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mercredi 16 mai 2018

Castelleto, tome 1 : Chiara de Emma Mars


Aujourd’hui, mon cher lecteur, je vais te faire voyager à Venise, nous allons remonter le temps jusqu’au 14e siècle. 
C’est une lecture que j’ai adorée, je ne connaissais pas du tout la plume de l’autrice (depuis j’ai appris que sous ce pseudo se cache un homme je te dis un mot à ce propos à la fin), mais elle m’a convaincue. Ce premier opus pose clairement la base d’une saga prometteuse avec des personnages forts et une richesse historique très très intéressante, je t’en reparle plus loin dans mon avis.

Tu commences le récit avec une Venise en pleine épidémie de peste, aucun quartier n’est épargné,  le quartier où résident les prostituées est un des plus touchés. 
L’une d’entre elles meurt et laisse sa fille, toutes deviendront sa mère. 

13 ans plus tard, tu fais la connaissance de l’héroïne de ce premier tome : Chiara. 
Elle exerce le même métier que sa mère, élevée dans le milieu, cela ne lui paraît pas anormal, pourtant elle rêve de liberté, de changer de vie, de s’enfuir loin de sa matrone même si elle aime sa ville et ses mille lumières. 
Sa liberté a un prix, mais en plus le doge de Venise a des projets qui réduiront encore plus le peu de liberté qu’il lui reste. 
C’est dans ce climat que Emma Mars t’entraîne. 
Je ne t’en dis pas plus sur le pitch.

Ce premier opus possède trois forces. 
Je t’en ai parlé juste au début. 

La première force est, sans aucun doute,  Chiara, je l’ai aimée directement et plus j’ai avancé dans ma lecture, plus je l’ai appréciée. 
Elle veut changer sa condition, sans oublier ses plus proches amies, comme Angela, celle qu’elle considère comme sa mère ou Gina sa meilleure amie, sans oublier ses « sœurs » qui partagent le même travail qu’elle. 
Un personnage qui réclame la justice, mais sans violence, entêtée, aimante un personnage à la psychologie bien développée tout comme Nicola, ils forment un duo des plus attachants bien qu’ils mènent des vies complètement opposées. 
J’ai aussi adoré la bienveillance et la bonté de Alvaro ou encore Rolando. 
Pour ce qui est des personnages détestables, ils ne sont pas en reste, Lucia Nigra, Pietro, Sandro, etc. Ils traitent les prostituées odieusement alors qu’ils en tirent profit. 
Homme d’Église ou matrone, autant tu vas aimer les premiers que je t’ai cités, autant tu détesteras ceux-ci. 
Certains des protagonistes ont existé d’autres sortent de l’imagination de l’autrice, mais tous sont incroyablement bien décrits. 

La seconde force de ce roman est l’écriture de Emma Mars. 
En très peu de pages, elle te situe directement son intrigue, les descriptions historiques des lieux comme de la situation politique et ecclésiastique sont importantes pour asseoir sa trilogie, mais aucune ne m’a lassée. 
Une plume fluide, sensuelle, élaborée, puis sans conteste la recherche minutieuse qu’elle a menée m’a subjuguée. 
Fiction et réalité se côtoient sans que tu puisses savoir ce qui est vrai ou pas, la fiction est intégrée dans l’histoire et inversement. 

La romance est trop belle, j’ai adhéré à cette histoire même si elle peut étonner. 
Le langage utilisé est par moment cru, pour ma part cela ne m’a pas dérangé, mais je préfère te prévenir. 

Enfin, ce qui a retenu le plus ma concentration sur ce roman, c’est comme je viens de t’en parler l’histoire. 
Tu le sais que je suis une grande amatrice d’histoire, le Moyen Âge est la période que j’aime le moins et pourtant Emma Mars me l’a si bien décrite que j’ai visualisé chaque pont, chaque quartier célèbre ou moins célèbre. 
Que j’ai compris les enjeux pour Chiara et les autres ; la pauvreté comme la richesse sont expliquées, les palais merveilleux côtoient la saleté des quartiers plus défavorisés et oubliés des dirigeants qui ne pensent qu’à s’enrichir, j’ai vraiment apprécié cette immersion pourtant avec des passages pas très ragoûtants. 
C’est une Venise en plein essor que tu lis, en plein bouleversement et construction quand la papauté est encore à Avignon. 

J’ai autant aimé que » Les enfants de Venise » de Luca Di Fulvio ce qui n’est pas un petit compliment pour moi. 
Certes, c’est complètement différent, mais j’ai retrouvé ce pointillisme historique, ces descriptions que j’avais tant aimées, la Venise du Moyen Âge est loin d’être aussi glamour que ce que l’on voit maintenant, j’ai appris beaucoup  sur son essor grâce à ces deux livres.

Je t’encourage vivement à commencer cette saga si tu aimes la romance historique, les héroïnes fortes et une intrigue qui court jusqu’à la fin, il me tarde de lire la suite. 
Le tome deux est annoncé pour le mois de septembre. 
Que j’ai tremblé pour nos personnages principaux ! Vivement que je retrouve Chiara.

Édit : 
Au moment où j’ai rédigé ma chronique, je ne savais pas du tout que sous ce nom d’autrice se cachait un homme, mon amour pour ce roman n’en est que plus fort, j’admire ces hommes qui ont la faculté de nous décrire les tourments féminins, qui comprennent les femmes, je ne sais pas si je m’explique bien. 
Peu importe pour moi le sexe ou la nationalité de l’écrivain du moment que j’aime le roman, mais ici je souligne ce fait uniquement pour la beauté et la sensualité du texte, vraiment l’écriture, Chiara et l’histoire sont parfaites. 
Je ne peux vraiment que te le conseiller. 



Castelleto, tome 1 : Chiara de Emma Mars — romance historique — 320 pages, 18 € — Édition Charleston, en librairie le 9 mai 2018 


mardi 15 mai 2018

Avis : Glitter de Aprilynne Pike


Glitter ou quand Breaking Bad se déroule  dans le Versailles du 22e siècle avec les coutumes du 18e

Mon cher lecteur, quand j’ai reçu le fichier presse pour ce titre direct le pitch m’a emballée, j’adore Versailles, dès qu’un livre se passe dans ce lieu mythique je me jette dessus, en plus ici ça paraissait être plus ou moins une "dystopie" (science fiction - historique le classement est dur, c’est un Young Adult c’est certain ^^), le personnage central, Dani, me titillait rien qu’à lire la quatrième de couverture puis cette couverture, tu es d’accord avec moi, n’est-elle pas magnifique ?

Et mon ressenti dans tout ça, he bien je suis perplexe, autant j’ai apprécié l’intrigue et notre héroïne, autant je n’ai pas aimé la construction du roman. Il y a vraiment de bonnes idées, mais soit pas assez exploitée ou expliquée et par moment les explications données pour nous présenter ce monde ne m’ont pas paru plausible. 
Tu le lis, j’ai aimé sans aimer, je lui laisse une chance pour la suite, un premier tome ce n’est pas toujours évident d’adhérer immédiatement à l’univers de l’auteur, on verra le tome 2.

Glitter, pour te résumer en gros est un cocktail étonnant d’éléments historiques et futuristes, où tu trouveras la drogue qui circulent grâce à un marché noir, tu verras des robots serviteurs mentionnés dans la même phrase que les corsets et les jupons, certains d’entre eux se chargent même de l’habillage de ces dames et demoiselle, tous ainsi que l’entièreté du château est piloté par une intelligence artificielle nommée M.A.R.I.E., à tous ces éléments futuristes tu plantes un décor baroque, des robes dignes de Marie Antioinette, un PDG qui se compare au roi Louis XIV, le tout mélangé te donne Glitter. 
Étrange non ? 
Tout cela mis en toile de fond du Versailles, où les intérieurs ont retrouvé leur splendeur de cour et de la pompe royale du 18e siècle. 
À l’extérieur du palais la vie se déroule comme aujourd’hui, à l’intérieur des murs du château ses habitants vivent très différemment, ils s’habillent, agissent, parlent et même mangent comme s’ils étaient encore au 17e.

Par le passé de notre monde, une famine mondiale a balayé les ressources de la planète, la seule façon qu’ont eue les gens de survivre c’est grâce à un nouveau type de semences développées et vendues par Sonoma Inc. 
La société est devenue, avec ce commerce, immensément riche tandis que la France s’est grandement endettée et pour remettre le pays d’aplomb a commencé à vendre ses lieux historiques. Sonoma a sauté sur l’occasion d’acheter Versailles sous le couvert d’une société fictive. 
Après avoir détourné la France de l’un de ses sites patrimoniaux les plus appréciés, ils ont décidé de le renommer Sonoma-Versailles et le palais est devenu son propre petit royaume. 
e PDG de Sonoma étant passionné par Louis XIV, il a décidé que luiras famille et tous les employés et dirigeant de Sonoma irait s’y établir et vivrait dorénavant dans le luxe et la décadence du 17, mais avec la modernité du 22e. 
Voilà que 300 ans que Sonoma s’est emparé de Versailles le dernier PDG-roi est décédé c’est son fils qui le dirige maintenant. Pour le grand malheur de Dani, sa mère a intrigué avec le roi pour qu’elle devienne sa fiancée et la future reine.
Dani ne le veut pas de ce trône, elle va tout faire pour quitter clandestinement Versailles. 
Justin l’actuel PDG est un despote, violent, dangereux, il a des réactions inattendues, un monstre mégalomane, meurtrier dans le corps d’un beau jeune homme de 20 ans, bien décidé à  avoir sa fiancée, Danica ou Dani à l’œil, elle doit se livrer aux prestations telles que le bal, se laisser regarder dormir par les touristes, Sonoma organise des visites ayant pour thème le lever de la reine, c’est totalement absurde et pourtant c’est une lecture que tu as envie de continuer même si je te l’avoue je n’ai pas trouvé les explications de la fortune actuelle de Sonoma plausible, ni même pourquoi ils vivent si enfermes dans les murs de Versailles. Ok Danica n’a connu que cela, mais c’est étrange à lire et à comprendre.

Dani, notre héroïne, pour échapper à ce mariage qui aura lieu dans quelques mois quand elle aura fêté ses 18 ans, elle cherche un chef de crime à Paris pour l’aider à sortir de Sonoma-Versailles. 
Le problème c’est que ses honoraires sont énormes, la monnaie de Sonoma ne vaut rien en dehors de Versailles, comment réunir une telle somme en si peu de temps ? 
Elle conclut un accord avec ce criminel : vendre de la Glitter à Versailles, comment je te le laisse lire le roman pour le savoir. Le Glitter est une drogue puissante et très addictive, qui fait des ravages à Paris, pas à Versailles où toute drogue est interdite. 

Voilà l’intrigue principale de ce premier opus, Danica qui cherche un moyen de fuir son destin et qui va emprunter un chemin que je ne valide pas pour pouvoir s’en sortir.

Je n’ai pas aimé cette histoire de vente de drogue pour gagner de l’argent, elle sait que c’est dangereux, elle sait que des gens qu’elle connait, des amis vont en souffrir et parfois très gravement, mais malgré tout elle continue. 
Ce qui m’a vraiment ennuyé c’est que le moyen qu’elle va employer pour gagner de l’argent avec le Glitter est caché, les gens se droguent sans le savoir. Je ne peux hélas pas te dire comment, mais je n’ai pas aimé cette facette de l’histoire.
Je peux comprendre que d’avoir son futur lié à Justin est horrible à imaginer de là a franchir les fosses qu’elle emprunte je suis pas d’accord. 
C’est une héroïne qui est à la fois forte, mais aussi très faible, je n’ai pas apprécié totalement ce personnage, je ne l’ai pas détesté, mais je l’ai trouvé incohérent avec son caractère et inconscient. 
On peut expliquer évidemment tout ceci à cause de son jeune âge, mais justement au début du roman elle m’avait paru plus mature. 
Comment peut-on totalement s’en laver les mains tout en sachant que c’est mal que cela va mettre en périls des vies et continuer malgré tout ?
Ses justifications n’en sont pas pour moi même si elle a des remords et culpabilise beaucoup. 

En plus de l’intrigue tu as une romance, Saber est le second personnage principal, je l’ai vraiment beaucoup beaucoup apprécié même si au début de ma lecture je l’ai pris pour un rustre. Sa psychologue et sa vie sont compliquées. 
Un personnage aux multiples facettes. 

Lord Aaron et Molli sont aussi des personnages que j’ai aimés, tous les deux très différents, mais loyaux envers Dani et surtout un précieux soutien dans ce nid de vipères qu’est a la cour. Dani est jalousée pour son statut de future reine, complots, intrigues et coups bats sont monnaie courante. 
Tu rencontreras aussi Reginald, mais je ne te dis trop rien sur lui ainsi que le professeur de danse de Danica, un autre de ses alliés qui vit, lui, en dehors des murs de Sonoma. 

Pour en revenir à la romance je ne l’ai hélas pas non plus trouvé crédible, ou alors pas développée suffisamment longtemps dans le roman pour que l’on y croie totalement, comme pour le reste je suis mitigée, j’ai aimé certains passages concernant les amoureux, je n’ai pas compris d’autres réactions, mais j’ai eu aussi peur pour eux. 

Cela été comme cela tout ma lecture, chaud et froid, des moments super qui laissaient la place à des longueurs ou des situations abracadabrantes.

Je peux donc te dire pour conclure que les idées de départ étaient bonnes, mais que je n’ai pas complètement adhéré, les explications m’ont paru faibles et alambiquées pour expliquer ce 22e siècle, mais malgré tout la fluidité et le suspens maintenu autour de Danica, pourra-t-elle s’échapper ou non, m’ont beaucoup plu. 
Une lecture en demi-teinte, de bons éléments comme de moins bons. 
Je lui laisse une chance pour la suite, je te donne donc rendez-vous quand il sera traduit en VF :D



Glitter de Aprilynne Pike - Young Adult - 368 pages, 17.50€ - Édition Dreamland, en librairie le 18 avril 


jeudi 10 mai 2018

Avis : Hazel Wood de Melissa Albert



Il était une fois mon cher lecteur, un livre prometteur, mais qui n’a pas su me convaincre complètement. 
Je ne peux pas te dire que je l’ai détesté, j’ai aimé cette lecture, mais sans plus. 

Je pense que j’en attendais beaucoup, depuis plusieurs semaines les éditions Milan envoyaient à leurs partenaires des enveloppes mystérieuses. 
Une avec un demi-peigne, un os, une page arrachée, etc. 
Du coup quand j’ai reçu le livre, vu la beauté du livre je me suis empressée de le lire. 
J’étais pleine d’attente et de curiosité. 
J’adore les contes, les réécritures de contes ou comme ici un livre mélangeant réalité et contes. 
En plus, ça avait l’air de contes macabres ; tu sais bien que les thrillers, les romans macabres, j’adore donc a première vue il aurait dû me plaire. Pourtant j’en ressors avec un avis mitigé. 
Je lui ai mis la note de 3,5/5, ce qui n’est pas mauvais, une note moyenne. 
J’ai aimé certains aspects, j’en ai détesté d’autres, des petites choses ont perturbé ma lecture, je te raconte tout cela maintenant. 

Le début a plutôt bien commencé tu suis Alice et sa mère, elles ont toujours vécu sur les routes, quittant un état pour un autre jusqu’a ce que Ella la mère d’Alice reçoivent une lettre lui annonçant le décès de sa mère. 
La célèbre Althea Proserpine. 
Elle a été connue pour avoir écrit un recueil de 12 contes, « Contes de l’Hinterland » depuis elle vit recluse dans sa propriété d’Hazel Wood. 

Alice n’a jamais vu sa grand-mère, Ella n’en parle jamais, Alice sentant que c’était un sujet tabou à cherche seule à en apprendre plus jusqu’à se lasser de côtoyer les fans de Althea sur la toile. 
Des fans l’écrivaine en a des tas. 
Ils connaissent plus de détails sur elle que sa propre petite-fille.

Avec le décès de sa mère Ella annonce à Alice que c’est fini de vivre sur les routes, qu’elles vont désormais s’établir pour de bon à New York. 
Quelque temps après, sa mère épouse Harold, un homme riche, Alice n’aime pas trop cette situation, mais s’en accommode en suivant les cours dans un lycée privé, en travaillant dans un café. 
La vie pourrait s’écouler normalement jusqu’à ce qu’un jour Alice en rentrant chez elle sente qu’il est arrivé quelque chose de grave. 
La veille au café elle avait reconnu l’homme qui l’avait enlevé 10 ans plus tôt, des choses bizarres se produisaient, elle ne s’en était pas préoccupée jusqu’ici. 
La seule personne sur qui elle peut compter et qui comprendrait sûrement la situation c’est Finch, élève au même lycée qu’Alice et fan des contes de sa grand-mère. Tous deux, ils vont tenter de retrouver Ella, la mère d’Alice. 
Voilà le pitch de départ.

Si je suis rentrée très facilement dans le livre jusqu’à la moitié du livre après j’ai ressenti quelques longueurs, des informations parfois brouillonnes qui ont coupé la fluidité de ma lecture. 
Ensuite, Alice, le personnage principal, je ne l’ai pas aimée, je n’ai pas ressenti d’empathie particulière pour elle. Son caractère n’aide pas, elle pique des colères, je n’ai pas apprécié la façon qu’elle traitait Finch, même si par après tu comprends pourquoi elle agit de la sorte cela ne m’a pas convaincu. 
Quand je lis un livre j’ai besoin de m’attacher aux protagonistes, au moins de voir évoluer l’histoire à leur côté. 
J’ai vraiment préféré Finch à elle même s’il est étrange, il est plus attachant. 

Comme je te le disais, j’ai éprouvé des difficultés avec l’écriture. 
J’ai adoré la partie qui se déroule à New York, j’ai aimé lire deux des contes au cours de mon avancée dans le livre, mais à un moment, l’autrice m’a perdu en route. 
On a très peu d’explication sur le monde fantastique imaginé par Mélissa Albert, tout arrive très vite et à mon sens certains rebondissements étaient trop faciles. 
J’avais deviné certains éléments, mais pas tout. 
Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé la seconde partie du livre, j’ai juste eu des difficultés avec le flot d’information que tu reçois d’un coup, ce ne serait pas très important s’ils étaient développés, mais je trouve que l’on reste très en surface. 
C’est plausible, c’est intéressant, oui tu as l’impression d’être dans un conte, mais il m’a manqué de subtilités et de détails pour pouvoir totalement apprécier ces passages. 

Les protagonistes ne sont vraiment pas nombreux et je préfère éviter de parler de certains pour éviter tout spoiler. 
L’ambiance que j’attendais elle est présente, c’est glauque, par moment un peu effrayant, en tout cas ça le sera pour de jeunes lecteurs. 

La fin ne m’a ni saisie ni laisse sur un goût d’inachevé, je dirais qu’elle est correcte, mais qu’il y aurait pu avoir mieux. 

En fait, c’est cette sensation que j’ai eue tout au long de ma lecture surtout dans la deuxième moitié, beaucoup de bonnes idées, mais pas assez développée. On reste en surface. Des aspects de l’intrigue auraient mérité d’être mieux traités, détaille plus en profondeur. 
Je pensais que c’était un tome unique, mais en le notant sur Goodreads j’ai vu qu’il y avait un tome deux.
Peut-être que l’autrice développera plus ce qui m’a manqué, peut-être en saurons nous plus sur ces contes d’Hinterland et que le brouillard se fera moins dense. 

Comme tu le vois j’ai aimé certains aspects, le suspens, les deux contes, le rythme qui est assez haletant pour une bonne partie du roman, l’ambiance sombre est parfaitement décrite, le personnage d’Alice est complexe son caractère qui m’a déplu en milieu de lecture s’améliore et à la fin me convainc un peu plus. 
Un très bon départ, un milieu plus plat, et une fin mitigée, pas surprenante, mais qui ne m’a pour autant pas déçue. 
C’est vraiment la sensation d’inachevé, de brouillon qui a gâché ma lecture heureusement pas tout au long, je te le répète cette sensation se trouve en milieu de livre quand le fantastique commence réellement.

Une lecture en demi-teinte qui trouvera son public j’en suis certaine. 
J’en attendais peut-être trop, je me dis aussi que c’est un premier livre, Melissa Albert affinera certainement son style par la suite, car de bonnes idées elle en a. 




Hazel Wood de Melissa Albert - traduction de Maud Ortalda - Young Adult - fantastique - 384 pages, 16,90€ - Édition Milan, en librairie le 25 avril 2018 - 
mercredi 9 mai 2018

Avis : La princesse et l'alchimiste, tome 1 : l'antidote de Amy Alward



Contrairement à ce que tu pourrais penser par rapport à la couverture ce livre n’est pas du tout superficiel, ni une simple romance même s’il y en a un peu. 
C’est un savant mélange de fantastique et d’aventures. 
« La princesse et l’alchimiste » t’embarque dans le royaume de Nova, un monde proche du nôtre où magie et modernité se côtoient. 
J’ai dévoré ce roman, sans être un coup de cœur, je trépigne de lire la suite des aventures de l’héroïne : Samantha 

La princesse Évelyne fête ses 18 ans ce jour-là, elle sait qu’elle devra bientôt se marier. 
Elle décide que son époux sera Zain, son meilleur ami, mais pour qu’il tombe amoureux elle concocte un philtre d’amour sauf que c’est elle qui le boit... la princesse Évelyne tombe amoureuse de son reflet. 
Cela ne serait pas catastrophique si Évelyne pouvait encore contrôler sa magie, mais dans cet état elle est une bombe à retardement.
Le Cor de chasse convoque tous les alchimistes du royaume pour une chasse fantastique. 
L’alchimiste qui concoctera l’antidote sera déclaré gagnant quand le Cor deviendra doré. 
À la clé de cette chasse, une récompense en argent bien sûr, mais surtout la renommée. 
Samantha et son grand-père ont été convoqués, les Chimi sont très connus, ils étaient les meilleurs alchimistes jusqu’à ce que Zoro remporte la dernière chasse et investisse ses gains dans une usine d’ingrédients synthétiques. 
Fini les petites boutiques comme celle des Chimi, maintenant ce sont les grandes enseignes qui ont la cote. 
Samantha est bien décidée à redorer le blason des Chimi, elle croit aux ingrédients naturels, elle veut sauver le magasin de la ruine, des générations entières se sont succédé. 
Zol Aster, le dirigeant actuel de l’entreprise ZA, Émilia la sœur du roi convoitent la récompense, l’un pour sa renommée ; l’autre pour régner sur le trône. 
D’autres participants se joignent à cette chasse ; c’est là que je m’arrête, car ensuite tu vas partir dans différentes contrées, tu vas t’aventurer dans la jungle, les glaciers, à la recherche des ingrédients naturels pouvant sauver la princesse.

Comme je te le disais j’ai dévoré ce roman, l’autrice, Alward Amy, alterne les chapitres entre deux narratrices : de temps en temps la princesse Évelyne, ces chapitres apportent de la légèreté et de l’humour au récit tandis que quand c’est Sam qui prend la parole tu lis à un rythme effréné
Chaque fin de chapitre la concernant se termine sur un rebondissement, une question, une victoire ou une catastrophe. 
Tu es pris dans cette chasse aux ingrédients et tu espères par-dessus tout que cela soit Sam la grande gagnante. 

L’écriture est fluide, descriptive sans être assommante de détails, tu assimiles le monde inventé par l’autrice, tu visualises les différentes contrées que Sam va visiter. 
Je dirais que je suis allée en Inde, en Afrique et au Tibet même si les noms sont différents, les descriptions m’y ont fait penser, j’ai voyagé tout au long des 334 pages. 
Peu de passages se déroulent à Zosma. 
Tu es vraiment dans une quête, un roman d’aventures avec ses dangers, ses victoires et ses trahisons. 

Sam est un personnage fantastique. 
J’ai adoré cette héroïne. 
Elle aime sa famille (d’ailleurs, tous les Chimi sont attachants), elle veut sauver le magasin qu’elle dirigera un jour, en ce moment elle est l’apprentie de son grand-père, même si l’un veut garder les traditions et refuse tout changement et que l’autre voudrait apporter un peu de modernité, un conflit de générations. 
Samantha respecte profondément son aïeul tout comme lui à toute confiance dans les talents d’alchimiste de sa petite-fille. 
Elle ne veut pas la gloire, oui gagner sauverait sa famille de la faillite, mais son but c’est de sauver la princesse et empêcher que Émilia, sa tante, un être maléfique et dangereux règne sur Zosma. 
Elle n’hésite pas à se mettre en danger quand il le faut, elle met ses sentiments de côté, elle y pensera quand la chasse sera terminée. 
Sam est aidée par l’exploratrice Kirsty, l’exploratrice de la famille Chimi, elle est habituée à aller rechercher les ingrédients naturels dans toutes les contrées du monde. 
Sa sœur Molly, talentueuse ou magicienne, si tu préfères, l’aidera aussi, tout comme ses amis Arjun et Anita. 
Tu feras aussi la connaissance de Zain, il va chambouler les sentiments de notre héroïne, une romance pointe le bout de son nez, mais s’avère bien compliquée. 
Leurs deux familles sont ennemies, jamais un Chimi n’acceptera un Aster et en plus ils sont tous les deux concurrents dans cette chasse fantastique. 
Même si je te dis qu’il y a une romance elle ne prend pas trop de place, elle ne fait, je pense, que commencer. 
À mon avis, l’autrice nous développera cet aspect et d’autres dans la suite. 
La fin me le laisse penser. 
Si seulement je pouvais avoir le tome 2 sous la main je me précipiterais dessus non pas que ce premier opus se termine sur un cliffhanger, mais soulève beaucoup de questions. 
J’ai envie de savoir ce que vont devenir tous les protagonistes rencontrés au fil de ces pages. 

C’est une lecture légère, mais qui véhicule à travers son héroïne des valeurs telles que la famille, la transmission des savoirs, le dépassement de soi, le respect de la nature, les véritables sentiments pas ceux trafiqués, l’honnêteté. 
Tu as aussi cette question que l’autrice soulève : les grandes surfaces hyper modernes sont-elles vraiment mieux que les magasins de quartier ? 
J’ai aimé ce parallèle avec notre monde actuel, qui, il faut le dire, est en train d’éliminer tous ces commerces de quartier. 

Entre magie avec les Talentueux, savoir-faire avec les Ordinaires et les alchimistes, l’aventure avec les explorateurs et cette grande chasse non pas au trésor, mais presque, avec de l’humour, de la légèreté, mais du suspens maintenu jusqu’au bout, entre révélations, rebondissements, trahisons et sabotages je te conseille vraiment de lire ce premier opus d’une saga qui s’annonce prometteuse. Si tu aimes la magie, l’aventure dans des contrées sauvages où tu rencontreras entre autres yéti, licorne, chauve-souris vampire, ce livre est fait pour toi. 

Il conviendra aux plus jeunes comme aux adultes qui y trouveront eux aussi leurs comptes. 

Vivement la suite ! 



La princesse et l'alchimiste, tome 1 : l'antidote de Amy Alward - traduction de Aurore Alcayde - Young Adult - 336 pages, 17,50€ - Édition Pocket Jeunesse, en librairie le 16 mai 2018 
vendredi 4 mai 2018

Avis : Le faiseur de rêves, tome 1 de Laini Tayor



Mon cher lecteur, tu aimes la fantasy Young adult ? 
Tu as une âme de rêveur ? 
Alors ce livre est fait pour toi. 

C’est un énorme coup de cœur pour cette sublime histoire même si au moment où j’écris ma chronique j’ai le cœur brisé, que je veux avoir la suite entre mes mains. 
La fin est juste horrible. 
L’autrice est sadique de me laisser comme ça, mais je lui pardonne, car j’ai adoré chacune des 664 pages de ce premier opus. Je les ai toutes vécues intensément. Dans mon cœur et mes songes. 
Si tu ne le sais pas, c’est une duologie, dès que le deuxième opus sera disponible en français je saute dessus immédiatement. 

Laini Taylor avec une écriture poétique, chatoyante va te faire rêver. 
Tu vas te laisser emporter dans cette histoire et tout ressentir, tout observer, tu vas être aussi avide de continuer à lire que le héros du roman Lazlo l’est.
Ce n’est bien sûr pas le seul personnage, mais j’y reviendrai plus tard. 
Je ne vais pas trop te résumer l’intrigue comme je le fais d’habitude, je te conseille vraiment de rentrer dans ce livre comme dans un rêve. 
Au moment où tu t’endors, tu ne sais pas encore quels seront tes songes, ici c’est pareil. 
Je te promets juste que ce n’est pas un cauchemar. 

Chut, silence, il est temps de rêver. 
Partons ensemble, toi et moi, dans ce monde de songes.

Lazlo Lestrange arrive, grâce à un coup du sort, à la Grande bibliothèque de Zosma, ce jeune garçon passionné par les contes et légendes oubliés y trouve refuge.
Il a une obsession : dénicher parmi tous les ouvrages de l’édifice tout ce qui est écrit sur la Cité oubliée. 
Il rêve depuis tout jeune enfant d’y aller un jour. 
En attendant, il approfondit ses recherches tout en travaillant à la bibliothèque. 
Dans le monde de Lazlo, les bibliothécaires servent à servir les savants.
On le surnomme Lestrange le rêveur. 
Peu lui importe du moment qu’il peut continuer à compiler ses recherches. 
Un jour, une caravane de Tizerkane avec à sa tête le chef Eril-Fane arrivent à Zosma. 
Le rêve de Lazlo se tient là devant lui, ce sont des guerriers de la Cité oubliée ou Désolation comme ils le disent. 
Ils sont venus à Zosma et dans d’autres contrées recruter des savants pour un mystérieux projet qui ne leur sera révélé qu’a leur arrivée à Désolation. 
Lazlo ne peut laisser passer sa chance, il va s’adresser à Eril-Fane en Inouï, la langue de ce peuple. 
Il veut bien tout faire du moment qu’il peut les accompagner, il n’est pas savant, mais prêt à tout pour cette ville. 
Lazlo part donc en compagnie des émissaires spécialisés dans une science (artificiers, mathématiciens, ingénieurs, architecte, alchimie, botaniste), tous les savoirs ont disparu à la Cité oubliée. 
Ce que je te dis là arrive très vite dans le roman et encore je tais beaucoup d’éléments. 

Le monde créé, imaginé par Laini Taylor est totalement captivant et unique. 
Elle ne se contente pas d’inventer une mythologie et te donner les grandes lignes ; non ; tu vas appréhender les règles, us et coutumes de tous les protagonistes que tu vas rencontrer au fur et à mesure de ta lecture. 
Je ne vais pas te mentir, il y a beaucoup de choses à apprendre, c’est dense et complexe, mais grâce à la plume de l’autrice et ses explications qui arrivent au bon moment tu ne seras pas perdu en cours de route. 
Malgré la quantité d’information à assimiler et qu’il reste encore à découvrir, je ne me suis jamais embêtée que du contraire. 
Pays au nom perdu, humains terrifiés, séraphins, dieux et déesses, fantômes et magie, langues inconnues, pouvoirs exceptionnels ; tu as de tout dans cette saga. 
L’intrigue est très engageante, tu vas absolument savoir comment les éléments vont se mettre en place. 
Le rythme est calme, je ne sais pas comment te décrire mes sensations, par calme je veux dire que tout se met en place devant tes yeux grands ouverts, mais comme un rêve, c’est magnifique à lire, à voir ; c’est hallucinant, elle a pensé à tout. 
Tu vas aller de surprises en découvertes, de rebondissements en retournements de situations. 
Tu vas émettre des hypothèses ; c’est là où réside une des très grandes forces du livre c’est que Laini Taylor ne te prépare aucunement à ce que tu vas lire, je me suis complètement fait avoir. 
La fin du livre comme je le disais au début est déchirante, j’ai pleuré oui, je t’assure. 
J’ai le cœur brisé de quitter Lazlo et les autres et de ne pas savoir ce qu’il va advenir d’eux par la suite. 

La deuxième force de ce livre est les valeurs qui sont véhiculées surtout deux qui sont abordées tout au long du roman. 
La première, sur la différence ; ce n’est pas parce que tu n’as pas la même couleur de peau que tu n’as pas les mêmes droits. 
Laini Taylor te montre qu’il ne faut pas avoir de préjugé sur ce qui est différent, mais apprendre à connaître. Laisser ton cœur ouvert. 
La différence dont je te parle concerne le racisme ; comment tu blâmes (je ne dis pas que tu le fais, je parle en général) une ethnie en jugeant son passé, parce que tu la crains, mais elle aborde aussi le droit à l’amour différent, c’est subtilement traité et complètement intégré au texte. 
Le second thème est que tu n’es pas responsable des actes de tes ancêtres
Ils ont peut-être commis des atrocités, mais tu n’en es pas responsable et tu peux très bien faire un autre choix que celui de la violence. 
Elle te rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour faire le bien. 
Il n’y a rien d’irrémédiable dans une situation même si les issues semblent compliquées ou sans issue.
D’autres valeurs sont véhiculées comme la bravoure, l’amour profond, le respect, des valeurs et des thèmes comme la nature, les animaux, la lune et le soleil. Le respect de la terre, des coutumes et croyances anciennes. 
Enfin, même si c’est un thème courant Laini Taylor parle de l’amour. 
Dans cette histoire, il y a une magnifique histoire d’amour, douce, pure et innocente. Elle est comme le reste du livre, magique, féerique, magnifique.
J’avais le sourire et les étoiles dans les yeux. 
Malgré la romance, l’intrigue est bien ce qui prime, la romance va aider à la résolution de l’énigme, à la faire avancer, les deux personnes, en s’aimant, vont découvrir des facettes d’eux-mêmes qu’ils ne connaissaient pas, ils vont découvrir et se découvrir. Ils vont n’avoir qu’un seul but l’apaisement de la situation.
Vraiment que cet aspect ne te rebute pas, la romance est là oui, mais elle arrive assez tard dans le roman et de manière très délicate. 
Elle ne dessert pas l’intrigue au contraire. 

Les personnages, je ne vais pas pouvoir te parler des spécificités et de la psychologie de tous sans te spolier. 
Ce sont eux la troisième force de cette saga. 
Lazlo est un héros extraordinaire, un orphelin qui a des valeurs nobles, il ne cherche jamais à se mettre en avant. 
Empathique, serviable, amical, plein d’espoir, courageux, il ne baisse jamais les bras, il en est certain, ses rêves deviendront réalité. 
Un cœur pur comme il en existe peu même si Laini Taylor en fait un héros très crédible avec ses questionnements, ses failles et ses regrets.
Le deuxième personnage principal du roman est Sarai, je te dirai juste qu’elle croit en la rédemption, au pardon, aucun esprit de malveillance ou de vengeance ne l’habite. 
Comme Lazlo, elle veut aider, pacifier. 
Elle pense aux autres avant de penser à elle.
Je les ai tous les deux ADORÉS vraiment. 
Ils sont inoubliables. 
Tu vas aussi rencontrer Eril-Fane, sa mère et son épouse, Calixte, une jeune fille qui, je pense, aura, je l’espère en tout cas, un plus grand rôle à jouer dans la suite, Maître Hyrrokin, Mésange, Rubis, Minya, Fauve, Thyon et tant d’autres, mais qui sont plutôt secondaires en tout cas dans ce premier opus.
Tous, tu vas te les imaginer, leurs psychologies, leurs descriptions sont parfaites pour que tu visualises et comprennent tout. 
Les personnages avec leurs doutes, leurs craintes, leurs peurs et les différents lieux qu’ils soient réels ou oniriques. 
Tu vas vraiment tout voir, tout imaginer, mieux tu feras partie intégrante du roman

En tout cas, pour ma part, je n’étais plus dans mon canapé, mais le livre m’avait happé dans ses contrées, j’ai plongé dans les pages et je n’avais absolument aucune envie de me réveiller. 
Bien sûr, il y a des bons et des méchants, mais je ne te dirais pas non plus qui est qui. Tu le découvriras par toi-même. 
J’en ai haï un ; je n’ai pas aimé du tout un autre, c’est tout que tu sauras de moi. 

Quand la légende devient réelle quand les contes pour enfants prennent réellement vie en enseignant la réalité, livres, bibliothèques, savoir perdus, magie, démons, anges, dieux, fantômes, vengeance et haine, amour et pardon, regret et dégoût de soi-même, quête identitaire, rêves et cauchemars tu vas trouver tout ceci dans ce premier tome. 

Je voudrais vraiment t’en dire plus, te dire à quel point j’ai tout ressenti fortement dans mon âme et mon cœur, que je ne veux pas quitter ce monde, mais qu’il le faut. 
C’est un coup de cœur et je te le conseille bien évidemment. 

À lire par tous en sachant que ce n’est pas un livre qui se lit vite, oui je l’ai dévoré ; je ne pouvais pas m’arrêter de lire, mais j’ai pris le temps aussi de tout bien appréhender, certaines parties sont plus denses en informations que d’autres, c’est complexe tant dans du côté du monde que du côté de l’intrigue et des personnages. 
Il y a du drame, de la joie, de la tristesse, de la peur de l’avenir, du regret du passé, du remords des actes commis. 
Ce monde et ses personnages sont juste incroyables. Vraiment. 
Bien sûr que j’ai encore des questions, mais pas parce que je suis restée dans le flou, pas du tout, Laini Taylor cache bien son jeu, elle nous réserve, j’en suis certaine plein de surprises et de révélations pour le deuxième tome. 

Je ne verrai plus jamais les papillons de la même façon, je les aime encore plus.
Crois-moi ou pas, mais quand les enfants étaient petits et qu’ils ne voulaient pas dormir ou qu’ils étaient tristes parce que nous étions séparés je leur disais que s’ils voyaient un papillon dans leurs rêves que c’était moi. 
J’ai toujours adoré les papillons, ces insectes à la beauté éphémère. 
Je sais que je n’en ai pas parlé dans mon avis, mais c’est, encore une fois pour ne pas te spolier. Ils ont un grand rôle. 
Ils sont présents sur la couverture et au début de chaque chapitre, car oui je n’en ai pas dit un mot jusqu’à présent, mais l’objet livre en lui-même est splendide. 

Rêves, fantasmagories, songes, illusion, mirages, espérance, mythe, souhait, désir, chimère, imagination, espoir, onirisme, fantasme avec le faiseur de rêves tout devient possible. Les rêves ont cette capacité que tu peux de te surpasser. 
Tout faire pour arriver à atteindre ton but, sans nuire à personne, comme Lazlo, notre héros. 

Pardon pour cette longue chronique, longue et à la fois vague, je sais que tu dois te poser des questions, mais je ne veux vraiment rien te dévoiler de plus. 

Je veux que toi aussi tu rêves, que tu te réveilles comme moi qu’à la fin du livre même si tu voudras toi aussi que ce songe dure éternellement. 

À demain pour une nouvelle aventure 😊



Le faiseur de rêves, tome 1 de Laini Tayor - traduction de Sarah Dali - Young Adult - Fantasy - 670 pages, 16€ - Édition Lumen, en librairie le 19 avril 2018
jeudi 3 mai 2018

avis : Les contes d'Aucelaire, tome 1 : Au Sorbier des Oiseleurs de Jo Ann Von Aff


Me revoici avec une nouvelle lecture de la collection Infinity de la maison d’édition MxM Bookmark, cette fois c’est dans un univers fantastique que je t’emmène. 
Ce fut une belle lecture, très addictive, même si je lui trouve quelques faiblesses dont je te parle plus tard.

Ginie, 25 ans, travaille dans une agence de communication en tant qu’assistante de direction. Si sa patronne est un dragon, ce n’est rien à côté de sa mère Regina (oui, j’ai imaginé la Regina de « Once upon a time ») véritable despote, elle ne montre aucun amour pour Virginia (Ginie), elle la voit comme une dévergondée, elle vit un catholicisme extrémiste, même à l’âge de 25 ans une sortie pour son anniversaire qui a lieu en plein carême est un péché pour Regina. 
Heureusement, Ginie a ses amis pour la soutenir : Iris et Cassandra
Les seuls amis qu’elle n’a jamais eus, sa mère la tenant quasi enfermée toute sa vie. 
Son seul refuge le bois entourant le salon de thé le Sorbier des Oiseleurs et celui-ci
Elle y est venue une fois alors qu’elle avait 7 ans depuis Henriette la patronne est comme une mère pour elle. 
Ginie est une grande rêveuse, elle lit beaucoup de romance, couchée dans les bois, laissant aller son imagination qu’un jour un prince charmant viendra la sauver de sa misérable vie. 
Sa vie continue entre le travail, sa mère, sa patronne Anne et ses amis jusqu’à l’arrivée de Tito. 
Il n’est plus venu à Aucelaire depuis 10 ans, il vit quasiment en ermite dans la propriété familiale de Sobral, dans la Sierra Morena en Espagne. 
L’arrivée de Tito coïncide avec la rencontre d’une chouette effraie blanche qui a l’air de comprendre tout ce que Ginie lui dit, pas farouche pour un sou, elle la laisse la caresser. 
Quand Ginie va voir Tito, lui qui a l’habitude de repousser les gens à cause de son albinisme c’est un coup de foudre entre les deux.
Oui, mais voilà, Henriette prévient Tito que cet amour est interdit. Pourquoi ? 
Qui sont réellement les 17 habitantes du salon de thé ? Pourquoi y a-t-il tant de chats qui viennent jusqu’en ville ? 
Ce que je te raconte là se passe à 10 % du roman. 
La suite tu devras la découvrir par toi-même 

La première chose que je dois te dire c’est que cette lecture est fluide, addictive et que les événements avancent vite. 
Malgré tout, il te faudra attendre la moitié du roman pour que l’univers fantastique et les rebondissements arrivent. 
Mes reproches pour cette lecture que j’ai pourtant aimée concernent justement cet univers fantastique pas assez développé à mon goût, il est assez novateur avec ses chimères, ses veilleurs et ses influenceurs mais on reste avec beaucoup de questions. 
Je ne t’en dis pas plus, mais ces aspects sont assez survolés. 
Je me dis que c’est parce que c’est un premier tome et que l’autrice développera sans doute son univers dans le second opus. 
La fin ne te laisse pas sur un cliffhanger ni sur des questions, on dirait que le conte se termine alors que je suppose que nous allons retrouver Alba, Regina, Ginie, Iris qui n’est pas au courant de sa nature, Tito et les autres membres du Sorbier des Oiseleurs dans la suite. 
Les faiblesses que je lui reproche, sont les répétitions utilisée à outrance, les « doux jésus » que Ginie dit à tout bout de champ, m’ont agacé enfin les personnages manque quelque peu de profondeur, encore une fois je suppose que cet aspect sera comblé par la suite dont j’attends énormément. 

Cela reste une très belle lecture, l’aspect conte est présent entre Blanche-Neige, Cendrillon et le petit chaperon rouge, le fantastique aussi et j’ai particulièrement apprécié tous les animaux présents, ils sont très attachants et moi qui aime les animaux j’ai été comblée. 
Ce roman aurait pu commencer par : il était une fois, vraiment, il y a de la romance, du suspens, car l’autrice ne t’explique pas pourquoi l’amour entre Tito et Ginie est interdit. 
La romance est bien amenée, le développement de l’histoire ente Tito et Ginie va très vite, mais ne m’a pas dérangée. 
Les coups de foudre ça existe et je suis bien placée pour le savoir puisque quand j’ai rencontré mon mari en un an on était marié et j’attendais mon fils. :)

Ginie est un personnage qui à la fois va t’énerver et te faire pitié, sa maturité n’est pas celle d’une personne de son âge, cela m’a aussi dérangée, mais je l’explique et le pardonne puisque Ginie a quasiment vécu toute sa vie recluse. Malgré tout, je la trouve assez pleurnicharde. 


Il y a du bon et du mauvais comme tu le vois, je suis mitigée, mais je lui laisse vraiment sa chance puis OK c’est superficiel, mais as-tu vu la beauté de la couverture ❤️



Au Sorbier des Oiseuleurs, tome 1 de Jo Ann Von Aff - romance, fantastique - disponible en format numérique et en papier le 28 mai - 186 pages, 13€ - Édition MxM Bookmark, collection infinity- 
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