lundi 18 mai 2015

[chronique] La dernière Terre, tome 1 et 2 de Magali Villeneuve


La dernière terre, tome 1 : L’enfant MerehdianDe 

Magali Villeneuve

480 pages, 2012

Un monumental ruban de pierre se dresse en sentinelle au bord des brumes éternelles. Les hommes leur ont donné un nom : la Dernière Terre. Dans la cité-capitale des Cinq Territoires, Cahir, jeune homme frêle, maladif, aux mœurs et aux allures bien éloignées des codes stricts qui font loi autour de lui, subsiste envers et contre la réprobation générale. Il est issu des Giddires, un peuple rejeté, au ban de la paix politique qui unit les autres contrées. Malgré cela, entre intelligence et ingénuité, il parvient à se rapprocher de certains locaux, dont Ghent, fils du Haut-Capitaine à la tête des forces militaires des Basses-Terres. Au fil de ces jours paisibles, s’il advenait un évènement capable de bouleverser tous les dogmes établis, quel poids l’existence de Cahir aurait-elle dans la balance des certitudes ?



Voilà enfin mes chroniques des 2 premiers tomes de La dernière Terre, 2 romans que j’ai lus une première fois en 2013, suite aux chroniques de blog que je suis, je n’avais à ce moment-là pas rédigé de chronique, car absente de la blogosphère, je les ai relus mi-avril, autant vous le dire, il y a très peu de romans que je relis, ils sont une poignée parmi mes nombreux livres, j’ai replongé dans La Dernière Terre et comme la première fois, j’étais dans ma bulle, plus rien n’existait autour de moi hormis les lieux et les personnages.

Dès les premières lignes, vous êtes immergé dans le monde créé par l’auteure, le prologue commence avec ces 4 hommes perdus dans les brumes, un prologue qui m’a immédiatement donné envie de lire la suite, qui sont-ils ? Que va-t-il leur arriver ?

Ensuite, vous entrez dans Tileh Agrevina, capitale du Pays Agrevin à l’heure de la Grande Relève, évènement très important, c’est au cours de cette grande relève que les soldats chargés de protéger la cité font une démonstration devant L’Igilh Nolath,  (régent des 5 territoires) et où l’on nomme les arpenteurs.
Les arpenteurs sont chargés de patrouiller sur les remparts qui entourent la cité, derrière ces murs… le brouillard.

Lors de cette Grande Relève les dirigeants et nobles des « 5 cinq territoires » (Les Agrevins, Les Tilhian, Les Gamarides, Les Endérins) sont présents à l’exception d’un territoire, le Pays Giddire, Les giddires ne sont pas appréciés, considérés comme des sauvages dont il faut se méfier.
Au cours de cette Grande Relève nous faisons connaissance des personnages : Le Haut-Capitaine Solgar Ildorne, Cahir, Ghent, le Haut-Garde Melgar Cenerianh, le négociant Nelgoth de Tilh, Reghia, sa fille, Féor, Ved, Dorgah, Gayle , etc. 
Je reviendrai sur les protagonistes un peu plus loin dans ma chronique.

C’est un premier tome, un premier tome où l’on apprend les mœurs et coutumes des 5 territoires, les différents grades (novices, arpenteurs, aguerris, Haut-garde, Haut-capitaine), leur fonction.

Un premier tome introductif, dense, riche, et qui est pour moi nécessaire pour bien appréhender la suite de la saga. Vous ne trouverez pas d’action à chaque page et pourtant vous ne pouvez vous empêcher de tourner les pages.

Magali Villeneuve a une plume que j’ai rarement vu, vous ne voyez pas passer les 480 pages, elle vous immerge totalement dans son univers, elle vous peint les personnages à tel point qu’ils en deviennent de chair et de sang, elle vous décrit tellement avec finesse et poésie les lieux que vous vous retrouvez à patrouiller sur les remparts aux côtés des arpenteurs, que vous pouvez sentir la brume qui se trouve derrière, entendre les chevaux trottant sur les plaines de Tilh.

Ce que j’ai le plus apprécié dans ce premier tome ce sont les personnages, chacun d’eux est développé, tant au niveau physique que psychologique, peut-être ça pourrait déranger certains lecteurs, pas moi, j’aime savoir les liens qui existent entre les différents intervenants, j’aime voir la psychologie d’un personnage évoluer, encore une fois tout ceci est nécessaire pour apprécier La dernière terre à sa juste valeur. 
Tous les personnages sont liés d’une façon ou d’une autre.

J’ai eu immédiatement un coup de cœur pour Cahir, le seul Giddire évoluant dans la cité (pourquoi je ne vous le dirai pas, car vous devez lire cette saga !) et pour Melgar Cenerianh
J’ai vraiment détesté Nelgoth, cet être imbu de lui-même, sa « cruauté » envers Reghia, sa fille. J’ai beaucoup apprécié la famille entière de Ghent, même si au fil de ma lecture, ses décisions, ses choix m’ont déçue.

Des protagonistes que nous apprenons à découvrir peu à peu, principaux comme secondaires tous sont décrits pour les apprécier (ou les détester) à leur juste valeur, au départ certains vous paraissent indifférents et ensuite une révélation fait que vous les appréciez différemment.

J’ai tellement envie de vous expliquer ce que chacun d’entre eux apporte au récit, mais je ne veux pas que vous soyez spoiler d’une manière ou d’une autre je n’en dirai donc pas plus.

Pour ce qui est de mon ressenti, j’étais tellement dans ma lecture, à suivre les différents intervenants que j’ai été surprise quand une certaine action arrive, mais je ne peux pas non plus vous dire quelle action (ahhhh cette frustration de ne pas pouvoir révéler, écrire encore et encore) de frayeur à un moment du récit, la frayeur à laissé place à l’émotion, pour qu’à la fin de ce premier tome les larmes montent et coulent.

Je n’ai pas pu attendre de lire le second tome, j’ai enchaîné directement, on reste avec beaucoup de questions avec ce premier tome, on a envie de comprendre certains faits, certaines réactions des personnages. 
Attention ça ne veut pas dire que si je reste avec des questions le premier tome n’est pas abouti, absolument pas !!

 Magali Villeneuve vous emporte dans sa saga, rien n’est laissé au hasard, les révélations, les liens entre les différents personnages arrivent peu à peu et c’est bien pour ça que vous continuez à lire aussi avidement que je l’ai fait.

Honnêtement, même si mon bouchon m’avait convaincue avec sa chronique j’avais peur de ne pas aimer, je ne lis pas énormément de fantasy et ça été tout le contraire j’ai adoré tout le roman, je ne lui ai trouvé aucun défaut et je suis tombée amoureuse de la plume de l’auteure.

Illustration officielle



La dernière terre, tome 2 : des certitudes
de
Magali Villeneuve

470 pages, 2013

Dans les Cinq Territoires, les saisons débutent un autre cycle et à nouveau, la Grande Relève en marquera l’amorce.
Renvoyé vers son pays d’origine de façon arbitraire, Cahir, rongé par l’amertume et hanté par ses souvenirs, tente de retrouver sa place parmi les siens. Tandis que, dans la cité-capitale, l’on a préféré effacer toute trace du drame pour mieux l’oublier, certaines culpabilités, quoique silencieuses encore, commencent à peser lourd.
Derrière les murs inébranlables de la tour du Nolath, l’Igilh reçoit un message glaçant en provenance des Plaines de Tilh. Il lui faut prendre une réelle décision. De celles qui, dépendantes d’un seul homme, peuvent déterminer pourtant le devenir de chacun.

Autant vous le dire de suite j’ai autant adoré ce second tome, je ne vais pas pouvoir en dire de trop, car je voudrais vraiment que vous découvriez cette saga, elle n’est actuellement plus disponible, mais je vous en reparle en fin d’article !

Comme vous l’indique le synopsis dans ce tome nous suivons essentiellement Cahir (pour mon plus grand bonheur : p), il retourne sur ses terres, on en apprend donc davantage sur ce peuple exclu, les Giddires, peuple exclu par les 4 autres territoires, mais auquel je me suis fortement attachée.

Dans ce tome les actions sont plus présentes, Tilh Agrevina qui se pensait à l’abri du danger va devoir faire face à cette brume et ce qui s’y cache, les Arpenteurs vont cette fois vraiment devoir assumer leur rôle.

Les questions restées en suspend pendant le premier tome trouve quelques pistes de réponses dans ce second opus, mais pas encore toutes, du moins nous avons des pistes, mais pas encore toutes les clés en main.
Je pense notamment aux 4 hommes du prologue dans le tome 1, je suppose qu’ils ont un lien mais je ne sais pas encore lequel avec ce qu’il se cache (passe ?) derrière les remparts.

J’ai été une fois de plus entraînée dans ce roman, j’ai ressenti la sensation de froid du pays Giddire, j’ai été émerveillée par les descriptions des Hautes-blanches, j’ai appris à voir certains personnages différemment, notamment Nelgoth que j’avais détesté lors du premier tome, je ne vais pas dire que je l’aime mais je le déteste moins : p

J’ai toujours autant apprécié Cahir, le voir évoluer avec son frère et sa sœur : Uka et Raya, en apprendre plus sur son passé et les démons qui l’habitent.

J’ai été heureuse des décisions qui ont été prises par plusieurs protagonistes, surtout Reghia et Ghent même si ce dernier me laisse encore dubitatives, Reghia m’a étonnée par sa force de caractère, mon « amour » pour Melgar s’est renforcé.

Je me suis découvert un autre personnage préféré c’est Féor, son humour, sa légèreté même aux moments les plus graves, son amitié avec Ghent et puis son attachement à Gayle.

Même si dans le premier tome les différents protagonistes étaient admirablement décrits Magali Villeneuve prouve qu’elle a encore bien des choses à nous révéler, les caractères s’affirment, se dévoilent, on comprend davantage la place de l’Ighil et ses réactions, un personnage très hautain et sur de lui dans le premier tome et qui se fissure dans celui-ci.

Je vous parlais de Féor et de Gayle, ce sont 2 personnages qui se développent plus dans ce second opus, Gayle jeune fille timorée dans le premier tome s’affirme quelque peu. J’ai vraiment aimé leurs liens, leur caractère ainsi que l’amitié qui unit Ghent et Feor, 2 êtres totalement différents, l’un taciturne, l’autre totalement opposé.

J’ai tellement envie de vous écrire encore et encore sur ce qu’il se passe dans ce second tome, 2 romans, 2 coups de cœur, une plume que j’adore, je peux même dire que je suis fan (souris en mode groupie ^^)

Pour l'occasion j'ai osé prendre une photo de moi avec ma carte d'arpenteur 

Souris Arpenteur 207 au rapport


Parlons de la saga maintenant

La saga comportera au total 6 tomes, les 2 premiers tomes seront réédités fin d’année, l’édition spéciale est sold-out (ben oui, je ne suis pas la seule fan de cette saga, je suis arpenteur et fière de l’être)
Mais il reste une édition agrévine à 39 euros, qui rependra les 2 tomes 


Il y a aussi une Bande-dessinée en préparation *-*


Pour ne rien manquer visitez régulièrement le site La derniere terre ainsi que la page facebook !!


Un mot sur Magali Villeneuve et Alexandre Dainche je vous le disais j’ai lu la première fois les 2 romans à un moment où ça n’allait pas de trop, ces livres m’avaient permis d’échapper à un quotidien pas facile, et j’aurais voulu pouvoir leur dire merci, merci pour ce moment de lecture incroyable je n’ai pas osé le faire, il faut dire qu’à ce moment je n’avais pas internet à ma disposition et puis j’étais très impressionnée.

Arrive Trolls et Légendes 2015, mon premier salon depuis presque 3 ans et la possibilité de pouvoir rencontrer Magali Villeneuve et Alexandre Dainche, moi petite souris toute impressionnée je ne savais vraiment pas comment les aborder, me retrouver face à une auteure que j’adore, 2 illustrateurs que j’admire et cette finalement cette rencontre s’est avérée magique, malgré le monde qu’il y avait pour eux on a pu discuter, rire, faire des photos et ça reste un moment doudou que je chéris.





Ce que Magali et Alexandre ne savent pas c’est que j’avais plutôt tendance à rester dans mon terrier de souris, à ne pas trop discuter sur Facebook pour des raisons que je n’étalerai pas ici, mais grâce à eux j’ai eu un gros coup de boost, j’ai depuis rencontré d’autres arpenteurs, des arpenteurs qui sont devenus des coupains et des coupines.

Magali Villeneuve (source le site de la Dernière Terre)

Magali Villeneuve est illustratrice de l’imaginaire. Elle travaille principalement aux USA, pour les univers du Seigneur des Anneaux ou Magic the Gathering notamment. Elle exerce aussi dans l’édition littéraire où elle réalise de nombreuses couvertures pour une clientèle outre-atlantique et française. Elle vient d’ajouter une nouvelle corde à son arc : celle de l’écriture grâce à l’édition d’une saga de dark fantasy La Dernière Terre, où sa passion du dessin se mêle à son attrait pour les mots.

Alexandre Dainche (source babelio)

Alexandre Dainche est illustrateur en SFFF.
Si son riche parcours l’a conduit à travailler tour à tour pour la télévision, la publicité, l’édition ou encore le monde du jeu, c’est aux Etat-Unis qu’il a posé ses bagages artistiques en travaillant pour de grandes licences comme Star Wars ou le Trône de fer.

Son (peu) de temps libre, il le consacre à l’illustration et la co-scénarisation de « La Dernière Terre »

Vous pouvez avoir un aperçu de son travail ici  




J'espère vous avoir donné envie de lire cette fabuleuse saga, une chronique qui s'est avérée difficile pour moi, difficile de mettre des mots sur une lecture aussi magique, des moments aussi forts et j'espère avoir rendu fidèlement mon ressenti et tout mon amour pour La Derniere Terre et Magali et Alexandre


1 commentaire:

Un petit commentaire fait toujours plaisir ♥ Merci 😊

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