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lundi 29 janvier 2018

[Tag] Tag PKJ : 12 livres à lire en 2018

Aujourd'hui je vous propose un tag, je ferai bientôt le tag portrait chinois (lundi prochain) mais en attendant voici un Tag sur 12 livres à lire en 2018 proposé par Pocket Jeunesse


1) Le livre le plus attendu de l'année.
Question hyper difficile car j'en attends plusieurs j'en donne 3 (oui je triche) 
Tous les 3 pré-commandés, Le nouveau roman de Fleur Hana, Le gang des prodiges de Marissa Meyer ( parce que c'est Marissa Meyer) et le tome 2 de Un palais d'epines et de ronces de Sarah K. Mass 
Je suis sage parce que les livres que j'attends vont jusqu'en juin et je ne t'en ai mis que 3 ^^



2) Un livre PKJ.
Facile il est aussi pré commandé (merci mon mari)
Les derniers battements du coeur de Kelley York et Rowan Altwood, comment résister à Kelley York (même si je sais que je vais pleurer)


3) Une série que vous aimeriez terminer.
c'est une honte je les ai dans ma pal depuis la sortie et toujours pas lu, cette fois les copines Olivia et Carole m'ont mis au défi alors oui il sera lu, du moins, le tome 1 cette année ^^

4) Un livre d'un auteur que vous aimeriez découvrir.
Je n'ai jamais lu Michel Bussi,on en parle beaucoup et moi j'ai peur d'être déçue donc jamais acheté ni lu

5) Un livre que vous vouliez lire en 2017 mais dont vous avez repoussé la lecture.
Je ne veux pas le lire tant que la suite ne sera pas sortie mais pourtant acheté aussi à la sortie car je suis fan de la saga

6) Un livre qui traite de sujets d'actualité.
Je t'en parle cette semaine, il est magnifique il parle de la guerre en Irak et des réfugies en Europe, il sera en librairie jeudi : Ce soir, on regardera les étoiles de Ali Ehsani 

7) Le nouveau livre d'un auteur dont vous avez lu tous les livres (ou presque).
ICe sera Jay Crownover, j'ai lu tout ceux sortis en français mais il y a aussi le nouveau roman de Clarisse Sabar, de Amélie Antoine et de Agnès Martin-Lugand

8) Un livre dans votre genre de prédilection.
La couleur du mensonge de Erin Beaty le 22 février chez Lumen (et le tome 3 de The curse et le tome 2 de Shades of magic ben quoi je ne mets pas la photo ^^)


9) Un livre qu'on vous a conseillé.
Wonder de J. Palacio ( toujours pas lu pardon)


10) Un livre dont vous ne savez pas grand chose.
Je le remets, je ne sais pas si je peux, j'ai volontairement omis de lire les avis et le thread proposé sur Twitter par PKJ, je fonctionne en général comme cela je lis au feeling, ici c'est pour le nom de l'auteure sinon je ne connais rien de l'histoire
Le gang des prodiges de Marissa Meyer ( euh tu sais à quel point je suis fan où je dois te le répéter ^^)

11) Un livre écrit par un auteur de votre nationalité.
La lune est à nous de Cindy Van Wilder, belge et en plus voisine, on s'est souvent vue en salon ^^
j'aurais aussi pu dire Barbara Abel mais je ne l'ai jamais rencontrée.

12) Un livre que vous avez déjà lu en 2018 (bien joué!).
Je triche encore je t'en mets deux, je te les conseille (et aussi Elia, passeuse d'âme tome 2 de Marie Vareille)
Trois de tes secrets de Julie Buxbaum et Warcross de Marie Lu 

Et toi qu'aurais-tu répondu ? des livres en commun ?


mardi 2 janvier 2018

[Top 2017] Partie 5 les romans historiques


On arrive tout doucement à la fin de mes meilleures lectures classées par genre, aujourd'hui on parlera des romans historiques (je sais certains sont du 20e siècle mais je les ai classé comme tels, et oui certains pourraient aussi être classé en romance mais si je les mets ici c'est parce que c'est l'Histoire qui m'a le plus touchée).

Demain, on parlera de la romance et du new adult et enfin, vendredi je te donnerai mon top 10, choix qui va s'avérer très très difficile ! 

Voici les romans historiques qui ont tous eu 5 étoiles sur Goodreads



















La plupart sont chroniqués sur le blog, certains se trouveront dans mon top 10, si tu aimes l’histoire, la Seconde Guerre mondiale, la libération de la femme, la guerre de Sécession, la fin de l’esclavagisme ou connaître l’histoire de pays différents je te les conseille tous !

En connais-tu certains ? 

vendredi 29 septembre 2017

[Avis] La forêt des ombres de Franck Thilliez


On peut dire que Frank Thilliez a beau être un auteur prolifique, il n’écrit jamais la même chose dans le sens où il se renouvelle à chaque roman.
La forêt des ombres est un one shot, il ne porte pas sur le célèbre duo Hennebelle et Sharko.

Nous suivons David et Cathy, David est thanatopracteur et écrivain, Cathy femme au foyer depuis la naissance de leur fille Clara, le couple bat de l’aile, les finances n’étant pas au beau fixe, la tension est de plus en plus présente entre eux surtout qu’une femme les harcèle, elle envoie tous les jours des courriers à leur domicile, Cathy n’en peut plus.
Un jour, David, reçoit une drôle de demande, un homme âgé et paralysé voudrait que David lui écrive un roman où il serait le héros. 
Pour cela, il lui propose une grosse somme d’argent, un mois à la campagne dans la forêt noire en Allemagne. 
Difficile de refuser une telle opportunité, David mettrait sa famille à l’abri, autant financièrement, que de cette femme qui les importunes, et lui, pourrait se livrer à sa passion sans compter ses heures.
Ils arrivent tous les 3 au chalet qu’Arthur Doffre à louer pour eux, il les attend en compagnie de Adeline sa concubine.
Il donne à David le sujet, à lui d’écrire, sujet assez glauque puisqu’il s’agit du bourreau 125 l’arracheur de chaire, et que tout tournera autour des nombres.

« Vos connaissances en criminologie, entomologie, sciences forensiques, ainsi que votre goût pour le mystère vous seront utiles. Car vous allez ramener à la vie, et transposer dans notre époque un être dont le seul nom fait encore trembler les lèvres de ceux qui en parlent. Le Bourreau 125... »

« Je veux marcher à nouveau. Il me reste mon bras gauche et, comble de malchance, j’étais droitier. Je veux retrouver l’usage de ce membre disparu, de mes jambes, qui ne me transmettent plus que des sensations fugitives et désagréables quand le kiné me les torture avec ses appareils. Je voudrais courir, sauter, faire l’amour. Et tout l’argent du monde, les voyages, les voitures, les maisons que je possède ne pourront malheureusement jamais exaucer ce souhait. Mais vous, vous avez ce pouvoir... »

« Je suis comme Tantale. Je voudrais boire l’eau qui m’entoure, mais elle se retire dès que je me penche. Tout ce luxe qui m’environne n’est pour moi qu’imagination et supplice. La lecture, elle, reste ma seule réalité. Je la sens, je la palpe, je la renifle. Les mots glissent sur mon palais, me retournent le cerveau, semblables aux drogues les plus puissantes.
Il marqua une pause, avant de fixer David.
— Écrivez pour moi ! Donnez-moi un rôle dans votre roman, faites-moi revivre au travers de vos métaphores ! Je vous paierai plus que vous ne pourriez le souhaiter pour chaque journée de travail. Je connais du monde. Je pourrai vous épauler, vous aider à percer. Je vous offrirai le moyen de choisir enfin votre vrai métier ! »

Franck Thilliez dès le départ vous plonge en pleine ambiance glauque avec déjà cette miss Hyde qui Harcèle David, le travail de David (il prépare les corps de décédés) et ensuite nous sommes en huit-clos dans ce chalet perdu au milieu de nulle part, en février ou la neige recouvre tout, sans connections internet ni téléphoniques. Ils sont seuls : David et sa famille, Arthur et Amandine.
L’ambiance est oppressante, plus on avance dans le roman plus on comprend que chacune des personnes présentes à quelque chose à se reprocher. 
Puis il une cette expérience étrange que David doit continuer à mener. 
On plonge en pleins cauchemars, les descriptions du chalet du froid, de la nuit vous donne la chair de poule. On sent bien que quelque chose cloche, mais quoi ?
On doute de chacun des protagonistes, qui a fait quoi, mensonges, trahisons, meurtres, violences, cruautés animales, rien n’est épargné au lecteur ni aux personnages. 
Poussés dans leur retranchement, les tensions s’exacerbent, être ensemble 24 h sur 24 dans moyen de s’échapper les mots volent, les règlements de compte font surface, ils sont tous pris dans une immense toile d’araignée, mais qui tire les ficelles ?

Le suspens est haletant surtout dans les derniers chapitres où les rebondissements sont nombreux et nous livre les pièces du puzzle nous permettant d’appréhender et comprendre la scène finale.

Un thriller sombre, une ambiance malsaine, un roman que je déconseille de lire la nuit en plein hiver perdu dans un chalet, plongée en pleine terreur et cauchemars vous vous demandez comment vous allez vous en sortir, comment nos personnages vont-ils bien pouvoir faire. Des situations tendues et sanglantes, des personnages tordus, ambigus voir fêlé, et tout cela dans ce chalet qui lui-même fait froid dans le dos certaines scènes sont assez rebutantes, c’est noir, c’est sombre à souhait. L’histoire du bourreau 125 apporte une dose supplémentaire d’horreur.


Un thriller psychologique et pas un polar. Un huit clos angoissants. 
Pas le meilleur de l’auteur, mais à lire pour tous les amateurs de Thriller et de frissons. 

La forêt des ombres de Franck Thilliez - Thriller - littérature française - Edition Pocket - 384 pages, 7.40€ - Sorti le 14 octobre 2010 (réédition)


mardi 22 août 2017

[Avis] Addie Baum, journal d'une femme moderne de Anita Diamant


Un très beau roman qui m’a fait énormément penser à ma grand-mère, comme si c’est elle qui me racontait le livre.

Ava demande à sa grand-mère de lui raconter comment elle est devenue la femme qu’elle est aujourd’hui en 1985.
Addie va donc raconter à Ava l’histoire de sa famille, de ses ancêtres, de gens qu’elle n’a pas connus.
À travers l’histoire d’Addie c’est l’évolution de la femme américaine que nous suivons, de 1915 jusqu’en 1931. 16 années où tant de choses ont évolué pour Addie et les femmes.

Addie est issue d’une famille d’immigré polonais juif, si elle, elle est née aux États-Unis ses sœurs Betty et Celia sont nées en Pologne.
L’histoire se déroule à Boston, se côtoient quantité d’émigrés (Italiens, Irlandais, etc.) si en général ils restent entre eux Addie va s’ouvrir au monde et à la lecture grâce à une maison de quartier, le foyer de Salen street où a lieu tous les samedis un club de lecture, là où elle va rencontrer des filles qui seront toujours ses fidèles amies, je pense notamment à Helen, Filomena, Gussie.
Grâce à Melle Chevalier, qui comprend très vite qu’Addie est intelligente, elle pourra passer des vacances 1 semaine par an dans une pension de jeune fille à Rockport Lodge.
C’est ce qui changera la vie de Addie, l'accès la culture. 
En tout cas un des premiers changements.

À la maison, ce n’est pas la même chose, la mère d’Addie en veut énormément à son mari d’avoir quitté leur terre natale, elle ne voit rien de bon aux Etas-Unis, elle est extrêmement sévère et méchante avec Addie et Betty, les 2 « révolutionnaires » de la famille tandis que Celia, plus craintive, rentre dans le rang.

À travers ses souvenirs, qu’elle raconte à Ava sa petite fille, Addie Baum raconte la difficulté d’être prise au sérieux par les femmes, la pression de la famille, l’évolution de la société américaine avec les premiers amendements sur le travail des enfants, des rassemblements et conférence sur le lynchage des minorités, les premières femmes à aller à l’université, les ébauches des premiers plannings familiaux, le téléphone, l’électricité et l’eau courante qui arrivent dans tous les foyers, etc. des choses qui nous, nous paraissent banal, mais qui étaient révolutionnaire à l’époque même si souvent au cours de ses souvenirs elle répète à sa petit-fille que : « non, ce n’était pas mieux avant ».

Addie est une enfant puis une jeune femme indépendante, elle ne rêve pas de trouver un mari même si elle ne sait pas trop quel métier exercer elle sait qu’elle ne veut pas finir à l’usine et donc lit tout ce qu’elle peut, étudie, reste des heures à la bibliothèque même si ses parents ne l’appuient pas du tout.
Elle évoque avec sa petite fille les 2 guerres avec surtout les drames qui se sont déroulés ensuite (syndrome de stress post-traumatique, décès, épidémie de grippe).
Les gens qu’elle a aimés et qui sont décédés, les drames de sa vie, ceux qu’elle a seulement compris beaucoup plus tard en les racontant à Ava.

C’est un très beau roman, mais qui reste assez en surface en ce qui concerne le côté historique, malgré tout nous lisons le début du féminisme, avec des noms tels que Margareth Sander, Mary Holland, Bettie Friedan, etc.
C’est l’histoire familiale que Anita Diamant écrit, quelques faits historiques sont effleurés, mais l’auteure ne rentre pas dans les détails, c’est ce qui m’a manqué peut-être un peu manqué à la fin de ma lecture, mais une lecture que j’ai vraiment appréciée, car si j’ai bien un regret c’est de ne jamais avoir osé poser cette question à ma grand-mère qui était mon modèle, quelle femme a-t-elle pu être ?
Je me pose encore plus cette question à la fin de ce roman.

C’est raconté avec beaucoup de tendresse et de pudeur, Addie en vieille dame a beaucoup d’humour, Addie en jeune femme a cet esprit de liberté tout comme ses amies Gussie, Filomena et Helen.
Un livre qui se lit en douceur pour passer un vraiment cocooning, Addie tutoie Ava, c’est comme si c’est à moi qu’elle livrait son histoire.
Je me suis sentie fort proche de l’héroïne et de ses amies.

En bref un roman qui plaira aux lecteurs qui aiment suivre l’évolution de la société, qui aime suivre une famille d’immigrés avec toutes les difficultés qui en découlent.

De l’adoption au pays et aux mœurs face aux poids des coutumes.

Addie Baum, journal d'une femme moderne de Anita Diamant - Roman historique/contemporain - Édition Pocket - 352 pages, 7.40€ - Paru le 24 mai 2017
vendredi 18 août 2017

[Avis] Te laisser partir de Clare Mackintosh


*coup de cœur * <3

J’ai rarement lu de thriller qui me scotche autant de par les retournements de situations et les twists inattendus tout au long de ma lecture.
J’ai les nerfs encore à fleur de peau et les larmes aux yeux au moment où je vous écris mon avis.

Jacob un petit garçon de 5 ans se fait écraser par une voiture à Bristol, il est tué sur le coup et le chauffard en fuite.
Nous suivons l’enquête du capitaine Ray et de l’inspectrice Kate pour tenter de retrouver le meurtrier, ils n’ont aucune piste tandis que la mère de Jacob a préféré fuir, les gens n’ont pas été tendres avec elle, l’accusant de négligence.
Dans le même temps, nous suivons Jenna, elle décide de quitter Bristol, de ne laisser surtout aucune trace d’elle, elle veut habiter loin de la ville, loin de toute circulation. 
Elle trouve un cottage en Cornouailles, au bord de la falaise à Penfach.
Un village côtier très peu habité hormis pendant la saison touristique. 
Cela lui convient, personne ne la connaît, elle peut recommencer sa vie à zéro.
Là, Jenna fait la connaissance de Patrick, vétérinaire et sauveteur en mer et de Betham, la patronne du camping qui la prend un peu sous son aile.
Elle commence tout doucement à se laisser apprivoiser.
Elle ne possède rien hormis ce qu’elle avait dans son sac à son départ, son ordinateur, une boîte avec des souvenirs rien d’autre.

Je ne peux rien vous révéler de plus, car il faut vraiment laisser la surprise au lecteur. 
Ce livre est incroyable, je ne peux même pas vous dire quand j’ai été complètement scotchée la première fois sous peine de vous mettre la puce à l’oreille.

Sachez seulement que le meurtre de Jacob, la vie que Jenna mène quasi comme une ermite, sont liés.

Des personnages superbement construits surtout Jenna, puis Ian, Ray et Kate le sont un peu moins malgré leur forte présence pour l’enquête, on ressent de l’empathie pour eux, mais l’attention du lecteur est vraiment basée sur Jenna.

Clare Mackintosh construit une intrigue forte et ce jusqu’à la dernière ligne du roman.
Une construction pas courante pour un thriller, mais le lecteur se laisse prendre au jeu et la, les surprises, n’en est, n’en sont, que meilleures.

Un rythme qui ne vous laisse aucun indice, vous assistez au début à la reconstruction après un deuil, quel est le deuil le plus difficile à surmonter que celui d’un enfant ?
La seconde partie parle d’un autre thème, une seconde partie très addictive et où mes pulsations cardiaques s’accéléraient.
La peur au ventre j’ai tourné les pages voulant découvrir toute la vérité sans jamais me douter un seul instant du final. Je me suis pris un de ces uppercuts !

L’auteure joue avec vos nerfs, de la tristesse puis une lueur d’espoir pour replonger en horreur de plus en plus avec une lumière au bout du tunnel, mais...

Vraiment, j’ai trop peur de vous en dire trop, il faut lire ce thriller, je suis passée par toutes les émotions, tristesse, révolte, colère, nausée, peur, larmes.


Ce n’est pas un thriller gore, mais psychologique.

Te laisser partir de Clare Mackintosh - Thriller psychologique, littérature américaine - 512 pages, 8.10€ - Édition Pocket - Paru le 22 mars 2017
lundi 14 août 2017

[avis] L'enfant du lac de Kate Morton


Kate Morton est une auteure australienne que j’aime, j’ai lu chacun de ses romans à part la scène des souvenirs, elle confirme, avec L’enfant du lac, l’opinion que je m’étais forgée, elle a ce formidable don de conteuse, malgré les 739 pages (de l’édition poche parue chez Pocket, comme ses autres romans d’ailleurs) vous êtes entraînés dans son histoire.
Même si celui-ci n’est pas mon préféré, à cause d’un début assez lent, passé les 200 pages le récit devient captivant.

Le roman se déroule sur 2 époques, dans un premier temps en 1933 avec la disparition de Théo, un bébé de 11 mois dont l’enquête n’a jamais été résolue ; dans un second temps en 2003 avec l’inspectrice londonienne Sadie, en repos forcé, à cause d’une bévue commise lors d’une enquête, elle est partie chez son grand-père en Cornouailles.
Le lien entre les 2 époques est la région et plus particulièrement ce manoir, cette maison de Loeanneth, domaine familial du petit Théo, lieu même de sa disparition un soir de bal du solstice.
Sadie apprend que le domaine qu’elle a trouvé par hasard lors d’une des promenades matinales a été le lieu d’une disparition, elle décide alors de reprendre « l’enquête » même si elle n’est pas officielle.

La disparition de Théo et l’enquête de Sadie ne sont pas la seule intrigue que Kate Morton exploite, chacun des membres de la famille du petit Théo est fouillé, exploré dans les moindres détails ainsi que Sadie. Tous cachent des secrets.
L’intrigue principale vous tient en haleine, il vous faudra beaucoup de patience pour avoir le fin mot de cette histoire, car l’auteure vous mène par le bout du nez, vous entraînant sur de fausses pistes, vous faisant croire dur comme fer à une seule possibilité et quand les 700 pages arrivent et avec elles la résolution de l’énigme vous êtes soufflés, rien ne m’avait mis la puce à l’oreille. Je suis tombée des nues.

Les fréquents changements de temps donnent un rythme au récit, vous empêche de trouver le temps long (même si je l’ai pensé au début) vous êtes en 1930 dans cette maison de Loeanneth avec Alice, une gamine voulant devenir écrivain, ses 2 sœurs Déborah et Clemence, leur mère Eleanore, le père Anthony, la grand-mère acariâtre, Constance et l’ami de la famille Mr Llewellyn, un auteur pour enfant.
Kate Morton s’attache à vous présenter chacun des protagonistes du roman, leurs passés, leurs pensées, leurs aspirations, etc.
Ainsi vous basculez en 1911 lors de la première Guerre mondiale ou Anthony a été appelé sous le drapeau, en 1941 lors de la Seconde Guerre mondiale, vous connaîtrez le détail du cette maison de Loeanneth qui je trouve est elle-même un personnage à part entière, théâtre de tant de secrets qu’elle a gardés.
Ces fréquents changements de temps ne perturbent pas le lecteur même si c’est en plein milieu d’un chapitre, car vous faites attention à chaque détail, essayant de débusquer chaque pièce du puzzle permettant de savoir ce qui est arrivé à Théo.

Quand Sadie reprend l’enquête en 2003 vous faites connaissance d’une autre série de personnages, Sadie bien sûr, son grand-père, Bertie, Peter le secrétaire particulier de la célèbre romancière A.C. Edvane, Alastair le dévoué bibliothécaire qui aidera Sadie dans ses recherches, Clive le policier retraité qui a enquêté en 1933.
Ces protagonistes contemporains ont eux aussi des blessures, des secrets, des aspirations, des buts à atteindre.

Comme c’est frustrant de ne rien pouvoir, vous révèler sur le fil conducteur de l’enquête de la disparition de Théo, tous les protagonistes et les lieux tournent auprès de cette énigme, Kate Morton développe une vraie toile d’araignée dense autour de ce fil rouge.
L’auteure aborde nombre de sujets importants, très émouvants au gré de la connaissance que nous faisions avec tel ou tel protagonistes.
J’ai été émue, j’ai été en colère, j’ai détesté certain personnage pour finir par les comprendre, d’autres non je les ai détestés du début à la fin.
Mon cœur de maman s’est serré plus d’une fois.

Pendant les 700 et plus des pages du roman vous êtes totalement déconnectés de ce qu’il se passe autour de vous pour être plongé dans ce jardin magnifique et mystérieux du manoir familial, l’auteure vous décrit avec brio les Cornouailles, comme je vous le disais elle confirme le talent qui fait que j’aime la lire, il s’agit toujours de secrets de familles et de sagas familiales, mais ici il y en a en plus le côté policier, la quête de Sadie bien sûr, mais aussi l’affaire pour laquelle elle a été écartée de la police, vous retrouverez aussi la romance présente dans ses autres récits, mais qui n’est pas du tout mise au premier plan.

Le livre est rempli de mystères, de charmes, d’énigmes qu’on voudrait pouvoir résoudre autant pour les protagonistes que pour nous.
Kate Morton expliquera chacun de ses mystères, chacun des non-dits avec habilité et efficacité.
Ils sont disséminés à travers le roman, les rebondissements sont nombreux ce qui fait que l’on ne s’ennuie pas et que le suspens monte, car l’intrigue principale, elle, reste irrésolue.

La fin est belle, même si certains pourraient la trouver trop parfaite, j’ai aimé la conclusion autant en 2003 qu’à l’époque des faits.


Un livre qui plaira aux amateurs de mystères, de secrets de famille et d’enquêtes policières avec l’enfance comme point d’ancrage.

L'enfant du lac de Kate Morton - Édition Pocket - Roman contemporain/historique - 744 pages, 8.50€ - Paru le 4 mai 2017 (édition poche) 
jeudi 3 août 2017

[avis] Ne pars pas sans moi de Gilly MacMillan


C’est le 2e livre de Gilly MacMillan que je lis, le premier « Une fille idéale » m’avait bien plu, mais sans être parfait pour ma part, ici ce roman est un bijou de thriller/polar psychologique.

Bristol, 21 octobre 2012 Ben disparaît lors d’une ballade en forêt avec sa mère Rachel. Rachel, on peut le comprendre est hystérique. Très vite, les inspecteurs prennent la disparition au sérieux. Pendant 600 pages l’auteure ne vous donnera pas la moindre piste sur le dénouement, elle sème le doute ça oui, on ne sait plus à qui se fier, mais elle ne laisse rien transparaître d’autre.

Un livre très bien écrit, le suspens est renforcé par le décompte des jours depuis la disparition de Ben. On alterne les chapitres selon les points de vue des principaux protagonistes : Rachel, la maman et Jim l’inspecteur principal. À travers eux, toutes les pistes pour retrouver l’enfant disparu nous sont racontées.
Par les chapitres consacrés à Rachel, on ressent l’angoisse, l’amertume, la méfiance vis-à-vis de tout son entourage.
Du côté de Jim, nous suivons l’enquête à proprement parler, les pistes explorées, la liste des suspects, ses collègues penchés sur l’affaire et toujours ce sentiment d’urgence plus les jours passent.
Une tension rendue encore plus palpable que le livre est parsemé d’articles de journaux, de blogs qui parlent de l’affaire, souvent très critiques envers Rachel qui a eu le malheur de ne pas se contrôler lors de la conférence de presse, des emails d’experts-psychologues, des lettres de menaces, des messages trouvés sur le net, tout ceci contribue à ce que le livre ne soit pas du tout monotone, vous êtes plongés au cœur de l’affaire comme si vous la suiviez à la télévision.

Le roman est aussi documenté par le site qui existe réellement : www.missingkids.com un fait qui renforce cette impression de réalité, mais ce qui m’a le plus rapproché de la détresse de la maman c’est que Rachel lors du premier chapitre vous parle de ce qu’il s’est passé un an après la date fatidique, elle tutoie le lecteur, vous êtes vraiment mis dans une relation de proximité, inclus dans l’enquête. À plusieurs chapitres ça revient, elle vous tutoie, impossible de se détacher du livre.

Les personnages ont tous une psychologie bien fouillée, que cela soit nos principaux protagonistes, Rachel pas toujours stable, Jim qui voit un psychologue depuis l’affaire et pour une raison que l’on ignore, John, ce père chirurgien pédiatrique, divorcé qui semble soit détaché soit complètement hystérique.
Les personnages secondaires pareils : Emma, l’agent de liaison avec la famille, Katrina la belle-mère de Ben, Ruth la grand-mère dépressive depuis toujours, Nicki, la sœur de Rachel qui a l’air de tout diriger et de se contrôler cache plusieurs secrets, l’assistant maternel louche, l’institutrice de Ben qui condamne un peu trop vite Rachel, la directrice de police, Fraser, froide, voulant résoudre l’affaire, mais qui doute de plus en plus d’une issue favorable, Laura, la meilleure amie de Rachel, les journalistes agglutinés devant la maison familiale. Chaque personnage a ses failles, chacun deviendra dans votre tête suspect.

Je voulais absolument connaître le dénouement, je me suis attachée à ce petit garçon que l’auteure rend très réel grâce aux descriptions qu’elle fait de lui.
Quand le dénouement arrive, le suspens monte crescendo même si j’aurais aimé qu’il soit un peu plus développé. L’épilogue conclut parfaitement le roman avec le thème de la reconstruction.


Un très beau thriller polar/psychologique à lire, pour le côté suspens, mais aussi pour les questions que l’auteure soulève : les médias ne font-ils pas du tort aux victimes, ne sont-ils pas trop intrusifs à la recherche du scoop au détriment des véritables faits ? Pourquoi une mère de famille sera considérée plus vite comme le suspect idéal ? Peut-on connaître réellement quelqu’un même quand il s’agit de sa famille ?

Ne pars pas sans moi de Gilly MacMillan - Thriller/polar psychologique - édition Pocket ( paru auparavant chez Les Escales) - 608 pages, 8.50€ - Sorti le 8 juin 2017
vendredi 30 juin 2017

[Avis] Meurtres pour rédemption de Karine Giebel



Voilà 15 minutes que j’ai terminé ce livre, mon mari m’a demandé si j’avais un souci : je suis sonnée.
Rarement, un livre m’a mis dans cet état sur 988 pages, et ce jusqu’à la dernière ligne. 

Je suis passée tout le long par un tas d’émotions : haine, tristesse, nausée pour certaines scènes, pitié, horreur, déni, colère, frustration.

C’est l’histoire « banale » d’une jeune fille de 21 ans condamnée à perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans. Marianne est une tueuse. 
C’est ce que dit la justice, mais c’est un personnage bien plus complexe que cela que j’aimerais tant que vous découvriez.
Marianne est devenue au fil de ma lecture un personnage réel, j’étais enfermée à ses côtés dans la prison, mais aussi dans son esprit.
Oh Marianne comme j’aurais voulu te serrer dans mes bras, j’ai hurlé dans ma tête, j’ai plané avec toi m’échappant moi aussi de cette jungle carcérale.

Un livre en 2 parties : une première moitié dans la prison et une seconde partie où Marianne va pouvoir (peut-être) trouver la rédemption hors des murs de béton, découvrir le ciel et les trains de ses yeux et non plus à travers les barreaux de sa prison.
Mais est-ce que les barreaux peuvent s’oublier ?
Comment oublier la cruauté du milieu carcéral décrit dans ce roman ?
Comment oublier Daniel, Franck, Laurent, Philippe, Justine...
La liberté vue à travers les yeux de Marianne... La liberté au sens propre, mais aussi au sens figuré, est-ce que nous sommes vraiment libres dans notre être le plus profond ?

Le suspens tout au long, des personnages incroyables, une psychologie pour chacun d’eux, on ne peut qu’être pris d’empathie ou de dégoût.
J’ai retenu mon souffle, souvent, j’ai fermé les yeux pour reprendre pied dans la réalité quelques minutes quand ça devenait insoutenable.
J’ai crié, hurlé en silence, impossible de retenir mes larmes.

Ne vous attendez pas à du répit, il n’y en a pas, chapitre après chapitre on est entraîné dans la violence, la noirceur, on se plonge au cœur de la nuit quand les monstres se réveillent.
Il y a aussi l’amour au milieu de toute cette noirceur, un peu de lumière au fond du cachot.
Des moments beaux quand on ne s’y attend pas du tout ou pas comme ça ou pas de ce personnage-là.

Karine Giebel vous prend vos tripes et les retourne.
Je n’ai pas d’autres mots si ce n’est de lire en étant préparé à plonger dans l’obscurité.

Je suis KO.

J'ai lu tous les livres de Karine Giebel mais celui-ci est mon préféré, un coup de cœur absolu.

Meurtres pour rédemption de Karine Giebel - Édition Pocket - 992 pages, 9,30€ - Thriller/roman noir - Publié le 8 mars 2012
lundi 18 novembre 2013

A l'aube l'espoir se lève aussi de Belva Plain




A l’aube l’espoir se lève aussi
De
Belva Plain
479 pages, 7.60€
Pocket Éditions, 6 février 2012

Peter Crawfield, dix-neuf ans, est atteint d'une mucoviscidose arrivée en phase terminale. Ses parents, Arthur et Margaret, apprennent à l'occasion d'un énième test que cet enfant qu'ils ont tant choyé n'est en fait pas leur fils biologique. Un échange de bébé à la maternité et nombre de vies brisées...
Alors que l'inéluctable survient, et malgré leur chagrin, ils vont tout tenter pour retrouver leur fils naturel, quelque part aux États-Unis ou ailleurs. Quitte à bouleverser totalement la vie d'une autre famille...




D’après la 4eme de couverture, je m’attendais à une enquête bouleversante sur la recherche de l’enfant biologique de Margareth Crawfield et de son mari Arthur, mais j’étais loin du compte.

Comme vous le lisez sur le résumé, après une série de tests supplémentaires pour tenter de sauver leur fils, Peter 18 ans, atteint de mucoviscidose, ils apprennent qu’il n’est pas leur fils biologique. Il y a, sans doute, eu échange de bébés à la maternité. A la mort de Peter, ses parents ne savent pas quelle décision prendre, rechercher leur enfant au risque de briser une autre famille ou en faire le deuil ?

L’auteure ne s’arrête pas à cette seule intrigue ; alors que je pensais suivre Margareth dans ses recherches, quelques pages après le début du livre nous faisons la connaissance de Laura et Bud Rice.
Laura a 2 fils, Tom 18 ans et Timmy 11 ans, atteint lui aussi de mucoviscidose.
Nous lisons ses pensées, ses tourments concernant son mariage et ses fils, elle est, non seulement, inquiète pour son fils malade mais aussi pour Tom qui est devenu partisan de Jim Johnson, un homme qui tente de se faire élire au sénat avec des idées racistes et radicales.
Ensuite, nous faisons un bon dans le passé, un long flashback, nous lisons la vie de Laura de son enfance à aujourd’hui.

Même si j’ai deviné assez vite que les Crawfield et les Rice étaient liés, l’auteure ne l’écrit pas clairement.
Il nous faut attendre la 2eme moitié du livre, la page 205 exactement, pour que la révélation leur soit faite.
Peter était le fils de Laura, Tom est le fils de Margareth.

Je pensais lire alors comment allaient réagir les deux familles mais Belva Plain ne fait pas dans la facilité, plusieurs intrigues entre en jeux, un véritable imbroglio !

Il y a cette élection entre Jim Johnson et Ralph Mackenzie, Ralph Mackenzie qui est l’avocat chargé de révéler aux Rice la terrible nouvelle.
C’était déjà une histoire difficile en soit mais elle se complique encore plus quand on apprend que les Crawfield sont juifs, un fait inacceptable pour Tom et son père. Je ne peux pas vous en dévoiler plus mais, sachez qu’il y a une histoire concernant le ku Klux Klan, l’histoire de la Shoa racontée par le grand-père de Tom, plusieurs histoires d’amours et drames familiaux.

C’est le grand reproche que je fais au livre, j’ai eu l’impression que l’auteure avait écrit pour écrire ; dans le sens où, l’intrigue met longtemps avant de se mettre en place, une fois que nous y sommes l’auteure alourdit encore cette sombre histoire, il y a des ramifications partout, certaines sont vraiment exagérées.

Cela aurait pu être un beau livre, il ne m’a pas convaincu, même le dénouement final m’a semblé tiré par les cheveux, sans vous en dire trop c’est un véritable happy end à l’américaine.

Je n’ai pas trouvé de fluidité dans le roman, sans doute à cause des multiples intervenants et retournements de situations, j’ai lu toutes les pages mais le milieu du livre m’a vraiment semblé très long.

Comme vous l’aurez compris je n’ai pas été convaincue par ce livre, j’ai l’impression d’avoir été dupée par la 4eme de couverture car, le sujet central du livre est plus Laura, l’environnement politique et raciste du sud des États-Unis, que l’échange des bébés. J’ai, d’ailleurs, été plus passionnée par l’histoire et le passé de Laura que par le reste du livre.
Le sujet sur la mucoviscidose est survolé, on n’apprend que peu de chose sur cette terrible maladie.

Un roman en montagne à russe, des jolis passages puis des pages et des pages qui, pour ma part, ne servent ni à l’intrigue ni au lecteur.
Je ne peux pas dire que je n’ai pas été émue par certaines révélations mais je trouve que Belva plain a voulu en faire trop, j’ai déjà lu de belle fresques familiales où plusieurs intrigues se mêlaient mais, ici, je n’ai pas été emportée ni passionnée, tout ce que je voulais savoir c’est si les Crawfield allaient retrouver leur fils.
Aucun des faits n’est traité en profondeur malgré le nombre de pages, les descriptions n’ont pas réussi à me faire apprécier les personnages hormis l’héroïne, sans doute parce que de nombreuses lignes lui sont consacrées.

Un livre qui pourrait devenir un téléfilm américain de l’après-midi si vous voyez ce que je veux dire.

Pas un mauvais livre mais pas non plus un livre que je conseillerais sauf si vous êtes friand de ce genre de fresque américaine destinée à faire pleurer dans les chaumières.



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