jeudi 22 février 2018

[Avis] Une proie si facile de Laura Marshall



Mon cher lecteur tu es adepte des suspens psychologiques ? Alors, reste, cette chronique va te plaire.
Tu le sais, je suis une lectrice éclectique et dans les genres aussi je veux dire par là que j’aime les thrillers très gore, les polars et comme ici les suspens psychologiques.
Pour un premier roman, Laura Marshall mène bien sa barque et entraîne son lecteur dans les méandres de son intrigue.
Louise est une mère célibataire qui mène sa carrière et sa vie de mère de front. 
Elle forme un duo avec son fils Henry, âgé de 4 ans. 
Depuis sa séparation il y a deux ans ils sont fusionnels. Tout va plus ou moins bien pour elle jusqu’au jour où elle reçoit une invitation sur Facebook. 
Une invitation d’une jeune fille disparue il y a 25 ans lors du bal du Lycée, Maria Weston.
Jusque là, tout le monde la croyait morte.
Cette invitation refait surgir son passé, pas si enfoui que ça. 
Sa culpabilité est énorme depuis cette fameuse nuit. 
Notre héroïne perd peu à peu pied, elle a toujours un regard par-dessus son épaule, car Maria a l’air de tout savoir d’elle.

Si j’ai vraiment aimé le suspens qui est constant, du début à la fin du roman ; j’apprécie encore plus que Laura Marshall aborde de nombreux thèmes peu exploités, je trouve, dans les suspens psychologiques ou du moins pas de cette manière.
Tu as déjà le thème du rôle de mère célibataire
Une mère qui travaille et culpabilise de laisser son fils à la crèche. Un amour maternel puissant et beau à lire.
Tu as les dérives d’internet et des réseaux sociaux, tout le monde peut s’inventer une identité ou une vie.
Et enfin et surtout le harcèlement scolaire durant l’adolescence, cette époque si fragile et difficile pour nombre d’entre nous.
Je ne sais pas toi, mais, pour ma part, je n’étais pas populaire, mes premières années ont vraiment été difficiles à vivre. 

Ici, c’est Maria qui éprouve des difficultés. 
Elle a quitté son ancien lycée pour une histoire similaire, mais qu’elle préfère taire et se retrouve à nouveau dans la même situation.
 Louise était son amie, mais pour rester proche des filles populaires et surtout de Sophie, Louise laisse tomber Maria.
L’auteure te montre combien on peut se laisser manipuler ; combien nous sommes prêts à tout faire pour être acceptés dans le groupe qu’il faut !
Louise s’est complètement laissé abuser par Sophie, elle a laissé tomber d’abord Esther puis Maria. Pourquoi ? Ces deux jeunes filles n’étaient juste pas dans la norme établies par les meneuses, que cela soit vestimentaire comme Esther ou en parole comme Maria qui ne veut plus se laisser faire.

Tu peux tout à faire lire ce roman si tu n’aimes pas les thrillers, il se lit en grande partie sur le harcèlement et la culpabilité de Louise qui ne s’est jamais remise de la disparition de Maria, elle n’a jamais pu oublier ce qu’elle lui avait fait.
C’est un livre écrit intelligemment. 
Les sujets ne sont pas survolés, mais bien exploités et je me suis vraiment retrouvée dans certaines des situations décrites.
De plus, les bons dans le passé disséminés tout au long des 380 pages te permettent de plus ou moins comprendre ce qu’il se jouerait en 1989. Plus ou moins, car tu devras attendre la fin et ses nombreux rebondissements pour tout comprendre.
En plus de cette alternance de temps entre 1989 et 2016 des textes en italiques, comme des lettres écrites, par un homme on le devine, te mettent encore plus dans le suspens, car tu ne sais pas de quelle femme du roman il parle. Esther ? Louise ? Sophie ? Maria ? Polly ?

Tu vas douter de chacun des protagonistes. 
Tim, le frère de Maria cherche-t-il à venger sa sœur ? Pete, cet homme que Sophie vient de rencontrer n’a-t-il pas un comportement bizarre ? Ou encore Matt qui veut que Louise se taise.
Le suspens est encore renforcé par les messages que Louise reçoit, des messages avec des menaces voilées. Jamais rien de franc, mais tu sens que le danger guette Louise et tu prends peur toi aussi.
Avec un rythme haletant grâce au rebondissement qui vont te surprendre la lecture est très addictive. Tu veux comprendre toi aussi si Maria est toujours vivante et si oui pourquoi a-t-elle attendu 25 ans pour refaire surface.
J’ai envie de te dire de qui j’ai douté et pourquoi, mais j’ai peur de te mettre sur la piste en te relatant trop les personnages du roman.

Sache que tous les personnages sont très bien construits. 
Chacun d’eux sont complexe et possède une psychologie dense, cela ne fait que rendre le suspens plus intense.
Je ne peux pas dire que j’ai ressenti une empathie particulière pour l’un d’eux, mais je les ai tous aimés ou pour un ou deux je les ai détestés.
Louise et Maria, je ne me suis pas identifiée à elles, même si elles ont vécu des choses dramatiques, je ne suis pas parvenue à complètement m’immerger dans leur psychologie. 
D’habitude, cela me dérange, mais ici le suspens et le sujet sont tellement intéressants et bien amenés que cela n’a pas été un frein à ma lecture.

Le twist final m’a vraiment surprise. D’abord, tu penses que l’auteure te donne les clés qui vont te permettre de résoudre l’intrigue, mais en fait elle t’endort pour mieux t’assommer (c’est imagé, rassure-toi tu ne sauras pas dormir au contraire !!) et ne rien voir de ce qui se profile.

Vraiment pour un premier roman c’est une belle réussite, tout concorde, les pièces de puzzles se mettent peu à peu en place et rien n’est trop facile.
C’est un roman qui pourra convenir à beaucoup d’entrevous, vu le thème central. 
En plus pour les non initiés ce n’est pas du tout gore ni traumatisant. 
Oui, tu as peur, tu doutes, tu crains de découvrir la vérité, mais c’est ce qui fait à mon sens qu’un suspens psychologique est réussi ou pas. Si l’auteure arrive à te retourner le cerveau, à douter de tes propres certitudes, c’est gagné et c’est le cas avec ce livre.

Je te le recommande chaudement même si cela n’a pas été un immense coup de cœur. 
Il vaut, vraiment, la peine d’être lu et l’auteure d’être connue. 
Je vais d’ailleurs guetter ses prochains écrits.

Une plume simple, mais addictive ; pas de longueurs ni de monotonie ; vraiment un roman réussi pour Laura Marshall.


Une proie si facile de Laura Marshall - Traduction de Zilke Zimmerman - suspens psychologique, harcèlement scolaire - 384 pages, 19.90 - Édition Fleuve, collection Fleuve Noir, en librairie le 8 février 2018

[Rendez-vous] Throwback Thursday Livresque #13



Qu’est-ce que le Throwback Thursday livresque ? Un rendez-vous que Bettie Rose Books a crée en 2016 pour permettre à chacun de partager une lecture ancienne ou plus récente au choix, mais toujours sur un thème très vaste. 
Rien à voir avec le TTT qui lui demande 10 livres et parle parfois au futur. 


Non le Throwback comme son nom l’indique, invite à se replonger dans nos plus jolis souvenirs livresques.
Toutes les semaines Bettie Rose Books propose un thème, cette semaine c'est : 


non non je ne vais pas te mettre une photo de moi et de mon addiction aux livres ni une photo de ma collection Harry Potter je vais te parler d'un petit livre qui m'aura bien remué quand je l'ai lu 

Blanche de Martin Demoulin 


Résumé : 

"Je suis sans nouvelles de Blanche depuis sept jours. A Saint-Barnabé, c'est comme ça, tout le monde compte les jours. Chacun d'entre nous tient son propre carnet de bord. Les anciens l'exhibent fièrement tandis que les nouveaux tout juste débarqués peinent à aligner deux mots sans trembler. Certains à cause de leur consommation excessive de la veille. C'est un rituel auquel peu d'éclopés échappent. D'autres à cause du manque. Ceux-là sont plus rares. D'après les statistiques, la plupart débarquent chargés comme des mules. Et d'après ce que je peux observer, les chiffres ne mentent pas. Devant mes yeux défile une triste réalité."

Mon avis en bref : 

Comment être retournée comme une crêpe en 66 pages ? Martin Demoulin l’a fait. 
J’ai commencé le livre sans rien lire avant, ni résumé ni avis, vous le savez j’aime me « jeter » dans un livre sans trop savoir à l’avance vers quoi je me dirige pour garder la surprise, oh combien cette lecture m’a étonnée.
Étonnée dans le bon sens, car inattendu.
Tout d’abord chapeau à l’auteur de se mettre à nu comme il l’a fait, car il s’agit d’un récit autobiographique.
Oui, mais qui est cette Blanche, que lui veut-elle, pourquoi revient-elle toujours à la charge même devant les ultimatums posés ?

C’est là toute la beauté du livre et je pense que vraiment, il faut lire le roman sans trop en savoir, quand j’ai compris qui était Blanche je suis tombée des nues, à mon tour j’étais dupée comme Anna et la famille, les amis l’ont été.

Une mise à nu, un témoignage bouleversant sur une addiction.
Une écriture rythmée, un phrasé au tempo accéléré qui donne une lecture addictive.
Une écriture poétique pour mettre des mots sur la souffrance, sur cette descente aux enfers.
Et puis au bout, il y a l’espoir.

Un livre coup de poing à lire, inattendu, beau dans sa tristesse oui je sais c’est un non sens, mais je le ressens comme cela.

Lien de mon avis : Blanche de Martin Demoulin 


Et toi quel est le livre que tu as choisi ? 
mercredi 21 février 2018

[Avis] Les messagers du vent, tome 1 de Clelia Avit


Mon cher lecteur, voilà une saga que j’ai envie de découvrir depuis longtemps, c’est chose faite, j’ai adoré ce premier tome, je reviendrai bientôt te parler de la suite.

Ce qui m’a passionné dans cette saga oscillante entre fantasy et fantastique ce sont les 4 éléments, 4 tomes — 4 éléments : la terre, l’eau, le vent et le feu. 
Dans ce tome, tu liras et feras connaissance de la cité Myria et de la tour des vents.

Eriana, 25 ans a toujours fui, elle ne connaît d’autre manière de vivre. 
En effet, les authentiques Fryens comme elle sont pourchassés, soit tués ou enrôlés de force dans la guerre par l’autre peuple au pouvoir les Na Fryens.
Elle doit toujours cacher sa chevelure au reflet bleu, car c’est ainsi que les mercenaires la repèrent. 
Sa vie va changer complètement quand elle va apprendre par Setrain, messager du vent, qu’elle est la dernière descendante qu’ils cherchaient. Les mages ont eu la vision d’une prophétie. L’une des 10 prétendantes pourra sauver le monde qui est le leur. Est-ce que ce serait Eriana ?

Notre héroïne même si elle n’est plus pourchassée va regretter la liberté qu’elle avait jusque là, car elle va aller de découverte en découverte sur notamment sa couleur de cheveux, la pierre qu’elle porte au cou, le seul objet que son géniteur lui a laissé. 
Elle ne connaît rien de ses origines à part sa mère. Elle ne sait donc pas qu’elle aussi peut manipuler les éléments.
Je m’arrête là, tu découvriras par toi-même tous les pouvoirs qu’ils détiennent tout comme leur manière de communiquer. 
C’est un monde nouveau qui s’ouvre à Eriana et à toi, lecteur.

Au fur et à mesure des découvertes et apprentissages de notre héroïne, tu comprendras pleinement le monde créé par Clelia Avit. 
Un monde dense, dans ce premier tome les informations sont très nombreuses pour comprendre tout l’enjeu de cette prophétie, mais à partir de la moitié du livre tu rentres en pleine action. 
Tu apprends d’autres éléments tout comme Eriana, Setrian, Jaedrin, Noric et Desni parti en mission pour la prophétie vers la cité de la terre.
Ils ne sont pas les seuls en route, la Velpa, une organisation secrète tente d’éveiller un 14e pouvoir très dangereux, cette organisation est composée de traîtres de la cité du vent, mais je ne peux pas te révéler qui.

L’écriture est fluide même s’il faut le temps de retenir les différents noms des protagonistes et de leur pouvoir, pas toujours simple au début. 
Néanmoins, la quête que mène Eriana en compagnie des 4 autres est haletante, les rebondissements sont nombreux, ce ne sera pas un chemin de tout repos même arrivé à destination.

Concernant les personnages, j’ai adoré Eriana, je l’aimais déjà beaucoup au début du roman, elle a appris à vivre seule et à se battre grâce à son arc, une prolongation d’elle-même, un personnage qui va pourtant évoluer au cours de cet opus. Les doutes qu’elle peut avoir renforcent sa détermination.
Un autre personnage que l’on ne voit pourtant que peu dans ce tome, mais qui, j’en suis certaine, va se révéler être un atout pour Eriana et sa mission c’est le jeune garçon Frya. 
Eriana l’a rencontré lors de l’une de ses escales dans une auberge, passionné, par l’arc de celle-ci elle lui a appris, à tirer, elle lui a même fabriqué son propre arc avant de devoir partir.
Il y’a bien Setrian, je ne dirai pas qu’une histoire naît entre Eriana et lui, mais il est évident qu’un lien fort et que personne ne comprend les unit.
Ils seront là l’un pour l’autre. Setrian protégera toujours Eriana. Je me suis plus attachée à Jaedrin, meilleur ami de Setrian, il a de l’humour, il est très perspicace, il a aussi un grand cœur et est très fidèle.
Hajul, Lyne, Armia, Judin, Hamper et Matheil sont aussi des personnages auxquels je me suis attachée, certains n’apparaissent que peu, mais ont aussi une grande importance, à mon avis, pour la suite de la saga.

Je ne vais pas te dire que j’ai eu un coup de cœur, mais j’ai néanmoins adoré et il me tarde de poursuivre la quête au côté d’Eriana.
J’espère que les personnages hormis Eriana vont gagner en charisme dans les prochains opus.

Clelia Avit ne va pas forcément te transmettre des messages importants au travers de son univers.
 Je ne vais pas non plus te dire qu’il est innovant, mais il est intéressant.

Je suis ravie d’avoir lu ce premier tome vivement la lecture du deuxième en espérant qu’il soit à la hauteur de mes attentes.





Les messagers du vent, tome 1 de Clelia Avit - Young Adult - Fantasy - 480 pages, 18€ - Édition Le Masque, collection MSK, en librairie depuis le 4 nombre 2015 (disponible en poche) 
mardi 20 février 2018

[Avis] Sous les étoiles silencieuses de Laura McVeigh


Mon cher lecteur, aujourd’hui je t’emmène en voyage à bord du transsibérien à la rencontre de Afsana et des siens.

« Il y a des voyages qu’on n’aimerait jamais avoir à faire. Et que l’on fait pourtant s’ils offrent le seul moyen de survivre »

Au moment où j’écris ses lignes quelques jours après ma lecture je peux te dire que c’est un coup de cœur ; en tout cas, un livre que je n’oublierai pas.
Tu le vois, je lis de tout, des histoires plus légères, du fantastique, mais j’ai toujours cette passion pour l’histoire qui reste importante pour moi. 
L’histoire en général, mais aussi l’histoire des peuples et des nations de notre planète.
Avec sous les étoiles silencieuses j’ai appris à connaître Kaboul juste avant le départ des Soviétiques et l’arrivée des talibans, j’ai aussi replongé dans le passé avec les goulags sous Staline, et j’ai relu en compagnie de Afsana, Anna Karenine. Tu mélanges tout cela même s’ils n’ont d’apparence aucun point commun et tu entres dans ce wagon à bord du Transsibérien ou Laura McVeigh va te narrer l’histoire de Afsana et de sa famille ainsi que celle de Napoléon, le contrôleur du train qui les protège et s’est attaché à eux.

"J'avais cinq ans lorsque nous avons quitté Kaboul pour de bon. C'est une chose terrible que de fuir sa maison en pleine nuit, de voir la peur dans les yeux de ses parents et de savoir qu'on ne reviendra jamais. c'est une chose terrible que de ne plus être chez soi nulle part. Mais quand on peut plus lire, apprendre,chanter, ni même marcher toute seule au soleil, on ne peut plus vivre."

Ce livre est découpé en 6 parties, mais pour moi il y en a surtout deux.

La première partie où tu suis la famille d’Afsana, les jeux et les disputes entre frères et sœurs : Javad, Ara, Petit Arsalan et Sitara ; les parents Baba Dil et Madar Azita qui leur racontent comment était Kaboul autrefois, quand ils pouvaient aller tous les deux à l’université. 
Elle se destinait à être médecin, lui, avocat. 
Le Kaboul où résonnait la musique, où naviguaient les cerfs-volants dans le ciel ; les femmes surtout, elles qui avaient une place dans la société avant que les talibans arrivent et ne prennent le pouvoir.
Dans ce long voyage d’est en ouest et d’ouest en est, ils ne savent pas se décider où s’arrêter pour être en sécurité et enfin avoir à nouveau un endroit où vivre. Juste cela. Vivre.
Ils se souviennent de la maison bleue qu’ils habitaient, d’Arsalan, l’ami de la famille, du jardin où les enfants ont passé tant de temps à regarder les pétales tomber de l’arbre de Judée sous lequel ils aimaient tant se réfugier avant que ne pleuvent les bombes.
Pour la maman Azita, ses enfants y compris ses filles doivent avoir une éducation. 
Ils sont très cultivés, parlent 3 langues avec l’anglais et le russe. 
Ils connaissent leur géographie. 
Le soir, la famille passe un moment à écouter les histoires d’autrefois, un conte ou un opéra de Stravinsky.

Je me suis fortement attachée à chacun d’eux, que cela soit les aînés comme les plus jeunes. Forcément un peu plus à Afsana qui est la narratrice et te parle à la première personne, elle a entrepris de noter tous ses souvenirs dans un cahier afin de ne rien oublier.
Arrivée à la seconde partie, les larmes ont coulé toutes seules et j’ai entrepris un autre voyage ; celui-ci, introspectif, en compagnie de Afsana. Je l’ai écoutée raconter les horreurs de la guerre, la bestialité et la méchanceté des hommes. Mais toujours, elle a en elle cet espoir de trouver enfin le bonheur.
Elle s’interroge aussi en observant les touristes comme toi, comme moi, qui eux n’ont pas dû tout quitter du jour au lendemain, mais ils ont choisi de voyager. Où est le bonheur ? Qu’est-ce que c’est le vrai bonheur ? Elle essaie aussi de comprendre ses parents, anciens militants. Elle n’avait que 5 ans quand ils ont quitté Kaboul, malgré tout elle se souvient de certains points, mais reste avec des interrogations.

"Là, sous l'immensité du ciel criblé d'étoiles et de constellations silencieuses, si vaste et si majestueux, là j'aurais l'impression que notre périple n'a pas été vain, au bout du compte. Si seulement j'arrivais à vider mon esprit de toute pensée le temps d'écouter le ciel nocturne, j'entendrais enfin ce que l'univers veut me dire"

Et elle, dans tout cela, que va t’elle devenir ? Institutrice comme son père la voit, elle avide de savoir, passionnée de littérature passant des heures à lire Anna Karenine. 
Une jeune fille de 15 ans qui en lisant s’interroge aussi sur l’amour, est-ce que c’est plutôt comme dans son roman ou comme ses parents ? Et ses parents se sont-ils toujours aimés ?
Elle te raconte comment son père se renferme et combien sa mère parvient à embellir chaque épisode de leur vie.

La première partie est plus légère que la deuxième même si tu es triste de voir cette famille de réfugiés nomades d’un bout à l’autre de l'URSS. 
La seconde, m’a secouée et en même temps m’a fait moi aussi réfléchir sur le sens de la vie. 
Sur ces instants de bonheurs fragiles, sur ce que l’on voit aux actualités et ce qu’il en est réellement.

Ce n’est pas le premier livre que je lis sur l’Afghanistan, par contre je pense que c’est le premier qui remonte aussi loin. 
Tu vas voir le pays des années 60 à 90 tout comme l’URSS en train de changer.
Avec une écriture simple et fluide, Laura McVeigh livre ici un premier roman à la fois bouleversant et d’espérance.
Les post its sont nombreux, car de nombreux passages m’ont émue par la voix de Afsana.
Tu sais que quand je mets beaucoup de post its c’est que l’écriture m’emporte et que je ne veux pas oublier certains passages, ou parce que les mots sont beaux, qu’ils méritent de figurer dans mon cahier de citations.

"J'ai du mal à comprendre comment les hommes continuent à reproduire les mêmes erreurs, encore et encore ; des pays différents, des époques différentes, et toujours les mêmes méthodes, à base de terreur et de haine."

Je savais que j’allais aimer ce roman, tout comme j’ai aimé ceux de Khaled Hosseini et Nadia Hashimi, mais ici l’auteure m’a vraiment surprise je ne m’attendais pas du tout à cela.
Tu vas lire le périple d’une famille de réfugiés, un périple aux mille dangers, mais l’auteure va bien plus loin que cela.
N’oublie pas que le mot voyage peut prendre plusieurs significations. Je ne t’en dis pas plus, je ne veux surtout pas te spolier.

C’est un roman pour tous les amateurs de contemporains, ceux qui comme moi attachent une importance à l’histoire. 
C’est aussi léger que dur à lire, c’est émouvant et apaisant. 
Tu te sens ballottée à bord de ce wagon, mais aussi secouée.

Si tu veux en savoir plus sur Kaboul, le communisme, l’Union soviétique, sur le sort d’une famille de réfugiés comme il y en a des milliers sur les routes depuis tant d’années, si toi aussi tu cries à l’injustice je ne peux que te conseiller ce roman. 

Tu te rendras compte que finalement le bonheur tient vraiment à très peu de choses et est aussi très fragile. Que l’espoir peut être aussi fort que la tentation d’abandonner.



Sous les étoiles silencieuses de Laura McVeigh -traduction de Julie Sibony - roman contemporain - Irak - Kaboul - 336 pages, 19.50€ - Editions Fleuve, en librairie le 8 février
lundi 19 février 2018

[Avis] La couleur du mensonge, tome 1 de Erin Beaty


Aujourd’hui, mon cher lecteur, je vais te parler d’une sortie prochaine, il sera en librairie le 22. 
Si tu cherches un livre où les mensonges et les jeux de dupes sont monnaie courante, une héroïne forte et téméraire, tout cela sous fond d’armée, ce livre est pour toi

Sage est orpheline. Elle vit chez son oncle depuis le décès de son père en étant la préceptrice de ses cousins.
À Demora, toute jeune fille de bonne famille ayant atteint l’âge de 16 ans se voit obligée d’aller voir une marieuse
Ce n’est pas du tout du goût de Sage qui a soif d’apprentissage, de lecture, elle ne veut certainement pas se marier à un homme qu’elle ne connaît pas, mais épouser un homme qu’elle aime comme ses parents qui eux, même si sa mère a été bannie de sa famille en ne respectant pas la règle, ont fait un mariage d’amour.
La présentation à dame Darnessa, l’entremetteuse la plus célèbre, tourne en catastrophe, car Saga n’a pas sa langue dans sa poche. Malgré tout, ce rendez-vous pris contre son gré débouchera sur une proposition inattendue : Darnessa lui propose de devenir son apprentie et de l’accompagner au Concordium, une fête qui a lieu tous les 5 ans où sont célébrés les mariages des plus nobles familles et des plus beaux partis. Sa mission : espionner les futures mariées pendant le voyage, comprendre qui est qui, leurs aspirations, leurs défauts, leurs valeurs, leurs caractères.
Pour accompagner le convoi de jeunes filles nobles ; le général Quinn envoie son fils Alex , capitaine de l’armée, pour surveiller le long chemin jusqu’à la capitale et protéger les futures mariées en effet, ils ont surpris des mouvements de troupe ennemie à plusieurs reprises.

Je ne t’en dis pas plus sur le pitch du roman. Tu as là l’essentiel. 
J’ai vraiment adoré ce roman ; je l’ai dévoré, l’écriture fluide ; les manipulations, les mensonges et les chapitres courts ont encore renforcé mon envie de continuer à tourner les pages avidement pour savoir où tout cela allait me mener, car, vois-tu, Sage est un personnage extraordinaire
Si elle accepte d’être l’apprentie de Darmessa c’est dans l’espoir de rencontrer des riches familles et redevenir préceptrice. 
Elle est avide de savoir et connaissances de plus, elle est bien loin des inquiétudes de ces oies blanches pour qui elle va devoir trouver le meilleur arrangement.
 Je t’en parlerai plus loin.
Les jolies robes, les bals, les coiffures et le maquillage, très peu pour elle, elle ce qu’elle veut c’est grimper aux arbres, monter à cheval et ne pas être protégée dans ce maudit chariot, entourée de froufrous. 
De plus, ces filles ne font que lui lancer des piques étant au courant du passé de sa mère et du métier de son père qui était simple fauconnier.
Dans le monde créé par Erin Beaty tout tourne autour de l’argent et de la situation familiale je t’en parle ensuite.
Pour en revenir à Sage, perspicace et observatrice, ayant bonne mémoire et comprenant très vite grâce à une gestuelle les caractères des gens, ses talents vont finalement bien lui servir et l’aider dans sa tâche.
Si, oui, on peut dire que ce sont des mariages arrangés, les rôles des entremetteuses sont en fait bien plus importants. Elles ont entre leurs mains les mariages des dirigeants, elles savent avec qui faire alliance ou pas, mais regardent aussi à ce que les couples, malgré tout, aient des points communs pour avoir un mariage qui les rendent heureux. 
Darnessa, très manipulatrice, va demander à Sage de se renseigner sur la véritable raison de la présence de l’armée et se renseigner sur les hommes qui les accompagnent. Elle pourra ainsi soit chevaucher ou s’asseoir à côté du cocher Ash Carter.
Peu à peu, ces deux-là s’entendent et des sentiments naissent, mais dans ce livre il te faudra te méfier de tout et de tous les protagonistes.
C’est à un jeu d’échecs que l’auteure joue avec toi, je me suis fait avoir en beauté.

Sage a un rôle majeur dans ce roman tout comme le capitaine Alex Quinn.
Au fur et à mesure, elle se verra confier des missions d’espionnages par le capitaine qui a vu en elle beaucoup d’aspects qui pourraient lui rendre service. Si elle ne porte guère le capitaine dans son cœur, elle fera ce qu’on lui demande bien heureuse de pouvoir faire autre chose que parler avec les pestes. Ce n’est gentil, mais c’est le mot ; ces filles dénigrent tout le temps Sage, la seule qui est gentille et deviendra son amie est Clare. 

Ne t’attends toutefois pas à en savoir beaucoup sur les futures mariées, ce que l’auteure met en avant c’est la stratégie militaire ; les mensonges et manipulations, les coalitions, les ententes et cette guerre sous-jacente. 
Le capitaine Quinn arrivera-t-il à déjouer les plans d’un personnage dont je tais le nom pour éviter de te révéler de trop.
Concernant les autres protagonistes, j’ai adoré Charlie, Clare, Darnessa et Cassek. 
Au final, les personnages qui agissent dans ce premier tome ne sont pas nombreux, mais suffisants pour que tu sois pris au piège de la toile d’araignée que l’auteure a tissée pour toi. Bien mal t’en prendras de croire que tu as tout compris, tout comme Sage d’ailleurs. Elle est au centre de tractations qui la dépasse de loin.

C’est assez difficile à expliquer, mais si l’enjeu de départ est ce Concordium et les mariages arrangés ce qui va surtout t’embarquer ce sera de démêler le vrai du faux.
La belle histoire d’amour aussi et ce juste dosage entre stratégie militaire, rebondissements, retournements de situations. J’ai été saisie et émue ; j’ai eu le cœur serré et les papillons dans le ventre, j’ai été en colère, mais tout a été savamment orchestré pour qu’aucune des situations ne prenne le pas sur l’intrigue principale qui est quand même cette guerre latente, la révolte des territoires qui entoure le territoire de Crescera.
Le tome deux nous réserve à mon avis bien des surprises, l’auteure n’a certainement pas fini de distribuer ses cartes.
La fin ne se termine pas sur un cliffhanger horrible, mais j’ai tellement envie de retrouver Sage. Une héroïne qui se moque des conventions, têtue, rancunière et fière, elle n’est pas prête à rentrer dans le moule et ne le serra jamais. Son père lui a appris la liberté et elle compte bien la garder, mais quand l’amour s’en mêle... qui peut vraiment dire ce qu’il va se passer ?

Pour moi, il n’y a eu aucun temps mort, j’ai été entraînée dès le début du roman. L’équilibre est parfait entre la romance et l’intrigue politique.
Une saga que je ne peux pas classer en dystopie ni en fantasy, c’est un Young Adult qui mélange plusieurs genres, mais Erin Beaty réussi à relier à merveille le tout. C’est une lecture intense et très bien écrite.
Beaucoup de choses arrivent à beaucoup de personnages, mais l’auteure réussit à les relier de manière efficace pour que tu comprennes tout même si je suis certaine que tu seras dupe toi aussi, à un moment ou l’autre, sauf si tu te montres plus intuitive comme Sage.

Attention, tu es dans une société patriarcale, je sais qu’au premier abord les femmes ont l’air d’avoir peu d’intérêt et dans un sens c’est vrai, mais pas quand on comprend le tout ;)


Je crois que tu as compris que j’ai adoré cette lecture. 
Un livre YA vraiment original qui change de ce qu’on a l’habitude de lire et qui plaira à un grand nombre de lecteurs.



La couleur du mensonge, tome 1  de Erin Beaty - traducteur Jean-Baptiste Bernet - Young Adult - 512 pages, 15€ - Édition Lumen, en librairie le 22 février
dimanche 18 février 2018

[Rendez-vous] Premières lignes #2



Je vous retrouve un dimanche pour une fois. 

Il y a quelques semaines déjà j'ai repéré un rendez-vous qui me plaît beaucoup sur le blog de mon amie Olivia (clique), un rendez-vous initié par le blog Ma lecturothèque  clique pour y accéder)

Le principe chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. 

Pour ce premier dimanche je vous parle d'un roman que beaucoup attendent la sortie : 

Les belles, tome 1 de Dhonielle Clayton il sort ce 22 février chez la collection R et vous en parle de la semaine 



Résumé : 

Dans le monde opulent d'Orléans, les gens naissent gris, ils naissent condamnés, et seules les Belles peuvent, grâce à leur talent, les transformer et les rendre beaux. En tant que Belle, Camélia Beauregard est presque une déesse dans cet univers où triomphe le culte des apparences.
Or Camélia ne veut pas se contenter d'être une Belle. Elle rêve de devenir la favorite choisie par la reine d'Orléans pour s'occuper de la famille royale et d'être reconnue comme la plus douée du pays. Mais une fois Camélia et ses soeurs Belles arrivées à la cour, il s'avère que la position de favorite tient davantage du cauchemar. Derrière les ors du palais, les noirs secrets pullulent...

Les premières lignes : 

Aujourd’hui, nous avons toutes seize ans, et pour une fille quelconque, ça voudrait dire macarons, ballons, champagne rosé et parties de cartes. Mais pas pour nous. Aujourd’hui, nous faisons notre entrée dans le monde. 
Cette année, nous ne sommes que six. Mes doigts laissent une trace sur le verre embué. Mon carrosse est une belle sphère lumineuse. 
Je suis une poupée délicate à l’intérieur d’une boule à neige. 
Un public en adulation entoure ma voiture, impatient de découvrir à quoi je ressemble et ce dont je suis capable. 
Un large filet tissé de fleurs roses recouvre les parois en verre de ma cabine. Ces fleurs indiquent mon prénom – Camélia. Et elles dissimulent mon apparence jusqu’à ce que je sois présentée officiellement à la cour. Je suis la dernière de la file. Mon carrosse ferme la marche.


Alors ? qui d'entre-vous a envie de lire cette nouvelle saga ? 
jeudi 15 février 2018

Stand out, tome 1 de Jane Devreaux


Où quand le Bronx rencontre Manhattan
Quand un match de rugby change ta vie
Quand tu te perds dans un seul regard et que ton cœur sait avant toi que c’est lui, c’est elle

Des 4 Hugo lus ce mois-ci Stand out est sans aucun doute celui qui m’a le plus émue, quel magnifique et incroyable roman. 
Jane Devreaux a un talent dingue. 
Grâce à son stylo magique, elle va te faire vivre avec ses deux personnages, Mila et Boby des montagnes russes d’émotions.
Mon cher lecteur, des romances tu le sais, j’en lis, beaucoup, mais tu sais aussi que celles qui me touchent le plus profondément sont celles qui savent exprimer en mot les émotions. 
J’aime que tout ne soit pas facile, j’aime voir des héros se battre, j’aime que des thèmes forts se mêlent à la romance ; tout cela, et bien plus encore, tu vas le retrouver dans ce roman.
J’ai adoré son miracle espagnol et son héros Boby.
Avec Stand out Jane si tu me lis c’est une standing ovation que je te fais.

Est-ce que je m’attendais à avoir un coup de foudre littéraire en commençant le livre ? Non. 
Est-ce qu’après 40 pages j’étais déjà raide dingue de Boby ? Oui !! 
Je ne te parle pas du beau gosse ici (même s’il est au top de mes BBF depuis le 1er janvier ^^), mais de l’âme de cet être de papier qui m’a complètement chamboulée.
Si Boby m’a convaincu d’emblée le thème principal abordé à travers Mila m’a encore fait plus aimer encore ce roman.
Des sujets importants Jane Devreaux va en aborder plus d’un, mais par Mila elle va te montrer ce que c’est que la vie dans la rue. 
Ce que c’est que vivre dans la clandestinité quand on n’a pas de papier et qu’il n’y a que la débrouille pour espérer manger un repas, que c’est la loi du plus fort que tes faiblesses jamais tu ne les montreras.

Tu entres dans le roman pendant un match de rugby New York contre Las Vegas ; au moment du coup d’envoi, une horde de motards envahit le stade et provoque la panique. 
Mila est sur une de ces motos, au moment de fuir quand la police arrive elle croise le regard de Boby, un des meilleurs joueurs de l’équipe, tu peux même dire qu’ils se voient au même moment. 
Boby décide, sans rien savoir de Mila, de la protéger et empêcher qu’elle soit embarquée. 
À la sortie du stade le vigile demande les papiers de Mila et là Boby ne pourra rien faire, Mila ne possède aucune pièce d’identité.
Même s’ils n’ont passé que 5 minutes ensemble, s’ils n’ont échangé maximum 3 phrases, Boby ne peut s’empêcher de vouloir sauver son miracle espagnol. 
En se rendant au poste, on lui fait comprendre qu’il n’a qu’une solution s’il veut qu’elle sorte avec un nom. 
Aussi fou que cela puisse paraître, Boby ne va pas hésiter longtemps et arrivera à sauver Mila.

Mila et Boby ; deux héros extraordinaires par leur caractère, mais ordinaires, car ils peuvent très bien exister. Elle, dans le Bronx et lui, à Manhattan.
Tu n’oublieras ni l’un ni l’autre, car si Boby m’a chamboulée Mila m’a dévastée, dans le bon sens du terme : sa vie ; son amour pour les autres, son altruisme et cette immense et épaisse carapace en béton armé autour de son cœur m’ont fait que l’aimer de plus en plus fort au fur et à mesure que je comprenais toute l’ampleur de sa vie, son ampleur et tout ce vide.

Tu te prends quand même une sacrée claque quand tu lis que des gens en 2018 n’ont pas l’électricité ou l’eau chaude, n’ont jamais regardé la télévision ou n’ont jamais eu un toit pire Mila n' a aucune existence, elle ne connaît même pas sa date de naissance. 
Si elle est en vie, c’est grâce à Rosa. 
Je ne veux pas tout te dévoiler sur elle alors je me restreins même si c’est super-frustrant, car je suis tellement enthousiaste que je pourrais te parler des heures de ce roman.
Boby ne pourrait pas être plus opposé que Mila. Lui habite Manhattan, il vient d’une famille aisée, il a son équipe de rugby, des amis ; il n’a pas à s’inquiéter de ce que demain sera fait ou du temps dehors, il n’a jamais été empêché de dormir par la faim ou le froid.
Boby est un homme, un vrai, non, je ne te parle pas de ses muscles, mais de son caractère : il est patient, tendre, il comprend très vite que s’il bouscule Mila ça ne fonctionnera pas. 
Il doit l’apprivoiser et y aller doucement. 
Même s’il a des milliers de questions Mila n' est pas prête à se livrer.

C’est un fossé qu’il y a entre eux. 
Chacun de leur côté, ils vont bâtir un pont pour relier leurs deux univers, la construction va s’avérer plus difficile que prévu et ils vont devoir se battre pour qu’elle résiste à toutes les intempéries de la vie.
Boby est tout en muscle, mais la vraie force c’est Mila qui la détient. 
Ce petit bout de femme va t’épater
Elle va avancer et aider ses proches Rosa, Maria, Alex et Gaby, elle va aussi protéger Boby d’un danger tellement proche de lui qu’il n’en a même pas conscience.
Rien à faire Mila se met des barrières, elle a tellement peur d’un retour en arrière. 
Alex, Rosa, Georges, John et Taylor ; ses patrons ; ils vont tous lui dire qu’elle aussi elle a le droit d’être heureuse, mais elle s’y refuse, elle est forte oui, elle se bat pour s’en sortir, mais elle est terrifiée par ce qu’elle ressent pour Boby.

Je vais m’arrêter là avec les deux personnages principaux et te parler des autres protagonistes. Si l’auteure m’a convaincue avec Mila et Boby les autres protagonistes ne sont pas en reste. Georges, le substitut de père de Boby, John et Laurel ; le beau-frère et la sœur de Boby, la mère de Boby, Rosa celle qui est quasi une mère pour baby white comme l’appelle Alec ; Alec, son meilleur ami avec sa mère Maria et la petite Gaby, une enfant de 7 ans pétillante qui m’a complètement fait craquer. 
Tous, je les ai aimés, grâce à plusieurs d’entre eux Jane Devreaux va aborder des thèmes pertinents qui, tous, ont pour moi une réelle importance de nos jours.
Des sujets comme l’alcoolisme, la prison, la corruption, OK je te l’accorde, ils n’ont rien de nouveau, mais ils sont traités de manière tout à fait originale et belle, belle par les mots utilisés, car si jusque-là je ne t’ai pas encore parlé de l’écriture j’y viens

Jane Devreaux possède un talent d’écriture incroyable. 
Brut et poétique, oui comme ses héros, c’est opposé, mais c’est que j’ai ressenti à la lecture.
Elle manie à merveille les mots pour t’ensorceler, une fois le livre ouvert, tu ne le fermeras plus avant de l’avoir terminé. 
Des moments de douceur et de magie côtoient des moments de frayeur et de malheur.

Elle va réussir à complètement t’immerger dans la psychologie des personnages en alternant les chapitres, tu te sens encore plus proche d’eux, car ils parlent à la première personne.
J’ai endossé le fardeau de Boby, je me suis glissée dans la peau tatouée de Mila et j’ai vécu avec elle chaque étape. De la plus heureuse à la plus douloureuse.
Je me suis pris leurs émotions de plein fouet, je les vivais ces personnages.
J’ai vu le monde en noir et blanc et puis il m’a explosé pleins de couleur grâce aux graffs et aux tatouages de Mila, mais aussi grâce à leurs sourires. Quand Boby et Mila sourient c’est un magnifique soleil, quand les larmes coulent c’est de la boue qui devient arc-en-ciel.

Une écriture cinématographique et sensorielle. 
Tu percevras les bruits de la rue, des matches, du démographe. 
Tu frissonneras de peur, de colère. 
Tu te réchaufferas devant cet amour qui naît devant tes yeux. 
Tu goûteras toi aussi au bonheur. 
Tu verras à travers les yeux de Boby et Mila ce que c’est qu’aimer sans avoir besoin de parler. 
Tu toucheras du bout du doigt cette bulle d’amour de 308 pages
Le chemin qui mène au bonheur ne possède pas de panneau pour t’indiquer où te rendre, comment t’y prendre, mais Jane Devreaux va te faire lire tout au long de la route la vraie définition de ce mot
Elle te narre aussi une vision de la famille. Je dois dire que ce point m’a d’autant plus touchée que je le dis souvent : la vraie famille est celle que l’on construit.
Elle va te dire que, oui des barrières vont se mettre sur ton chemin, oui tu vas tomber, mais tu t’en relèveras que plus fort.
Oui, je te l’ai dit elle a une écriture vraiment belle et puissante. Elle m’a fait vibrer tout au long de lecture, je n’étais plus couchée dans mon canapé, mais j’arpentais les rues de New York à la recherche des tags de Mila et Alec, essayant d’entrevoir le 4x4 noir de Boby.

Je vais m’arrêter là et te conseiller, mais vivement, de lire cette magnifique romance, ce merveilleux roman. Tu comprendras à quel point une carte verte peut être importante et qu’un seul regard veut dire tant de choses tues.

Un roman qui touche bien des valeurs, des phrases qui te feront réfléchir au sens de la vie.
Je n’ai rien de plus à ajouter si ce n’est vivement la suite et merci à nos auteures françaises de nous écrire de telles pépites.

Est-ce que vous mesurez combien vous pouvez toucher le cœur de vos lecteurs ? Combien un livre peut apporter dans une vie de lectrice ? 
J’espère un jour te rencontrer (tout comme Fleur Hana, Battista Tarantini, Morgan Moncomble et Tara Jones) pour te dire tout cela de vive voix quoique je pense qu’à l’oral j’aurais du mal ^^ 
/!\ Si tu veux tenter ta chance un concours pour gagner ce livre sera mis en ligne fin de matinée sur mon compte Instagram : http://instagram.com/unesourisetdeslivres
Stand out, tome 1 de Jane Devreaux - New adult, New romance - 360 pages, 17€ - Édition Hugo Roman, en librairie le 8 février 2018
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