Affichage des articles dont le libellé est Le Cherche Midi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Le Cherche Midi. Afficher tous les articles
mardi 8 mai 2018

Avis : Du côté du bonheur de Anna Mc Partlin


Comment te dire mon cher lecteur comme j’étais heureuse de recevoir ce troisième roman de l’autrice, bien que différent de ses deux précédents livres, j’ai adoré cette lecture. 


À nous, mon cher lecteur,

Tu commences le roman 20 ans plus tôt, Maisie s’apprête à donner une conférence à l’université suite au livre qu’elle a écrit sur son fils Jeremy. 
Tu sais très vite que son fils est décédé.
Comment ? Pourquoi ? 
Quel thème Maisie aborde-t-elle dans son livre pour en faire une conférence, c’est ce que tu vas découvrir tout au long des 400 pages. 

400 pages qui retracent la disparition de Rave et Jeremy la nuit du 1er janvier. Fugue ? Bêtise d’ado ? Maisie, Fred, policier et ami de Maisie, Tom, Lynn, toute la population de ce village irlandais se met à la recherche de Rave et Jeremy. 

Tu alternes les points de vue de Valerie, sa jeune sœur, Maisie sa mère, Fred, le policier, de temps en temps de Jeremy et Rave enfin de Bridie la grand-mère. 
Ce procédé te permet de comprendre ce que chacun des protagonistes ressent. 
Maisie revient sur l’enfance de Jeremy ; de beaux souvenirs comme de moins beaux, Maisie a été une femme battue, Jeremy a connu dès son plus jeune âge la violence. 
Je ne t’en dis pas plus sur le pitch de départ 

Tout au long de ma lecture, je me suis demandé ce qui avait pu arriver à Jeremy durant ces jours où on le recherchait. 
L’issue je la connaissais, mais pourquoi ? Comment ? Qui ? 
Jeremy tu t’y attaches directement, ce jeune homme est un être lumineux comme je les appelle, toujours là pour les autres, veillant sur sa mère, sa sœur et sa grand-mère, se préoccupant de ses amis Rave, Mitch, Jonno et Dave. 
Vu que tu te prends immédiatement d’empathie pour ce jeune garçon quand il disparaît tu es aussi inquiet que Maisie, sa mère. 
Tu lis les dates, les jours qui passent jusqu’à la date fatidique où tu sais tout et là tu as le cœur brisé. 
Le cœur brisé je l’ai eu plus d’une fois au cours de ma lecture, du moins j’ai été émue par les thèmes que l’autrice aborde. 
Des thèmes lourds, variés, mais des faits de société comme la maladie d’Alzheimer, les femmes battues, le deuil, la reconstruction après un drame. 
Tu as aussi des thèmes sous-jacents, mais importants et qui sont, je trouve, commun à tous les livres de Anna Mc Partlin comme les difficultés liées à l’adolescence, l’amour, l’amitié et la famille.une famille unie même s’il y a des disputes, une famille que tu vas adorer. 
Chacun des membres ou des amis est attachants.

Tu vas me dire : trop dramatique pour moi, et je te répondrai : non mon cher lecteur.
Anna Mc Partlin t’emmène chaque fois, à chaque moment pénible du côté du bonheur. 

C’est écrit avec beaucoup de sensibilité, de charme, de douceur sans oublier l’humour.
Grâce aux 3 femmes du livre Maisie, Valérie, Bridie, tu vas rire. 
Elles ont un langage bien fleuri, Bridie avec ses pertes de mémoire même si c’est triste te fera bien rire. 
Maisie avec sa franchise et sa vulgarité te fera sourire et éclater de rire.
Ces femmes sont formidables. 

Anna Mc Partlin a cette faculté de te faire rire autant qu’elle te touche. 
Le final traite d’un thème encore plus important, mais dont je ne te dirai rien pour ne pas te spolier. 
Je dirais juste que sa manière de l’expliquer, de l’écrire m’a touché beaucoup plus fort que d’autres romans que j’ai déjà lu sur le même sujet. 

C’est un roman que tous les gens à l’esprit étriqué devraient lire. 
J’ai été secouée, profondément émue, même si tu sais plus ou moins l’issue rien ne te prépare à l’intensité de ce passage qui m’a fait dresser les poils des bras et couler les larmes. 
C’est aussi beau que déchirant. 

En plus de la façon dont ce roman est écrit, tu as l’impression d’être presque dans un polar même si cela n’en est pas un. 
C’est vraiment un roman qui va plaire à un grand nombre de lecteurs. 

L’écriture comme d’habitude m’a enchantée, addictive, fluide, un véritable page turner, tu sens l’angoisse monter au fur et à mesure des jours qui passent sans nouvelle des deux amis, tu ressens la profonde détresse et culpabilité de Maisie. 
La tristesse et l’incompréhension de Valérie et de Bridie. 
La psychologie des personnages se développe petit à petit, mais est magnifiquement élaborée. Tu as affaire à des gens que tu pourrais croiser dans la rue. 
Des héros parfaits dans toutes leurs imperfections. Ils sonnent juste, ils sont vrais. 
L’autrice écrit tout avec cette justesse et cette sensibilité qui la caractérise ; émotions, personnages ; tout est écrit en douceur même si les réflexions qu’elle amène sont intenses et profondes. 
Anna Mc Partlin décrit les mœurs des années 90, ce qui était admis ou pas, ce qui était toléré ou pas. 
Au début de chaque chapitre, tu as le nom d’un groupe de rock/métal et un titre des années 90, cela m’a forcément plu puisque c’est toute mon adolescence et que ce sont des groupes que j’écoute toujours. 

Un livre qui est ancré dans l’actualité, tu te dis que, oui les choses évoluent, mais il reste encore tant à faire. 
J’ai vraiment vraiment envie que tu saches de quoi je parle, mais je ne peux rien te dire sauf que c’est un de ces livres qui sont pour moi essentiels. 
Un livre profondément humain, qui fait mal, mais qui fait du bien


Allez, viens avec moi du côté du bonheur !

PS Benoit : double merci. Merci pour l’envoi du roman et merci pour la carte dédicacée de Anna Mc Partlin, comment te dire combien j’ai été touchée. Je ne l’ai pas rencontrée, mais grâce à toi elle est venue à ma rencontre. 



Du côté du bonheur de Anna Mc Partlin - Traduction de Anne Le Bot - Roman contemporain - 408 pages, 21€ - Édition du Cherche Midi, en librairie le 12 avril 2018 
jeudi 12 avril 2018

[Avis] Le ciel est à nous de Luke Allnutt





Quand j’ai reçu l’enveloppe du Cherche Midi et que j’ai lu les posts il dessus je savais que j’allais être touchée quand j’ai ouvert le colis et lu la quatrième de couverture j’ai su que j’allais être émue, je peux te dire que j’ai été complètement anéantie par l’histoire de Rob, mon cœur a explosé oui, mais j’ai aussi accompli un cheminement au côté de notre personnage principal j’ai compris ses mots et ses maux, j’ai souffert avec lui pour mieux accepter l’inacceptable.
 Si le sujet est dur, l’auteur Luke Allnutt donne à son roman une véritable leçon d’humanité, de lucidité à travers Jack, d’espoir et de reconstruction à travers Rob et Anna. 

J’ai complètement adoré ce roman, j’ai vécu chacune des 3 parties intensément, dans mon cœur et mon âme. 
La relation entre Rob et Jack, son fils est criante de vérité, de complicité. 
Un papa qui s’épanouit pleinement dans son rôle. 
Bref mon cher lecteur c’est une lecture qui m’a fait pleurer, qui m’a émue, mais qui est écrite sur un ton ni moralisateur ni larmoyant. 
Oui, le thème, les thèmes sont douloureux, mais il y a ces belles lueurs d’espoir, les rires de Jack, le symbolisme qu’il y a derrière ce titre qui est totalement sublime.
Je crois que tu l’as compris, je suis conquise par ce roman. 
J’ai mis du temps à le « digérer » j’ai pris quelques notes à la fin de ma lecture il y a 3 semaines, hier, dimanche 8 avril, il y avait un magnifique ciel bleu avec de si jolis nuages, en les observant les mots sont venus, je m’excuse d’avance si cela te paraît décousu, je te livre mes impressions, mes émotions comme je les ressens, je t’écris comme je te parlerais si tu étais en face de moi. 

Je n’ai pas trop envie de te donner plus d’information sur le résumé et le pitch du roman comme je le fais d’habitude, il faut entrer dans ce livre en aveugle pour y découvrir toute la lumière qu’il y a entre ces pages, il faut que toi aussi tu sois ébloui par le soleil, que tu sentes le vent ébouriffer tes cheveux, ébranler ton cœur, que tu retrouves la vue comme Jack va trouver le chemin de la rédemption. 
Une route douloureuse et tortueuse, tu vas trébucher avec lui, tomber et te relever péniblement, mais tu seras debout au moment où il le faudra.
Quand tu te sentiras prêt. 
Je ne vais pas mentir, étant maman je me suis fortement identifiée aux ressentis de Rob, j’ai ressenti plus d’empathie pour lui que pour Anna, même si j’ai compris les réactions de l’un et de l’autre et que je n’ai pas cautionné tous les choix de Rob. 
Ce qui se dégage de ces pages en dehors de la lumière et de l’espoir c’est l’amour. 

Tu vas suivre les 3 personnages pendant 3 parties. 
Tu commences le roman avec Rob, il te narre sur un ton cynique, désabusé son point de vue sur la vie en général.
C’est un homme détruit que tu rencontres. 
L’ivresse est sa plus fidèle compagne, la seule chose qu’il lui reste. 
Cette première partie n’est pas très longue, mais en très peu de pages tu vas comprendre toute l’ampleur de la tristesse de Rob, la colère qui le ronge. 
Tu te sens très proche de lui puisqu’il est le narrateur et qu’il écrit tout à la première personne. 
Tu endosses son manteau et son fardeau, avec simplicité et beaucoup de réalisme ; ensuite, Luke Allnutt va te donner la main et sauter avec toi dans le passé. 
Un grand bond en arrière, tu remontes le temps, à partir du moment où Anna et Rob se rencontrent au moment où ils ont fini leurs études. Ils sont jeunes ; Anna a déjà son avenir tout tracé, avec elle, pas de place pour l’imprévu. Il faut tout planifier, organiser. 
Rob, lui, c’est tout le contraire, il a un projet, il est informaticien et veut réussir à vendre un programme. 
Anna croit en lui même si cette peur de l’inconnu est difficile pour elle. 
Puis vient le moment de l’envie de concrétiser leur couple par un enfant. Le chemin pour y arriver sera dur, à ce moment tu prends de plein fouet la détresse de Anna et de ses deux tournesols. 
Arrive l’enfant tant désiré : Jack. 
Tu suis cette famille épanouie ; Rob toujours insouciant, mais un papa extraordinaire, un papa qui passe son temps auprès de son fils. Il travaille de chez lui, c’est donc lui qui prend en charge le quotidien de ce petit bonhomme.
Un lien très fort les unit. 
Anna est aussi une excellente maman, une maman qui ressentira assez vite dans sa chair que quelque chose ne va pas. C’est l’instinct maternel qui parle. 

5 ans de bonheur et les voilà tous les 3 aspirés par cette spirale infernale, un ouragan terrible, dévastateur. Ils vont résister tant bien que mal, se serrer les coudes, mais la douleur ne s’exprime pas de la même façon chez l’un et l’autre, cet homme et cette femme qui pouvaient discuter des heures ne se parlent plus, ils ont des opinions différentes, chacun d’eux s’enferme dans leur souffrance et ne laissent pas y pénétrer l’autre. 
J’ai, à la fois compris les choix de Rob, et en même temps je sais que j’aurais réagi comme Anna si mon mari avait fait cela ; pour autant, je ne condamne pas Rob, quand on aime on est prêt à tout, on s’accroche au moindre espoir. 

Enfin, pendant la dernière partie, tu retrouves Rob seul. Je ne vais pas t’en dire plus si ce n’est que l’inquiétude, l’angoisse, la douleur que tu lis dans la seconde partie sont aussi présentes dans la dernière, mais de manière totalement différente. 
Je pense que c’est ce dont Rob avait besoin. 
Parfois, il faut se retrouver totalement à terre pour pouvoir vraiment se tenir droit à nouveau. 
Comme je me suis attachée à ce personnage d’autant plus que tout est raconté de son point de vue. 

Je te l’ai déjà dit, mais, ce titre !! 
Quand, presque à la fin du récit, tu comprends la signification, les larmes ont à nouveau coulé, cette fois, pas des larmes de tristesse, des larmes d’émotion. 
Luke Allnutt te livre un récit poignant avec des personnages très réalistes. 

La psychologie de Rob, Anna et Jack est superbement écrite, surtout celle de Rob, le personnage principal du roman. 
J’ai aimé les réflexions de l’auteur sur les dérives de réseaux sociaux et du danger d’internet. 
Tu ne sais pas à qui tu t’adresses derrière un écran, tout le monde peut s’inventer une vie, tout le monde n’est pas bienveillant surtout quand on est aveuglé par la douleur, tu deviens alors une proie facile pour ces prédateurs. 
L’auteur aborde d’autres thèmes, mais que je te laisse découvrir par toi-même. Tous sont importants et beaux, traités d'une manière douce mais forte.

Ce n’est pas la premier livre que je lis sur le sujet, mais c’est le premier qui aborde un point de vue différent. Celui de l’avant, et de l’après, celui de l’annonce, de la perte de repère, celui où entendre rire t’es devenu insupportable, celui de la culpabilité et du deuil, celui de la reconstruction. 

Un très très beau roman poignant que je ne peux que te conseiller, oui c’est triste, je ne vais pas dire le contraire, mais ce n’est pas larmoyant, le message que fait passer l’auteur est celui de l’espoir, du pardon. 
Oui, tu ressens toutes les émotions pleinement, mais l’auteur ne tombe à aucun moment dans la surenchère de détail. 
Son regard se porte sur les réactions des uns et des autres, amis ; famille ; mais surtout Anna, Rob et Jack. Comment chacun réagit, comprend et assume.

Jack ta passion de la photo m’a fait sourire plus d’une fois, je regarde le ciel et je me dis que tout ira bien pour toi et ton papa maintenant, continue à prendre des photos de là où tu es, fais-nous entendre tes rires, les oiseaux se chargeront de transmettre tes messages.
Je te laisse Rob, je sais que tu es sur le bon chemin cette fois. 



Le ciel est à nous de Luke Allnutt - traduction de Anne-Sophie Bigot - roman contemporain - 448 pages, 21€ - Édition Le Cherche Midi, en librairie le 15 mars 2018
mercredi 7 mars 2018

[Avis] Juste avant la nuit de Isabelle Ashdown



Cher lecteur on se retrouve avec mon avis sur un roman lu dans le cadre de la Team thriller du cherche-midi.
Cette fois avec un suspens psychologique quasiment à huit clos. Un des meilleurs que j'ai lu depuis que je suis dans la team thriller. 


Isabel Ashdown ne fait pas dans la dentelle ; dès le prologue, tu sais ce qu’il va se passer, non pas le dénouement ; non non ; elle te plonge direct dans l’intrigue. 
Ces 3 pages m’ont glacée d’effroi. 
C’est fort non ? 3 pages et te voilà embarquée.
Tu ne sais pas qui te narre cet épisode, mais tu sais, en le lisant du moins tu espères, que le roman va continuer sur cette lancée.
Une entrée en matière fracassante.

Même si le thème de la disparition d’enfant a été maintes fois écrit j’ai adoré ce que l’auteure a démontré par son roman, les thèmes qu’elle aborde, la fine psychologie des personnages et surtout tu vas douter de tous à un moment donné. 

Le suspens est constant et même si j’avais deviné une ou deux choses la fin est juste parfaite. L’auteure mène le lecteur en bateau tout autour de l’île où se déroule son intrigue, elle va te faire balancer de gauche à droite, tu vas te prendre les vagues, les unes après les autres, pour terminer avec le souffle coupé avec ce vent froid de janvier.

Le pitch de départ est « simple » Jess garde sa nièce, Daisy, un bébé de un an alors que sa sœur Emily et son mari James sont de sorties pour le Nouvel An. Quand ils rentrent, Jess est retrouvée inconsciente et Daisy a disparu.
Voilà l’intrigue.
La course contre la montre est engagée, il faut retrouver le bébé et vite, les inspecteurs de police ne prennent pas cette affaire à la légère.
Toi, lecteur, tu vas vivre de l’intérieur de la maison le désespoir de la famille inquiète, se rongeant les sangs pour que l’enquête avance, tu vas apprendre à les connaître l’un après l’autre. Tu vas tressaillir avec eux lorsque le téléphone va sonner, tu vas être agacé par les journalistes agglutinés devant la porte se repaissant du malheur d’autrui.

Tu vas surtout vouloir comprendre pourquoi Emily et Jess ne se sont pas vues depuis 16 ans.
Du jour au lendemain, lors des funérailles de leur mère, elles vont se reparler et Jess va venir habiter avec eux, se chargeant de la maison, de garder Daisy et veiller sur Chloé, 15 ans, la demi-sœur, la première fille de James qu’il a eue avec sa défunte épouse.
Comme je te le disais, tu vas douter de tous à un moment donné, pour changer d’avis et revenir sur tes choix.
Grâce à ces flash-back disséminés dans les chapitres tu vas comprendre le passé ou le présent des deux sœurs, les personnages principaux du roman, celles qui attirent les regards : Jess et Emily.
Peu à peu, Isabelle Ashdown te donne les codes pour déchiffrer la psychologie complexe de ces deux femmes. 
Ce qu’elles pensent et ce qu’elles montrent, c’est un monde de différence. James et Chloé aussi, mais, dans une moindre importance.

Il y a aussi ces deux parties ; la première se termine sur un rebondissement inattendu et qui change la donne. 
La seconde partie je ne peux pas t’en parler si ce n’est te dire que le rythme est de plus en plus haletant et que c’est impossible d’arrêter de lire

L’inspecteur Jacobs avance dans son enquête (même si elle, pour le coup, n’a pas vraiment de rôle ni de présence du moins pas aussi forte que les autres protagonistes)
Tu veux voir la petite Daisy regagner son foyer en bonne santé, tu veux aussi comprendre Emily et Jess, je ne saurais te dire laquelle m’a le plus saisie, si l’une, je l’ai cernée assez vite l’autre est plus secrète.
 L’une est le dominant du duo l’autre est trop gentille, elle ne pense que depuis son jeune âge à défendre sa sœur, à la protéger du monde entier.
Si l’une, je m’attendais à certaines réactions ; l’autre m’a fait douter tout au long de ma lecture.
Comme ça avec le recul quelques semaines après avoir lu le roman je dirais que c’est Jess pour qui j’ai le plus d’empathie.
Que c’est frustrant de devoir taire certains passages qui sont glaçants !
Je te rassure, il n’y a rien de violent, point de sang, mais, le suspens est tel, que tu sens que cela peut basculer à un moment ou l’autre, que tu sens l’urgence pour Daisy cette petite fille innocente qui est bien loin de savoir que tous les êtres qu’elle aime tous ont des secrets. Du plus banal au plus grave. Du plus récent à celui de toute une vie.

Tu vas alterner les chapitres avec les points de vue d’Emily et Jess écrit à la troisième personne pour l’une et à la première pour l’autre tu vas disséquer les informations et leur caractère à la loupe. Tu vas tenter de le comprendre.
Dans la deuxième partie, une troisième voix intervient ; je ne peux rien te dire sur elle, mais elle va te glacer d’effroi. 
Non pas qu’elle est méchante ou vindicative comme l’est l’un des personnages, mais tu plonges dans les méandres d’un cerveau malade.

Je ne me suis pas identifiée aux narrateurs même si étant maman la disparition d’un enfant est un thème qui me touche toujours.
Par contre ; j’ai adoré lire la psychologie des personnages et à travers eux, les thèmes que l’auteure va traiter comme la rivalité fraternelle, le deuil, la maladie physique et mentale, les blessures psychologiques jamais guéries, les traumatismes de l’adolescence, cette période difficile où l’on est contre ses parents, où l’on tait certains faits, les mensonges et secrets voir plus grave encore.
Tu vas te retrouver au milieu de cette famille dysfonctionnelle.
Cette famille allait bien, parfaite en tout point, des parents qui s’aiment, qui travaillent et ont bien réussi dans la vie. Un veuf qui a refait sa vie et une belle-mère qui a accepté sa belle-fille, des retrouvailles de sœurs perdues de vue depuis des années et qui reprennent leur relation comme si elles s’étaient quittées la veille, elles n’ont qu’une année de différence et s’entendent comme larron en foire jusqu’à la nuit de ce 1 janvier où cette bulle fragile, ce bonheur apparent va éclater et avec lui les masques vont tomber.

Si au début ils se serrent les coudes, les tensions, rivalités, mensonges, trahisons vont mettre de plus en plus à mal cet équilibre fragile.
Se connaissent-ils vraiment ? Est-ce que tout n’est qu’apparence ?
Lequel est vraiment digne de confiance ?

D’autres protagonistes interviennent dans le roman étayant encore plus finement la psychologie en mettant en lumière des faits du passé ou du présent.
je pense notamment à Becca et Samie

C’est un très bon suspens psychologie que je te recommande. 
L’ambiance est admirablement retranscrite ;
tu sens le vent de la côte de l’île de Wigh transpercer tes os, les rebondissements et secrets ; les souvenirs teintés d’amertume ont souvent lieu la nuit te plongeant dans un climat sombre et pesant.

La fin est juste comme il fallait ; pas totalement ouverte, pas totalement fermée ; tu as des réponses, tu peux facilement imaginer le reste.

La plume de l’auteur est simple, mais subtile ; le temps, le climat, l’ambiance, les twists et rebondissements, les sauts dans le passé et les explications du présent sont menés de main de maître. C’est terriblement addictif, un roman que l’on dévore et même si comme je te le disais j’ai deviné quelques énigmes Isabelle Ashdown a quand même réussit à me retourner le cerveau et me faire poser mille et une questions, elle m’a donné la dernière pièce me permettant de réunir les pièces du puzzle qu’a la fin lors de l’épilogue.


Sans être un coup de cœur c’est un roman 5 étoiles que nous offre le Cherche Midi éditeur.




Juste avant la nuit de Isabelle Ashdown - traduction Florence Vidal - Thriller psychologique - 368 pages, 21€ - Cherche Midi Éditeur, en librairie le 1 mars 2018
mercredi 17 janvier 2018

[Avis] Seuls les enfants savent aimer de Cali



Mon cher lecteur, tu connais comme moi le chanteur, mais connais-tu l’auteur ?
Vu la poésie de ses textes et les quelques phrases en 4e de couverture je m’attendais à être bouleversée. 8 phrases et j’avais les frissons :


Seuls les enfants savent aimer.
Seuls les enfants aperçoivent l'amour au loin, qui arrive de toute sa lenteur, de toute sa douceur, pour venir nous consumer.
Seuls les enfants embrassent le désespoir vertigineux de la solitude quand l'amour s'en va.
Seuls les enfants meurent d'amour.
Seuls les enfants jouent leur coeur à chaque instant, à chaque souffle.
À chaque seconde le coeur d'un enfant explose.
Tu me manques à crever, maman.
Jusqu'à quand vas-tu mourir ?



Tu commences le livre avec l’enterrement de la maman de Bruno, 6 ans. Jugé trop jeune pour assister aux funérailles, c’est de la fenêtre de la maison familiale qu’il observera le cortège funéraire.
Qu’est ce qu’on comprend de la mort quand on est petit ? 
Trop souvent, les adultes pensent nous épargner des peines en taisant ou n’en nommant pas certains chagrins. 
Cali avec ses mots/maux d’enfants va te démontrer que lui il a tout compris à la vie, à la mort, mais surtout à l’amour. 
Un amour total, sans limites, qu’il voue à sa maman Mireille. 
Comme tous les enfants du monde il ne dose pas son amour, il est immense et c’est donc un tsunami dans son univers de petit garçon que la perte de sa maman.

Je ne peux pas te dire que c’est une autobiographie, mais je sais que la maman de l’auteur est décédée quand il était jeune. 
Qu’importe roman ou autobiographie cela n’enlève rien à la beauté et la poésie du texte.

Ce qui ressort de ce texte c’est la grande peur de mourir, que lui ressentent, mais aussi la peur de perdre les gens qu’il aime. 
Alec, son nouveau meilleur ami, Carole, son premier grand amour, son papa qui se laisse porter par la vie, mais qui ne vit plus ; son frère, ses sœurs, sa petite chatte mimi ; qui au départ il va s’interdire d’aimer ; il lui a donné le même nom que sa maman, Mireille et si c’était une erreur de lui donner ce prénom ?


"Je le vois, maman, il fixe ton dernier lit, la banquette rouge contre le mur où je t'ai dit au revoir pour la dernière fois. La banquette rouge où tu te tenais, si fatiguée ; où tu m'as dit "je t'aime mon petit Bruno". Tes yeux étaient devenus vides. Ceux de papa le sont encore plus."

Il est aussi plein d’amour à donner, en manque d’amour, il recherche sa maman dans d’autres bras, il lui parle très souvent mais n'a plus de réponses, il ne comprend pas pourquoi les adultes effacent si vite toute trace de sa maman, pourquoi ils ont décidé de brûler toutes ses affaires, une seule rescapée : une photo du mariage de ses parents qui ne le quitte plus.

Écrit tout en poésie ; la gorge nouée par les mots de ce petit bonhomme, tu poursuis ta lecture sur un peu plus d’une année.
La colère qui l’emporte, mais qu’il ne comprend pas, ils souffrent de voir les gens qu’ils aiment pleurer, il a l’impression de semer la tristesse partout où il va.

Tu lis l’extinction de la flamme du foyer et la cape sombre jetée dessus.
Tu cherches avec Bruno une autre maison où il ferait un peu moins triste, tu lis les fêtes catalanes, mais est ce qu’il a encore le droit d’être heureux ? Une grande question qu’il se pose, aussi jeune qu’il soit.

Un texte absolument bouleversant, poétique, écrit tout en pudeur sur ses maux d’enfants avec ses mots d'enfants. 
La dissolution de son foyer qui tient à moitié debout ; un papa devenu silencieux ; une sœur de 12 ans qui prend le relais de sa maman. 
Tu lis ses espoirs et ses attentes, tu lis la religion en laquelle il ne croit plus ; il est où ce dieu qui lui a pris sa maman ? Tu penches ta tête sur la stèle de la défunte et tu écoutes avec lui ce silence, ce vide laissé. Plus aucun cœur ne bat sous la pierre, mais bat très fort dans le cœur de Bruno.

C’est le petit Bruno, le narrateur, tu as l’impression qu’il te prend la main et te chuchote tous ses secrets dans ton oreille et que tu les accueilles au plus profond de ton cœur et de ton âme de lecteur.

Comme je te le dis, c’est poignant, mais tu lis aussi les bêtises d’un enfant, des enfants de cet âge. Bruno entouré, mais si seul avec son chagrin qu’il ne peut nommer même s’il comprend beaucoup de choses que l’on ne prononce pas devant les enfants comme son papa qui se tait ou qui sent bizarre, son papa qu’il ira chercher en lui donnant la main au bistro d’en face pour l’emmener loin de cet endroit qui ne sent pas bon. Qui est l’adulte ? Qui est l’enfant ? Je ne jette pas la pierre du tout aux adultes, mais la maturité de ce petit garçon de 6 ans est étonnante ; il comprend tellement de choses, mais il ne sait comment les nommer.

Tu l’aimes cet enfant, tu as envie de lui donner la main et de ne jamais la lâcher.
Tu comprends aussi quelle difficulté ce sera pour lui d’aimer.
Tu as envie de répondre aux questions qu’il se pose, mais qu’il ne dit pas.
Un petit cœur de 6 ans avec une tonne d’amour et de tristesse qui parfois déborde et parfois pas, un immense flot d’amour et un profond respect qu’il a pour ses aînés et son papa. Mon père, ce héros.

Cali, une souris de Belgique non pas fan du chanteur, mais amoureuse de tes textes et paroles, te remercie pour ce moment de grâce et de poésie. Merci pour ce cœur, ces larmes glissées dans ses pages, ce sourire aussi minuscule soit-il par moment.



Un superbe témoignage, poignant qui m’a pris aux tripes.
Un roman qui parlera a beaucoup d’entre vous, mes lecteurs, tous, nous avons croisé de près ou de loin la perte d’un être cher quand nous étions enfant ; tous, nous n’avons peut-être pas compris à ce moment-là ce qu’il se passait.

"Derrière toi il y a la nuit - et le cimetière désert.
Derrière toi, il y a nous.
Ils n'ont rien brûlé.
Rien de ce qui compte vraiment.
Tu es là, ma belle maman. 
ta peau est immense quand elle me touche. Ta voix est la bonté même quand elle me raconte qu'on ne va pas mourir. Jamais."




Seuls les enfants savent aimer de Cali - Roman - 192 pages, 18€ - Édition du Cherche Midi, en librairie le 18 janvier 2018

mardi 2 janvier 2018

[Top 2017] Partie 5 les romans historiques


On arrive tout doucement à la fin de mes meilleures lectures classées par genre, aujourd'hui on parlera des romans historiques (je sais certains sont du 20e siècle mais je les ai classé comme tels, et oui certains pourraient aussi être classé en romance mais si je les mets ici c'est parce que c'est l'Histoire qui m'a le plus touchée).

Demain, on parlera de la romance et du new adult et enfin, vendredi je te donnerai mon top 10, choix qui va s'avérer très très difficile ! 

Voici les romans historiques qui ont tous eu 5 étoiles sur Goodreads



















La plupart sont chroniqués sur le blog, certains se trouveront dans mon top 10, si tu aimes l’histoire, la Seconde Guerre mondiale, la libération de la femme, la guerre de Sécession, la fin de l’esclavagisme ou connaître l’histoire de pays différents je te les conseille tous !

En connais-tu certains ? 

lundi 11 décembre 2017

[Bilan] Bilan lecture de novembre


Non non, tu ne rêves pas, c’est bien mon bilan de lecture de novembre que je te fais le 11 décembre, tout va bien, je ne suis pas du tout du tout en retard xD

La semaine prochaine, j’ai prévu de te faire le bilan des auteur(e)s découverts cette année, la semaine d’après un classement de mes meilleures lectures de cette année par genre et enfin tu auras mon top 10 des lectures de 2017. 
Quel programme n’est-ce pas ?



Le point positif, c’est que comme je fais le bilan tard, tous les livres sont chroniqués et tu pourras donc aller lire mes avis si tu en as envie. Tu n'as qu'à cliquer sur le titre pour accéder à mon avis.
(Oups non, deux romans ne sont pas chroniqués c’est la trilogie de La galerie des jalousies de Marie-Bernadette Dupyu, j’ai lu depuis le tome 3 et tu auras mon avis général sur cette très belle saga la semaine prochaine)
Trève de blabla, Commençons. 



Novembre fut un très bon mois puisque j’ai lu 21 livres

7 polar, thriller roman noir
4 romans contemporains, historiques
5 romans jeunesse / young Adult
5 New adult
comme chaque mois, j’ai lu de tout mais mes genres préférés sortent quand même du lot

Mon top 3 sera uniquement New Adult adult :

-L’honneur de Preston de Mia Sheridan
-The gravity of us de Brittainy C. Cherry
-Happy crazy love, tome 1 : Si nos chemins se croisent de Mélanie Harlow





Ces trois livres m’ont fait vibrer mais j’ai aussi eu un gros coup de cœur pour Vices de Gypsy Paladini, pour Marche à l’étoile de Hélène Montardre, pour le tome 6 de ma saga chouchou gardien des cités perdues
Une seule déception avec Maharajah, tom 1 de M.J. Carter




La liste dans l’ordre de lecture :

La galerie des jalousies, tome 1 de Marie-Bernadette Dupuy
La galerie des jalousies, tome 2 de Marie-Bernadette Dupuy

Comme je te le disais un très beau mois avec vraiment de très belles lectures, la joie de retrouver Philip Pullman, de clôturer une saga que j’adore La reine du Tearling et, enfin, même si Maharajah a été une déception, il aura eu le mérité de me faire sortir de ma zone de confort puisque je ne lis jamais de roman d’aventures et c’en était un et non pas un thriller comme annoncé.

Nous verrons décembre, en ce début de mois je lis moins, mes trois enfants sont en examens et donc je passe beaucoup de temps à les faire réviser mais je lis en général beaucoup pendant les vacances de Noël puisque ce sont deux semaines où je ne mets pas le nez dehors.

 Je te donne rendez-vous en janvier. 

A demain mon cher petit lecteur <3 









Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...