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mardi 6 février 2018

[Avis] Le gang des prodiges, tome 1 de Marissa Meyer



OK je l’avoue, Marissa Meyer, juste le nom je lis les yeux fermés. 
Oui, mon cher lecteur, je suis fan de la saga « Les chroniques lunaires » ; j’ai adoré "Heartless" quant à celui-ci... roulement de tambour je suis fannnnn de ce nouveau monde créé par l’auteure où la frontière entre le bien et le mal est bien mince
Mon seul regret, je l’ai déjà fini, 602 pages dévorées en un jour. 
Oui OK j’aurais pu ralentir mon rythme, mais tu n’as pas encore lu le livre alors tu ne peux pas savoir à quel point ce monde est addictif.
Et ce cliffhanger !! Vivement le tome 2
Bon, passons à l’avis un peu plus construit, car là tu as mes réactions qui partent dans tous les sens

Marissa Meyer a, je trouve, créé son univers intelligemment pour que le lecteur ne se perdent pas et puisse entrer dans le roman en connaissance de cause. 
Tu as la distribution des personnages, les renégats comme les anarchistes. 
Ensuite 3 pages sous forme de lettre qui t’explique pourquoi le monde est tel qu’il est aujourd’hui, en particulier la ville de Galton ; puis, enfin, un prologue où tu rencontres une des principales héroïnes du roman Nova, âgée alors de 6 ans, ce qu’il va se passer pour que sa vie change à tout jamais et qu’elle devienne Nightmare 10 ans plus tard quand le livre commence réellement.

Dès le départ, j’étais déjà convaincue par l’histoire de Ace Anarchy, des prodiges, des renégats et du monde qui a sombré dans le chaos.

Nova ne s’est jamais remise de ce qu’elle a vécu à l’âge de 6 ans ; elle cultive sa vengeance envers les renégats, une rage qui la consume. Elle est déterminée à accomplir sa vengeance : tuer Captain Chromium et tout le conseil des renégats. 
Elle n’est pas seule, 5 anarchistes vivent encore terrés dans les anciens tunnels. 
Quand Cyanide lui suggère, d’infiltrer les renégats, en tant que Nova lors des épreuves destinées à recruter les nouveaux prodiges (des êtres comme toi, comme moi, dotés de pouvoirs allant de voler, défier les lois de la gravité, se changer en pierre, et tout ce que tu peux imaginer), au départ cette idée ne l’enchante guère, mais elle se rend vite compte que cela serait l’idéal pour elle observer ses ennemis. Au cours de sa démonstration, elle intègre l’équipe de Sketch ou Adrian, Smokescreen ; La tueuse rouge et Monarque c’est l’équipe qui l’a choisie, elle, Nova, alors qu’ils l’ont déjà rencontrée, mais sous le masque de Nightmare ainsi que du mystérieux Sentinelle qui détient plusieurs pouvoirs.

Tu vas me dire, mais avec tous ces noms tu ne t’y perds pas ? Pas du tout ; je t’ai donné les noms qu’ils se donnent grâce aux pouvoirs qu’ils détiennent, mais sinon ils se parlent en utilisant leur prénom ; très vite, tu comprends qui est qui et dans quel camp il est.

Ce qui m’a le plus plu dans ce premier opus ce sont les sujets soulevés et surtout le thème du bien et du mal. Les anarchistes comme les renégats ont une vision différente pour diriger Galston et le monde.
Je serais bien incapable maintenant de te dire vers quel camp mon cœur bascule, car l’un comme l’autre ont de bonnes idées, mais font aussi du mal autour d’eux.
Le thème est aussi abordé par le biais des deux héros du livre, Adrian et Nova
Ils ont tous les deux une philosophie en tête qui n’est pas celle ni des renégats ni des anarchistes. Nova est, sans doute, l’héroïne dont les certitudes vont le plus être ébranlées au contact de Adrian et des autres renégats.
Ils ne sont plus ces êtres sans scrupule, ces super héros qui jouent à la star comme elle le pensait, mais des êtres humains avec des failles, des blessures, des craintes, de l’humour, des êtres humains tout simplement.
Plus elle côtoie Adrian et son équipe, mais surtout Adrian et aussi Max ce petit bonhomme de 8 ans qui te fera poser beaucoup de questions ; plus Nova réfléchit à ce qu’elle veut réellement.

L’écriture de Marissa Meyer est tout simplement prodigieuse. Elle te plonge directement dans le monde qu’elle a créé, mais en plus elle travaille une psychologie poussée de ses protagonistes.
Nova, que tu suis finalement dès son plus jeune âge ; ce qui l’a construit tel que l’ado qu’elle est aujourd’hui. T
u vas suivre son code de conduite, sa morale, les questions qu’elle se pose non seulement sur les renégats, mais aussi sur ceux qui sont censés être les gentils, les anarchistes.
Les recherches qu’elle mène contre les renégats. 
Qui est la sentinelle ? Une de leurs inventions ?
Je te l’ai dit plus haut que ses certitudes vacillent au contact de Adrian, mais aussi par ce qu’elle voit et apprend.
Adrian est le second narrateur, le deuxième héros.
Tu as donc deux amis qui sont dans des camps opposés, mais sont-ils vraiment si opposés que cela ?
Bien sûr, Adrian lui ne connaît rien des aspirations de Nova.
Son but à lui découvrir Nightmare, elle a prononcé une phrase “Sans la peur il n’y a pas de courage” qui lui a rappelé un mauvais souvenir. Il doit découvrir ce qu’elle sait.
Si Nova est obnubilée par sa vengeance au point de commettre des erreurs de jugement ; Adrian lui aussi n’a qu’une idée en tête (retrouvez Nightlare) ; cela lui fera prendre de mauvaises décisions pour son équipe.

Si toi, lecteur, tu comprends, qu’au premier regard, bien avant que Nova fasse partie des renégats, il y a une attirance entre eux, Nova n’est pas prête à baisser sa garde ni à faire totalement confiance même si par plusieurs fois ses pensées vacilleront, tout comme Adrian qui cache un lourd secret et ne veut en parler à personne pour le moment. 
Attention, c’est un tout début de romance, si on peut dire romance, elle ajoute un peu de piment, car nos deux héros s’entendent à merveille, mais ils sont de deux camps opposés, un amour interdit.
 Je pense que cela sera développée dans la suite. 
En tout cas, Adrian et Nova sont deux personnages complexes et complets. Oui, j’ai un faible pour Adrian, mais la jeune Nova m’a aussi convaincue. Aussi tête brûlée qu’elle soit ; elle cache sa peine sous ses airs caustiques, sa force mentale comme physique.
Tous deux sont blessés psychologiquement depuis leur enfance et ne s’en sont pas remis.

Ce ne sont pas les seuls personnages créés, tu vas en rencontrer bien d’autres, tous différents par leur pouvoir, mais aussi par leur psychologie. J’ai particulièrement aimé Max, Monarque et Cyanide.
Malgré cette foule de personnages que tu vas rencontrer, tu ne te perds à aucun moment entraîné que tu es dans l’intrigue. Tout au long de ma lecture, je n’ai pas su me positionner dans un cas ou dans l’autre et je ne le sais toujours pas.

Alors oui tu vas me dire, c’est bien tout ça, mais, l’intrigue, quid de l’action ?
L’intrigue, les intrigues, sont celles des deux camps, des deux héros. Les anarchistes veulent détruire les renégats ; les renégats éliminer les anarchistes, mais, est-ce que toutes leurs actions sont-elles vraiment louables et justes ?
L’action est présente du début à la fin, même si elle arrive plus au 2/3, je suis honnête avec toi. Ces actions amènent de nombreux rebondissements et révélations des deux côtés.
Le monde n’est pas tout noir ou tout blanc, mais comporte beaucoup de nuances de gris.
Encore une fois, Marissa Meyer m’a subjuguée par son talent. Au cours des batailles, des combats ou simplement lors d’une fête d’anniversaire ; elle te fait réfléchir sur tes propres valeurs
Le fait d’écrire que tout le monde peut être un héros à condition de s’en donner les moyens par exemple, il ne faut pas toujours avoir un super pouvoir pour accomplir quelque chose d’héroïque. 
De nombreuses fois, elle va te happer comme cela au cours de ta lecture tout en restant totalement fluide, addictive, intéressante et ô combien passionnante ! 

Je ne pensais pas autant adhérer aux superhéros, super-vilains, héros ou antihéros. 
Eh oui ! Tu devras lire pour comprendre ce que je veux dire par là, l’auteure te montre que mettre les gens dans des cases, leur coller des étiquettes ne fonctionne pas, on ne connaît vraiment jamais quelqu’un. Est-ce que l’on se connaît soi-même ?
Je me suis aussi prise aux jeux des pouvoirs, quel pouvoir est-ce que j’aimerais posséder et qu’en ferais-je ?

Pour ce qui est du monde créé par Marissa Meyer, il est, actuellement, dirigé par le conseil des 5, les 5 renégats les plus puissants ; ceux qui ont vaincu les anarchistes. Ils œuvrent à remettre le monde en route, surtout la ville de Galston qui reste un exemple dans le monde entier. 
Ils s’occupent de relancer l’économie, rebâtir les infrastructures ; faire régner la paix et l’ordre, voter des lois, recruter et former les renégats, diriger, etc. 
Ils veulent le bien, mais est-ce que s’octroyer le pouvoir n’a-t-il pas un prix ? Est-ce que chaque décision prise est juste. Encore une fois, la frontière entre le bien et le mal est très mince. Vouloir le bien oui, mais à quel prix ?
Que serais-tu prêt à faire toi pour que le bien règne sur la terre ?

C’est un livre passionnant, la lutte des faibles contre les forts, les deux camps vont être ébranlés, secoués. 
Je te l’ai dit, au tout début de mon avis, j’ai dévoré ce livre.
 Je voyais la fin arriver, je voyais le nombre de pages défiler, mais, je ne voulais pas quitter Nova et Adrian, pas du tout, ils vont trop me manquer et cette fin... c’est machiavélique de nous laisser en suspend comme cela.

Je t’ai dit et fait ressentir au travers de mon avis que je n’étais pas arrivée à me positionner pour l’un des camps ; c’est vrai, même en y réfléchissant en écrivant cet avis, non toujours pas. Il y a de bonnes idées chez les uns comme les autres et des faits condamnables aussi. J’ai changé d’avis en le lisant, choisissant un camp plutôt que l’autre, mais au fur et à mesure des découvertes, des informations, des révélations et rebondissements j’ai revu mes positions.
Un personnage m’a vraiment saisie, tout comme Adrian et Max qui ont encore bien des choses, je pense, à nous dévoiler, tout comme Nova et le conseil des cinq.

Un premier tome qui ne se contentent pas de poser les bases d’une saga non tu as tout en main et tout est finement orchestré et manœuvré. Tu approuveras ou pas, tu admettras ou pas, tu seras horrifiée ou incrédule, une chose que je te promets c’est qu’à aucun moment tu ne t’ennuieras.

Entre bonnes raisons et mauvais arguments quel camp choisiras-tu ?


Le gang des prodiges, tome 1  de Marisa Meyer - traduction de Guillaume Fournier - Young Adult, fantastique - 608 pages, 19.90€ - Edition Pocket Jeunesse, en librairie le 1 février 2018
lundi 6 novembre 2017

[Avis] Grisha, tome 1 : les orphelins du royaume de Leigh Bardugo



Voilà des années que je voulais lire cette trilogie sortie au départ chez un autre éditeur, un seul tome avait été publié ; du coup, le livre était resté dans ma liste d’envie, espérant qu’un jour la suite soit traduite en français.
Cette année, Milan a annoncé la publication de la saga au complet, du coup je me suis lancée avec enthousiasme dans le roman. 
Je n’avais pas été relire d’avis depuis 2013, je pense, à ce moment les avis étaient enthousiastes, je comprends pourquoi aujourd’hui.
Sans que cela soit un coup de cœur j’ai adoré ma lecture, vite mai 2018 pour le deuxième tome !

Nous suivons Mal et Alina, tout jeune, orphelins ils vivent dans le château du duc Keramsov, il a ouvert les portes de son château aux démunis et plus particulièrement aux enfants. Mal et Alina sont inséparables, ils font des bêtises ; jouent et espionnent ; ils s’imaginent plus tard, vivant toujours ensemble.
On les retrouve ensuite quand ils sont âgés de 18 ans, comme tous les garçons et les filles du royaume de Ravska, ils sont enrôlés dans l’armée du roi. Alina comme cartographe, Mal comme Traqueurs.
Depuis 1 siècle, le « Fold » a coupé la région en 2. 
Le « Fold » est une zone d’ombre noire où vivent des créatures mortelles, les « volcras ». 
Dès qu’une embarcation essaie de rejoindre l’ouest en traversant cette « non-mer » ils les déchiquettent.
Dans cette guerre entamée pour détruire le « Fold » qui les coupe de toutes les autres frontières, empêchant le commerce, les troupes du roi sont aidées par les Grishas, des êtres capables de manipuler les éléments ou la matière ou encore soigner ; une sorte de magie appelée petite science. 
Leur chef, le Darkling, est le plus puissant des Grishas ; on dit que c’est un de ses ancêtres qui a invoqué ces ombres du Fold. 
Les Grishas ont une hiérarchie : les caporalkis, l’ordre des vivants et des morts, ils sont ou, fondeur ou soigneur ; ensuite, il y a les etherealki ; ils font partie de l’ordre des évocateurs ; ils sont soit hurleurs, inferni ou faiseurs de marée, ils maîtrisent les 4 éléments et enfin les materialki, l’ordre des faricators, les durasts et alkemi, ils fondent la matière, la manipule qu’elle soit fer, pierre ou tissus. On les distingue par leur « Kefta » de couleur différente suivant leur don. 
C’est une sorte de manteau soyeux rouge, bleu, vert et noir pour le chef, invocateur d’ombre.

Le jour où sa garnison est envoyée pour essayer une nouvelle fois de traverser le Fallow Fold , Alina est terrifiée, elle a entendu toutes les histoires à propos des volcras, elle sent que quelque chose de terrible va se passer lors de ce voyage
Alors qu’un volcra fonce droit sur Mal, Alina se couche sur lui et une immense vague de lumière surgit des ténèbres ; tuant et faisant fuir ces effrayantes bêtes et sauvant quelques skiffs.
Alina ne comprend rien à ce qu’il s’est passé d’autant plus qu’elle s’est évanouie.
Elle ne le sait pas encore, mais elle possède une arme en elle capable de détruire le Fold, elle ne l’a jamais invoqué, elle n’est pas capable de s’en servir c’est donc pour apprivoiser ce don et la protéger de tous leurs ennemis que le Darkling emmène Alina à Little Palace. Le lieu où vivent et apprennent les Grishas.

Leigh Bardugo nous offre un premier tome passionnant, de la fantasy dans une contrée russe, j’ai tout simplement adoré. 
Même si on ne peut situer avec certitude les contrées du livre, les descriptions des architectures et de la langue des habitants vous permettent de plus ou moins être certain que c’est un pays du nord de la toundra.
Si les descriptions des paysages sont très visuelles celles des protagonistes l’est tout autant, même si, il faut s’habituer aux différentes couleurs des manteaux et pouvoirs des Grishas.
Alina je l’ai de suite aimée, petite fille chétive, craintive, jeune femme cachant ses sentiments grandissants pour Mal, voulant toujours le mieux pour lui et enfin jeune apprentie Grisha, une biche effarouchée au départ, en colère contre ce don qu’elle ne comprend pas, triste d’être séparée de Mal, faible de constitution alors que tous les geishas ont l’air beau et fort. 
Modeste et discrète, les jeux de pouvoir, les mesquineries de la cour elle s’en moque, elle trouvera pour cela une alliée en la personne de Genya. 
Une fois qu’elle maîtrise son pouvoir, elle prend confiance en elle, elle est déterminée à accomplir ce pour quoi elle est sur terre, délivrer les habitants de la noirceur. 
Un personnage qui évolue en bien même si elle aura des décisions difficiles à prendre.
Mal, c’est le soldat fort et sur de lui, il fait tomber les filles sous son charme et ne se rend pas compte de l’amour que Alina lui porte, pour lui c’est toujours la brindille, sa meilleure amie. 
Quand Alina est envoyée à Little palace, ils sont séparés et devront apprendre à vivre l’un sans l’autre.
Un personnage masculin qui m’a agacée quand il joue le fanfaron, mais que j’ai appris à aimer ensuite.
Enfin, le troisième personnage principal de cet opus est le Darkling, impossible de lui donner un âge, un homme brun, ténébreux, charismatique que tous craignent sauf Alina. 
Elle n’a pas peur de lui dire ce qu’elle pense.
Il veut, avec l’aide d’Alina, combattre ce « Fold » responsable de tant de malheur. 
Peu à peu, ces deux-là vont se rapprocher, il va la défendre contre Baghra, vieille femme aigrie chargée de développer le don d’Alina.
Il fait aussi peur qu’il est attirant. 
On ne peut s’empêcher de l’admirer. Un être mystérieux et captivant.

C’est là où ça pêche pour moi, un point que je n’ai pas aimé dans cet opus, le triangle amoureux. Alina a à la fois des sentiments pour Mal et développe une attirance pour le Darkling.
Fort heureusement ce fait n’est pas trop présent dans le roman, car ça a le don de me hérisser les poils.
Je peux comprendre qu’on développe des sentiments pour une autre personne, mais je n’aime pas l’indécision.

Bref mis à part ce point cher lecteur j’ai vraiment adoré ce tome, on peut le dire, d’introduction dans l’univers créé par Leigh Bardugo. 
Même s’il se passe énormément de chose, qu’il y a beaucoup de retournement de situations, l’auteure prend le temps d’asseoir son intrigue et son univers. 
Même si, je trouve, qu’à certains moments il manque de profondeur ou d’éclaircissement, je suppose que mes questions trouveront réponse dans la suite de la trilogie.

Des personnages attachants, surtout Alina qui est la narratrice la plupart du temps, on suit avec elle les différentes étapes qui nous mèneront au dénouement, une fin de livre haletante, qui nous donne qu’une envie avoir le tome 2 en main.

On apprend en même temps qu’Alina à adopter et comprendre cette casse des Grisha.
Je l’ai plaint, j’ai eu envie de la secouer par les épaules, elle manque tellement de confiance en elle, je n’aime pas que quelqu’un se trouve moche, ce sont les mots du livre, j’ai pris avec elle le poids qu’elle porte sur ses épaules : le sauvetage ou la destruction de Ravska.
J’ai eu le cœur serré et j’ai craint pour elle ainsi que pour un autre personnage.
J’ai aimé sa loyauté et son amitié envers Genya, elle ne s’occupe pas des convenances, peu importe pour elle l’échelle sociale.
Enfin, j’ai aussi apprécié la mythologie développée, même si c’est très peu, autour de la nature, des animaux et plus particulièrement sur le cerf.

Une écriture fluide, sans aucune difficulté ni ce n’est les pouvoirs et noms des différents intervenants.
Pas de temps mort, peut-être un peu plus au début, mais un final où on n’a pas le temps de reprendre son souffle.

Un univers fantasy dense et riche, une jolie et tendre romance qui fera palpiter votre cœur, des obstacles et des dangers à affronter.
Des héros et des anti héros, des humains et des êtres surnaturels, des jolis paysages et bâtiments.
De la corruption au sein de la royauté et de l’église au détriment du peuple, un asservissement des gens, on est un peu dans le système féodal avec les nobles, les serfs et les paysans.

Une histoire solide et addictive, un folklore, des mythes et légendes que j’ai appréciés. 
Des protagonistes attachants ou détestables.

Je reproche donc ce triangle amoureux, ce ralentissement de tempo au milieu du livre durant l’apprentissage du don d’Alina où il manque quelque peu de piquants (même si c’était nécessaire pour comprendre les tenants et aboutissants de l’intrigue) et un manque d’explications sur certains faits pourtant très intéressants.

À part ces points qui m’ont dérangée, mais qui ne m’ont aucunement nui à ma lecture, j’ai adoré ce premier tome et je me réjouis déjà d’être en mai pour retrouver Alina et son destin.

Grisha, tome 1 : les orphelins du royaume de Leigh Bardugo - Fantasy Young Adult - 336 pages, 15.90€ - Édition Milan, en librairie le 11 octobre 2017
mercredi 19 juillet 2017

[avis] My Dilemna is you de Chritina Chiperi



La quatrième de couverture m’avait bien plus même si c’est vrai c’était déjà une histoire vue, j’ai quand même voulu le lire, j’aime la littérature jeunesse/Young adult oui, mais ici cela n’a pas fonctionné.
Au bout de quelques chapitres, j’ai été me renseigner sur l’auteure, j’ai alors compris, elle n’a que 18 ans, l’âge de ma fille.
On ressent son immaturité dans son écriture même si des auteurs jeunes peuvent avoir plus de maturité ici pas, cela se ressent très fort à la lecture.
Non pas que l’histoire est mauvaise en soi, c’est une espèce de remakes de Beverly Hills (pour les gens de ma génération et j’adorais cette série à cet âge-là, 26 ans plus tard non)

Christina est obligée de démanger de Los Angeles pour Miami, car son père à une nouvelle opportunité au travail. 
Pour elle c’est la fin de tout, elle va devoir quitter ses meilleurs amis : Cass et Trevor.
Arrivée là-bas elle qui ne se faisait pas vite des amis va rencontrer Nash, Matt, Taylor et Sam. Assez vite ils deviennent amis, mais Chris s’attire les foudres de Susan, la reine des abeilles du lycée et en même temps se prend la tête avec Cameron, le petit ami de Susan.

Je crois que le livre cumule tous les clichés possibles des soaps américains :
L’héroïne Christina n’a pas grand effort à faire, tout lui arrive sans qu’elle doive se battre, l’auteure n’utilise aucune difficulté pour ses personnages. 
Solitaire elle se fait plein d’amis en une seule après-midi, sa meilleure amie Cass est remplacée par Sam au bout du premier jour d’école.
Certains des personnages très charmants un jour se changent en homme jaloux et violent, ça arrive dans d’autres livres, mais ici c’est écrit maladroitement, j’ai eu l’impression que Christina Chiperi les faisait changer pour mieux coller à la scène, au chapitre.
— Les dialogues sont très plats, pas de véritable suspens ni de vrais échanges, les descriptions des personnages sont collées bout à bout, c’est assez difficile à expliquer.
— Susan alors elle c’est la peste de service, la Barbie américaine, robes à froufrous rose, blonde décolorée, jalouse, méchante manipulatrice.
— Ce qui arrive à Cass et Sam, des situations pourtant tragiques sont à peine survolées ou tombe comme un cheveu dans la soupe. Je ne peux pas vous dire quoi.
— Le triangle amoureux, il m’a lassé, car dès le départ on comprend la finalité.

Encore une fois le livre n’est pas mauvais, ce serait malhonnête de ma part de dire ça, il plaira aux adolescentes qui rêvent au prince charmant, beau gosse, « bad boy », sportif, riche forcément et tombe fou amoureux de la fille « banale » qui elle n’est pas libre.


C’est le phénomène Wattpad on peut lire de bons livres et d’autres moins bons. 
Il fonctionnera peut-être avec d’autres, mais pas avec moi.

Il manque de travail derrière, le postulat de départ aurait pu être mieux développé...On verra si la suite est plus travaillée.


My Dilemna is you tome 1 de Christina Chiperi - Roman Young Adult - 384 pages, 16,90€ - Édition Pocket Jeunsse - Paru le 1er juin 2017
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