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lundi 22 mai 2017

[Chronique] Destiny, tome 1 de Cecelia Ahern


Autant vous le dire de suite j’ai adoré cette dystopie. J’en ai lu beaucoup, certaines sortent du lot et c’est clairement le cas de celle-ci.

Célestine et sa famille vivent dans un monde où tout doit être parfait, si vous êtes déclarés imparfaits vous êtes alors jugés par la Guilde (« la Guilde est un organisme public, censé enquêter sur les écarts de conduite ; elle gère les investigations concernant les individus accusés d’Imperfection – des citoyens ordinaires qui se sont rendus coupables de faux pas d’ordre moral ou éthique). Une fois déclarés coupables, ils sont marqués au fer rouge d’un I. Les imparfaits ont des restrictions de tout genre, un couvre-feu, etc.

« Pour qui a pris une mauvaise décision : la tempe. Pour qui a menti : la langue. Pour qui a commis un vol envers la société : la paume de la main droite. Pour qui s’est montré déloyal envers la Guilde : la poitrine, au niveau du cœur. Pour qui s’est écarté du droit chemin : la plante du pied droit. »

C’est un jour de fête chez la famille de Célestine, le jour de la terre, sont réunis : son père, sa mère, sa sœur Juniper, son frère Ewan, son petit ami Art qui n’est autre que le fils du juge de la guilde : Bosco Crevan, invité lui aussi ainsi que des voisins qui devraient arriver : les Tinder
La jeune fille est très logique, tout est blanc ou noir pour elle, sa vie est parfaite, son petit ami aussi, elle a des projets d’avenir avec lui bref : une vie de rêve.
Lors d’un trajet en bus elle va commettre une faute terrible, son humanité va prendre le dessus sur les règles, celui lui vaudra d’être jugée.
Je ne m’attendais pas à cette réaction de sa part c’est pourquoi je ne vous le raconte pas.

L’écriture est addictive, je n’ai pas pu lâcher ma lecture, Célestine devient sans le vouloir porte-parole, elle a ses opposants et ses partisans, elle va comprendre aussi très durement que tout n’est que question de pouvoir.
Elle va subir des choses horribles, l’auteure ne nous laisse aucun répit.
Les autres personnages sont parfaits, certains très charismatiques, notre héroïne est forte, pas badass mais elle ne plie pas, elle a sa volonté.
D’autres sont très bien décrits dans leur méchanceté que dans leur bonté, j’ai adoré Carrick, Cornelius son grand-père, une certaine journaliste qui finira par ouvrir les yeux.

L’auteure fait passer des messages, nous fait réfléchir, le marquage des imparfaits m’a fait penser aux traitements infligés aux juifs durant la Seconde guerre mondiale, mais ce n’est que mon avis.

La fin est horrible, car nous devons attendre la traduction du tome 2 pour pouvoir le lire alors que je n’ai qu’une envie c’est de me plonger dessus, ce premier tome qui met bien l’univers en place promet beaucoup pour la suite.

L’auteure que je ne connais que de nom (elle a écrit d'autres romans mais pas dans ce genre-ci) dit ceci dans ses remerciements, « J’ai écrit ce roman avec colère, avec amour, avec passion. Chaque mot et chaque sentiment viennent de mon cœur. S’il y a un message que j’aimerais transmettre, c’est le suivant : personne n’est parfait. Ne nous leurrons pas. N’ayons pas peur d’être imparfaits. Ne collons pas d’étiquettes aux gens, pour ensuite nous prétendre différents. Acceptons qu’il est humain d’être imparfait, et tâchons d’apprendre de nos erreurs, afin de ne pas les répéter. »
Vous y trouverez tout cela dans cette dystopie, j’ai tellement envie d’en dire plus, mais je ne voudrais pas vous gâcher la surprise.


Une très bonne dystopie avec une jeune fille de 17 ans, une héroïne forte, qui deviendra l’emblème malgré elle d’une société d’opprimé. A lire absolument

Destiny, tome 1 de Cecelia Ahern - Editions Hachette, collection Black Moon - Sorti le 17 mai - 300 pages, 18€
vendredi 7 février 2014

Le jour où le diable m'a trouvée, tome 1 de April Tucholke









Le jour où le diable m’a trouvée 

De April Tucholke
Young adult
336 pages, 16 €
Hachette, collection Black Moon, 12 février 2014









Présentation de l’éditeur :

Rien de bien excitant ne se passe jamais dans la petite ville balnéaire où vit Violet White. Jusqu’au jour où s’y installe un certain River West. Dès son arrivée, des choses étranges commencent à se produire dans la ville. Violet s’interroge sur ce garçon qui habite désormais dans l’arrière-cour de chez elle. Est-il seulement un très beau menteur au sourire fourbe et au passé mystérieux ? Où pourrai-il être plus que cela ? La grand-mère de Violet l’a toujours mise en garde contre le diable, mais elle n’a jamais dit qu’il pouvait avoir l’apparence d’un garçon aux cheveux noirs qui fait des siestes au soleil, aime le café, vous embrasse dans un cimetière… et vous donne envie de l’embrasser en retour. Violet est aveuglée par son charme et perd toute lucidité. Exactement comme le voulait River…
La peur du diable ne disparaît que lorsqu’on lui tient la main…

Autant vous le dire tout de suite ce livre a été une grosse déception pour ma part, ce ne sera pas du tout une chronique positive même si (heureusement) j’ai aimé quelques passages. 

Le synopsis me paraissait alléchant, un récit autour du mythe du diable j’aime ça, mais pendant exactement 275 pages (le livre en fait 336) je n’ai pas eu l’ombre d’un frisson
Je pense que j’aurais pu l’abandonner si l’auteure n’avait pas réussi à laisser planer le mystère. 

Ce que je lui reproche c’est que la romance prenne la première place alors qu’on s’attend quand même à lire un roman qui fait peur (sur le bandeau de mon épreuve, il est écrit : une nouvelle voix, un nouveau souffle horrifique. Entre 16 lunes, Daphné du Maurier et Stepen King), oui j’ai lu quelques passages « effrayants », mais c’est surtout les dernières 60 pages qui m’ont fait froid dans le dos. 

Revenons à l’histoire, violet, et Luke , son jumeau, sont livrés à eux-mêmes ; leurs parents, des artistes menant la vie de bohème, les ont laissés seuls depuis un certain temps, ils viennent à manquer d’argent. Violet a l’idée de louer une des dépendances de leur grande demeure, Citizen Kane, un manoir hérité de leur grand-mère paternelle. Peu de temps après l’annonce de location un jeune homme se présente : River.  

Il ne m’a pas fallu très longtemps pour comprendre que River n’était pas le gentil jeune homme qu’il paraît être, mais, dès son arrivée Violet est complètement aveuglée. Elle est sous son charme. 
On a envie de la secouer, de lui dire d’arrêter, d’ouvrir les yeux, de cesser de répéter le nom de River mais non, elle sent le danger, mais fonce tête baissée. 

Pour ce qui est des personnages je ne me suis attachée à aucun sauf au petit Jack, mais qui arrive assez loin dans le roman ainsi qu’à 2 autres qui entrent, eux aussi, tardivement. 
Au départ, nous lisons surtout les aventures de Violet, Luke, River et leur voisine Sunshine. 

Violet m’a autant plu qu’agacée. C’est une jeune fille en décalage sur son époque, elle n’a jamais connu l’amour, est très fleur bleue, elle aime la littérature et les films romantiques (Sabrina, Casablanca, etc) (là normalement ça aurait dû fonctionner, car j’aime ce genre d’héroïne…) elle a un côté décalé, elle porte les vieux habits de sa grand-mère, une manière de se sentir plus proche de cette femme qu’elle a tant aimée. Elle est aussi prude, surtout quand il s’agit de son frère Luke et de Sunshine qui se tournent pas mal autour, mais d’un autre côté elle trouve ça normal de dormir dans le même lit que River à peine 24 h après son arrivée ? Je n’ai pas trop compris ce non-sens. 
C’est la narratrice, normalement ce procédé permet de s’attacher au personnage, de vivre les évènements à travers lui, chez moi ça n’a pas fonctionné, je suis restée tout le temps en dehors du livre. 
Luke au début m’a vraiment paru antipathique, imbu de lui-même, méchant avec sa sœur (et je me demande encore pourquoi), il roule des mécaniques, un dragueur invétéré, puis peu à peu il change, il se « calme » et en devient un peu plus attachant. 
Sunshine c’est la petite bouffée d’air frais parmi les personnages, provocante, elle apporte un peu de légèreté et d’humour. 
River, il est beau (Violet n’arrête pas de la répéter) et mystérieux, parfois trop proche de Violet parfois trop éloigné, il n’a pas su me faire peur en tout cas et je n’ai pas non plus succombé à son sourire en coin (si vous lisez le livre ou si vous l’avez lu vous saurez de quoi je parle) 

Ils sont souvent tous les quatre, ce sont les vacances d’été, ils font des pique-niques sur la plage, vont voir de vieux films diffusés en plein air, rien de bien extraordinaire
Il y a quelques scènes d’action, mais, soit, mal décrites ou, trop longues à se mettre en place pour ressentir du suspens ou de l’angoisse. 
Des évènements surnaturels entrecoupent ces scènes, mais aucun ne m’ont mis les frissons et c’est là où c’est vraiment dommage : l’intrigue autour de River a beaucoup de potentiels, quand on apprend quels sont ses pouvoirs (il faut quand même attendre la page 143) j’ai adhéré, je me suis dit ça y est, on y est, mais… non l’auteure n’approfondit pas. 

Autre point qui est vraiment regrettable c’est que l’écriture d’April Tucholke m’a plu. J’ai aimé les descriptions d’Écho cette ville balnéaire un peu hors du temps, on a d’ailleurs l’impression que le temps s’est arrêté là-bas ;  les détails sur la vie de Freddie, la grand-mère de Violet (un personnage haut en couleur) ; les descriptions de Citizen Kane, la villa-manoir où vivent les jumeaux. 
J’ai fortement apprécié toutes les références littéraires et cinématographiques, vraiment l’auteure avait tout pour en faire un bon livre. Une belle plume, une intrigue originale, mais qui n’a pas été assez aboutie. 

Pourquoi faire durer cette relation ambiguë entre Violet et River qui tourne en rond ? 
Une romance avec « le diable » pourquoi pas, mais pourquoi (encore) introduire une espèce de triangle amoureux à l’arrivée d’un nouveau personnage ? 
Luke n’apporte rien à l’intrigue, j’y ai crû à un moment, mais non, là encore l’auteure aurait pu exploiter un certain passage et en faire quelque chose de vraiment intéressant, mais elle ne fait que l’ébaucher et hop on passe à autre chose…

C’est linéaire, du début jusque presque la fin, presque car les 60-70 dernières pages relèvent vraiment le niveau et là j’ai eu le palpitant. 

J’ai apprécié le mystère qui plane, les secrets de famille qui se dévoilent, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai persévéré dans ma lecture et j’ai bien fait, la fin fait quasi tout le roman. 
Quasi, car c’est l’écriture de l’auteure, fluide, visuelle et poétique à certains moments, le mystère et la fin qui font que ce roman je ne regrette quand même pas de l’avoir terminé. 

Je lirai le tome 2, la fin me donne envie de poursuivre la saga, mais j’espère ne plus trouver tous les défauts de cet opus. 
C’est le premier livre de l’auteure, elle aura sans doute, je l’espère, mûri son intrigue et pris en compte les avis de ses lecteurs. 

Ma note : un 2.5/5 (je rajoute le 0.5 pour l’écriture, si je ne me base que sur l’intrigue c’est un 2/5 !)

Les points positifs : 
L’écriture d’April Tucholke qui a du talent ça ne fait aucun doute
Le mystère qui plane et qui nous pousse à continuer
Les descriptions d’Echo, les références littéraires et cinématographiques 
La fin palpitante 

Les points négatifs : 

Des personnages principaux creux voir niais pour Violet 
Le manque d’action et de suspense
Une intrigue pas suffisamment aboutie 
Des passages très longs où il ne se passe rien 
Des idées, bonnes, mais pas assez développées
La romance qui prend le pas sur toute l’intrigue 

Un livre qui, je l’espère, vous plaira, ce n’est que mon avis ! 

Peut-être trouverez-vous votre compte grâce à la romance.
Si vous attendez à lire un roman gothique, sombre, vous allez être déçu…. .

Un roman qui avait tout le potentiel pour vraiment être très bon, mais dont l’intrigue, les idées, le mystère, le doute n’ont pas été à la hauteur de ce qu’ils promettaient. 

Pour en savoir plus : 

L'auteure : 



April Geneviève Tucholke est écrivain à temps plein, elle aime les films classiques, la bonne cuisine et discuter. 
Le jour où le diable m'a trouvée est son premier roman, un deuxième tome est prévu en VO le 14 août 2014


Le tome 2




jeudi 6 février 2014

La Légion de la Colombe noire, tome 1 de Kami Garcia



La légion de la colombe noire
De  Kami Garcia
Jeunesse/fantastique
360 page, 18 €
Hachette Black Moon, 5 février 2014

« À la mort de sa mère, le monde de Kennedy vole en éclats. Mais elle ne se doute pas encore que ce drame est lié à des forces surnaturelles. Ce sont deux frères jumeaux, Jared et Lukas, qui le lui révèlent en la sauvant d’un dangereux esprit envoyé pour la tuer. Kennedy apprend aussi que si elle veut rester en vie, elle va devoir prendre la place de sa mère au sein de la Légion, une société secrète une société de chasseurs de fantômes dont les cinq membres ont été assassinés la même nuit, et dont les enfants sont simultanément devenus les héritiers. Avant cette fameuse nuit, Kennedy ne connaissait rien de la vie parallèle de sa mère. Ses nouveaux amis, Jared, Lukas, Alara et Priest, eux, ont été entraînés depuis leur enfance pour devenir à leur tour membres de la Légion. Mais de quoi a-t-elle hérité, à part du chagrin d’avoir perdu sa mère ? Tout ce que Kennedy sait, c’est qu’il y a un démon sur ses traces… »

Je reviens aujourd’hui avec mon avis d’un livre terminé vendredi, j’avais énormément d’appréhension avant de le commencer. 
De l’appréhension, car j’avais vu des chroniques mitigées et parce qu’apparemment le duo Margareth Stohl/Kami Garcia ne fonctionnait pas seul du moins pour les retours sur Îcones de Margareth Stohl (que je n’ai pas lu).

Je suis vraiment entrée très rapidement dans le livre, en à peine quelques pages j’étais au côté de Kennedy, j’ai vraiment passé un bon moment de lecture malgré ses quelques défauts

Je ne vais pas trop en révéler sur l’intrigue, je pense que vraiment il faut garder l’effet de surprise avec ce roman, je dirais juste que Kennedy, une adolescente qui a eu une vie jusqu’ici tout à fait normale bascule dans un monde qu’elle ne connaît pas et devra s’y faire rapidement. 
Si vous aimez les histoires de revenants et démons, ce livre devrait vous plaire. 

Dans l’ensemble, je me suis attachée aux personnages, mais je regrette que l’on n’en apprenne pas plus sur leur passé, c’est un peu comme si c’était un deuxième tome, comme si l’on savait déjà tout de leur histoire respective, alors soit, c’est un tome d’introduction et l’auteure nous réserve peut-être ces révélations pour le second opus, mais cela m’a manqué. 
Il y a un sérieux manque d’approfondissement, non pas que j’aime les descriptions à rallonge, mais ici c’est vraiment trop peu pour nous permettre d’apprécier pleinement l’univers et ses protagonistes. 
Un autre défaut que je lui trouve c’est les facilités qu’ont les 5 héros, ils ne croisent pas vraiment de difficulté dans leur quête, cela paraît facile comme tout, il n’y a aucun vrai obstacle sur leur route. 
De l’action sans rebondissement sauf à la fin. 

Ne pensez pas que je n’ai pas aimé, malgré les lacunes rencontrées, j’ai été embarquée dans le récit surtout, grâce à la plume de Kami Garcia.
Les scènes décrites font froid dans le dos, l’intrigue n’est pas en soi originale, on a déjà pu en lire des similaires, mais cette Légion de la Colombe noire apporte une vision différente. 
Encore une fois dommage que cela ne soit pas plus exploité, des dessins parsèment le livre, mais ça ne m’a pas suffi. 
Comme c’est un premier tome, je suppose que nous aurons les réponses à nos questions dans le second surtout que la fin annonce quelque chose de prometteur.

Pour ce qui est des personnages, Priest et Alara m’ont vraiment bien plu, Priest est le plus jeune de la bande, il a de l’humour, le gars sympa. 
Alara au début de roman paraît être la peste de service, mais au fil de la lecture on apprend à la connaître et elle en devient attachante. 
Kennedy, cette jeune fille qui a tout perdu, qui a apparemment un passé douloureux se retrouve avec les 4 personnages comme ça d’un seul coup. Elle les suit sans trop se poser de questions... j’ai légèrement tiqué, mais bon, passons, pourquoi pas ?
Je n’attendais qu’une chose savoir pourquoi ? Elle possède un don, pas commun, mais pas non plus original, est-ce que c’est ce don qui fait qu’elle se retrouve propulsée dans ce monde ?
Dernière chose qui m’a fait froncer les sourcils, on tombe dans le schéma récurant du triangle amoureux et ça a le don de m’agacer même si avant ça ne me gênait pas plus que ça. 
Aux côtés de Priest, Alara et Kennedy il y a les jumeaux Jared et Lukas, l’un tendre l’autre renfermé, on sent une certaine tension entre eux, l’arrivée de Kennedy qui ne sait vers lequel aller accentue encore cette rivalité. 

Comme vous le voyez je soulève pas mal de points négatifs, mais je vous assure qu’au final j’ai apprécié ma lecture.
C’est un véritable page turner, il se lit vite, il n’y a pas de suspens à proprement parler, mais les événements s’enchaînent à un rythme effréné, en quelques pages on entre dans l’action et cela ne s’arrête plus, la tension est omniprésente.
Nous n’avons pas beaucoup d’informations, le peu qu’on a on les a en fait en même temps que Kennedy quand elle pose des questions. 
Certains passages font vraiment froid dans le dos, Kami Garcia les détaille à merveille ! 
Une écriture simple, très fluide qui vous embarque dans la quête des 5 personnages. 
Le livre est découpé en chapitres courts, environ une dizaine de pages. 
L’auteure laisse traîner un indice ; soulève une question en fin des chapitres et du coup, on n’a qu’une envie, c’est d’en lire un autre et encore un autre, une méthode d’écriture que j’apprécie.

C’est ce qui fait que j’ai aimé cette lecture : Kami Garcia a su titiller ma curiosité du début à la fin et cette fin... me laisse  pleine d'interrogations, je voudrais avoir le prochain tome en main maintenant !

J’espère sincèrement que les défauts trouvés dans ce premier tome ne se retrouveront pas dans le deuxième, que le chemin choisi par l’auteure sera intéressant, car là je me pose encore beaucoup de questions. 
Il me tarde de lire le second opus en espérant que celui-ci était juste une mise en bouche avant d’attaquer l’entrée et le plat principal...

Ma note : 3,5/5 

Les points positifs : 

Le rythme soutenu
Les scènes assez inquiétantes
L’écriture de l’auteure
La mythologie abordée

Les points négatifs 

Le manque d’approfondissement, on reste trop en surface... dommage
Les facilités 
L’absence de détails sur le passé des protagonistes
Le triangle amoureux qui n’apporte rien du tout au récit 

Un roman plutôt jeunesse que Young Adult, un livre à découvrir, car je pense que c’est une saga qui peut s’avérer prometteuse, mais dont il ne faut pas attendre beaucoup. 

Il vous plaira si vous aimez tout ce qui est êtres surnaturels par contre si les histoires de revenants vous font peur je ne vous le conseille pas !

Un trailer du livre 


La couverture du tome 2 sortie prévue en VO le 7 octobre 2014


Il existe un site francophone sur la série  ici 


mercredi 30 octobre 2013

Sixtine de Caroline Vermalle



Sixtine 
de Caroline Vermalle
368 pages, 18€
Roman, Thriller , à partir de 16 ans
Black Moon, 1 novembre 2013

Egypte, aujourd'hui. Le monde entier s'émerveille et les égyptologues jubilent car Néfertiti vient de livrer un nouveau secret. Simultanément, la grande pyramide de Khéops est le lieu d'une découverte macabre. Une jeune femme de 22 ans est retrouvée, presque morte, dans une chambre dont les scientifiques ignoraient jusqu'à l’existence. A son côté repose la dépouille de son mari. Or, rien ne permet de penser que le tombeau royal a pu être ouvert depuis la pose de la dernière pierre il y a... 4000 ans. Rien, hormis une petite fente à peine assez large pour laisser passer un souffle d'air. Le cadavre de la pyramide est celui de Seth Pryce, un milliardaire américain. Quelques semaines plus tôt, il avait épousé à grands frais une jeune femme de toute beauté. Mais la rescapée de Khéops n’a plus rien en commun avec la créature de rêve dont les tabloïds firent alors leur une : ses cheveux ont viré au gris, ses yeux à un vert inhumain, et son corps ferait pâlir d'envie un squelette. Un tatouage en croix orne le bas de son ventre, dont Jessica Desroches-Pryce ne se rappelle pas l'origine. En fait, Jessica Desroches-Pryce ne se souvient de rien, si ce n'est de son prénom : Sixtine.

Aujourd’hui je vais vous parler de Sixtine, le résumé m’attirait, je l’ai commencé dimanche et il m’a été impossible de le quitter avec la fin, ce livre est un véritable page turner,  addictif, une lecture que j’ai adorée.

Je ne vous en dévoilerai pas plus sur l’intrigue car, le résumé se suffit à lui-même.

La plume de Caroline Vermalle est incroyable, tout dans ce livre m’a passionné, l’intrigue, forcément, mais aussi les personnages, les lieux, l’atmosphère.
L’auteure a un véritable don pour garder le suspens du début à la fin et cette fin …je peux vous dire que j’attends le prochain tome avec impatience.

L’univers est celui de l’Egypte, les mystères autour des pyramides, ici plus spécialement Khéops et le tombeau de Néfertiti.

Les personnages, même secondaires, sont aussi mystérieux que les pyramides. Ils gardent tout au long du livre une part d’ombre autour d’eux.
Nous avons Sixtine, auparavant Jessica, qui ne se souvient de rien et qui tente désespérément de trouver quelque chose à quoi se raccrocher. Que lui est-il arrivé ? Que s’est-il passé ?
Max, un jeune étudiant en doctorat d’architecture présent sur le plateau de Gizeh au moment de la macabre découverte, qui est persuadé depuis des années que la pyramide n’a pas livré tous ses secrets. Florence, une journaliste de la BBC qui elle est là pour tourner un reportage sur Néfertiti. Thaddeus, un personnage des plus secrets, il m’a fait froid dans le dos dès le début, et garde une grande part de secrets. Franklin un détective qui réserve bien des surprises. Je citerais aussi El-Shamy, Nasser, Yohannes DeBock, etc.

Caroline Vermalle nous entraîne dans ce dédale de personnages, tous très intrigants. On perçoit que la majorité à quelque chose à cacher mais quoi ?
Qui ? Pourquoi ? Comment ? Ces questions me sont revenues sans cesse.

Sxitine est un personnage qui évolue, il y a la Jessica d’avant et la Sixtine après, elle a changé physiquement et psychologiquement mais les 2 personnalités sont attachantes. On veut l’aider, on veut savoir ce qui lui est arrivé, on souffre avec elle et pourtant une fois encore on ne connaît vraiment que peu de choses sur le personnage.

Les descriptions sont habilement disséminées dans le texte, elles sont là mais on ne s’en rend pas compte, L’auteure plante son décor et son intrigue en ne révélant que ce qui est nécessaire à sa compréhension.
Quand il y a descriptions elles sont tellement bien réalisées que vous avez l’impression de sentir Le Khamsin, le vent du Sahara, les rues étouffantes du Caire, la différence entre ce qui est touristique et le Caire que les visiteurs ne connaissent pas, le couleur du Karkadé, une boisson égyptienne, ces lotus bleus qui m’ont causé beaucoup d’interrogations, le plateau de Gizeh oppressant.

Plusieurs scènes ont fait accélérer mes pulsations cardiaques.
N’allez pas penser que c’est un thriller sanglant, non il s’agit d’une enquête, d’un roman complexe, au suspens qui vous envoûte.
Le suspens est constant, haletant, on ne peut pas refermer le livre, on est entraîné dans les quêtes des personnages, tous ont une raison différente d’être présents en Egypte mais tous finiront par être liés, qu’ils s’en rendent compte ou pas.
Il y a une véritable ascension dans le suspens, le livre commence sur un conte de fée, le mariage de Jessica et Seth puis en quelques pages, le conte de fée bascule en cauchemar.

Le lecteur est entraîné dans l’enquête, on va de révélations en rebondissement, de pistes qu’on croit dur comme fer pour finir dans une voie sans issue, on change d’avis pour une fois encore se tromper et c’est pareil sur le final. L'auteure brouille les pistes et ce n'est pas pour me déplaire.
Caroline Vermalle termine son premier tome avec juste les éléments qu’il nous faut pour apprécier ce premier opus et nous faire attendre impatiemment le prochain tome.

Entre certains chapitres sont disséminés des textes en italiques, qui font penser à des textes anciens, on ne les comprend pas toujours, ils prennent tous leur sens en fin de livre et encore, je suis certaine que l’auteure nous réserve quelques surprises de ce côté-là. Ces textes ajoutent encore plus de mystère au roman.

Ce livre vous embarque du Caire à New York, Paris en passant par le Mexique, on retrouve de la vengeance, de la douleur, des secrets, de l’amour (et là encore je n’ai pas été déçue car les sentiments sont à peine effleurés, ce n’est pas le thème du roman, si sentiment il y a, ils sont là pour ajouter une intrigue supplémentaire).
Le monde des faussaires, le vol des antiquités, la préservation du patrimoine, tout ceci est abordé dans le livre

L’ensemble est harmonieux, il n’y a aucun temps mort, chaque détail a son importance, chaque personnage amènent son lot de révélations, de mensonges ou de vérités.

D’habitude un premier tome, on vous plante le décor et bien souvent, sans faire de généralité, on est un peu perdu ou déçu, ici ce n’est pas du tout le cas. Caroline Vermalle fait bien plus qu’asseoir sa saga.

C’est vraiment difficile de vous parler de Sixtine, d’essayer de vous décrire l’atmosphère, l’auteure a un vocabulaire, un talent d’écriture qui m’a époustouflée.
Je ne la connaissais que de nom, en refermant le livre j’ai de suite été voir si je pouvais lire d’autres de ses livres, je vous assure que je le ferai prochainement.

Je répète souvent « mystère » au cours de ma chronique mais c’est vraiment le mot qu’il convient à cet ouvrage

Un thème passionnant, une écriture claire et limpide, un vocabulaire élaboré mais bien expliqué, une lecture fascinante, un suspens haletant, des personnages complexes qui oscillent entre lumières et ténèbress au sens propre comme figuré.

Ce roman, comme les pyramides et la civilisation égyptienne, ne nous a pas révélé tous ses secrets.


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