé à Falkenberg, une actrice a été enlevée à Londres, l’homicide rappelle une série de meurtres ayant eu lieu 10 ans plus tôt, mais dont le coupable est en prison, Richard Hemfield.
Est-ce un copycat ? Un partenaire ? Quel est le lien entre Jack « The Ripper » et l’enquête où nous retrouvons Emily Roy, toujours aussi impassible devant les horreurs qu’elles délivrent, découvrent.
Alexis Castells, l’auteure est amenée à participer à l’affaire, je n’ose pas trop en dire, j’ai peur de spoiler les lecteurs de Block 46 et ceux qui liront celui-ci.
Sachez seulement que c’est un plaisir de retrouver ces personnages, j’adore la maman d’Alexis, Mado, les échanges mère/fille sont géniaux et apportent un peu de légèreté au récit qui, il faut le dire est dur.
Si j’ai aimé retrouver certains personnages j’ai aussi aimé les nouveaux comme la jeune stagiaire de police, Alienor, autiste asperger.
J’ai été prise de pitié pour 2 personnages surtout un, je ne peux pas vous dévoiler leurs noms, ce serait vous spolier, mais bon dieu qu’ils sont bien construits.

Johana Gustawsson mène son sujet d’une main de maître, une quantité assez importante de personnages nous livrent leurs points de vue, on change très souvent de narrateur et pourtant on ne se perd pas dans le récit (bon, pas au début, j’avoue que j’ai été quelque peu perdue entre les nombreux personnages, mais en plus à des lieux et époques différentes, mais tout s’est ensuite bien mis en place dans mon cerveau).

Le rythme est soutenu, les chapitres courts y sont pour beaucoup, Johana ne laisse aucun répit à ses lecteurs, les chapitres où c’est Julianne qui parle (l’actrice disparue) m’ont fait froid dans le dos.
C’est recherché, admirablement documenté, j’en ai appris plus sur la mythologie nordique qui me passionne, la psychologie des personnages est parfaite. Rien n’est laissé au hasard.

Je n’ai rien vu venir, impossible de deviner, l’auteure m’a retourné le cerveau jusqu’à la fin, car quand on pense que l’affaire est conclue, hop un autre rebondissement qui vous laisse KO.

Johana est machiavélique, mais qu’est-ce que j’aime ça dans ce genre de roman. C’est « brut de décoffrage», on est bien dans un Thriller, mais un très bon Thriller.
Elle nous emmène au milieu de sa toile d’araignée superbement tissée à nous de nous en sortir en élucidant l’enquête.
Johana Gustawsson confirme son talent avec ce 2e livre, je l’ai trouvé plus abouti que Block 46 que j’ai pourtant adoré. Vite le 3e !!!

En commençant le premier chapitre je savais que j’allais aimer ce roman, dès le 2e paragraphe voilà ce qu’on lit : 
« lobes à ma façon »
« Trempez les lobes dans deux jaunes d’œuf battus
Panez avec une chapelure de pain de mie.
Faites frire dans du beurre persillé.
Servez accompagné d’une purée d’huile d’olive.
Lobes-à-ma-façon »
et si je vous dis que la traduction de Mör c’est : tendre (pour de la viande) je pense que je ne dois pas vous faire un dessin.


Si vous aimez les thrillers, lisez Johana Gustawsson !!!

Son premier roman Block46 est disponible en poche chez Milady, celui-ci sortira en poche le 20 octobre 2017.



Mör de Johana Gustawsson, Editons Bragelonne, 308 pages, 21,50€. Sorti le 15 mars 2017.

mardi 23 mai 2017

[Chronique] La fille idéale de Gilly MacMillan


Ce ne sera pas un coup de cœur, mais j’ai tout de même adoré la fille idéale, pour moi il s’agit plus d’un roman noir psychologique qu’un véritable thriller.

Zoé a commis une grosse bêtise alors qu’elle avait 14 ans, ensuite, sa mère et elle se reconstruisent une vie parfaite ailleurs, nouvelle maison, nouveau mari, un demi-frère et une nouvelle petite sœur.
Le livre débute sur l’affiche d’un récital de piano donné par Zoé et son demi-frère Lucas. Lors de ce récital, la vie parfaite vole en éclat. Pourquoi je vous laisse lire le livre.

Un très bon roman psychologique, un véritable page turner, les 450 pages ont été lues en un rien de temps.
J’ai adoré l’écriture de l’auteure, on alterne les chapitres (courts) à travers les personnages : Zoé, Tessa, Sam, Richard, etc, racontés à la première personne du singulier, leur psychologie s’affine au fur et à mesure, ils sont tour à tour suspects.

Le suspens dure tout le long du livre même si pour l’un des rebondissements je l’avais vu venir.
J’ai aimé aussi la construction, Lucas le demi-frère est passionné de cinéma, ici l’écriture est semblable à un travelling arrière.
On se retrouve presque en huit-clos pour ne pas dire exclusivement.
La première partie se passe dans « la maison de la seconde chance », dans la cuisine, la tension est malsaine ensuite dans la seconde partie dans la salle à manger de Tessa, la tante de Zoé.
Un peu moins malsain, mais j’ai pris peur plus d’une fois.
Une chose est certaine je ne savais pas où l’auteure allait m’emmener.
L’auteure aborde des thématiques importantes comme le harcèlement scolaire, les secrets de famille, l’adultère, la maladie, la violence conjugale, les failles de la justice,l’alcoolisme à travers l’un ou l’autre personnage. Chacun d’eux à leur faille. Leur secret.

L'auteure nous décrit des êtres imparfaits qui essaie de paraître irréprochables ou pour certains d'entre eux de part leur profession ils devraient l'être et ils ne le sont pas. 
C'est le personnage de Jason qui m'a le plus étonné dans ce sens. La petite Grace j'avais envie de la protéger, le seul personnage complètement innocent puisqu'il s'agit d'un bébé. 


On plonge dans la tête des personnages, on voit à travers les yeux ce qui se déroule, on se met dans leur peau et cette sensation est encore renforcée grâce à l’écriture à la première personne.

Ne vous attendez pas à des rebondissements incroyables, du sang à gogo non ici il s’agit vraiment d’un roman psychologique, très bon même.

Je pourrais reprocher à l’auteure quelques ficelles un peu trop détectables, mais sinon j’ai adoré ma lecture.

Dans la même veine qu’« Une fille parfaite » de Mary Kubica (le top du top pour moi), de « Hortense » de Jacques Expert, de « La fille du train » de Paula hawkins.


J’ai du coup envie de lire le premier roman de l’auteure, « Ne pars pas sans moi » publié lui aussi chez les éditions les Escales en 2016 et qui sort en poche chez les éditions Pocket le 8 juin 2017

La fille idéale, Éditions Les Escales, Thriller psychologoique, 450 pages, 21,90€. Sorti le 4 mai 2017

lundi 22 mai 2017

[Chronique] Destiny, tome 1 de Cecelia Ahern


Autant vous le dire de suite j’ai adoré cette dystopie. J’en ai lu beaucoup, certaines sortent du lot et c’est clairement le cas de celle-ci.

Célestine et sa famille vivent dans un monde où tout doit être parfait, si vous êtes déclarés imparfaits vous êtes alors jugés par la Guilde (« la Guilde est un organisme public, censé enquêter sur les écarts de conduite ; elle gère les investigations concernant les individus accusés d’Imperfection – des citoyens ordinaires qui se sont rendus coupables de faux pas d’ordre moral ou éthique). Une fois déclarés coupables, ils sont marqués au fer rouge d’un I. Les imparfaits ont des restrictions de tout genre, un couvre-feu, etc.

« Pour qui a pris une mauvaise décision : la tempe. Pour qui a menti : la langue. Pour qui a commis un vol envers la société : la paume de la main droite. Pour qui s’est montré déloyal envers la Guilde : la poitrine, au niveau du cœur. Pour qui s’est écarté du droit chemin : la plante du pied droit. »

C’est un jour de fête chez la famille de Célestine, le jour de la terre, sont réunis : son père, sa mère, sa sœur Juniper, son frère Ewan, son petit ami Art qui n’est autre que le fils du juge de la guilde : Bosco Crevan, invité lui aussi ainsi que des voisins qui devraient arriver : les Tinder
La jeune fille est très logique, tout est blanc ou noir pour elle, sa vie est parfaite, son petit ami aussi, elle a des projets d’avenir avec lui bref : une vie de rêve.
Lors d’un trajet en bus elle va commettre une faute terrible, son humanité va prendre le dessus sur les règles, celui lui vaudra d’être jugée.
Je ne m’attendais pas à cette réaction de sa part c’est pourquoi je ne vous le raconte pas.

L’écriture est addictive, je n’ai pas pu lâcher ma lecture, Célestine devient sans le vouloir porte-parole, elle a ses opposants et ses partisans, elle va comprendre aussi très durement que tout n’est que question de pouvoir.
Elle va subir des choses horribles, l’auteure ne nous laisse aucun répit.
Les autres personnages sont parfaits, certains très charismatiques, notre héroïne est forte, pas badass mais elle ne plie pas, elle a sa volonté.
D’autres sont très bien décrits dans leur méchanceté que dans leur bonté, j’ai adoré Carrick, Cornelius son grand-père, une certaine journaliste qui finira par ouvrir les yeux.

L’auteure fait passer des messages, nous fait réfléchir, le marquage des imparfaits m’a fait penser aux traitements infligés aux juifs durant la Seconde guerre mondiale, mais ce n’est que mon avis.

La fin est horrible, car nous devons attendre la traduction du tome 2 pour pouvoir le lire alors que je n’ai qu’une envie c’est de me plonger dessus, ce premier tome qui met bien l’univers en place promet beaucoup pour la suite.

L’auteure que je ne connais que de nom (elle a écrit d'autres romans mais pas dans ce genre-ci) dit ceci dans ses remerciements, « J’ai écrit ce roman avec colère, avec amour, avec passion. Chaque mot et chaque sentiment viennent de mon cœur. S’il y a un message que j’aimerais transmettre, c’est le suivant : personne n’est parfait. Ne nous leurrons pas. N’ayons pas peur d’être imparfaits. Ne collons pas d’étiquettes aux gens, pour ensuite nous prétendre différents. Acceptons qu’il est humain d’être imparfait, et tâchons d’apprendre de nos erreurs, afin de ne pas les répéter. »
Vous y trouverez tout cela dans cette dystopie, j’ai tellement envie d’en dire plus, mais je ne voudrais pas vous gâcher la surprise.


Une très bonne dystopie avec une jeune fille de 17 ans, une héroïne forte, qui deviendra l’emblème malgré elle d’une société d’opprimé. A lire absolument

Destiny, tome 1 de Cecelia Ahern - Editions Hachette, collection Black Moon - Sorti le 17 mai - 300 pages, 18€

[Chronique] Le souffle des feuilles et des promesses de Sarah McCoy


J’ai eu l’opportunité de lire ce roman avant sa sortie via Netgalley, j’adore Sarah Mc Coy, les 2 romans parus en français ont été des coups de cœur surtout « un parfum d’encre et de liberté ».
Avant de lire les remerciements, je ne me suis aucunement doutée qu’il s’agissait d’une biographie romancée de l’auteure Hallie Erminie Rives, auteure du début du 20e siècle.

J’ai retrouvé dans ce roman ce que j’aime chez Sarah McCoy, je ne pense pas me tromper en disant qu’elle est férue d’histoire et qu’elle a le souci du détail.
Ainsi, dans « un goût de cannelle et d’espoir » nous suivons le destin d’une famille au cœur de la guerre 40-45, dans « un parfum d’encre et de liberté » elle nous raconte la cause abolitionniste.
Dans ce roman, nous traversons la fin du 19e et le début des années 1900 avec l’effervescence qui l’entoure.
Autre point commun Sarah McCoy crée ou raconte (dans ce livre) des héroïnes fortes.
Hallie "l’effrontée", la jeune femme en avance sur son siècle, la jeune femme indépendante, elle a décidé qu’elle serait écrivaine alors qu'elle était âgée de 9 ans et fera tout pour y arriver au mépris des convenances de l’époque.
Elle rencontre Wheeler, un journaliste-chroniqueur lors d'une réception alors qu'elle est allée à New-York pour tenter de publier son roman.
Entre ces deux-là c'est électrique.
Hallie prend les remarques de wheeler comme des défis pour lui monter qu’il a tort, qu'elle n’a rien d’une écervelée ainsi elle enterre son premier roman pour en écrire un autre tandis que lui blessé dans son orgueil part en Alaska à la fois pour guérir de sa toux, mais aussi pour partir à l’aventure, se trouver en quelque sorte.
Ces deux-là sont têtus, indépendants et même si leur attachement est évident ils se le cachent de peur de perdre leur liberté.

Au-delà de la romance autour de Hallie et Wheeler, Sarah Mc Coy nous rappelle quantité de faits historiques comme la guerre des Boers en Afrique du Sud, la guerre russo-japonaise début 1900, elle nous fait rencontrer quantité de personnages célèbres du roi d’Angleterre au président Roosevelt, Marc Twain, visiter quantité de lieux autant aux USA qu’en Europe.

Sarah Mc Coy a le souci du détail, on sent le travail de documentation qu’il y a derrière le roman.
Les personnages sont délicieux, les femmes de la famille de Hallie sont des femmes fortes tout comme Cora sa meilleure amie.
Les personnages secondaires que nous rencontrons au cours des voyages de nos deux héros sont parfaitement construits, jusqu’au chien de Wheeler : Kikmuk.

Je ne sais pas si tous ces personnages ont vraiment existé dans le bien de Hallie Emelie Rives, mais quoi qu’il en soit l’auteure excelle dans le genre, sans descriptions longues et détaillées la vie et l’histoire se déroulent devant nos yeux.

Je ne peux qu’être fan de cette auteure, j’adore l’histoire, j’adore la lecture, quand Les 2 se mélangent je suis comblée.


Une auteure à découvrir si comme moi vous aimez les romans historiques, même si, comme je le disais mon roman préféré reste un parfum d’encre de liberté.

Si vous voulez en savoir plus sur Hallie Emerie Rives cliquez ici 

Les 2 autres romans de l'auteure sorti eux aussi chez Michel Lafont mais désormais disponible en poche 



Le souffle des feuilles et des promesses, Edition Michel Lafon, exclusivité en français, sortie le 1er juin 2017, 333 page, 21,95€ 

vendredi 19 mai 2017

La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan




Encore une auteure dont je découvre la plume. La couverture et le résumé m'ont donné envie de le lire. 

C’est une saga familiale se déroulant sur 2 époques, l’une aujourd’hui et l’autre durant l’occupation allemande en Cornouailles.
Dans cette ferme du bout du monde où le temps semble s’être arrêté, j’ai eu des souvenirs de mon enfance dans la ferme de mes grands-parents. (Même s’ils n’habitaient pas en Cornouailles).
L’auteure décrit merveilleusement bien les paysages, les roseaux, la lande, la mer et ses marées, mais aussi la difficulté des agriculteurs à notre époque.

Dans cette ferme vit la 6e génération des Petherick, Lucy et Tom les petits-enfants, aujourd’hui adultes, Édith leur mère et Maggie la grand-mère.
Parallèlement nous suivons Alice, une vieille dame de 83 ans à l’aube de sa vie qui veut absolument soulager son esprit d’un secret gardé durant 70 ans, elle décide d’aller vivre quelque temps à la « sklylard Farm » (la ferme de l’alouette) dans un des gîtes qu’ils proposent. Pourquoi là ? Je vous laisse le découvrir.

L’autre époque est celle de la guerre, dans cette région des Cornouailles, partiellement épargnée par les bombardements qui se déroulent partout ailleurs ; c’est pour cette raison que Will et Alice ont été évacués de Londres et recueillis dans cette ferme surplombant les falaises.
Ils y vivent plusieurs années heureuses jusqu’au jour où tout bascule.

Ce roman dévoile les secrets de famille, mais pose aussi les questions sur nos choix de vie, sont-ils toujours en accord avec ce que nous désirons vraiment.
Accomplissons-nous notre travail parce que vraiment nous l’aimons ou par dépit.
Sommes-nous vraiment heureux dans notre couple ou nous cachons-nous la vérité ?
Qu’est-ce que le véritable amour ? Nous le découvrons à travers les histoires de Lucy infirmière en néonatalogie trompée par son mari et qui retourne dans la ferme familiale et l’histoire de Will et Maggie.
Une histoire émouvante faite de malheurs et de bonheurs.
Sarah Vaughan nous entraîne dans cette exploitation fermière, on se sent bien entre ses murs, on voit les vaches brouter dans la lande, on entend le bruissement des champs de blé, on a envie aussi de courir le long de la falaise et de sentir le vent emporter tous nos soucis.
Un très beau roman avec des personnages attachants.
Une auteure à découvrir.
Il m’a manqué un tout petit quelque chose pour que cela soit un coup de cœur.

Son premier roman « La meilleure d’entre nous » est sorti l’année passée toujours aux Éditions Préludes.

La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan. Edition Préludes, 448 pages. Sorti le 5 avril 2017. 

jeudi 18 mai 2017

Coeur-Naufrage de Delphine Bertholon


Un roman contemporain découvert au hasard de mes déambulations dans la librairie. 

À peine ouvert je me suis laissée porter par les mots de Delphine Bertholon. J’avais entendu parler de ses autres romans, mais c’est le premier que je lis.

J’ai adoré son écriture, rythmée, vive, vivante, bousculante, poétique et tragique à la fois.
Des mots cutters, des métaphores et des oxymores tellement beaux que j’aurais pu souligner des passages entiers du roman.
Une phrase me revient et exprime tellement bien l’intrigue que je l’ai retenue par cœur « La vérité Lyla avec un Y c’est qu’on passe notre temps à essayer de survivre. Elle ne sait pas encore à quel point il a raison »

Roman à 2 voix et à 2 temps, Lyla et Joris, l’été de leur 17 ans, Lyla et Joris l’hiver de leur 34 ans.

On plonge dans cette histoire comme Joris, Joe, plonge dans la lame des vagues de l’Atlantique.
Delphine Bertholon fait pareil avec ses lecteurs, telle une vague elle nous emporte, nous lève et nous recrache, cœur qui palpite, yeux embrumés.
Elle nous narre comment en un seul instant, telle une chaîne de vélo qui déraille juste à ce moment-là comment notre « bulle » peut exploser.
Comment se (re) construire avec sa « haine mère » et sa « haine père »
Comment (sur) vivre avec des mensonges sur notre enfance, notre passé, l’esprit oublie pas le corps.

J’ai vraiment envie de vous en dire plus sur l’intrigue, mais ce serait vraiment passer à côté d’un merveilleux roman, surtout pour l’écriture qui m’a subjuguée.

Je lirai avec plaisir un autre livre de l’auteure tellement son écriture, sa narration m’ont emportée. Loin. Très loin et ici en même temps.


Dernière citation « “Je voudrais savoir comment tu vas, toi, l’enfant qui n’avait pas de prénom. Savoir comment tu t’appelles, où tu vis, être sûre que tu n’étais pas en terrasse, au concert, que tu n’étais pas dans un avion, un métro, un hôtel ou une salle de musée, le corps criblé de balles, de boulons, amputé, abîmé, arrêté en plein vol, pour rien, pour la connerie des uns, pour la lâcheté des autres – tous autant que nous sommes.”

Coeur-Naufrage de Delphine Bertolon. Edition JC Lattes, 304 pages. Sorti le 1 mars 2017

mercredi 17 mai 2017

Marked Men Tome 6 : Asa de Jay Crownover


Ce tome clôt la série Marked Men, c’est le tome qui m’a le moins plu.
Le tome de trop peut-être ?

Une chronique moins longue car comme c'est une saga et que je ne veux pas spoiler les lecteurs qui ne l'aurait pas encore commencée, j'irai à l'essentiel. 

J’ai trouvé beaucoup de longueurs sur les réflexions d’Asa, s’il a droit ou non au bonheur, sur sa relation avec Royal.
Ces deux-là ne m’ont pas procuré de papillons dans le ventre comme j’ai pu l’avoir entre Jet et Ayden ou Nash et Saint, je n’ai pas non plus souri comme j’ai pu le faire sur le tome de Rome et Cora, je n’ai pas eu envie de frapper le « faux » bad boys comme j’ai eu envie de le faire avec Rule.

Paradoxalement alors qu’Asa a fait plein d’erreurs dans sa jeunesse je ne l’imagine pas du tout en mauvais garçon comme j’ai pu le ressentir avec les autres Marked Men, c’est ce côté bad boy, garçons brisés par la vie, mais nounours au plus profond d’eux que j’aime dans cette saga.

Royal ne m’a pas émue, j’ai d’ailleurs soupiré plus d’une fois, le secret gardé par Asa je l’ai trouvé un peu trop « simple ». J'ai peut-être moins aimé aussi car ce tome ne se passe pas dans le salon de tatouage mais au bar que Rome a racheté.

Malgré tout, c’est une saga NA que j’aime beaucoup (sinon je ne les aurais pas tous achetés dès leur sortie) j’aime cette famille qu’ils se sont construite.
Ce roman n’a pas que des défauts, les personnages secondaires sont attachants (Brite, Avett, Dixie, Zeb, etc.), c’est toujours autant un page turner. J'adore l'écriture de l'auteure

L’épilogue clôt très bien la série, Jay Crownover n’en fait pas des tonnes, il y a tout ce qu’il faut dans ce chapitre final.

Un vrai petit monde que nous a créé l’auteure.

Mes tomes préférés restent les 3 premiers, je suis contente de les avoir tous et je suis curieuse de lire la série dérivée : "Clash" cette fois publiée chez Harlequin, le 1er tome est sorti le 3 mai, le second est attendu pour le 31 mai.





Une saga à lire si vous aimez les bad boys, les histoires d'amour où tout n'est pas joué d'avance et le monde du tatouage.

Marked Men, tome 6 : Asa de Jay Crownover. Edition Hugo Roman, Collection New Romance, 440 pages. Sorti le 20 avril 2017