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jeudi 3 mai 2018

avis : Les contes d'Aucelaire, tome 1 : Au Sorbier des Oiseleurs de Jo Ann Von Aff


Me revoici avec une nouvelle lecture de la collection Infinity de la maison d’édition MxM Bookmark, cette fois c’est dans un univers fantastique que je t’emmène. 
Ce fut une belle lecture, très addictive, même si je lui trouve quelques faiblesses dont je te parle plus tard.

Ginie, 25 ans, travaille dans une agence de communication en tant qu’assistante de direction. Si sa patronne est un dragon, ce n’est rien à côté de sa mère Regina (oui, j’ai imaginé la Regina de « Once upon a time ») véritable despote, elle ne montre aucun amour pour Virginia (Ginie), elle la voit comme une dévergondée, elle vit un catholicisme extrémiste, même à l’âge de 25 ans une sortie pour son anniversaire qui a lieu en plein carême est un péché pour Regina. 
Heureusement, Ginie a ses amis pour la soutenir : Iris et Cassandra
Les seuls amis qu’elle n’a jamais eus, sa mère la tenant quasi enfermée toute sa vie. 
Son seul refuge le bois entourant le salon de thé le Sorbier des Oiseleurs et celui-ci
Elle y est venue une fois alors qu’elle avait 7 ans depuis Henriette la patronne est comme une mère pour elle. 
Ginie est une grande rêveuse, elle lit beaucoup de romance, couchée dans les bois, laissant aller son imagination qu’un jour un prince charmant viendra la sauver de sa misérable vie. 
Sa vie continue entre le travail, sa mère, sa patronne Anne et ses amis jusqu’à l’arrivée de Tito. 
Il n’est plus venu à Aucelaire depuis 10 ans, il vit quasiment en ermite dans la propriété familiale de Sobral, dans la Sierra Morena en Espagne. 
L’arrivée de Tito coïncide avec la rencontre d’une chouette effraie blanche qui a l’air de comprendre tout ce que Ginie lui dit, pas farouche pour un sou, elle la laisse la caresser. 
Quand Ginie va voir Tito, lui qui a l’habitude de repousser les gens à cause de son albinisme c’est un coup de foudre entre les deux.
Oui, mais voilà, Henriette prévient Tito que cet amour est interdit. Pourquoi ? 
Qui sont réellement les 17 habitantes du salon de thé ? Pourquoi y a-t-il tant de chats qui viennent jusqu’en ville ? 
Ce que je te raconte là se passe à 10 % du roman. 
La suite tu devras la découvrir par toi-même 

La première chose que je dois te dire c’est que cette lecture est fluide, addictive et que les événements avancent vite. 
Malgré tout, il te faudra attendre la moitié du roman pour que l’univers fantastique et les rebondissements arrivent. 
Mes reproches pour cette lecture que j’ai pourtant aimée concernent justement cet univers fantastique pas assez développé à mon goût, il est assez novateur avec ses chimères, ses veilleurs et ses influenceurs mais on reste avec beaucoup de questions. 
Je ne t’en dis pas plus, mais ces aspects sont assez survolés. 
Je me dis que c’est parce que c’est un premier tome et que l’autrice développera sans doute son univers dans le second opus. 
La fin ne te laisse pas sur un cliffhanger ni sur des questions, on dirait que le conte se termine alors que je suppose que nous allons retrouver Alba, Regina, Ginie, Iris qui n’est pas au courant de sa nature, Tito et les autres membres du Sorbier des Oiseleurs dans la suite. 
Les faiblesses que je lui reproche, sont les répétitions utilisée à outrance, les « doux jésus » que Ginie dit à tout bout de champ, m’ont agacé enfin les personnages manque quelque peu de profondeur, encore une fois je suppose que cet aspect sera comblé par la suite dont j’attends énormément. 

Cela reste une très belle lecture, l’aspect conte est présent entre Blanche-Neige, Cendrillon et le petit chaperon rouge, le fantastique aussi et j’ai particulièrement apprécié tous les animaux présents, ils sont très attachants et moi qui aime les animaux j’ai été comblée. 
Ce roman aurait pu commencer par : il était une fois, vraiment, il y a de la romance, du suspens, car l’autrice ne t’explique pas pourquoi l’amour entre Tito et Ginie est interdit. 
La romance est bien amenée, le développement de l’histoire ente Tito et Ginie va très vite, mais ne m’a pas dérangée. 
Les coups de foudre ça existe et je suis bien placée pour le savoir puisque quand j’ai rencontré mon mari en un an on était marié et j’attendais mon fils. :)

Ginie est un personnage qui à la fois va t’énerver et te faire pitié, sa maturité n’est pas celle d’une personne de son âge, cela m’a aussi dérangée, mais je l’explique et le pardonne puisque Ginie a quasiment vécu toute sa vie recluse. Malgré tout, je la trouve assez pleurnicharde. 


Il y a du bon et du mauvais comme tu le vois, je suis mitigée, mais je lui laisse vraiment sa chance puis OK c’est superficiel, mais as-tu vu la beauté de la couverture ❤️



Au Sorbier des Oiseuleurs, tome 1 de Jo Ann Von Aff - romance, fantastique - disponible en format numérique et en papier le 28 mai - 186 pages, 13€ - Édition MxM Bookmark, collection infinity- 
mercredi 2 mai 2018

Avis : Too Late de Colleen Hoover


Mon cher lecteur, d’emblée je préfère te prévenir. 
Ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains, je t’avertis, car par exemple les autres romans de Colleen Hoover, je les donne à lire sans souci à mon aînée de 19 ans, celui-ci, non. 
Pourquoi ? Pour des scènes violentes, difficiles à lire. 
Pour autant est-ce que je le conseillerais : oui ! En rappelant que c’est violent, il y a une petite romance, mais ce n’est pas le sujet principal. Le fil conducteur du roman est la violence domestique et morale. 
Est-il bien abordé ? Oui, j’ai vécu une relation très toxique pas totalement similaire à celle-ci, mais pas très loin. Ce fut donc pour moi, une lecture très éprouvante. 
J’ai trouvé quelques défauts à ce livre ; c’est pour cela qu’il n’a pas 5 étoiles, mais 4. 
Si tu souhaites le lire pour retrouver la plume de Colleen Hoover tu seras déçu, je l’ai reconnue à de courts passages, le reste est très éloigné de ce qu’elle écrit. 
C’est sombre, très sombre, cruel, glauque et sans tabou. 

Tu vas suivre 3 personnages : Sloan, Asa et Carter. 

Sloan est étudiante à l’université, elle est la petite amie de Asa et vit avec lui. 
Asa a le même âge que Sloan, il est trafiquant de drogue. 
Carter suit les mêmes cours d’espagnol que Sloan pour une raison que tu devras découvrir toi-même, je ne veux pas te spolier comme je l’ai vu sur certaines chroniques. (Après avoir fini ma lecture heureusement.) 

Je ne vais pas t’en dire plus sur le pitch de départ, je te copie la quatrième de couverture et avec cela je pense que tu en sais suffisamment.

4eme de couverture : 

Pourra-t-elle échapper à cette relation toxique ? 
Sloan n'a jamais eu une vie facile et elle a toujours dû se battre pour obtenir ce dont elle
avait besoin. C'est justement pour échapper à une situation sans issue qu'elle a accepté de partager la vie de son petit ami, Asa. Depuis, elle étouffe dans cette relation toxique ; de plus, c'est un homme à la morale douteuse qui se livre à de multiples trafics. Elle n'a pas le choix de partir et décide de supporter ce qu'il lui fait subir jusqu'à ce qu'elle puisse lui échapper. Seule.
Personne ne peut l'aider à sortir de cette situation.
Sauf peut-être Carter, cet étudiant aux multiples secrets qu'elle vient de rencontrer. 

Asa est prêt à tout pour garder Sloan. Il a besoin d'elle et il fait tout pour la persuader qu'elle ne peut pas se passer de lui. 
Personne ne s'interposera entre Sloan et lui. Sauf peut-être Carter.

Tu alternes donc les narrateurs, à chaque chapitre ils changent. 
Tu vas comprendre pourquoi Sloan ne part pas de cette maison malgré tout ce que lui fait subir Asa et tu vas entrer dans la tête de Asa qui est vraiment malade. 
Malade, mais terriblement intelligent, parano, mais rusé. 

Sloan dès le début je me suis prise d’empathie pour elle, je sais que certains lecteurs ne vont pas comprendre ses choix, ses décisions, mais quand tu es dans une voie sans issue tu n’as d’autre choix que celui d’attendre le bon moment pour pouvoir te libérer de tes chaînes. 
Je t’en supplie, mon cher lecteur, ne traite pas Sloan de faible. Les femmes battues restent pour des tas de raisons. Ne juge pas sans connaître. 
Ce que Asa lui fait subir c’est du viol, les scènes sont très explicites, même si, pour lui, si Sloan pleure c’est de joie, oui je te l’ai dit il est complètement tordu. 
Son emprise sur elle est ignoble, il connaît sa faiblesse et il en profite. 
Sloan lui appartient, à lui seul et pour toujours, il lui demande d’ailleurs souvent de lui répéter.
J’ai craint pour sa vie jusqu’à la fin du roman. 
Certaines scènes m’ont fait vraiment souffrir, car je peux te dire que ce n’est pas exagéré ; il peut même y avoir pire que cela.

Comment savoir ce qu’est l’amour quand on n’a jamais connu l’amour même durant son enfance ? Comment savoir ce qui est admissible ou pas ? 

Être dans la tête d’Asa j’ai détesté cela ; je le hais de toutes mes forces ; je ne lui trouve aucune excuse. 
Ni son enfance, ni l’alcool, ni la drogue. 
Quand tu commets des actes pareils et encore je te cache beaucoup de choses (les révélations sont nombreuses), tu n’as absolument aucune excuse. 
Non, ce n’est pas parce que tu as été élevé dans la violence que tu deviens violent à ton tour et là encore une fois je parle en connaissance de cause. 

Colleen Hoover va t’entrainer loin dans sa folie et sa dangerosité. Aucun détail ne t’est épargné. 
Est-ce qu’il le fallait, à mon sens, oui, absolument, c’est inutile d’édulcorer la réalité.
Ce personnage (Asa) m’a donné la nausée, j’ai été en colère, vraiment tu ne peux imaginer la noirceur de ce type. 

Quant à Carter là cela va être dur de te parler de lui. 
Tout d’abord, sache que c’est l’exact opposé de Asa. 
Quand Sloan le rencontre, ils sont très vite attirés l’un par l’autre. 
Lui freine ses sentiments parce qu’il ne peut se les permettre dans la situation où il est et elle, Sloan, elle a peur d’Asa.
Elle sait ce qu’il est capable de faire à un autre homme qui ne ferait que la regarder. 
Asa sait tout, il fait espionner Sloan, il a mis un traceur GPS dans son téléphone bref, elle est tout le temps contrôlée, même si elle ne le sait pas. 
Elle vit dans une prison sans barreau, mais ne peut s’enfuir. 
Carter va tout faire pour la protéger quitte à se mettre en danger, quitte à rater ce pour quoi il va chez Asa. 
Lui au contraire de Asa ne m’a pas donné la nausée, mais m’a émue. Il n’a pas jugé Sloan du moins s’il le fait, il le regrettera vite, c’est un précieux soutien pour elle. 

L’écriture est terriblement addictive et le suspens monte crescendo tu sais, tu lis tout ce que Asa se prépare à commettre, il a toujours une longueur d’avance. 
Colleen Hoover réussit quand même à glisser de nombreuses révélations, à te tenir dans un état de veille permanent. 
La chronologie est assez déstabilisante, elle t’explique pourquoi au début, en lisant le roman je valide son choix, tu comprends encore mieux les raisons et les choix de Sloan. 
Elle a respecté ce qu’elle avait publié sur Wattpad et même si cela peut te sembler bizarre une fois que tu y es plus du tout. 
L’ambiance est très sombre et glauque. Parfaitement retransmise. 
Tu ressens profondément la peur et le dégoût d’elle-même de Sloan, la folie de Asa, les tourments de Carter quand il est face à ses choix. 
À la moitié du livre, l’ambiance change et devient encore plus haletante, une tension permanente.
Les scènes de sexe sont nombreuses, Asa ne se gêne pas pour tromper Sloan, son excuse est à gerber. Je ne pense pas que les scènes entre deux personnages dont je tais les noms devaient être si décrites, en avoir autant, mais cela ne m’a pas dérangé plus que cela. 
La romance est belle, ils devront surmonter de nombreux obstacles et profondément s’aimer pour accepter l’autre comme cela. De qui je parle ? Je ne te le dis pas. 

Je termine ma chronique avec les personnages secondaires. 
Steven, le frère de Sloan vit dans une institution pour personnes handicapées, on ne le voit que peu, mais assez pour se rendre compte de combien l’amour entre le frère et la sœur est indestructible. 
Dalton, je suis plus réservée, je pense qu’il aurait pu être plus développé tout comme Tillie.
Le dernier reproche que je fais à ce roman c’est que vers la fin, je pense à une certaine scène, c’était vraiment trop tiré par les cheveux, limite tu es, à ce moment-là, dans une scène de « Mission impossible ». 

Si je devais comparer ce roman à un film pour que tu saches à quoi tu t’engages en le lisant ce serait : « Les nuits avec mon ennemi » (avec Julia Roberts) et aussi « Plus jamais » (avec Jennifer Lopez).
Ne me fais pas dire ce que je ne dis pas, ce n’est évidemment pas du tout les mêmes histoires, mais pour le thème et l’ambiance oui. 

Colleen Hoover qui nous avait habitués à des romances belles et mignonnes montre son côté sombre, elle le réussit parfaitement. 
Pour apprécier ce roman, si tu es fan de l’autrice comme je le suis, il faut que tu le lises comme si tu ne la connaissais pas, il faut absolument te détacher de ses écrits précédents. 
Dernière précision, j’aime voir un auteur ou une autrice sortir de sa zone de confort, on n’est pas obligé de toujours écrire les mêmes choses. Je le dis parce que j’ai lu ce reproche. 
Pour rédiger ma chronique, c’est pareil, je ne l’encense pas parce que c’est elle, j’ai des réserves, des choses qui m’ont moins plu, mais dans l’ensemble c’est une bonne lecture.
 C’est en plus un sujet de société encore bien trop souvent, hélas, tabou. La victime se sent gênée, en plus d’être traumatisée à vie elle s’en veut et tu le verras avec Sloan. 

Maintenant, je vais lire quelque chose de beaucoup plus léger et de tendre ; mon pauvre cœur et cerveau en a besoin. 😉



Too late de Colleen Hoover - Traduction de Pauline Vidal - Romance, drame, New Adult  - 400 pages, 17€ - Édition Hugo, collection New romance, en librairie le 3 mai 2018


vendredi 27 avril 2018

Avis : La vallée des oranges de Béatrice Courtot



Mon cher lecteur ce livre m’a apporté tellement de douceur, m’a porté tout au long de ma lecture comme si j’étais dans un hamac à la Finca de la Serra de Tramuntana. 
Premier roman de l’autrice, elle a remporté grâce à lui le prix du livre romantique organisé notamment pas les Éditions Charleston. 
Nul doute qu’elle suivra les pas de Clarisse Sabard, notamment, qui a elle aussi été découverte pas ce prix. 
Une autrice à suivre de près !
Entre secrets de famille, romance et guerre civile sous le régime de Franco, entre Paris, Marseille et Sóller ; Béatrice Courtot te narre l’histoire d’Anaïs et de son arrière-grand-mère Magdalena. 
Tu l’as compris, j’ai adoré cette lecture, il s’en est fallu de peu pour le coup de cœur. 

Marseille, hôtel du port en 2016, Paco, un ouvrier qui restaure cet ancien hôtel découvre une vieille boite « aux délices de Majorque. Spécialité espagnole. Épicerie fine de Marseille. » À l’intérieur un cahier, une photo, une médaille en or et une balle de fusil.

Paris, 2016 Anaïs reçoit un appel téléphonique à sa pâtisserie familiale « les cafés de l’ensaïmada » lui annonçant qu’on a retrouvé des objets personnels de son arrière-grand-mère à Marseille. 

Sóller ; île de Majorque, 2016 ; Miquel consulte ses emails, il en ouvre un où une Française annonce qu’elle est à la recherche d’un héritage à la Ca’n Taronja ou la maison de l’orange, la maison de Miquel. Que lui veut-elle ?

Sóller, 1935 ; Magdalena ferme sa pâtisserie pour aller nager à la crique avec ses amis et un nouveau jeune homme que Marta, sa meilleure amie, veut lui présenter. Il s’agit de Jaime.
Pour savoir le lien qui réunit tous les lieux et les personnages que je viens de te citer, il te faudra lire le roman. 

Je ne veux vraiment pas trop en dire pour que tu découvres comme moi sans rien savoir ce roman. 
Il a un certain pouvoir magique ou thérapeutique si tu préfères, car dès que tu vas lire la première page ton esprit va s’envoler vers ces protagonistes, Marseille, Paris et surtout Sóller. 
Béatrice Courtot pendant 227 pages m’a entraînée loin de mes soucis pour que je suive à mon tour les traces de Anaïs et Magdalena. 

Béatrice Courtout a une plume sensible, olfactive, sensorielle et visuelle. 
Tu ressens le mistral à Marseille, soulever tes cheveux, tu sens les milles et une odeur de Sóller, les oranges surtout, mais aussi les citrons, les pins, la fleur d’oranger. 
Tu entends les bruits des vagues, la tramontane de la vallée de Sóller plier les orangers, tu écoutes les bruits de la nature et les conversations de ses habitants lors du marché ou d’une rencontre entre amis. 

Tu vois tous ces lieux, l’hôtel de Marseille, la vie trépidante de Paris et son métro, les paysages vallonnés de Majorque. 

Une réussite totale ; car en plus de tout ceci, tu as une quête identitaire, une romance ; mais à des époques différentes, notamment une lors de la déclaration de la guerre civile le 18 juillet 1936, c’est l’insurrection militaire contre la République. Le régime de Franco, Mussolini. 
Les atrocités commises sur cette île par les Dragones de la muerte sous la direction du comté Rossi. 
Je t’avoue que Majorque, je ne connais que de nom et par quelques photos, ma grand-mère y est allée plusieurs fois. 
Quand je pense que le régime de Franco a perduré jusqu’en 1977 !
Je connais très peu en fait l’histoire de l’Espagne ; pas du tout celle de Majorque. Ce roman m’a donné envie d’en lire d’autres. Si tu en connais, toi qui me lis, n’hésite pas à me conseiller. 

Si l’intrigue, le contexte historique, les rebondissements sont parfaits, les personnages ne sont pas en reste. 
Comment ne pas commencer par Anaïs et Magdalena, deux femmes fortes .
Anaïs, cartésienne qui dirige sa pâtisserie à succès à Paris, mais qui va vouloir percer ce mystère entourant son arrière-grand-mère. 
Cette boite, malgré son esprit cartésien, elle la voit comme un signe du destin, un appel de son aïeule qui lui a laissé un signe de vie malgré son décès des années plus tôt.
Elles ont aussi en commun l’amour de la pâtisserie, de ces gestes transmis génération après génération. 

« Par temps de mistral, de grosses vagues s’élevaient au large, la Méditerranée devenait bleu foncé, presque violette avec des festons blancs d’écume. Les oiseaux secoués par les tourbillons, emportés par leur vol, rasaient les vagues. Les éléments naturels étaient à l’image de mon tempérament, fort et tenace. J’étais une résistante, après tout. »

Si cette citation provient de Magdalena, elle peut tout aussi bien venir de Anaïs. Déterminée, volontaire, dirigeant sa vie comme elle l’entend ! 
À 28 ans, c’est une femme qui s’assume seule et le réussit très bien. 
Têtue, résistante, malgré les nombreuses lacunes sur l’histoire de son aïeule elle ne baissera jamais les bras. 
Tu vas aussi faire la connaissance de Miquel, Jesús, Martha, Jaime, Antonella, Bernat, Pedro, Camila, Mona, Catalina, Rocío, etc. 
Je ne peux pas te dire que tous vont avoir un rôle majeur dans l’histoire des héroïnes, certains plus que d’autres, mais je ne veux, encore une fois, pas trop en dire. Certains sont des contemporains de Magdalena d’autres de Anaïs. 

Pourquoi ce n’est pas un coup de cœur malgré tout ce que je viens de te dire ? 
J’aurais voulu en savoir plus sur l’enfance ou la jeunesse des personnages principaux, on n’en sait que très peu en fait. 
L’histoire des deux femmes avance assez vite. 
Béatrice Courtot réussit malgré tout à glisser tant de richesse entre ces 228 pages. 
Les thèmes abordés sont nombreux nobles et bien amenés. Cette transmission du passé est pour moi importante. 
En plus, elle a titillé mes papilles gustatives en parsemant son récit de recettes typiques que je promets d’essayer. J’ai déjà effectué des recherches.

Pour moi, ce roman est un sans faute, ce que je lui reproche n’est rien, une histoire plus longue m’aurait vraiment plu, j’ai tellement aimé parcourir ces contrées, lire la vie de ses protagonistes, les accompagner dans leur joie et leur peine, vraiment ce n’est qu’un petit manque de consistance même si maintenant je vais aller lire la nouvelle qui est disponible à la fin du roman. 
Je quitte cette magnifique île à regret, j’ai trouvé ma moitié d’orange depuis 17 ans, mais toi ? Si non, je te conseille ce voyage à Majorque dans la vallée des oranges 😀

« Pour que l’île donne ce que l’on attend d’elle, il faut s’en approcher en écoutant, en sentant, en touchant, en regardant tout, sans se lasser. » 


À demain ou lundi avec un autre genre tu connais maintenant la lectrice éclectique que je suis 😊



La vallée des oranges de Béatrice Courtot - roman contemporain et historique - prix du livre romantique 2018 - 240 pages, 18€ - Édition Charleston, en librairie le 10 avril 2018

lundi 23 avril 2018

Avis : Il était une fois, tome 3 : Ellie de Emma Chase


Me revoilà avec la troisième chronique d’une saga que j’adore. 
Tu ne me vois pas, mon cher lecteur, mais j’ai un immense sourire niais sur le visage à la lecture de l’épilogue. 
Quelle saga romantique <3
J’avais un peu peur après avoir eu un tel coup de cœur pour Henry de lire Ellie, je n’ai d’ailleurs pas sauté dessus tellement j’avais des appréhensions, non fondées, je n’ai rien lu dessus. 
Celui-ci n’est pas un coup de cœur, mais une superbe lecture 5 étoiles. 

Tu vas suivre Ellie, la petite sœur d’Olivia rencontrée dans le tome 1. 
Le roman commence sur quelque chose qu’il se passe 5 ans plus tôt, Logan frappe à la porte de Ellie et ce qu’il voit il ne peut y croire puis l’autrice t’emmène dans un flash-back avant qu’Olivia et Nicholas ne retournent à Wessco, Nicholas soucieux de la famille de Olivia et d’Ellie en particulier demande à Logan de rester à New York et de veiller sur elle. 
Ellie est toute jeune encore à ce moment-là, mais a déjà un penchant pour le beau garde du corps Logan. 
Logan ne lui ne montre rien ; son boulot est de toujours la protéger. 
Un peu plus âgé qu’elle il maintient quand même la distance entre eux. 
Il va voir Ellie devenir une femme sous ses yeux et je ne t’en dis pas plus.

Tu te doutes bien qu’il va y avoir une romance, cette fois, Emma Chase, pour ce troisième opus réunit tous les personnages des tomes précédents ainsi tu auras des nouvelles de Olivia et Nicholas, de Henry et Sarah, de la Reine de Wessco bien sûr. 
J’étais trop heureuse de tous les retrouver. 

Une saga de qualité, un conte de fées pour adulte, chaque tome, chaque personnage est bien construit. 
C’est simple si tu as besoin d’un livre qui va te faire rêver, un livre qui va te mettre des étoiles dans les yeux et les papillons dans le ventre lis la saga. 
Chacun des tomes est une comédie romantique avec des moments sexys et torrides, de très belle romance, de l’humour, et des moments poignants. 

Dans cet opus, tu ne liras pas l’histoire d’un prince et d’une princesse, mais Emma Chase te montre qu’il n’y a pas que dans les contes de princesses que la fin peut être parfaite. 
Attention, ne dis pas ce que je n’ai pas dit, les protagonistes de la saga ne sont pas parfaits, ils ont des défauts, des failles et des attentes. 

Ellie est pétillante, pleine de joie de vivre communicative, c’est impossible que tu ressentes de la tristesse en lisant le roman. 
Elle est spontanée, intelligente, pleine d’empathie. 
Je l’ai adorée comme j’avais adoré sa sœur Olivia et sa batte de baseball. 

Ce qui est super avec cette saga c’est comme je te le disais un peu plus haut, tu vas lire des détails, des faits qui se sont passés pendant qu’Olivia et Nicholas étaient à Wessco pour 3 mois, tu vas suivre leur père et ses difficultés avec l’alcool, tu vas faire plusieurs bons et retrouver Henry et Sarah après leur mission, ce qu’ils ont décidé, où ils en sont et puis tu vas lire 5 ans tout ce que ce petit monde est devenu. 
C’est écrit très intelligemment, car en plus d’avoir des détails sur la vie des personnages que nous avons tant aimés Emma Chase rajoute en plus de la romance de ce tome une intrigue qui court les 3/4 au moins du livre et qui m’a fait, je dois dire, craindre pour la famille. 
Même si tu te doutes depuis le début de l’issue entre Logan et Ellie tu te demandes sur quoi il a bien pu tomber lors du premier chapitre, tout au long de ma lecture j’ai spéculé sur son étonnement. 

En bref, c’est une saga pour toutes les personnes fleur bleue comme moi. 
Qui ont envie d’une lecture légère, qui les fera rêver. 
Ça se lit vite, c’est fluide, il y a tout dans cette saga pour que tu passes un bon moment. 
Vraiment, je la recommande. 

Les trois tomes sont de qualité même si mon chouchou est Henry 😊


Il était une fois, tome 3 : Ellie de Emma Chase - traduction de Robyn Stella Blight - comédie romantique - 360 pages, 17 € - Edition Hugo, Collection New romance, en librairie le 5 avril
lundi 16 avril 2018

A la lumière du petit matin de Agnès Martin-Lugand


Mon cher lecteur, voilà une autrice dont tu trouveras sur ce blog ; chacun de ses précédents romans, c’est un livre que j’attends chaque année avec impatience pourtant, à chaque fois, la crainte est là. Vais-je une fois de plus aimer son roman ? 
Aussitôt reçu, aussitôt lu, mon verdict ? Sans être un coup de cœur, c’est une lecture que j’ai adorée. Une fois de plus, Agnès Martin-Lugand m’a embarqué loin de mon canapé cette fois entre Paris et le Sud.

Hortense est danseuse professionnelle, elle tient à Paris avec ses amis Sandro et Bertille, une école de danse. 
C’est une femme d’apparence forte que tu vas rencontrer, mais pleine de fêlures. 
Il y a d’abord le décès de ses parents survenu il y a 4 ans dont elle ne s’est toujours pas remise et ensuite il y a Aymeric. Aymeric est marié, malgré tout elle ne peut lui résister. 
Une relation passionnée qu’ils entretiennent depuis quelques années. 
Lors d’une bête chute, Hortense va se fouler la cheville, son outil de travail, impossible de danser ni de donner cours, en tout cas pour plusieurs semaines. 
Désemparée, triste, au bout du rouleau, elle décide d’entamer sa convalescence dans la bastide de ses parents. 
Adieu pollution visuelle et auditive ; bonjour silence, soleil. 
Hortense y retrouve son amie d’enfance et son mari, deux piliers dans sa vie, Catie et Mathieu. Pendant ces congés forcés elle va faire le point sur sa vie, que désire-t-elle vraiment ? Est-elle heureuse dans la vie qu’elle mène ? 
À 40 ans, loin de tout, Hortense a le temps de tout remettre en perspective. 
Et si un simple accident pouvait marquer un tournant dans ta vie ? 

Même si je n’ai pas eu de coup de cœur pour ce roman j’ai adoré ce personnage que Agnès Martin-Lugand nous dépeint. 
Elle réussit ce tour de force de nous faire aimer la maîtresse, l’autre, celle que l’on juge d’habitude. 
Si elle y réussit c’est aussi par la lucidité et l’éducation d’Hortense, elle refuse de briser une famille, elle attend Aymeric, mais ne s’impose jamais. 
Elle respecte son épouse et ses enfants même si c’est difficile à comprendre. 
Qui sommes-nous de toute façon pour juger d’un amour ?
J’ai aimé son questionnement, son cheminement ; elle n’a pas peur de sauter dans le vide, de tout reprendre à zéro. 
Sa blessure va lui faire ouvrir les yeux, les œillères tombent et ce qu’elle aperçoit d’elle ne lui plaît guère, elle va comprendre les réticences de ses amis, admettre surtout qu’elle ne va pas bien, qu’elle doit avancer seule, prendre ses propres décisions.
Hortense est une femme qui a un cœur énorme et ce besoin d’être aimée et appréciée, elle préfère taire ses envies plutôt que d’aller à la confrontation. 
À la bastide, c’est une tout autre Hortense que tu vas découvrir, tu vas faire connaissance d’une étoile qui rayonne, sa lueur s’était ternie à Paris. Elle va prendre sa vie en main sans chercher à plaire à qui que soit à part à elle.

Tu vas aussi faire la connaissance de ses amis, Bertille et Sandro, Mathieu et Catie. 
Je les ai tous aimés, un peu moins Bertille, pas du tout Aymeric que j’ai trouvé antipathique, en dessous de tout et blessant. 
Un homme que j’ai trouvé détestable, et pas parce qu’il a une maitresse, il est imbu de lui-même ; un homme qui ne veut que la perfection.
Le personnage qui m’a le plus émue c’est Elias
Il va loger dans une des chambres de la bastide par un concours de circonstances, Hortense veut savoir qui est cet homme taciturne, insomniaque et toi aussi tu vas te prendre au jeu.
Petit à petit, ces deux-là vont s’aider sans s’en rendre compte. 
Je ne peux pas t’en dire plus, mais Elias, sa psychologie, ses failles, sa douleur m’ont quasi plus touché que celles d’Hortense.

Un autre protagoniste important du roman c’est Auguste, son mentor. 
On le voit peu dans le livre et pourtant il prend une place importante tout comme les parents de notre héroïne, Agnès Martin-Lugand grâce à ses descriptions te fait voir ce qu’est le véritable amour, ces deux-là se sont aimés toute leur vie, ils ont aimé Hortense, de toute leur force. 
Son papa est un papa comme on révérait d’avoir, tous deux décédés, vont quand même montrer la voie à Hortense. 
Une présence invisible, qu’elle perçoit dans ces lieux qui lui sont chers, une main sur l’olivier, elle sera apaisée, un pas dans le couloir c’est un pas en avant dans sa vie.

L’autrice te montre par son roman que tout le mode a droit à l’erreur ; la première personne à qui il faut pardonner c’est toi, sans ça tu n’avanceras pas. 
Une histoire émouvante, douce, pleine de sincérité, sans fioriture comme l’autrice sait si bien le faire qui trouve directement le chemin de ton cœur et te fait te sentir bien. 
C’est ce que j’ai ressenti après la lecture de chacune de ses histoires : l’apaisement.

C’est un livre sur la reconstruction, sur l’amitié, les vrais amis qui te disent ce que tu refuses de voir, sur les étapes du deuil, sur la dépression, les remords et sur ce qu’est vraiment le bonheur. 


Que j’étais bien à la bastide, je n’avais vraiment pas envie de partir, mais je peux maintenant te dire à la lumière du petit matin, la vie est belle, en tout cas plus belle que la veille. 


A la lumière du petit matin de Agnès Martin-Lugand - roman contemporain - romance - 330 pages, 18.95€ - Édition Miche Lafon, en librairie le 29 mars 2018 

lundi 26 mars 2018

[Avis] Il était une fois, saison 2 : Henry de Emma Chase




Est-ce que je suis tombée amoureuse du couple de ce tome oui ? 
Est-ce que j’ai un sourire niais sur le visage oui oui, est-ce que ce second tome m’a encore plu bien plus que le premier tome mille fois oui, mon cher lecteur.
Je suis autant amoureuse de Henry que de Sarah. Ils entrent tous les deux dans mon carnet des Book boyfriend et de Book girlfriend.

ATTENTION SI TU N’AS PAS ENCORE LU LE TOME UN, RISQUE DE SPOILER, très peu, mais je préfère te prévenir

Je suis tellement contente d’avoir lu ce livre, Henry, j’en avais déjà eu un aperçu dans le premier opus, il me plaisait et je me demandais comment ce joyeux luron allait pouvoir assumer les fonctions qui sont désormais siennes depuis la décision de Nicholas d’abdiquer de ses fonctions de prince de Wessco pour pouvoir épouser Olivia, Nicholas avait choisi son frère Henry comme successeur, surprenant tout le monde, Henry n’a pas été préparé comme lui à succéder à leur grand-mère.

Emma Chase a créé une saga formidable qui va faire rêver et battre le cœur de plus d’une fille. Laquelle d’entre nous n’a jamais rêvé au prince charmant ? De connaître le grand amour ? 
J’ai de la chance, je l’ai rencontré, mon prince et le grand amour il n’empêche que l’amour de Henry et Sarah m’a fait, rêver m’a fait, battre le cœur et j’ai le ventre plein de papillons.

L’auteure a fait des personnages de ce roman, des protagonistes forts avec des failles, des blessures, les hommes et femmes de sa saga, n’ont pas peur dire ce qu’ils pensent, en tout cas les frères Henry et Nicholas une fois certains de leur sentiment rien au monde ne pourra les empêcher d’aimer celle qu’ils ont choisie, couronne ou pas.
Je rêve que cette saga soit adaptée à l’écran, une comédie romantique digne des plus beaux films d’amour.
Mon livre est plein de post-its, tu sais ce que cela signifie, il y a plein de citations qui m’ont fait briller les yeux, en plus, comment veux-tu que je reste insensible à une héroïne, bibliothécaire lisant et relisant les hauts des hurlements et Orgueils et préjugés. Sarah c’est moi. Totalement.

Je blablate et je ne suis même pas encore rentrée dans le vif du sujet alors c’est parti.
Tu retrouves les protagonistes un an après le tome 1
Comme je te le dis plus haut c’est Henry qui est maintenant le prochain roi de Wessco, il doit se préparer à sa fonction, un poids pas facile à porter pour lui, non pas parce que les fêtes déjantées et les coups d’un soir sont terminés, mais parce qu’il ne sent pas à la hauteur même s’il ne le révélerait pas.

« Il y a des jours où j’ai encore l’impression de porter le costume de mon père. Et que j’ai beau essayer... il ne m’ira jamais »

Son frère Nicholas voyant son frère dépérir et proche de la dépression nerveuse suggère à la reine d’envoyer Henry loin de la cour pour un moment.
Quelque temps auparavant, dans le pub où son frère, lui et leurs amis aiment se réfugier la réalisatrice d’une téléréalité lui avait proposé de tourner Matched, en édition spéciale royale. Cette téléréalité consiste en ce que un homme et dans ce cas le prince Henry choisisse sa future épouse parmi 20 jeunes filles issues de la noblesse, recueillant toutes les conditions pour devenir reine.
S’il avait rejeté cette idée d’emblée Henry se dit, qu’après tout, plutôt que ruminer dans le château d’Anthorp, perdu au milieu de nulle part, pourquoi pas faire de ce mois 4 semaines de fêtes et quelle meilleure occasion d’être entouré de jeunes femmes qu’accepter la proposition qui lui a été faite. Tourner Matched au château sera parfait, sa grand-mère la reine et son frère Nicholas n’en sauront rien.

Sarah elle, même si elle est issue de la noblesse a décidé de travailler plutôt que de vivre sur ses rentes. 
Elle est bibliothécaire de Castelbrook, elle a en charge la section documents et littérature. 
Elle est en train de discuter avec ses amis et collègues Annie et Willard, angoissée à l’avance par ce que son patron va lui demander. 
Une convocation n’annonce rien de bon pour la grande timide qu’elle est et en effet cela ne pourrait être pire : il lui demande de préparer le prochain colloque des bibliothèques du Nord et de faire une conférence sur sa section ce qui veut dire parler devant plein d’inconnus.
Lors de son repas hebdomadaire avec sa mère et sa sœur Penelope, le même soir Nancy Herald se présente chez la comtesse demandant une entrevue, Penelope et Sarah sont retenues pour participer à Matched. Penelope, qui rêve de devenir star hollywoodienne, elle ne se tient plus, Sarah, elle, refuse d’emblée, puis quand sa sœur lui suggère de l’accompagner comme assistante et ainsi ne sera pas filmée, elle se dit, qu’elle pourra échapper à sa conférence... toutes deux sont donc en route avec les 18 autres jeunes femmes pour le château de Castelbrook.

Je ne te spoile rien, tout ceci se passe en 40 pages
Si en lisant cette idée de téléréalité même si Henry me faisait rire j’avais peur de m’ennuyer à suivre cette course à la couronne ; or, il n’en est rien, même si on lit quelques rendez-vous de Henry et ses prétendantes l’histoire se concentre vraiment à développer la psychologie de nos deux héros et à voir comment leur relation va évoluer. 
On ne peut pas trouver plus opposé que Sarah et Henry. 
Henry est exubérant, Sarah est renfermée, Henry est imprévisible, Sarah prévoit tout dans les moindres détails, Henry aime se faire remarquer et Sarah ne porte que des vêtements noirs justement pour ne pas attirer l’attention sur elle.
Pourtant, l’adage, les opposés s’attirent, ne peut mieux s’appliquer qu’à eux.
Sarah ne veut surtout pas succomber, ce prince séducteur lui briserait le cœur, elle rêve du grand et éternel amour, même si elle ne peut nier que Henry provoque chez elle des sensations étranges.
Je ne t’en dis pas plus sur leur relation, la voir évoluer est magnifique. Bien sûr, tout ne sera pas facile, mais tout » absolument tout est beau.

Concernant l’écriture, je ne peux que te dire qu’elle est magnifique, poétique, fluide. Emma Chase a un sacré talent de conteuse.
Ce que j’ai aimé par-dessus tout c’est que tu pourrais croire à une romance légère, mais non, l’auteure aborde des thèmes pertinents et développe la psychologique de ses personnages tout en finesse. L’un au contact de l’autre s’améliore, les carapaces se brisent.
Henry arrive à avouer à Sarah ses craintes, ses peurs et ses faiblesses, Sarah comme lui évoluent psychologiquement au cours de la lecture. 
À la fin du roman, ce n’est plus la Sarah craintive, mais une femme qui prend son destin en main. Henry, lui, va se rendre compte des décisions qui lui incombent et qu’il tient le destin de ses citoyens dans ses mains.

Henry est bien plus que le gai luron qu’il laisse voir, que la majorité des gens pense. 
Le décès de ses parents l’a profondément marqué tout comme la perte de ses amis quand il était à l’armée.
Sarah, elle est sincère et gentille ; elle fait des épisodes de fugues dissociatives temporaires ; cela arrive suite à un bruit de verre cassé ; ou si elle se sent en danger. Quand tu apprends en même temps que Henry le pourquoi, tu seras aussi ému que moi.
On peut dire que tous les deux souffrent de syndrome post-traumatique même si les cauchemars de Henry ont cessé ou du moins ont changé. Ce n’est pas le terme exact pour Sarah, mais c’est ce qui s’en approche le plus.

Ce que j’ai aussi adoré et qui m’a fait aimer directement les personnages ce sont les nombreuses références à des livres que j’adore, Sarah compare Henry aux protagonistes de ses romans préférés, Henry lui se demande s’il ne pourrait pas avoir une chambre sous la scène du pub comme Harry Potter.

Les joutes verbales entre eux sont succulentes, j’ai ri et souri. 
Mais si j’ai éclaté de rire, j’ai aussi eu le cœur serré ; l’un comme l’autre m’ont touché.

Ne t’attends pas à un dénouement rapide et un mariage royal, Emma Chase choisit une fin différente pour cet opus en abordant des thèmes que j’ai fortement appréciés.
Comme je te le disais, la légèreté côtoie la gravité.

Par rapport au premier opus, tu verras moins la reine et la cour de Wessco ; même si tu vas croiser des personnages du tome 1 Emma Chase a vraiment concentré son roman sur ses deux personnages, leur passé, leur présent et leur possible futur.


Je voudrais t’en dire plus, mais je vais m’arrêter là et te dire : lis cette saga si tu as la même âme rêveuse et romantique que moi, si tu as envie de lire un conte moderne avec des héros bien plus compliqués qu’il n’y paraît.



Il était une fois, saison 2 : Henry de Emma Chase, traduction de Robyn Stella Blight - new adult, romance, comédie romantique - 360 pages, 17€ - Édition Hugo, collection new romance, en librairie le 1 mars 2018
jeudi 8 mars 2018

[Avis] Nous deux à l'infini de Fleur Hana


Quel plaisir de retrouver l’auteure mon cher lecteur, déjà c’était certain que j’allais le lire, mais en plus la splendide couverture m’a fait craquer immédiatement. 
Je l’attendais tellement et je peux te dire, mon cher lecteur,  que l’attente en valait la peine. 
L’histoire de Dante et Lola m’a totalement convaincue.

Dante est devenu un macho de première, il se sert des filles comme exécutoires, plus jamais il ne s’est laissé vraiment approché, le Dante qu’il était s’est éteint il y a 8 ans. 
L’amour il n’y croit plus. 
Quand Lola, son ex-belle-sœur débarque chez lui à 2 h du matin alors qu’il ne l’avait plus vu depuis sa rupture, il ne peut faire autrement que de l’héberger même si elle l’énerve, mais fort. 

Lola, elle a toujours été amoureuse de Dante ; dès le premier regard, il y a 13 ans, maintenant qu’elle a 28 ans elle espère qu’il la verra enfin comme une femme et non plus comme une petite sœur, agaçante certes, ça, elle ne changera pas, mais une femme quand même. 
Même s’il ignore tout de ses sentiments. Comment va-t-elle lui faire comprendre ?

Lola c’est une mini tornade, le complet opposé de Dante ; elle chantonne le matin, elle est vive, pétillante et surtout elle sait ce qu’il faut dire pour le faire sortir de ses gonds. 
Pour cela, il en faut très peu, Dante est un volcan en perpétuelle éruption. 
Il est froid, bourru et refuse de laisser Lola empiéter sur sa vie. 
Veiller sur elle, même si elle l’énerve, cela ne peut pas durer, il a sa vie. 
Aide-soignant le jour ; gogo-dancer la nuit ; il travaille pour pouvoir s’offrir une vie meilleure, Lola elle, n’a pas ce souci, son logement appartient à ses parents.

Lola, je l’adore, c’est vraiment un phénomène, elle va ruser pour essayer de faire ouvrir les yeux à Dante, il est temps, jamais elle n’a pu faire sa vie depuis son départ. 
Elle doit être fixée. 
Une femme-enfant, attendrissante, pleine d’humour et de repartie, elle n’a pas du tout sa langue dans sa poche sauf quand il s’agit de dire ce qui se cache dans son cœur, si elle montre qu’elle est sûre d’elle c’est une belle carapace. 
Tout comme Dante d’ailleurs. Lui, sous toutes ces couches d’homme froid (des cavernes lol) se cache un gros nounours. 
Il va falloir beaucoup de patience pour que Lola retrouve chez lui le Dante qu’elle n’a plus vu depuis ce fameux jour il y a 8 ans où leur vie a basculé.

Pour comprendre ce qu’il s’est passé, il te faudra faire preuve de patience, c’est un suspens que l’auteure laisse planer même si j’avais un doute, d’ailleurs Fleur Hana ne te laisse pas avec un gros mystère sur le point de départ, mais pour assimiler complètement pourquoi Dante est devenu tel qu’il est, là, elle ménage ses révélations. J'ai aimé ce procédé, tu en sais juste assez pour ne faire q'une chose tourner les pages et comprendre.

Quand Lola va proposer à Dante de devenir colocataire, leur relation va complètement changer. 
Elle, elle ne veut pas que Dante s’aperçoive de ses sentiments ; lui, ben c’est Dante, donc il ramène souvent ses conquêtes d’un soir, ce qui bien sûr fait souffrir Lola.
Au contact de Lola, la muraille autour du cœur de Dante s’effrite peu à peu, il ne comprend même pas pourquoi, l’ancien Dante refait peu à peu ; très très lentement, surface, hors de question pour lui de montrer à nouveau cette facette de lui.
Lola en souffre bien sûr, comment ne pas souffrir devant l’homme qu’on aime, vivre avec lui et qu’il ne se rende compte de rien. 
Elle joue un jeu dangereux ; ce joli petit papillon va se brûler les ailes, mais tant pis, elle doit être fixée pour pouvoir avancer dans sa vie.

Je voudrais pouvoir t’en dire plus ; je te dirais juste que j’ai adoré chacun des Golden Boys, les collègues de Dante, on ne les voit que peu, mais il me tarde d’en apprendre plus sur chacun d’eux.

Dante et Lola. 
Deux satellites qui se gravitent autour sans jamais se rencontrer sauf qu’à un moment ils se télescopent ce sera explosif. Ils marchent tous les deux sur la même route, mais n’ont pas emprunté le même chemin, arriveront-ils au même croisement à un moment ?


Si tu veux un livre drôle, sexy, des personnages imparfaits qui en font des êtres parfaits à mes yeux, une lecture intense, très addictive, car tu veux savoir si ces deux têtes de mules vont arriver à un moment donné à s’expliquer et plus à se nier et à se crier dessus alors ce livre est pour toi. 

Si tu veux lire un être brisé qui revient à la vie et qui est vraiment lui aussi très fascinant ; cet être abîmé je l’ai adoré dès le départ, si tu veux lire une femme exubérante, mais tellement attachante comme l’est Lola que j’ai tout autant aimée que Dante alors n’hésite plus. 



Nous deux à l'infini de Fleur Hana - romance - 324 pages, 16.9€ - Edition Harlequin, collection &H, en librairie le 7 mars 2018

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