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vendredi 18 mai 2018

Les virtuoses de la cinquième avenue de Joy Callaway


Aujourd’hui, c’est avec un avis très mitigé que je viens t’écrire, tu sais que j’adore les fictions historiques, la quatrième de couverture me promettait beaucoup hélas j’ai trouvé cette lecture longue, lente et décousue. 

Si le début m’a bien plu, j’avais l’impression de lire un peu les quatre filles du docteur March, avec cette famille d’artistes, cette fratrie unie et notre héroïne principale amoureuse de son ami de toujours, et voisin Charlie, la suite m’a bien paru fade. 

Tout d’abord, ce qui m’a agacé c’est les lamentations de Ginny pour son amour perdu qui a demandé une autre qu’elle en mariage ; ensuite, elle rencontre John, un ami de son jumeau Franck. John réunit chez lui toutes sortes d’artistes, poètes, musiciens, écrivains, sculpteur, qu’ils soient hommes ou femmes, ils sont les bienvenus. Virginia ou Ginny rêve d’être un jour reconnue comme autrice. Elle envoie bien quelques nouvelles à un journal, mais c’est publier un roman qui l’intéresse. John va l’aider, la conseiller, lui faire côtoyer d’autres auteurs et autrices. 
Au fur et à mesure de leurs rencontres hebdomadaires lors de ces réunions John se rapproche d’elle. Pendant des pages et des pages on lit Ginny hésiter entre John et Charlie, hésiter sur ses sentiments, hésiter sur le fait qu’une fois mariée elle pourra continuer à écrire ou non. 
Puis d’un coup au 3/4 du roman une nouvelle intrigue se met en place, une intrigue pas dénuée d’intérêt, mais amenée brusquement. La fin ne m’a plus convaincu que le reste du roman. 

Ce qui m’a le plus dérangé dans ce roman c’est le manque de profondeur et de réalisme des personnages.
J’espérais en apprendre plus sur chacun d’eux au fil de ma lecture, car tous ont un potentiel artistique ou une passion. 
Alevia est pianiste, Bess fabrique des chapeaux, Franck est peintre portraitiste, Maé enseignante. Mais voilà tout ce que l’on saura.
Oui, on apprendra que Alevia refuse de se marier par peur de ne plus pouvoir jouer du piano, Bess veut épouser un beau parti, Mae travaille dans un orphelinat et Ginny écrit sur son amour perdu, Franck gagne bien sa vie pouvant subvenir aux besoins de toute sa famille. 
Voilà, pas plus, pas moins. 
Le seul point commun entre eux et qui m’a aussi agacé même s’il est normal de vouloir se marier c’est que quasiment tous au même moment trouvent chaussure à leur pied et ensuite quasiment tous vont voir leurs espoirs ruinés. 

Je m’attendais à lire le New York du 19e, j’en ai eu que peu d’aperçu. 
À part les quartiers du Bronx et Manhattan qui sont cités puisque c’est là que vivent les familles du roman c’est tout. 
Oui, on voit là très grande différence entre les nantis et les ouvriers, mais même ce point est survolé. 

Je ne comprenais pas pourquoi l’autrice avait pris ce parti de se braquer sur une seule famille, pourquoi elle n’avait pas mis plus de rebondissements et de descriptions jusqu’à ce que je lise ses remerciement. Elle écrit un livre sur ses ancêtres. 
Si la démarche est louable et intéressante, je ne pense pas que chacun des membres de sa famille n’ait eu le moindre défaut, quand elle écrit sur eux, s’ils ont des défauts même si c’est un gros défaut, s’ils commettent une grosse faute ce n’est jamais grave et il est pardonné. 

Je ne crois pas non plus que les mœurs aient été si libérales à l’époque surtout pour des femmes. 
Les relations entre homme et femmes avant le mariage étaient réprouvées, or ici elles sont sues, elles ont lieu et personne n’y trouve à redire même les personnes les plus âgées. 
Je ne suis pas du tout pudique, mais j’aime que, même si c’est une fiction, la réalité historique soit respectée en grande partie. 

Le seul point que j’ai plus ou moins apprécié c’est que l’autrice montre à quel point le monde à cette époque était masculin, les femmes n’avaient pas droit à aspirer à une carrière, espérer continuer à pratiquer un art, quel qu’il soit, après le mariage était rare. 
Et encore pour cet aspect Joe Callaway se contredit plus d’une fois en narrant son histoire. 

On croise des personnages célèbres, mais ils ne sont pas intégrés à l’intrigue. 
Bref, vraiment une grosse déception, c’est rare à ce point, mais ça arrive, honnêteté toujours envers toi, cher lecteur je me devais de ne pas te cacher mon ressenti. 
Peut-être en attendais-je trop ? Sûrement qu’il plaira à d’autres que moi je t’engage à lire d’autres avis, ce n’est que mon ressenti personnel.

À lire si on veut un roman où des drames se produisent, mais finissent bien, à lire si vous aimez voir des femmes dites artistes, mais qui songent avant tout au mariage ; contradiction totale avec ce qui était écrit plus tôt. 
L’écriture manque de subtilité, de finesse, d’exploitation. Elle avait tout en main pour en faire un roman riche sur la condition féminine de l’époque, sur New York, j’ai eu cela, mais juste une très petite ébauche. 
Ginny qui me plaisait beaucoup au début du livre m’a agacée au final. 

Je pense que tu as compris que je ne te recommande pas ce roman...



Les virtuoses de la cinquième avenue de Joy Callaway — roman historique — 510 pages, 18,20 € — Édition Milady, en librairie le 18 avril 2018
lundi 23 avril 2018

Avis : Il était une fois, tome 3 : Ellie de Emma Chase


Me revoilà avec la troisième chronique d’une saga que j’adore. 
Tu ne me vois pas, mon cher lecteur, mais j’ai un immense sourire niais sur le visage à la lecture de l’épilogue. 
Quelle saga romantique <3
J’avais un peu peur après avoir eu un tel coup de cœur pour Henry de lire Ellie, je n’ai d’ailleurs pas sauté dessus tellement j’avais des appréhensions, non fondées, je n’ai rien lu dessus. 
Celui-ci n’est pas un coup de cœur, mais une superbe lecture 5 étoiles. 

Tu vas suivre Ellie, la petite sœur d’Olivia rencontrée dans le tome 1. 
Le roman commence sur quelque chose qu’il se passe 5 ans plus tôt, Logan frappe à la porte de Ellie et ce qu’il voit il ne peut y croire puis l’autrice t’emmène dans un flash-back avant qu’Olivia et Nicholas ne retournent à Wessco, Nicholas soucieux de la famille de Olivia et d’Ellie en particulier demande à Logan de rester à New York et de veiller sur elle. 
Ellie est toute jeune encore à ce moment-là, mais a déjà un penchant pour le beau garde du corps Logan. 
Logan ne lui ne montre rien ; son boulot est de toujours la protéger. 
Un peu plus âgé qu’elle il maintient quand même la distance entre eux. 
Il va voir Ellie devenir une femme sous ses yeux et je ne t’en dis pas plus.

Tu te doutes bien qu’il va y avoir une romance, cette fois, Emma Chase, pour ce troisième opus réunit tous les personnages des tomes précédents ainsi tu auras des nouvelles de Olivia et Nicholas, de Henry et Sarah, de la Reine de Wessco bien sûr. 
J’étais trop heureuse de tous les retrouver. 

Une saga de qualité, un conte de fées pour adulte, chaque tome, chaque personnage est bien construit. 
C’est simple si tu as besoin d’un livre qui va te faire rêver, un livre qui va te mettre des étoiles dans les yeux et les papillons dans le ventre lis la saga. 
Chacun des tomes est une comédie romantique avec des moments sexys et torrides, de très belle romance, de l’humour, et des moments poignants. 

Dans cet opus, tu ne liras pas l’histoire d’un prince et d’une princesse, mais Emma Chase te montre qu’il n’y a pas que dans les contes de princesses que la fin peut être parfaite. 
Attention, ne dis pas ce que je n’ai pas dit, les protagonistes de la saga ne sont pas parfaits, ils ont des défauts, des failles et des attentes. 

Ellie est pétillante, pleine de joie de vivre communicative, c’est impossible que tu ressentes de la tristesse en lisant le roman. 
Elle est spontanée, intelligente, pleine d’empathie. 
Je l’ai adorée comme j’avais adoré sa sœur Olivia et sa batte de baseball. 

Ce qui est super avec cette saga c’est comme je te le disais un peu plus haut, tu vas lire des détails, des faits qui se sont passés pendant qu’Olivia et Nicholas étaient à Wessco pour 3 mois, tu vas suivre leur père et ses difficultés avec l’alcool, tu vas faire plusieurs bons et retrouver Henry et Sarah après leur mission, ce qu’ils ont décidé, où ils en sont et puis tu vas lire 5 ans tout ce que ce petit monde est devenu. 
C’est écrit très intelligemment, car en plus d’avoir des détails sur la vie des personnages que nous avons tant aimés Emma Chase rajoute en plus de la romance de ce tome une intrigue qui court les 3/4 au moins du livre et qui m’a fait, je dois dire, craindre pour la famille. 
Même si tu te doutes depuis le début de l’issue entre Logan et Ellie tu te demandes sur quoi il a bien pu tomber lors du premier chapitre, tout au long de ma lecture j’ai spéculé sur son étonnement. 

En bref, c’est une saga pour toutes les personnes fleur bleue comme moi. 
Qui ont envie d’une lecture légère, qui les fera rêver. 
Ça se lit vite, c’est fluide, il y a tout dans cette saga pour que tu passes un bon moment. 
Vraiment, je la recommande. 

Les trois tomes sont de qualité même si mon chouchou est Henry 😊


Il était une fois, tome 3 : Ellie de Emma Chase - traduction de Robyn Stella Blight - comédie romantique - 360 pages, 17 € - Edition Hugo, Collection New romance, en librairie le 5 avril
jeudi 15 février 2018

Stand out, tome 1 de Jane Devreaux


Où quand le Bronx rencontre Manhattan
Quand un match de rugby change ta vie
Quand tu te perds dans un seul regard et que ton cœur sait avant toi que c’est lui, c’est elle

Des 4 Hugo lus ce mois-ci Stand out est sans aucun doute celui qui m’a le plus émue, quel magnifique et incroyable roman. 
Jane Devreaux a un talent dingue. 
Grâce à son stylo magique, elle va te faire vivre avec ses deux personnages, Mila et Boby des montagnes russes d’émotions.
Mon cher lecteur, des romances tu le sais, j’en lis, beaucoup, mais tu sais aussi que celles qui me touchent le plus profondément sont celles qui savent exprimer en mot les émotions. 
J’aime que tout ne soit pas facile, j’aime voir des héros se battre, j’aime que des thèmes forts se mêlent à la romance ; tout cela, et bien plus encore, tu vas le retrouver dans ce roman.
J’ai adoré son miracle espagnol et son héros Boby.
Avec Stand out Jane si tu me lis c’est une standing ovation que je te fais.

Est-ce que je m’attendais à avoir un coup de foudre littéraire en commençant le livre ? Non. 
Est-ce qu’après 40 pages j’étais déjà raide dingue de Boby ? Oui !! 
Je ne te parle pas du beau gosse ici (même s’il est au top de mes BBF depuis le 1er janvier ^^), mais de l’âme de cet être de papier qui m’a complètement chamboulée.
Si Boby m’a convaincu d’emblée le thème principal abordé à travers Mila m’a encore fait plus aimer encore ce roman.
Des sujets importants Jane Devreaux va en aborder plus d’un, mais par Mila elle va te montrer ce que c’est que la vie dans la rue. 
Ce que c’est que vivre dans la clandestinité quand on n’a pas de papier et qu’il n’y a que la débrouille pour espérer manger un repas, que c’est la loi du plus fort que tes faiblesses jamais tu ne les montreras.

Tu entres dans le roman pendant un match de rugby New York contre Las Vegas ; au moment du coup d’envoi, une horde de motards envahit le stade et provoque la panique. 
Mila est sur une de ces motos, au moment de fuir quand la police arrive elle croise le regard de Boby, un des meilleurs joueurs de l’équipe, tu peux même dire qu’ils se voient au même moment. 
Boby décide, sans rien savoir de Mila, de la protéger et empêcher qu’elle soit embarquée. 
À la sortie du stade le vigile demande les papiers de Mila et là Boby ne pourra rien faire, Mila ne possède aucune pièce d’identité.
Même s’ils n’ont passé que 5 minutes ensemble, s’ils n’ont échangé maximum 3 phrases, Boby ne peut s’empêcher de vouloir sauver son miracle espagnol. 
En se rendant au poste, on lui fait comprendre qu’il n’a qu’une solution s’il veut qu’elle sorte avec un nom. 
Aussi fou que cela puisse paraître, Boby ne va pas hésiter longtemps et arrivera à sauver Mila.

Mila et Boby ; deux héros extraordinaires par leur caractère, mais ordinaires, car ils peuvent très bien exister. Elle, dans le Bronx et lui, à Manhattan.
Tu n’oublieras ni l’un ni l’autre, car si Boby m’a chamboulée Mila m’a dévastée, dans le bon sens du terme : sa vie ; son amour pour les autres, son altruisme et cette immense et épaisse carapace en béton armé autour de son cœur m’ont fait que l’aimer de plus en plus fort au fur et à mesure que je comprenais toute l’ampleur de sa vie, son ampleur et tout ce vide.

Tu te prends quand même une sacrée claque quand tu lis que des gens en 2018 n’ont pas l’électricité ou l’eau chaude, n’ont jamais regardé la télévision ou n’ont jamais eu un toit pire Mila n' a aucune existence, elle ne connaît même pas sa date de naissance. 
Si elle est en vie, c’est grâce à Rosa. 
Je ne veux pas tout te dévoiler sur elle alors je me restreins même si c’est super-frustrant, car je suis tellement enthousiaste que je pourrais te parler des heures de ce roman.
Boby ne pourrait pas être plus opposé que Mila. Lui habite Manhattan, il vient d’une famille aisée, il a son équipe de rugby, des amis ; il n’a pas à s’inquiéter de ce que demain sera fait ou du temps dehors, il n’a jamais été empêché de dormir par la faim ou le froid.
Boby est un homme, un vrai, non, je ne te parle pas de ses muscles, mais de son caractère : il est patient, tendre, il comprend très vite que s’il bouscule Mila ça ne fonctionnera pas. 
Il doit l’apprivoiser et y aller doucement. 
Même s’il a des milliers de questions Mila n' est pas prête à se livrer.

C’est un fossé qu’il y a entre eux. 
Chacun de leur côté, ils vont bâtir un pont pour relier leurs deux univers, la construction va s’avérer plus difficile que prévu et ils vont devoir se battre pour qu’elle résiste à toutes les intempéries de la vie.
Boby est tout en muscle, mais la vraie force c’est Mila qui la détient. 
Ce petit bout de femme va t’épater. 
Elle va avancer et aider ses proches Rosa, Maria, Alex et Gaby, elle va aussi protéger Boby d’un danger tellement proche de lui qu’il n’en a même pas conscience.
Rien à faire Mila se met des barrières, elle a tellement peur d’un retour en arrière. 
Alex, Rosa, Georges, John et Taylor ; ses patrons ; ils vont tous lui dire qu’elle aussi elle a le droit d’être heureuse, mais elle s’y refuse, elle est forte oui, elle se bat pour s’en sortir, mais elle est terrifiée par ce qu’elle ressent pour Boby.

Je vais m’arrêter là avec les deux personnages principaux et te parler des autres protagonistes. Si l’auteure m’a convaincue avec Mila et Boby les autres protagonistes ne sont pas en reste. Georges, le substitut de père de Boby, John et Laurel ; le beau-frère et la sœur de Boby, la mère de Boby, Rosa celle qui est quasi une mère pour baby white comme l’appelle Alec ; Alec, son meilleur ami avec sa mère Maria et la petite Gaby, une enfant de 7 ans pétillante qui m’a complètement fait craquer. 
Tous, je les ai aimés, grâce à plusieurs d’entre eux Jane Devreaux va aborder des thèmes pertinents qui, tous, ont pour moi une réelle importance de nos jours.
Des sujets comme l’alcoolisme, la prison, la corruption, OK je te l’accorde, ils n’ont rien de nouveau, mais ils sont traités de manière tout à fait originale et belle, belle par les mots utilisés, car si jusque-là je ne t’ai pas encore parlé de l’écriture j’y viens

Jane Devreaux possède un talent d’écriture incroyable. 
Brut et poétique, oui comme ses héros, c’est opposé, mais c’est que j’ai ressenti à la lecture.
Elle manie à merveille les mots pour t’ensorceler, une fois le livre ouvert, tu ne le fermeras plus avant de l’avoir terminé. 
Des moments de douceur et de magie côtoient des moments de frayeur et de malheur.

Elle va réussir à complètement t’immerger dans la psychologie des personnages en alternant les chapitres, tu te sens encore plus proche d’eux, car ils parlent à la première personne.
J’ai endossé le fardeau de Boby, je me suis glissée dans la peau tatouée de Mila et j’ai vécu avec elle chaque étape. De la plus heureuse à la plus douloureuse.
Je me suis pris leurs émotions de plein fouet, je les vivais ces personnages.
J’ai vu le monde en noir et blanc et puis il m’a explosé pleins de couleur grâce aux graffs et aux tatouages de Mila, mais aussi grâce à leurs sourires. Quand Boby et Mila sourient c’est un magnifique soleil, quand les larmes coulent c’est de la boue qui devient arc-en-ciel.

Une écriture cinématographique et sensorielle. 
Tu percevras les bruits de la rue, des matches, du démographe. 
Tu frissonneras de peur, de colère. 
Tu te réchaufferas devant cet amour qui naît devant tes yeux. 
Tu goûteras toi aussi au bonheur. 
Tu verras à travers les yeux de Boby et Mila ce que c’est qu’aimer sans avoir besoin de parler. 
Tu toucheras du bout du doigt cette bulle d’amour de 308 pages
Le chemin qui mène au bonheur ne possède pas de panneau pour t’indiquer où te rendre, comment t’y prendre, mais Jane Devreaux va te faire lire tout au long de la route la vraie définition de ce mot. 
Elle te narre aussi une vision de la famille. Je dois dire que ce point m’a d’autant plus touchée que je le dis souvent : la vraie famille est celle que l’on construit.
Elle va te dire que, oui des barrières vont se mettre sur ton chemin, oui tu vas tomber, mais tu t’en relèveras que plus fort.
Oui, je te l’ai dit elle a une écriture vraiment belle et puissante. Elle m’a fait vibrer tout au long de lecture, je n’étais plus couchée dans mon canapé, mais j’arpentais les rues de New York à la recherche des tags de Mila et Alec, essayant d’entrevoir le 4x4 noir de Boby.

Je vais m’arrêter là et te conseiller, mais vivement, de lire cette magnifique romance, ce merveilleux roman. Tu comprendras à quel point une carte verte peut être importante et qu’un seul regard veut dire tant de choses tues.

Un roman qui touche bien des valeurs, des phrases qui te feront réfléchir au sens de la vie.
Je n’ai rien de plus à ajouter si ce n’est vivement la suite et merci à nos auteures françaises de nous écrire de telles pépites.

Est-ce que vous mesurez combien vous pouvez toucher le cœur de vos lecteurs ? Combien un livre peut apporter dans une vie de lectrice ? 
J’espère un jour te rencontrer (tout comme Fleur Hana, Battista Tarantini, Morgan Moncomble et Tara Jones) pour te dire tout cela de vive voix quoique je pense qu’à l’oral j’aurais du mal ^^ 
/!\ Si tu veux tenter ta chance un concours pour gagner ce livre sera mis en ligne fin de matinée sur mon compte Instagram : http://instagram.com/unesourisetdeslivres
Stand out, tome 1 de Jane Devreaux - New adult, New romance - 360 pages, 17€ - Édition Hugo Roman, en librairie le 8 février 2018
vendredi 9 février 2018

[Avis] Il était une fois, saison 1 : Nicholas de Emma Chase


Tu ne le sais peut-être pas, mais je suis fan de comédie romantique comme « Pretty Woman » ; « Vous avez un message » ou encore « Coup de foudre à Manhattan » ; ce premier tome d’Il était une fois rassemble tout ce que j’aime : de l’humour avec une superbe romance qui n’a son dénouement qu’à la fin.
Un livre, c’est vrai, écrit à la manière d’un conte de fées moderne et qui porte bien son nom.

Nicholas, prince de Wessco, doit se marier avant les 5 prochains mois. 
C’est un ordre de la reine, sa grand-mère. 
Il s’y résout à contrecœur ; il étudiera la liste des jeunes filles bien sous tout rapport que son aïeule a établi plus tard. Avant, il veut oublier tout cela.
Il doit retrouver son jeune frère Henry qui fait la bringue depuis la fin de son service militaire, il est en ce moment à New York, l’occasion parfaite pour fuir la cour et son protocole en compagnie de Simon, son meilleur ami.
Un soir où il est particulièrement saoul et où il neige sur la grosse pomme, les deux amis trouvent refuge dans un café.
Ce café est tenu par Olivia. 
Ce sera la première femme qui ne le reconnaîtra pas et osera dire non à sa proposition malhonnête en lui balançant une tarte à la pomme à la tête.
Nicholas le lendemain dessaoulé s’en souvient grâce à Simon qui lui remet les idées en place.
Olivia n’est pas prête à succomber, tout prince qu’il est. 
Nicholas Pembrook va devoir faire ses preuves s’il veut vraiment conquérir le cœur de Liv.
Tu te doutes bien qu’il va y avoir une romance entre nos deux protagonistes, mais qu’ils vont devoir surmonter bien des épreuves, consentir à des sacrifices l’un et l’autre s’ils veulent pouvoir s’aimer

« (...) j.ai rêvé de ma mère, elle m’engueulait (...) Elle disait que j’avais fait pleurer un ange (...) c’est vrai qu’elle était angélique et sa tarte était sublime

Si au départ ces deux-là savent pertinemment que ces sorties ne peuvent déboucher sur rien de sérieux vu les écarts de situation, ils décident quand même de profiter du temps.
 Ils sont absolument trop craquants. Mon cœur battait la chamade pour eux bien avant que les protagonistes ne se rendent compte que ce qu’ils éprouvent c’est de l’amour. L’amour avec un grand A.
J’ai complètement craqué pour Liv, une nouvelle Book Girlfriend. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds par les hommes qu’ils soient fournisseurs, bodyguards ou Prince.
Elle est altruiste, envers sa famille, son père et petite sœur Ellie, avec son employé et ami Marty, elle a le cœur sur la main, elle aime les animaux, elle ne peut dire non à quelqu’un de plus pauvre qu’elle. Sincère et digne ; pleine d’humour ; j’en ai fait une copine.

Nicholas quant à lui n’est pas habitué à dire tout haut ce qu’il pense vraiment. Le protocole l’en empêche et il se protège beaucoup des paparazzis. 
C’est un homme qui a le cœur meurtri même si peu de personnes le savent. 
Il ne s’attache pas, aucune femme n’a su voir au-delà de sa carapace surmontée de la couronne, personne jusqu’à Olivia.

“Je me sens comme un faon qui essaie de marcher pour la première fois, tremblotant et effrayé, parce que personne n’a jamais cherché à connaître la vraie réponse. Personne ne m’a jamais demandé d’être honnête.”

Séducteur, il sait parler aux femmes, enfin la plupart du temps, avec Olivia il apprend ce qu’il est vraiment, ce qu’il gardait bien enfoui refait surface ; il réapprend, ou apprend, ce que c’est d’être libre loin de toute contrainte de la cour, mais chaque conte de fées a une fin ;aussi Prince soit-il, il va devoir retourner à Wessco.
Il peut être aussi romantique que macho, tendre que brute, dur en parole et intransigeant. 
Je l’ai vu comme un James Dean des temps modernes ou Brad Pitt peut-être (non je ne flashe pas du tout sur ces hommes-là, je serais plutôt Jacks de Son’ s of Anarchy ou Sean Connery tu sauras tout sur moi mon lecteur lol)

L’écriture est fluide, addictive et poétique. Tu alternes les points de vue passant d’Olivia à Nicholas. 
Ce processus te permet de comprendre parfaitement à quel point ces deux-là s’aiment et sont faits l’un pour l’autre.
Des passages vraiment drôles et d’autres émouvants ; pas au point de me faire pleurer quoique les larmes sont montées ; que veux-tu, j’ai un petit cœur tout sensible moi.
J’ai apprécié chacun des protagonistes même la reine qui a tout de la méchante reine, mais qui ne fait que protéger ses petits-enfants, j’ai aimé Simon et sa femme Franny qui est bien loin de la peste que Nicholas pense. 
Les gardes du corps Weston, Logan ou même Fergus qui tombera lui aussi sous le charme d’Olivia. Car si Olivia a fait succomber Nicholas c’est chaque personne rencontrée qu’elle charme avec sa fraîcheur, sa joie de vivre et son honnêteté.
Olivia se fera-t-elle au protocole, aux langues de vipères de la cour ?
Le temps est contre nos amoureux, arriveront-ils à surmonter les obstacles qui se dressent sur leur route pour être ensemble ?
Nicholas osera-t-il mettre son cœur à nu ?

“Ma mère m’avait dit, un jour, que le temps était comme le vent. Il nous fouette et tourbillonne autour de nous, mais, malgré tous nos efforts, on ne peut jamais le saisir pour le ralentir”

“Et même si je n’ai droit qu’a cette soirée, je ne l’oublierai pas ; j’en chérirai le souvenir. Je le savourerai. Il m’aidera à tenir le coup quand les temps seront durs, à avoir moins froid quand la solitude m’envahira.”


Vraiment une très belle romance, que je te recommande si tu veux rire et soupirer ; être émue et sourire, avoir les papillons dans la tête et dans le ventre. Si tu as envie de voir la neige tomber sur New York en écoutant Everything I do 

Il était une fois, saison 1 : Nicholas de Emma Chase - traduction de Robyn Stella Bligh - Romance - new romance - New adult - 360  pages, 17€ - Édition Hugo romance, collection New romance, en librairie le 1 février 
jeudi 14 septembre 2017

[Avis] Les derniers jours de l’émerveillement de Graham Moore




Voilà un livre difficile à classer, ni biographie ni manuel historique Graham Moore nous livre un roman rempli de faits historiques qui se sont réellement déroulés, en l’occurrence ici le procès qui opposa les 2 célèbres inventeurs Thomas Edison et George Westinghouse.
À la fin du livre, l’auteur précise les faits qu’il a adapté à son roman notamment les dates qui diffèrent quelque peu ainsi que les passages purement fictionnels.

Dès que j’ai lu le résumé, j’ai voulu lire ce roman. J’adore l’histoire, vous le savez, New York, la fin du 19e et des célèbres inventeurs, j’étais certaine de me plonger dans cette fourmilière de talent qu’a connu cette époque de grande révolution industrielle et je ne me suis pas trompée. 

Quel beau roman pour les personnes férues d’histoire ! 
C’est finement écrit, car malgré la quantité de détails scientifiques, surtout physique, l’auteur vous emmène dans son intrigue, quasiment un thriller, on se demande qui des deux hommes remportera finalement cette histoire d’ampoule à incandescence qu’ils jurent avoir inventée, l’un comme l’autre. 
Pour le défendre George Westinghouse choisit délibérément un jeune avocat Paul Cravath, il sait qu’aucun avocat de renom ne voudra se lancer dans cette affaire qui promet de belles heures de plaidoiries, que ce sera un procès à gros retentissement médiatique peu importe le vainqueur ou pire tous les avocats de New York sont liés de près ou de loin à Edison qui a déjà une très solide réputation. À cette époque, il est déjà célèbre pour toutes ces inventions ou améliorations du quotidien des Américains notamment le télégraphe.

Je me suis fortement attachée à Paul Cravath, ce jeune homme ambitieux qui veut bien faire son travail, mais qui n’a aucune idée de la duplicité dont les riches industriels sont capables. 
Le monde des affaires est un monde où tous les coups sont permis, corruption de la police ou du sénat, incendie volontaire et même tentative de meurtre.
Il devra être patient pour gérer, non seulement les 2 principaux intéressés (Thomas Edison et George Westinghouse), mais aussi le talentueux scientifique Nikola Tesla, comme tout génie il vit dans son monde, ne veut rien savoir en dehors de son laboratoire, à un langage peu commun et des tocs étranges. 
George Westinghouse le veut à son service, ce sera à Paul de le ramener à la raison et bien plus que cela, mais je ne peux vous en dévoiler davantage.
Paul rencontrera en la célèbre chanteuse Agnès Huntington une alliée de poids, intelligente, vive et rusée, elle connaît ce monde de faux-semblants et pour cause... elle aidera Paul a plusieurs étapes décisives, les voyages et leurs discussions liera les jeunes gens, mais là encore rien n’est facile Agnès est célèbre pas Paul.
Voilà pour le pitch général du roman. 

J’ai appris énormément de choses durant cette lecture, même si je connaissais Edison, les autres protagonistes principaux non et portant ils ont eux aussi révolutionnés notre quotidien.
Vous côtoierez aussi Astor, Rockefeller, Roosevelt et Morgan pour ce qui est des riches hommes d’affaires, vous croiserez Eli Jeanney, William Bell, George Pullman, Faraday, Gramme et plus tard un certain Henry Ford.
Un roman riche non seulement en personnages historiques, mais aussi une ville en pleine expansion avec des bâtiments encore connus dans le monde aujourd’hui le MET, l’opéra ou encore Central Park inauguré quelques années plus tôt, le Rockefeller Center, le Dakota Building, etc.

Je l’avoue, certain passage lors des explications de Tesla ou Westinghouse, ont été ardues pour moi qui suis nulle en physique, autant j’aime l’histoire autant l’électricité ce n’est pas mon fort du tout, mais cela ne m’a pas empêché d’être prise dans l’intrigue. 

Graham Moore sait maintenir le lecteur en alerte, plusieurs rebondissements ont lieu, des histoires inattendues et une conclusion à la hauteur de tout le roman.
On sent le travail de recherche qu’il y a eu en amont de l’écriture, autant pour ce qui purement scientifique, mais aussi pour tout ce qui est brevet (un monde que je ne connaissais pas du tout), les démarches juridiques pour la validation ou l’invalidation des ces fameux brevets.

J’ai appris quantité de choses, dans le roman avec toutes les personnes croisées ou ce que Paul, George et Thomas racontent, des objets inventés à cette époque qu’on utilise encore aujourd’hui même s’ils ont été améliorés depuis. La seule invention que je n’ai pas aimée c’est la chaise électrique. Mais bon ce n’est qu’un court passage et cela a existé ce n’est pas une fiction.
L’auteur aurait pu se contenter de livrer les faits, mais il s’attache à écrire un roman avec des protagonistes avec une réelle profondeur, il nous plonge dans ce 19e siècle sans forcer dans les détails, il a cette faculté de vous faire voir les lieux comme si vous y étiez, une écriture cinématographie qui m’a beaucoup plu. 
Ajouter à cela l’histoire et l’avancée scientifique et industrielle en plein bouillonnement, un suspens présent du début a la fin, des données techniques et scientifiques pointues, mais accessibles, le tout vous donne un livre de plus de 500 pages que l’on ne voit pas défiler même si j’ai eu quelques difficultés à appréhender certains aspects purement techniques et du coup j’ai ressenti quelques longueurs par moments, mais je vous rassure ces passages ne sont pas nombreux.
Vous voyager dans les États-Unis, vous vous amusez aux soirées mondaines, avec des citations en début de chaque chapitre soit de Steve Jobs soit de Bill Gates.
Même si cela reste un roman, 80 % du livre est véridique, les faits sont avérés, Graham Moore cite ses sources, vous donne les dates des journaux, les sites consacrés aux hommes. 
Les paroles d’Edison sont réellement les siennes. 

Je ne me suis pas posé la question avant de lire ses remerciements, car pour moi son pari était réussi, j’ai fait un voyage dans le temps retrouvant ce New York de la fin du 19e si riche pour tous les aspects, même journalistiques, on se rend compte qu’en fait nos contemporains n’ont rien inventé ou du moins pas autant qu’à cette époque. 

J’aurais vraiment aimé côtoyer ces gens, bon de loin peut-être, mais être témoin de tout cela c’était merveilleux, Graham Moore me l’a permis. 

Les derniers jours de l'émerveillement de Graham Moore - roman historique - New York - Inventions - Thomas Edison - 512 pages, 22€ - Édition Cherche Midi, sortie en librairie le 7 septembre 2017

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