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jeudi 10 mai 2018

Avis : Hazel Wood de Melissa Albert



Il était une fois mon cher lecteur, un livre prometteur, mais qui n’a pas su me convaincre complètement. 
Je ne peux pas te dire que je l’ai détesté, j’ai aimé cette lecture, mais sans plus. 

Je pense que j’en attendais beaucoup, depuis plusieurs semaines les éditions Milan envoyaient à leurs partenaires des enveloppes mystérieuses. 
Une avec un demi-peigne, un os, une page arrachée, etc. 
Du coup quand j’ai reçu le livre, vu la beauté du livre je me suis empressée de le lire. 
J’étais pleine d’attente et de curiosité. 
J’adore les contes, les réécritures de contes ou comme ici un livre mélangeant réalité et contes. 
En plus, ça avait l’air de contes macabres ; tu sais bien que les thrillers, les romans macabres, j’adore donc a première vue il aurait dû me plaire. Pourtant j’en ressors avec un avis mitigé. 
Je lui ai mis la note de 3,5/5, ce qui n’est pas mauvais, une note moyenne. 
J’ai aimé certains aspects, j’en ai détesté d’autres, des petites choses ont perturbé ma lecture, je te raconte tout cela maintenant. 

Le début a plutôt bien commencé tu suis Alice et sa mère, elles ont toujours vécu sur les routes, quittant un état pour un autre jusqu’a ce que Ella la mère d’Alice reçoivent une lettre lui annonçant le décès de sa mère. 
La célèbre Althea Proserpine. 
Elle a été connue pour avoir écrit un recueil de 12 contes, « Contes de l’Hinterland » depuis elle vit recluse dans sa propriété d’Hazel Wood. 

Alice n’a jamais vu sa grand-mère, Ella n’en parle jamais, Alice sentant que c’était un sujet tabou à cherche seule à en apprendre plus jusqu’à se lasser de côtoyer les fans de Althea sur la toile. 
Des fans l’écrivaine en a des tas. 
Ils connaissent plus de détails sur elle que sa propre petite-fille.

Avec le décès de sa mère Ella annonce à Alice que c’est fini de vivre sur les routes, qu’elles vont désormais s’établir pour de bon à New York. 
Quelque temps après, sa mère épouse Harold, un homme riche, Alice n’aime pas trop cette situation, mais s’en accommode en suivant les cours dans un lycée privé, en travaillant dans un café. 
La vie pourrait s’écouler normalement jusqu’à ce qu’un jour Alice en rentrant chez elle sente qu’il est arrivé quelque chose de grave. 
La veille au café elle avait reconnu l’homme qui l’avait enlevé 10 ans plus tôt, des choses bizarres se produisaient, elle ne s’en était pas préoccupée jusqu’ici. 
La seule personne sur qui elle peut compter et qui comprendrait sûrement la situation c’est Finch, élève au même lycée qu’Alice et fan des contes de sa grand-mère. Tous deux, ils vont tenter de retrouver Ella, la mère d’Alice. 
Voilà le pitch de départ.

Si je suis rentrée très facilement dans le livre jusqu’à la moitié du livre après j’ai ressenti quelques longueurs, des informations parfois brouillonnes qui ont coupé la fluidité de ma lecture. 
Ensuite, Alice, le personnage principal, je ne l’ai pas aimée, je n’ai pas ressenti d’empathie particulière pour elle. Son caractère n’aide pas, elle pique des colères, je n’ai pas apprécié la façon qu’elle traitait Finch, même si par après tu comprends pourquoi elle agit de la sorte cela ne m’a pas convaincu. 
Quand je lis un livre j’ai besoin de m’attacher aux protagonistes, au moins de voir évoluer l’histoire à leur côté. 
J’ai vraiment préféré Finch à elle même s’il est étrange, il est plus attachant. 

Comme je te le disais, j’ai éprouvé des difficultés avec l’écriture. 
J’ai adoré la partie qui se déroule à New York, j’ai aimé lire deux des contes au cours de mon avancée dans le livre, mais à un moment, l’autrice m’a perdu en route. 
On a très peu d’explication sur le monde fantastique imaginé par Mélissa Albert, tout arrive très vite et à mon sens certains rebondissements étaient trop faciles. 
J’avais deviné certains éléments, mais pas tout. 
Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé la seconde partie du livre, j’ai juste eu des difficultés avec le flot d’information que tu reçois d’un coup, ce ne serait pas très important s’ils étaient développés, mais je trouve que l’on reste très en surface. 
C’est plausible, c’est intéressant, oui tu as l’impression d’être dans un conte, mais il m’a manqué de subtilités et de détails pour pouvoir totalement apprécier ces passages. 

Les protagonistes ne sont vraiment pas nombreux et je préfère éviter de parler de certains pour éviter tout spoiler. 
L’ambiance que j’attendais elle est présente, c’est glauque, par moment un peu effrayant, en tout cas ça le sera pour de jeunes lecteurs. 

La fin ne m’a ni saisie ni laisse sur un goût d’inachevé, je dirais qu’elle est correcte, mais qu’il y aurait pu avoir mieux. 

En fait, c’est cette sensation que j’ai eue tout au long de ma lecture surtout dans la deuxième moitié, beaucoup de bonnes idées, mais pas assez développée. On reste en surface. Des aspects de l’intrigue auraient mérité d’être mieux traités, détaille plus en profondeur. 
Je pensais que c’était un tome unique, mais en le notant sur Goodreads j’ai vu qu’il y avait un tome deux.
Peut-être que l’autrice développera plus ce qui m’a manqué, peut-être en saurons nous plus sur ces contes d’Hinterland et que le brouillard se fera moins dense. 

Comme tu le vois j’ai aimé certains aspects, le suspens, les deux contes, le rythme qui est assez haletant pour une bonne partie du roman, l’ambiance sombre est parfaitement décrite, le personnage d’Alice est complexe son caractère qui m’a déplu en milieu de lecture s’améliore et à la fin me convainc un peu plus. 
Un très bon départ, un milieu plus plat, et une fin mitigée, pas surprenante, mais qui ne m’a pour autant pas déçue. 
C’est vraiment la sensation d’inachevé, de brouillon qui a gâché ma lecture heureusement pas tout au long, je te le répète cette sensation se trouve en milieu de livre quand le fantastique commence réellement.

Une lecture en demi-teinte qui trouvera son public j’en suis certaine. 
J’en attendais peut-être trop, je me dis aussi que c’est un premier livre, Melissa Albert affinera certainement son style par la suite, car de bonnes idées elle en a. 




Hazel Wood de Melissa Albert - traduction de Maud Ortalda - Young Adult - fantastique - 384 pages, 16,90€ - Édition Milan, en librairie le 25 avril 2018 - 
vendredi 2 février 2018

[Avis] L'autre soeur de Cylin Busby



Mon cher lecteur ce livre est parfait si tu as envie de commencer à lire un suspens psychologique ou ceux qui comme moi adore les retournements de situations. 
C’est un super suspens psychologique pour ado, il m’a fait penser à deux livres même si l’histoire n’a rien à voir : Les apparences de Gillian Flynn et la fille parfaite de Mary Kubica.(roman adulte tous les deux)

Sarah a disparu depuis 4 ans. 
Nico, sa plus jeune sœur, 11 ans à l’époque des faits subit la famille dysfonctionnelle qu’ils forment maintenant tous les trois.
Sa mère est inquiète à la moindre minute de retard de Nico, elle passe son temps à enquêter sur la disparition de Sarah et son père s’est renfermé. P
lus Nico grandit, plus elle ressemble à Sarah. 
Au moment où tu lis le roman, elle a le même âge que quand Sarah est partie.
Au collège, elle est la sœur de la disparue, sa seule amie qui n’habitait pas la ville au moment du drame est Tessa.
La seule qui prend Nico pour ce qu’elle est. Si sa mère semble croire que sa fille est toujours en vie, Nico n’y croit plus.
Combien de fausses joies ils ont eues, combien d’identifications de cadavres alors que ce n’est pas Sarah.
Elle travaille comme bénévole à un service d’écoute téléphonique pour ado, si elle peut aider un autre ado, elle espère aussi que peut-être un jour c’est Sarah qui appellera.
Nico n’est pas trop bien dans sa peau ; ses parents sont toujours sur le qui-vive attendant qu’elle aussi devienne une ado difficile ; pourtant Nico est l’opposé de sa sœur elle fait, en tout cas, tout ce qu’elle peut pour aider ses parents, les laissant même fouiller son téléphone.
Un jour, un appel de Floride semble cette fois le bon. Sarah a été retrouvée, mais est amnésique ; elle se souvient de bribes de son passé, mais c’est comme si son cerveau pour la protéger avait effacé les traumatismes de sa mémoire.
Nico est à la fois heureuse et inquiète de retrouver sa sœur. 
Sa sœur qui était égoïste, garce, blessante, avec elle. 
Comment sera-t-elle maintenant ?
Et justement, la Sarah d’autrefois n’est plus la même, bien sûr les blessures et les violences qu’elle a subies ces 4 dernières années ont altéré sa personnalité, elle est devenue craintive, elle fait des cauchemars.
Le plus saisissant pour ses parents et Nico c’est sa bonté. Mais après tout, elle a 19 ans maintenant, c’est presque une adulte.
Chacun peine à retrouver ses marques, les parents, mais aussi Nico et Sarah.

Ce livre est brillamment construit. Nico est la narratrice, elle te raconte l’avant et l’après-disparition de Sarah. 
Comment elle le vivait à ce moment-là et ce qu’elle ressent maintenant.
C’est un personnage crucial du roman et très attachant. 
Tu ressens combien elle a souffert toutes ces années, avant et après la disparition de Sarah, mais aussi maintenant qu’elle est revenue, elle est de nouveau la sœur de la revenante.

Cylin Busby t’embrouille le cerveau et te rend complètement accro à ta lecture en parsemant de temps en temps des pages consacrées à Sarah lors de sa détention et ce qu’elle a vécu. Des passages douloureux à lire surtout que ton cerveau imagine encore pires.

Le mystère autour de Sarah est constant, jusqu’à la fin l’auteure te tient en haleine.
Une psychologie des deux sœurs superbement construite, un suspens maintenu, tu crois deviner certaines choses, tu tiques sur certains points puis au chapitre suivant tes doutes sont balayés par de nouvelles informations.

Le livre se déroule comme un huit clos, même si les personnages ne restent pas au même endroit, ton attention est vraiment braquée sur la famille.
Tu es comme Nico, heureuse de retrouver sa sœur, mais en plus une vraie sœur. 
Un lien fort les unit. 

Mais qui est vraiment Sarah c’est la question que tu vas te poser jusqu’à la fin.
Tu auras des indices bien avant, mais ça, je te les laisse découvrir par toi-même, ces indices, ces éclaircissements ne te pousseront qu’à une seule chose : terminer au plus vite ta lecture pour tout comprendre.

J’ai adoré ce suspens psychologique pour YA

L'autre soeur de Cylin Busby - traduction de Sarah Dali - Jeunesse à partir de 13 ans, suspens psychologique - 288 pages, 14.90€ - Édition Mila, en librairie le 24 janvier 2018
mercredi 27 décembre 2017

[Top 2017] Partie 3 : les romans Young Adult


Encore un article aujourd'hui pour te parler de mes meilleures lectures de l'année en Young Adult. Je ne te dévoile pas encore lequel ou lesquels se retrouveront en top mais chacun de ces livres est à lire, je les ai tous adorés, et encore je me limite, car il y en avait d'autres que je voulais te montrer.
La plupart sont des sagas, certaines terminées cette année, mais je ne te montre qu'un seul tome à chaque fois. 

C'est parti, rappelle-toi mon cher lecteur il n'y a aucun ordre ni de lecture ni de préférence je ne dévoilerai rien sans que je te parle de chaque genre que je lis ^^









 à part Elia, la passeuse d'âme ce sont tous des livres lus et sortis cette année, tu n'as que l'embarras du choix :p

Et toi, mon petit lecteur, déjà lis-tu du Young Adult et si oui quelles ont été tes lectures préférées cette année ?

A demain avec mon top littérature jeunesse :)


lundi 6 novembre 2017

[Avis] Grisha, tome 1 : les orphelins du royaume de Leigh Bardugo



Voilà des années que je voulais lire cette trilogie sortie au départ chez un autre éditeur, un seul tome avait été publié ; du coup, le livre était resté dans ma liste d’envie, espérant qu’un jour la suite soit traduite en français.
Cette année, Milan a annoncé la publication de la saga au complet, du coup je me suis lancée avec enthousiasme dans le roman. 
Je n’avais pas été relire d’avis depuis 2013, je pense, à ce moment les avis étaient enthousiastes, je comprends pourquoi aujourd’hui.
Sans que cela soit un coup de cœur j’ai adoré ma lecture, vite mai 2018 pour le deuxième tome !

Nous suivons Mal et Alina, tout jeune, orphelins ils vivent dans le château du duc Keramsov, il a ouvert les portes de son château aux démunis et plus particulièrement aux enfants. Mal et Alina sont inséparables, ils font des bêtises ; jouent et espionnent ; ils s’imaginent plus tard, vivant toujours ensemble.
On les retrouve ensuite quand ils sont âgés de 18 ans, comme tous les garçons et les filles du royaume de Ravska, ils sont enrôlés dans l’armée du roi. Alina comme cartographe, Mal comme Traqueurs.
Depuis 1 siècle, le « Fold » a coupé la région en 2. 
Le « Fold » est une zone d’ombre noire où vivent des créatures mortelles, les « volcras ». 
Dès qu’une embarcation essaie de rejoindre l’ouest en traversant cette « non-mer » ils les déchiquettent.
Dans cette guerre entamée pour détruire le « Fold » qui les coupe de toutes les autres frontières, empêchant le commerce, les troupes du roi sont aidées par les Grishas, des êtres capables de manipuler les éléments ou la matière ou encore soigner ; une sorte de magie appelée petite science. 
Leur chef, le Darkling, est le plus puissant des Grishas ; on dit que c’est un de ses ancêtres qui a invoqué ces ombres du Fold. 
Les Grishas ont une hiérarchie : les caporalkis, l’ordre des vivants et des morts, ils sont ou, fondeur ou soigneur ; ensuite, il y a les etherealki ; ils font partie de l’ordre des évocateurs ; ils sont soit hurleurs, inferni ou faiseurs de marée, ils maîtrisent les 4 éléments et enfin les materialki, l’ordre des faricators, les durasts et alkemi, ils fondent la matière, la manipule qu’elle soit fer, pierre ou tissus. On les distingue par leur « Kefta » de couleur différente suivant leur don. 
C’est une sorte de manteau soyeux rouge, bleu, vert et noir pour le chef, invocateur d’ombre.

Le jour où sa garnison est envoyée pour essayer une nouvelle fois de traverser le Fallow Fold , Alina est terrifiée, elle a entendu toutes les histoires à propos des volcras, elle sent que quelque chose de terrible va se passer lors de ce voyage
Alors qu’un volcra fonce droit sur Mal, Alina se couche sur lui et une immense vague de lumière surgit des ténèbres ; tuant et faisant fuir ces effrayantes bêtes et sauvant quelques skiffs.
Alina ne comprend rien à ce qu’il s’est passé d’autant plus qu’elle s’est évanouie.
Elle ne le sait pas encore, mais elle possède une arme en elle capable de détruire le Fold, elle ne l’a jamais invoqué, elle n’est pas capable de s’en servir c’est donc pour apprivoiser ce don et la protéger de tous leurs ennemis que le Darkling emmène Alina à Little Palace. Le lieu où vivent et apprennent les Grishas.

Leigh Bardugo nous offre un premier tome passionnant, de la fantasy dans une contrée russe, j’ai tout simplement adoré. 
Même si on ne peut situer avec certitude les contrées du livre, les descriptions des architectures et de la langue des habitants vous permettent de plus ou moins être certain que c’est un pays du nord de la toundra.
Si les descriptions des paysages sont très visuelles celles des protagonistes l’est tout autant, même si, il faut s’habituer aux différentes couleurs des manteaux et pouvoirs des Grishas.
Alina je l’ai de suite aimée, petite fille chétive, craintive, jeune femme cachant ses sentiments grandissants pour Mal, voulant toujours le mieux pour lui et enfin jeune apprentie Grisha, une biche effarouchée au départ, en colère contre ce don qu’elle ne comprend pas, triste d’être séparée de Mal, faible de constitution alors que tous les geishas ont l’air beau et fort. 
Modeste et discrète, les jeux de pouvoir, les mesquineries de la cour elle s’en moque, elle trouvera pour cela une alliée en la personne de Genya. 
Une fois qu’elle maîtrise son pouvoir, elle prend confiance en elle, elle est déterminée à accomplir ce pour quoi elle est sur terre, délivrer les habitants de la noirceur. 
Un personnage qui évolue en bien même si elle aura des décisions difficiles à prendre.
Mal, c’est le soldat fort et sur de lui, il fait tomber les filles sous son charme et ne se rend pas compte de l’amour que Alina lui porte, pour lui c’est toujours la brindille, sa meilleure amie. 
Quand Alina est envoyée à Little palace, ils sont séparés et devront apprendre à vivre l’un sans l’autre.
Un personnage masculin qui m’a agacée quand il joue le fanfaron, mais que j’ai appris à aimer ensuite.
Enfin, le troisième personnage principal de cet opus est le Darkling, impossible de lui donner un âge, un homme brun, ténébreux, charismatique que tous craignent sauf Alina. 
Elle n’a pas peur de lui dire ce qu’elle pense.
Il veut, avec l’aide d’Alina, combattre ce « Fold » responsable de tant de malheur. 
Peu à peu, ces deux-là vont se rapprocher, il va la défendre contre Baghra, vieille femme aigrie chargée de développer le don d’Alina.
Il fait aussi peur qu’il est attirant. 
On ne peut s’empêcher de l’admirer. Un être mystérieux et captivant.

C’est là où ça pêche pour moi, un point que je n’ai pas aimé dans cet opus, le triangle amoureux. Alina a à la fois des sentiments pour Mal et développe une attirance pour le Darkling.
Fort heureusement ce fait n’est pas trop présent dans le roman, car ça a le don de me hérisser les poils.
Je peux comprendre qu’on développe des sentiments pour une autre personne, mais je n’aime pas l’indécision.

Bref mis à part ce point cher lecteur j’ai vraiment adoré ce tome, on peut le dire, d’introduction dans l’univers créé par Leigh Bardugo. 
Même s’il se passe énormément de chose, qu’il y a beaucoup de retournement de situations, l’auteure prend le temps d’asseoir son intrigue et son univers. 
Même si, je trouve, qu’à certains moments il manque de profondeur ou d’éclaircissement, je suppose que mes questions trouveront réponse dans la suite de la trilogie.

Des personnages attachants, surtout Alina qui est la narratrice la plupart du temps, on suit avec elle les différentes étapes qui nous mèneront au dénouement, une fin de livre haletante, qui nous donne qu’une envie avoir le tome 2 en main.

On apprend en même temps qu’Alina à adopter et comprendre cette casse des Grisha.
Je l’ai plaint, j’ai eu envie de la secouer par les épaules, elle manque tellement de confiance en elle, je n’aime pas que quelqu’un se trouve moche, ce sont les mots du livre, j’ai pris avec elle le poids qu’elle porte sur ses épaules : le sauvetage ou la destruction de Ravska.
J’ai eu le cœur serré et j’ai craint pour elle ainsi que pour un autre personnage.
J’ai aimé sa loyauté et son amitié envers Genya, elle ne s’occupe pas des convenances, peu importe pour elle l’échelle sociale.
Enfin, j’ai aussi apprécié la mythologie développée, même si c’est très peu, autour de la nature, des animaux et plus particulièrement sur le cerf.

Une écriture fluide, sans aucune difficulté ni ce n’est les pouvoirs et noms des différents intervenants.
Pas de temps mort, peut-être un peu plus au début, mais un final où on n’a pas le temps de reprendre son souffle.

Un univers fantasy dense et riche, une jolie et tendre romance qui fera palpiter votre cœur, des obstacles et des dangers à affronter.
Des héros et des anti héros, des humains et des êtres surnaturels, des jolis paysages et bâtiments.
De la corruption au sein de la royauté et de l’église au détriment du peuple, un asservissement des gens, on est un peu dans le système féodal avec les nobles, les serfs et les paysans.

Une histoire solide et addictive, un folklore, des mythes et légendes que j’ai appréciés. 
Des protagonistes attachants ou détestables.

Je reproche donc ce triangle amoureux, ce ralentissement de tempo au milieu du livre durant l’apprentissage du don d’Alina où il manque quelque peu de piquants (même si c’était nécessaire pour comprendre les tenants et aboutissants de l’intrigue) et un manque d’explications sur certains faits pourtant très intéressants.

À part ces points qui m’ont dérangée, mais qui ne m’ont aucunement nui à ma lecture, j’ai adoré ce premier tome et je me réjouis déjà d’être en mai pour retrouver Alina et son destin.

Grisha, tome 1 : les orphelins du royaume de Leigh Bardugo - Fantasy Young Adult - 336 pages, 15.90€ - Édition Milan, en librairie le 11 octobre 2017
jeudi 30 janvier 2014

Emi de Annelore Parot








Emi
de Annelore Parot
48 pages, 14.50€
Album jeunesse, à partir de 4 ans 
Thème : Kokeshi, Japon, Amitié
Edition Milan, Collection Kokeshi, 6 novembre 2013







Emi est la plus grande des quatre Kokeshis. Elle aime la mode et s'essaie ici à la création d'une collection d'objets aux motifs variés. Elle s'installe à son bureau, pleine d'entrain, mais l'inspiration lui fait défaut. 
Elle décide alors de téléphoner à son ami Maximoto, qui l'entraîne dans Tokyo pour y glaner des idées. 
Ils commencent par s'installer dans un café au très joli décor. Maximoto veut qu'Emi s'amuse. Il l'emmène faire un tour de manège dans un parc d'attractions un peu déglingué. Puis les deux compères retrouvent leurs esprits dans le calme d'un jardin zen. La prochaine surprise : la visite d'un bar à hamsters, avant de se poser quelques instants pour déguster un bol de ramens (nouilles japonaises). Dans le quartier chic d'Aoyama, ils découvrent un magasin de chaussettes puis s'émerveillent devant une exposition d'art contemporain. 
La nuit tombe. Le temps est venu de se reposer devant une vue magique de Tokyo illuminé, tout en haut d'une tour.
 Retour enfin à l'atelier : Emi imagine toute une collection de motifs en s'inspirant de ce qu'elle a vu au cours de sa journée. Le résultat est présenté dans un éventail pop-up qui clôt l'ouvrage en toute beauté !


De format carré, une couverture épaisse et « matelassée »
(je ne connais pas le terme exact), Emi, la petite Kokeshi est cousue en relief, elle est en "simili cuir" et juste en dessous d’elle se trouve l’étiquette Kokeshi, une étiquette amovible. (voir couverture)

Entrons maintenant dans l’album : 

On ouvre la première où Emi se présente et explique ce que sont les Kokeshis. 
Cela commence en toute beauté, la première page a un cercle découpé pour apercevoir la tête d’Emi derrière. 
Ensuite nous suivons Emi, en panne d’inspiration pour dessiner les motifs pour sa collection d’objets. Elle est accompagnée de Shika, son animal de compagnie. 


Comme vous le lisez dans le résumé, Emi va demander à son ami Maximoto des conseils. Maximoto lui donne alors ce conseil : « Ne pense plus à rien et ouvre grand les yeux ». 
Voilà nos amis partis en promenade (voir résumé).
  



On continue à s’émerveiller sur la beauté des illustrations, les couleurs utilisées et les rabats ou découpages parsemés dans le livre. 
J’ai particulièrement apprécié que les mots japonais (par exemple quand ils sont au restaurant) soient expliqués et traduits. 
                                        


Pour en revenir aux illustrations elles sont splendides, parents comme enfants vont adorer, des couleurs tendres et pastels. 

Des pages de motifs où Annelore Parot s’est inspirée de véritables estampes japonaises du célèbre Utagawa Kuniyoshi, un des grands maîtres japonais de l’estampe sur bois (c’est indiqué en début de livre)
Si vous voulez voir de vous-même qui est cet artiste : voir l’article qui lui est dédié sur Wikipedia (click click). 
Annelore Parot pour créer ses images s’est librement inspirée du plus vieux parc d’attractions japonais : le parc Hanayashiki à Tokyo, un parc ouvert depuis 1853
Vous pouvez voir quelques photos ici 
L’auteure rend aussi hommage à Totoro, un personnage du film d’animation « Mon voisin Totoro » des Studio Ghibli. 

Les rabats et découpages sont très ludiques pour les enfants, il y a plein de détails, on s’émerveille vraiment à chaque page





Petit plus pour voir si votre enfant a bien suivi et observé l’album en derrière page : une double page s’ouvre en éventail, on lui demande de retrouver les souvenirs de la journée d’Emi
Plein de petits objets sont dessinés sur l’éventail, de quoi prolonger l’amusement pour l’enfant et le faire réfléchir et observer. 



Parmi les thèmes évoqués dans le livre on retrouve les Kokeshi (qui sont-elles), le Japon (on peut observer leurs coutumes, leurs manières de se vêtir, leurs architectures, leurs arts), l’amitié grâce à Maximoto qui lui donne ce si bon conseil : observer ce qui l’entoure. 
Une très jolie morale, vous pouvez faire le test, nous-mêmes adulte, nous ne sommes pas attentifs à la beauté de la nature qui nous entoure, aux monuments, etc. 
J’ai un petit coup de cœur pour la page qui montre leur ballade dans le jardin zen avec ces pruniers en fleurs. 

Une très jolie collection que je vais m’empresser de continuer pour ma souricette, apprendre une autre culture c’est toujours intéressant et cet album le fait tout en amusant l’enfant

Une parfaite réussite, un album que je ne peux que conseiller de par la richesse de ses illustrations, sa mise en page et la très belle histoire qui est racontée.
Il conviendra aux petits à partir de 4 ans, mais aussi aux plus grands ! 

Je vous retrouve bientôt pour vous présenter, cette fois, « Les petits ateliers d’Isako ». 


Pour en savoir plus : 

Sur les Kokeshis


Retrouvez les autres albums et objets déjà publiés chez les Editions Milan dans la collection Kokeshi ici 

Sur Annelore Parot 

copyright Decitre
Depuis son atelier de Lyon, Annelore Parot passe son temps entre l’édition, la presse, la publicité et le textile. 
Son portfolio ici 


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