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vendredi 4 mai 2018

Avis : Le faiseur de rêves, tome 1 de Laini Tayor



Mon cher lecteur, tu aimes la fantasy Young adult ? 
Tu as une âme de rêveur ? 
Alors ce livre est fait pour toi. 

C’est un énorme coup de cœur pour cette sublime histoire même si au moment où j’écris ma chronique j’ai le cœur brisé, que je veux avoir la suite entre mes mains. 
La fin est juste horrible. 
L’autrice est sadique de me laisser comme ça, mais je lui pardonne, car j’ai adoré chacune des 664 pages de ce premier opus. Je les ai toutes vécues intensément. Dans mon cœur et mes songes. 
Si tu ne le sais pas, c’est une duologie, dès que le deuxième opus sera disponible en français je saute dessus immédiatement. 

Laini Taylor avec une écriture poétique, chatoyante va te faire rêver. 
Tu vas te laisser emporter dans cette histoire et tout ressentir, tout observer, tu vas être aussi avide de continuer à lire que le héros du roman Lazlo l’est.
Ce n’est bien sûr pas le seul personnage, mais j’y reviendrai plus tard. 
Je ne vais pas trop te résumer l’intrigue comme je le fais d’habitude, je te conseille vraiment de rentrer dans ce livre comme dans un rêve. 
Au moment où tu t’endors, tu ne sais pas encore quels seront tes songes, ici c’est pareil. 
Je te promets juste que ce n’est pas un cauchemar. 

Chut, silence, il est temps de rêver. 
Partons ensemble, toi et moi, dans ce monde de songes.

Lazlo Lestrange arrive, grâce à un coup du sort, à la Grande bibliothèque de Zosma, ce jeune garçon passionné par les contes et légendes oubliés y trouve refuge.
Il a une obsession : dénicher parmi tous les ouvrages de l’édifice tout ce qui est écrit sur la Cité oubliée. 
Il rêve depuis tout jeune enfant d’y aller un jour. 
En attendant, il approfondit ses recherches tout en travaillant à la bibliothèque. 
Dans le monde de Lazlo, les bibliothécaires servent à servir les savants.
On le surnomme Lestrange le rêveur. 
Peu lui importe du moment qu’il peut continuer à compiler ses recherches. 
Un jour, une caravane de Tizerkane avec à sa tête le chef Eril-Fane arrivent à Zosma. 
Le rêve de Lazlo se tient là devant lui, ce sont des guerriers de la Cité oubliée ou Désolation comme ils le disent. 
Ils sont venus à Zosma et dans d’autres contrées recruter des savants pour un mystérieux projet qui ne leur sera révélé qu’a leur arrivée à Désolation. 
Lazlo ne peut laisser passer sa chance, il va s’adresser à Eril-Fane en Inouï, la langue de ce peuple. 
Il veut bien tout faire du moment qu’il peut les accompagner, il n’est pas savant, mais prêt à tout pour cette ville. 
Lazlo part donc en compagnie des émissaires spécialisés dans une science (artificiers, mathématiciens, ingénieurs, architecte, alchimie, botaniste), tous les savoirs ont disparu à la Cité oubliée. 
Ce que je te dis là arrive très vite dans le roman et encore je tais beaucoup d’éléments. 

Le monde créé, imaginé par Laini Taylor est totalement captivant et unique. 
Elle ne se contente pas d’inventer une mythologie et te donner les grandes lignes ; non ; tu vas appréhender les règles, us et coutumes de tous les protagonistes que tu vas rencontrer au fur et à mesure de ta lecture. 
Je ne vais pas te mentir, il y a beaucoup de choses à apprendre, c’est dense et complexe, mais grâce à la plume de l’autrice et ses explications qui arrivent au bon moment tu ne seras pas perdu en cours de route. 
Malgré la quantité d’information à assimiler et qu’il reste encore à découvrir, je ne me suis jamais embêtée que du contraire. 
Pays au nom perdu, humains terrifiés, séraphins, dieux et déesses, fantômes et magie, langues inconnues, pouvoirs exceptionnels ; tu as de tout dans cette saga. 
L’intrigue est très engageante, tu vas absolument savoir comment les éléments vont se mettre en place. 
Le rythme est calme, je ne sais pas comment te décrire mes sensations, par calme je veux dire que tout se met en place devant tes yeux grands ouverts, mais comme un rêve, c’est magnifique à lire, à voir ; c’est hallucinant, elle a pensé à tout. 
Tu vas aller de surprises en découvertes, de rebondissements en retournements de situations. 
Tu vas émettre des hypothèses ; c’est là où réside une des très grandes forces du livre c’est que Laini Taylor ne te prépare aucunement à ce que tu vas lire, je me suis complètement fait avoir. 
La fin du livre comme je le disais au début est déchirante, j’ai pleuré oui, je t’assure. 
J’ai le cœur brisé de quitter Lazlo et les autres et de ne pas savoir ce qu’il va advenir d’eux par la suite. 

La deuxième force de ce livre est les valeurs qui sont véhiculées surtout deux qui sont abordées tout au long du roman. 
La première, sur la différence ; ce n’est pas parce que tu n’as pas la même couleur de peau que tu n’as pas les mêmes droits. 
Laini Taylor te montre qu’il ne faut pas avoir de préjugé sur ce qui est différent, mais apprendre à connaître. Laisser ton cœur ouvert. 
La différence dont je te parle concerne le racisme ; comment tu blâmes (je ne dis pas que tu le fais, je parle en général) une ethnie en jugeant son passé, parce que tu la crains, mais elle aborde aussi le droit à l’amour différent, c’est subtilement traité et complètement intégré au texte. 
Le second thème est que tu n’es pas responsable des actes de tes ancêtres. 
Ils ont peut-être commis des atrocités, mais tu n’en es pas responsable et tu peux très bien faire un autre choix que celui de la violence. 
Elle te rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour faire le bien. 
Il n’y a rien d’irrémédiable dans une situation même si les issues semblent compliquées ou sans issue.
D’autres valeurs sont véhiculées comme la bravoure, l’amour profond, le respect, des valeurs et des thèmes comme la nature, les animaux, la lune et le soleil. Le respect de la terre, des coutumes et croyances anciennes. 
Enfin, même si c’est un thème courant Laini Taylor parle de l’amour. 
Dans cette histoire, il y a une magnifique histoire d’amour, douce, pure et innocente. Elle est comme le reste du livre, magique, féerique, magnifique.
J’avais le sourire et les étoiles dans les yeux. 
Malgré la romance, l’intrigue est bien ce qui prime, la romance va aider à la résolution de l’énigme, à la faire avancer, les deux personnes, en s’aimant, vont découvrir des facettes d’eux-mêmes qu’ils ne connaissaient pas, ils vont découvrir et se découvrir. Ils vont n’avoir qu’un seul but l’apaisement de la situation.
Vraiment que cet aspect ne te rebute pas, la romance est là oui, mais elle arrive assez tard dans le roman et de manière très délicate. 
Elle ne dessert pas l’intrigue au contraire. 

Les personnages, je ne vais pas pouvoir te parler des spécificités et de la psychologie de tous sans te spolier. 
Ce sont eux la troisième force de cette saga. 
Lazlo est un héros extraordinaire, un orphelin qui a des valeurs nobles, il ne cherche jamais à se mettre en avant. 
Empathique, serviable, amical, plein d’espoir, courageux, il ne baisse jamais les bras, il en est certain, ses rêves deviendront réalité. 
Un cœur pur comme il en existe peu même si Laini Taylor en fait un héros très crédible avec ses questionnements, ses failles et ses regrets.
Le deuxième personnage principal du roman est Sarai, je te dirai juste qu’elle croit en la rédemption, au pardon, aucun esprit de malveillance ou de vengeance ne l’habite. 
Comme Lazlo, elle veut aider, pacifier. 
Elle pense aux autres avant de penser à elle.
Je les ai tous les deux ADORÉS vraiment. 
Ils sont inoubliables. 
Tu vas aussi rencontrer Eril-Fane, sa mère et son épouse, Calixte, une jeune fille qui, je pense, aura, je l’espère en tout cas, un plus grand rôle à jouer dans la suite, Maître Hyrrokin, Mésange, Rubis, Minya, Fauve, Thyon et tant d’autres, mais qui sont plutôt secondaires en tout cas dans ce premier opus.
Tous, tu vas te les imaginer, leurs psychologies, leurs descriptions sont parfaites pour que tu visualises et comprennent tout. 
Les personnages avec leurs doutes, leurs craintes, leurs peurs et les différents lieux qu’ils soient réels ou oniriques. 
Tu vas vraiment tout voir, tout imaginer, mieux tu feras partie intégrante du roman. 

En tout cas, pour ma part, je n’étais plus dans mon canapé, mais le livre m’avait happé dans ses contrées, j’ai plongé dans les pages et je n’avais absolument aucune envie de me réveiller. 
Bien sûr, il y a des bons et des méchants, mais je ne te dirais pas non plus qui est qui. Tu le découvriras par toi-même. 
J’en ai haï un ; je n’ai pas aimé du tout un autre, c’est tout que tu sauras de moi. 

Quand la légende devient réelle quand les contes pour enfants prennent réellement vie en enseignant la réalité, livres, bibliothèques, savoir perdus, magie, démons, anges, dieux, fantômes, vengeance et haine, amour et pardon, regret et dégoût de soi-même, quête identitaire, rêves et cauchemars tu vas trouver tout ceci dans ce premier tome. 

Je voudrais vraiment t’en dire plus, te dire à quel point j’ai tout ressenti fortement dans mon âme et mon cœur, que je ne veux pas quitter ce monde, mais qu’il le faut. 
C’est un coup de cœur et je te le conseille bien évidemment. 

À lire par tous en sachant que ce n’est pas un livre qui se lit vite, oui je l’ai dévoré ; je ne pouvais pas m’arrêter de lire, mais j’ai pris le temps aussi de tout bien appréhender, certaines parties sont plus denses en informations que d’autres, c’est complexe tant dans du côté du monde que du côté de l’intrigue et des personnages. 
Il y a du drame, de la joie, de la tristesse, de la peur de l’avenir, du regret du passé, du remords des actes commis. 
Ce monde et ses personnages sont juste incroyables. Vraiment. 
Bien sûr que j’ai encore des questions, mais pas parce que je suis restée dans le flou, pas du tout, Laini Taylor cache bien son jeu, elle nous réserve, j’en suis certaine plein de surprises et de révélations pour le deuxième tome. 

Je ne verrai plus jamais les papillons de la même façon, je les aime encore plus.
Crois-moi ou pas, mais quand les enfants étaient petits et qu’ils ne voulaient pas dormir ou qu’ils étaient tristes parce que nous étions séparés je leur disais que s’ils voyaient un papillon dans leurs rêves que c’était moi. 
J’ai toujours adoré les papillons, ces insectes à la beauté éphémère. 
Je sais que je n’en ai pas parlé dans mon avis, mais c’est, encore une fois pour ne pas te spolier. Ils ont un grand rôle. 
Ils sont présents sur la couverture et au début de chaque chapitre, car oui je n’en ai pas dit un mot jusqu’à présent, mais l’objet livre en lui-même est splendide. 

Rêves, fantasmagories, songes, illusion, mirages, espérance, mythe, souhait, désir, chimère, imagination, espoir, onirisme, fantasme avec le faiseur de rêves tout devient possible. Les rêves ont cette capacité que tu peux de te surpasser. 
Tout faire pour arriver à atteindre ton but, sans nuire à personne, comme Lazlo, notre héros. 

Pardon pour cette longue chronique, longue et à la fois vague, je sais que tu dois te poser des questions, mais je ne veux vraiment rien te dévoiler de plus. 

Je veux que toi aussi tu rêves, que tu te réveilles comme moi qu’à la fin du livre même si tu voudras toi aussi que ce songe dure éternellement. 

À demain pour une nouvelle aventure 😊



Le faiseur de rêves, tome 1 de Laini Tayor - traduction de Sarah Dali - Young Adult - Fantasy - 670 pages, 16€ - Édition Lumen, en librairie le 19 avril 2018
vendredi 30 mars 2018

[avis] Once and for All de Sarah Dessen



Sarah Dessen si tu ne la connais pas est une auteure spécialisée en jeunesse et Young Adult que j’apprécie beaucoup, ce n’est pas mon premier que je lis d’elle et je suis une nouvelle fois ravie.
J’adore les romans qui te font passer par toute une palette de sentiments et c’est le cas avec Once and for all.

Louna, 17 ans, s’apprête à passer son dernier été avant d’entrer à l’université. 
Elle aide sa mère et son associé William dans leur entreprise de Wedding planer. 
Aucun des trois ne croit encore à l’amour, ils sont très cyniques malgré leur métier. 
Louna pense pareil ; l’amour, même le grand, peut prendre fin d’une seconde à l’autre.
La mère d’une des futures mariées demande à Natalie d’engager son fils juste le temps d’un été. 
Du même âge que Louna il ne fait que des bêtises et prend tout à la légère.
Louna n’est pas enchantée lorsque sa mère accepte, mais elle devra bien s’y faire. 
Après tout, ce n’est que pour deux mois. 
Elle avait déjà eu un aperçu de Ambrose lors d’un mariage précédent, elle est certaine qu’il ne fera pas l’affaire. 
Il est bien trop insouciant pour sa mère pour qui tout doit être maîtrisé du début à la fin de la réception pour que les futurs mariés aient le mariage de rêve qu’ils ont voulu. 
Obsédée du travail, maniaque, ponctuelle ; elle mène son équipe à la baguette alors, Ambrose qui accumule gaffe après gaffe ; impossible il ne restera pas.

Sarah Dessen va te faire pénétrer dans ce monde des Wedding planer, ce n’est pas du tout un métier qui m’a fait rêver, mais aborde avec lui le thème de l’amour.
Peut-il être éternel ou pas ?

Pour Natalie, la patronne et mère de Louna ; jamais ; elle ne croit plus en l’amour, elle ne vit que pour son travail et sa fille.
William, son associé et parrain de Louna, homosexuel pareil, il a bien quelques relations, mais, aucune qui lui a fait dire que peut-être, l’amour avec un grand A existait.
C’est avec ces deux cyniques (mais très charmants) que Louna va grandir.
Elle a vécu son grand amour, elle y a cru, mais il a pris fin ; depuis c’est fini. 
Elle ne se donne même pas la chance de ressayer, Jillie, sa meilleure amie insiste pourtant. 
Rien à faire, Louna refuse toutes les sorties jusqu’au jour où Ambrose lui lance un pari. 
Lui, qui prend toutes ses relations à la légère, en ayant parfois même deux copines à la fois, devra tenir 7 semaines avec la même fille et Louna : enchaîner les histoires sans lendemain. Pour Louna, c’est gagné d’avance, elle ne veut plus s’investir dans une relation, son cœur est toujours brisé depuis Ethan.
Quand tu comprends toute leur histoire grâce à des flash-back que Louna te narre il y a de quoi être brisée. 
Tu comprends pourquoi elle présente parfois des signes de syndrome post-traumatique.
Quand j’ai su, j’ai moi-même eu les larmes aux yeux.
Leur histoire va te faire rêver, tes yeux vont briller comme les étoiles dans le ciel qu’ils observent et en même temps les larmes vont couler comme les vagues qui s’échouent sur la plage lors de la marée haute.

Ambrose va peu à peu apprivoiser Louna grâce à ses plaisanteries, son humour, sa légèreté, sa philosophie de vie, son amour pour son petit chien. 
Il vit tout au jour le jour et va chercher à aider à Louna à comprendre qu’elle peut, elle aussi, s’amuser.
 Il va la dérider même s’il ne connaît pas son passé.
Il va lui faire comprendre que c’est impossible de tout contrôler, des inattendus il y en aura toujours et à tout moment ; même quand tu as tout planifié.
Que tout ne se passe pas dans le confort de la facilité, mais que le chemin pour parvenir au bonheur est semé de pièges, d’embûches. À toi de te relever.
Il lui dit sans vraiment le prononcer de se mettre en danger, d’oser.

« On ne sait pas toujours ce dont on a besoin dans la vie »

Ambrose, je l’ai adoré, il apporte beaucoup d’humour au récit, un garçon vraiment très très attachant et charmant. 
Loin du petit con qu’il montre à tous, il n’est pas non plus le gamin blasé par l’argent de ses parents.
Les protagonistes sont superbement construits, même les personnages de passages lors des mariages du arrivés parfaitement à te les représenter.
Je me suis prise d’une très grande empathie pour Louna, elle pourrait être ma fille, j’avais envie de la protéger, de la serrer dans mes bras, la réconforter et la rassurer.
Je ne peux pas te dire pourquoi, je te gâcherai une partie importante du roman.
J’ai en fait aimé tous les personnages secondaires du roman : William, Natalie, Jillie et ses frères et sœurs.
Personnages principaux, comme secondaires, ils ont tous cette qualité ; ils sont tous sans exception fascinants.

Avec les mariages organisés par la mère de Louna, du plus simple au plus excentrique tu vas voir que l’envers du décor est loin de faire rêver. 
Tu auras des moments de tension, de stress pour que la journée se passe comme prévu, des moments d’émotion. 
Des demandes incongrues, des invites incontrôlables, des mariées hystériques ou des mères dictatrices, des catastrophes de dernières minutes.

C’est vraiment un très beau roman, je n’ai rien à lui reprocher.
L’écriture de Sarah Dessen est toujours aussi addictive et fluide.
Les thématiques traitées par le biais de ses protagonistes sont justes, ancrées dans l’actualité. Elle les traite ni à la légère ni de trop. 
Elle a cet équilibre que j’aime chez elle. 
Même si les sujets sont graves voire dramatiques, elle apporte toujours cette lueur d’espoir.
Elle transmet de si beaux messages qui poussent à l’introspection.
Comme je te le dis en introduction, tu passes par tout un échantillon de sentiments. 
Tu vas rire, pleurer, être énervée, sourire, lever les yeux au ciel.
Il y aura parfois de la pluie suivie d’un grand soleil faisant surgir un arc-en-ciel.

En résumé, mon cher lecteur si tu as envié d’une comédie romantique ce livre est pour toi. 
C’est romantique et tragique, comique et cynique, mais je t’assure qu’une fois commencé tu ne pourras plus t’arrêter parce que tu voudras et tu espéreras un happy end... mais est-ce que toutes les histoires connaissent une fin heureuse ?

Je te conseille vraiment Sarah Dessen, à la fois des romans légers qui abordent des thèmes sensibles. Une écriture addictive qui te transporte au cœur de ses écrits.


Once and for All de Sarah Dessen - traduction de Sofia Tabia et Diane Durocher - young adult, romance, drame, mariage- 448 pages, 15€ - Édition Lumen , en librarie le 15 mars 2018
jeudi 29 mars 2018

[Avis] The curse, tome 3 : the kiss de Marie Rutkoski



Mon cher lecteur, je suis triste. Oui, triste de finir cette fantastique trilogie qui m’aura fait passer par tout un panel de sentiments au cours des 3 tomes.

Lire un dernier tome d’une saga est quelque chose que je n’aime pas ; j’ai des attentes sur la conclusion surtout quand les opus précédents ont été des coups de cœur du coup, quand je les lis, c’est avec beaucoup de crainte, rien n’est plus frustrant qu’un tome final loupé. 
Là, je ne suis plus triste ; cette saga se conclut en beauté.
Un troisième tome qui m’aura, encore une fois, emporté. Marie Rutkoski est sadique ; le suspens à certains passages est éprouvant pour les nerfs. 
Qu’importe, je suppose, qu’elle aussi a dû avoir la pression quand elle a écrit The Kiss ; je lui pardonne et la remercie pour ce fabuleux voyage en compagnie de Arin et Kerstel.

The Kiss est la conclusion parfaite, je n’aurais pu imaginer mieux. 
Tout au long des 630 pages tu vas avoir des rebondissements, des retournements de situation et comme je te le disais des moments de suspens et de tensions horribles. 
Mon cœur s’est emballé plus d’une fois, surtout pour Kerstel qu’on laissait dans une position peu enviable à la fin du tome précédent.
Kerstel et Arin ont été finement travaillés. 
Les reproches que j’ai pu faire à l’un ou l’autre dans les opus précédents sur leur psychologie ont été réparés avec cet opus.
Que de chemins parcourus pour ces héros depuis le premier tome !

Kerstel est celle qui m’a marqué le plus, j’ai ressenti énormément d’empathie pour elle, l’épreuve qu’elle va traverser va la changer à tout jamais, c’est toujours là jeune fille que tu as connu dans les tomes précédents, mais aussi tellement différente. 
Par elle, et aussi par Arin, et un autre personnage que je ne cite pas, l’auteure te fait réfléchir sur le poids du pardon, de la culpabilité ; des moments cruciaux où tout a basculé, des remords et des regrets et du manque d’amour ou de reconnaissance.
Si Kerstel a changé psychologiquement, son corps lui, aussi, a été rudement éprouvé, mais elle reste malgré tout la tacticienne, la jeune fille intelligente qu’elle a été. Elle souffre, elle est hantée par le poids du chagrin, mais la cache tout comme Arin lui cache le sien.

J’ai crû à un moment que Marie Rutkoski allait nous écrire un quatrième tome, l’auteure a sorti sa plus grande arme : l’imprévisibilité.
Impossible pour toi d’imaginer ce qu’il va se passer pour nos deux héros.
Jusqu’au bout, tu vas être éprouvé.
Je te rassure pas de quatrième tome, le point est final.

Du côté des personnages, j’ai été très agréablement surprise par Roshar. Le prince de Darca. Il possède un humour décapant, sarcastique, tu ne sais parfois pas s’il est sérieux ou pas. 
Il m’a fait par moment peur, tu ne sais pas si tu peux totalement te fier à lui.
Je n’ose pas trop t’en parler surtout si tu n’as pas lu le deuxième tome, son amitié pour Arin est-elle sincère ou motivée par la stratégie politique ?
Un personnage aux multiples facettes qui aura réussi à me faire monter les larmes aux yeux.

Concernant Arin et Kerstel ; là aussi, je vais t’en dire le moins possible, juste te dire que la tension entre eux est maximale, plusieurs fois tu penses qu’ils vont résoudre leurs problèmes, oser parler de ce qui les inquiète, mais non, à chaque fois que tu penses à un dénouement heureux, paf, tu restes sur ta faim.
Un autre personnage bien que pas présent physiquement dans la majorité du roman laisse planer une rage sur Arin, de la douleur et de la vengeance sur Kerstel et Arin. Une ombre qui les poursuit dans leurs cauchemars et à laquelle ils devront se confronter.

Dans cette saga, les femmes sont fortes ; les hommes comme les femmes sont entraînés à la guerre, tu auras affaire à deux d’entre elles, elles possèdent un pouvoir dangereux, même si elles sont que peu présente elles arrivent à te faire craindre le pire.
En fait, c’est simple, tu ne sais pas sur quel pied danser avec aucun des protagonistes pas mêmes les principaux. 
Leurs intentions sont-elles sincères ou pas ? je me suis posé la question plus d’une fois.

Du côté de l’écriture, tu te doutes bien que si je lis chaque tome c’est que j’adore Marie Rutkoski.
Ce que j’ai le plus aimé ici c’est que les personnages importants apparus dans les opus précédents comme Jess, des faits importants sont rappelés. Pas en longueur juste pour te rafraîchir un peu la mémoire et ne pas les oublier.
Marie Rutkoski ne s’éparpille à aucun moment, les descriptions des lieux, des protagonistes physiques ou psychologiques, les détails sur la stratégie militaire vont à l’essentiel. 
Elle écrit avec justesse, tu ressens fortement les émotions des personnages, peur, détresse, colère. 
Tu visualises parfaitement le langage corporel des personnages au moment des décisions, des choix parfois très difficiles à prendre, mais essentiels.
Dernière précision sur le choix stylistique de Marie Rutkoski si tu n’as pas encore lu la saga. Elle est écrite à la troisième personne, bien souvent je n’aime pas, car je n’arrive pas à m’identifier aux personnages, ici grâce à des dialogues subtilement placés et toujours au bon moment je n’ai ressenti aucune difficulté.

J’ai eu peur ; j’ai frissonnés ; j’ai admiré ; j’ai été en colère ; frustrée de ne rien pouvoir faire ; mais, j’ai aussi ressenti beaucoup d’émotion ; savamment dosée une fois de plus.
Ce qui fait la force de cette trilogie ? 
Tu as à la fois cette intrigue entre les Herannis et les Valoriens, ces derniers ont envahi Heran 11 plus tôt, cette intrigue court sur les 3 tomes, je ne te spoile rien si tu n’as pas encore commencé la saga.
Les Herannis ont été réduits en esclavages, traités moins bien que des animaux. 
Les Valoriens s’appropriant sans aucun scrupule demeures et possession du peuple conquis. 
Et ensuite, tu as cette histoire qui est développée aussi sur les trois tomes entre Kerstel la Valdorienne et Arin le Heranni.
À aucun moment des livres l’un ne prend le pas sur l’autre. 

Les personnages principaux sont eux aussi une intrigue. 
La romance possible ou impossible vu leurs peuples opposés ne prend jamais la place au détriment de la stratégie politique.
C’est une saga qui suit une évolution ascendante avec un final parfait. 
Ce n’est pas une fin ouverte, mais l’auteure te laisse imaginer un possible futur.

Enfin un dernier point que j’ai aimé ce sont les croyances de Arin, différentes de celle de Valoriens et des Darkan. Lui y croit fort, un dieu en particulier le poursuit, lui « parle »
Cette façon de faire, laisse perplexe ses amis, mais ils ne portent aucun jugement, un message de tolérance et de respect envers l’autre ; un message pertinent à aborder au moment où ces valeurs se perdent. Tout comme celui d’écouter l’autre, de ne rien en conclure sans en avoir pu en discuter calmement.

Arin et Kerstel, un duo de héros au départ que j’ai adoré ; leurs différences sont importantes : condition de vie, façon de penser, communication, confiance en soi, colère, incompréhension, ils seront mis une fois de plus à rude épreuve.
Arriveront-ils à comprendre, mais surtout accepter leurs décisions et motivations ? 
Chacun a commis des erreurs. Se les pardonneront-ils ? Tous les deux sont en proie aux doutes et c’est bien normal vu les opus précédents, mais je ne t’en dis pas plus.
Ne te tracasse pas ;tu ne passes pas 600 pages à lire les difficultés morales des héros, la place n’est plus à la plaisanterie, la menace plane sur Heran. Stratégie militaire, manœuvres politiques, batailles sanglantes sont détaillées pourtant encore une fois, tu ne te perds pas en route ; les cartes se déplient devant tes yeux, tu vois les adversaires déplacer leur pion comme un jeu d’échecs. Rien, mais, vraiment rien, n’est possible à deviner à l’avance.

Une super saga YA, chaque tome apporte un développement supplémentaire que cela soit sur la psychologie des personnages comme je te l’ai dit ou sur le destin des deux pays.
Que c’est frustrant de ne pouvoir en dire plus !
Je te laisse Arin et Kerstel entre tes mains, si tu as lu, si tu comptes lire cette saga vient m’en parler en privé. Je t’assure que je ne mords pas. J’adore échanger par e-mail ou message privé avec mes lecteurs. Je suis de nouveau un peu plus active.

« Il nous a changé tous les deux. »
Elle semblait lutter pour les mots . 
« Je pense à toi, à tout ce que tu as perdu, qui tu étais, ce que tu étais obligé d’être et ce que tu aurais pu être, moi je suis devenu ceci, cette personne, incapable de... »
Elle ferma la bouche.
« Kestrel, » dit-il doucement, « j’aime cette personne. »




The curse, tome 3 : the kiss de Marie Rutkoski - traduction de Mathilde Montier - Fantasy, Young Adult - 635 pages, 16€ - Édition Lumen, en librairie le 15 mars 2018
lundi 19 février 2018

[Avis] La couleur du mensonge, tome 1 de Erin Beaty


Aujourd’hui, mon cher lecteur, je vais te parler d’une sortie prochaine, il sera en librairie le 22. 
Si tu cherches un livre où les mensonges et les jeux de dupes sont monnaie courante, une héroïne forte et téméraire, tout cela sous fond d’armée, ce livre est pour toi

Sage est orpheline. Elle vit chez son oncle depuis le décès de son père en étant la préceptrice de ses cousins.
À Demora, toute jeune fille de bonne famille ayant atteint l’âge de 16 ans se voit obligée d’aller voir une marieuse. 
Ce n’est pas du tout du goût de Sage qui a soif d’apprentissage, de lecture, elle ne veut certainement pas se marier à un homme qu’elle ne connaît pas, mais épouser un homme qu’elle aime comme ses parents qui eux, même si sa mère a été bannie de sa famille en ne respectant pas la règle, ont fait un mariage d’amour.
La présentation à dame Darnessa, l’entremetteuse la plus célèbre, tourne en catastrophe, car Saga n’a pas sa langue dans sa poche. Malgré tout, ce rendez-vous pris contre son gré débouchera sur une proposition inattendue : Darnessa lui propose de devenir son apprentie et de l’accompagner au Concordium, une fête qui a lieu tous les 5 ans où sont célébrés les mariages des plus nobles familles et des plus beaux partis. Sa mission : espionner les futures mariées pendant le voyage, comprendre qui est qui, leurs aspirations, leurs défauts, leurs valeurs, leurs caractères.
Pour accompagner le convoi de jeunes filles nobles ; le général Quinn envoie son fils Alex , capitaine de l’armée, pour surveiller le long chemin jusqu’à la capitale et protéger les futures mariées en effet, ils ont surpris des mouvements de troupe ennemie à plusieurs reprises.

Je ne t’en dis pas plus sur le pitch du roman. Tu as là l’essentiel. 
J’ai vraiment adoré ce roman ; je l’ai dévoré, l’écriture fluide ; les manipulations, les mensonges et les chapitres courts ont encore renforcé mon envie de continuer à tourner les pages avidement pour savoir où tout cela allait me mener, car, vois-tu, Sage est un personnage extraordinaire. 
Si elle accepte d’être l’apprentie de Darmessa c’est dans l’espoir de rencontrer des riches familles et redevenir préceptrice. 
Elle est avide de savoir et connaissances de plus, elle est bien loin des inquiétudes de ces oies blanches pour qui elle va devoir trouver le meilleur arrangement.
 Je t’en parlerai plus loin.
Les jolies robes, les bals, les coiffures et le maquillage, très peu pour elle, elle ce qu’elle veut c’est grimper aux arbres, monter à cheval et ne pas être protégée dans ce maudit chariot, entourée de froufrous. 
De plus, ces filles ne font que lui lancer des piques étant au courant du passé de sa mère et du métier de son père qui était simple fauconnier.
Dans le monde créé par Erin Beaty tout tourne autour de l’argent et de la situation familiale je t’en parle ensuite.
Pour en revenir à Sage, perspicace et observatrice, ayant bonne mémoire et comprenant très vite grâce à une gestuelle les caractères des gens, ses talents vont finalement bien lui servir et l’aider dans sa tâche.
Si, oui, on peut dire que ce sont des mariages arrangés, les rôles des entremetteuses sont en fait bien plus importants. Elles ont entre leurs mains les mariages des dirigeants, elles savent avec qui faire alliance ou pas, mais regardent aussi à ce que les couples, malgré tout, aient des points communs pour avoir un mariage qui les rendent heureux. 
Darnessa, très manipulatrice, va demander à Sage de se renseigner sur la véritable raison de la présence de l’armée et se renseigner sur les hommes qui les accompagnent. Elle pourra ainsi soit chevaucher ou s’asseoir à côté du cocher Ash Carter.
Peu à peu, ces deux-là s’entendent et des sentiments naissent, mais dans ce livre il te faudra te méfier de tout et de tous les protagonistes.
C’est à un jeu d’échecs que l’auteure joue avec toi, je me suis fait avoir en beauté.

Sage a un rôle majeur dans ce roman tout comme le capitaine Alex Quinn.
Au fur et à mesure, elle se verra confier des missions d’espionnages par le capitaine qui a vu en elle beaucoup d’aspects qui pourraient lui rendre service. Si elle ne porte guère le capitaine dans son cœur, elle fera ce qu’on lui demande bien heureuse de pouvoir faire autre chose que parler avec les pestes. Ce n’est gentil, mais c’est le mot ; ces filles dénigrent tout le temps Sage, la seule qui est gentille et deviendra son amie est Clare. 

Ne t’attends toutefois pas à en savoir beaucoup sur les futures mariées, ce que l’auteure met en avant c’est la stratégie militaire ; les mensonges et manipulations, les coalitions, les ententes et cette guerre sous-jacente. 
Le capitaine Quinn arrivera-t-il à déjouer les plans d’un personnage dont je tais le nom pour éviter de te révéler de trop.
Concernant les autres protagonistes, j’ai adoré Charlie, Clare, Darnessa et Cassek. 
Au final, les personnages qui agissent dans ce premier tome ne sont pas nombreux, mais suffisants pour que tu sois pris au piège de la toile d’araignée que l’auteure a tissée pour toi. Bien mal t’en prendras de croire que tu as tout compris, tout comme Sage d’ailleurs. Elle est au centre de tractations qui la dépasse de loin.

C’est assez difficile à expliquer, mais si l’enjeu de départ est ce Concordium et les mariages arrangés ce qui va surtout t’embarquer ce sera de démêler le vrai du faux.
La belle histoire d’amour aussi et ce juste dosage entre stratégie militaire, rebondissements, retournements de situations. J’ai été saisie et émue ; j’ai eu le cœur serré et les papillons dans le ventre, j’ai été en colère, mais tout a été savamment orchestré pour qu’aucune des situations ne prenne le pas sur l’intrigue principale qui est quand même cette guerre latente, la révolte des territoires qui entoure le territoire de Crescera.
Le tome deux nous réserve à mon avis bien des surprises, l’auteure n’a certainement pas fini de distribuer ses cartes.
La fin ne se termine pas sur un cliffhanger horrible, mais j’ai tellement envie de retrouver Sage. Une héroïne qui se moque des conventions, têtue, rancunière et fière, elle n’est pas prête à rentrer dans le moule et ne le serra jamais. Son père lui a appris la liberté et elle compte bien la garder, mais quand l’amour s’en mêle... qui peut vraiment dire ce qu’il va se passer ?

Pour moi, il n’y a eu aucun temps mort, j’ai été entraînée dès le début du roman. L’équilibre est parfait entre la romance et l’intrigue politique.
Une saga que je ne peux pas classer en dystopie ni en fantasy, c’est un Young Adult qui mélange plusieurs genres, mais Erin Beaty réussi à relier à merveille le tout. C’est une lecture intense et très bien écrite.
Beaucoup de choses arrivent à beaucoup de personnages, mais l’auteure réussit à les relier de manière efficace pour que tu comprennes tout même si je suis certaine que tu seras dupe toi aussi, à un moment ou l’autre, sauf si tu te montres plus intuitive comme Sage.

Attention, tu es dans une société patriarcale, je sais qu’au premier abord les femmes ont l’air d’avoir peu d’intérêt et dans un sens c’est vrai, mais pas quand on comprend le tout ;)


Je crois que tu as compris que j’ai adoré cette lecture. 
Un livre YA vraiment original qui change de ce qu’on a l’habitude de lire et qui plaira à un grand nombre de lecteurs.



La couleur du mensonge, tome 1  de Erin Beaty - traducteur Jean-Baptiste Bernet - Young Adult - 512 pages, 15€ - Édition Lumen, en librairie le 22 février
dimanche 11 février 2018

[Rendez-vous] Premières lignes #1




Je vous retrouve un dimanche pour une fois. 

Il y a quelques semaines déjà j'ai repéré un rendez-vous qui me plaît beaucoup sur le blog de mon amie Olivia (clique), un rendez-vous initié par le blog Ma lecturothèque  clique pour y accéder)

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. 

Pour ce premier dimanche je vous parle d'un roman que beaucoup attendent la sortie : 

La couleur du mensonge de Erin Beaty publié le 22 février chez Lumen, je t'en parle très vite ici :)




"Son oncle était rentré depuis plus d'une heure, mais il ne l'avait toujours pas fait appeler.
Assise à sa table, dans la pièce qui servait d'étude aux enfants de la maison, Sage faisait de son lieux pour garder son calme. Son cousin Jonathan, lui, ne tenait pas en place; l'ennui, sans doute, ou bien la difficulté qu'il devait tolérer une fille à peine plus ages que lui comme professeur"

Je ne sais pas toi, mais pour ma part dès ces premières lignes j'ai été embarquée dans le récit, oui à l'heure où tu lis ces lignes j'ai déjà lu le roman ;) non je ne te dirai rien patience petit lecteur :D

Ce roman te fait-il envie ? le connais-tu ? 

Voici le résumé parce que je suis quand même sympa ^^

Sage Fowler, seize ans, est une bâtarde recueillie par un oncle riche et respecté. Sa seule chance de s'en sortir ? Faire un beau mariage. Elle se présente donc chez une des entremetteuses chargées de l'évaluation du potentiel de chaque candidat – des femmes qui font et défont les fortunes d'une famille, d'une région, d'un pays tout entier. Mais avec sa légendaire indiscipline et sa langue trop acérée, elle échoue lamentablement. Amusée par son cynisme et son sens aigu de l'observation, la marieuse fait toutefois d'elle son apprentie. 

Sage s'embarque donc avec un groupe de beaux partis triés sur le carreau dans un périple vers la capitale. Cette précieuse cargaison est escortée par un bataillon de soldats d'élite qui ne tardent pas à réaliser qu'ils sont sur le point de se jeter dans la gueule du loup : le pays voisin, qui prépare une invasion, s'est allié avec certains des seigneurs locaux, et chaque étape du voyage pourrait bien être la dernière. Spécialiste des missions de reconnaissance, l'un des membres de la troupe recrute alors l'aide de Sage. Mais plus elle avance dans sa mission, plus elle découvre, horrifiée, que tout le monde joue double jeu... à commencer par son recruteur lui-même ! Et, doucement, le piège se referme sur elle... 

Identités secrètes, machinations politiques et jeu de dupes passionné, La Couleur du mensonge fait monter les enchères jusqu'à un final surprenant. Le talent de conteuse d'Erin Beaty vous tiendra en haleine jusqu'à la dernière page ! 

lundi 29 janvier 2018

[Tag] Tag PKJ : 12 livres à lire en 2018

Aujourd'hui je vous propose un tag, je ferai bientôt le tag portrait chinois (lundi prochain) mais en attendant voici un Tag sur 12 livres à lire en 2018 proposé par Pocket Jeunesse


1) Le livre le plus attendu de l'année.
Question hyper difficile car j'en attends plusieurs j'en donne 3 (oui je triche) 
Tous les 3 pré-commandés, Le nouveau roman de Fleur Hana, Le gang des prodiges de Marissa Meyer ( parce que c'est Marissa Meyer) et le tome 2 de Un palais d'epines et de ronces de Sarah K. Mass 
Je suis sage parce que les livres que j'attends vont jusqu'en juin et je ne t'en ai mis que 3 ^^



2) Un livre PKJ.
Facile il est aussi pré commandé (merci mon mari)
Les derniers battements du coeur de Kelley York et Rowan Altwood, comment résister à Kelley York (même si je sais que je vais pleurer)


3) Une série que vous aimeriez terminer.
c'est une honte je les ai dans ma pal depuis la sortie et toujours pas lu, cette fois les copines Olivia et Carole m'ont mis au défi alors oui il sera lu, du moins, le tome 1 cette année ^^

4) Un livre d'un auteur que vous aimeriez découvrir.
Je n'ai jamais lu Michel Bussi,on en parle beaucoup et moi j'ai peur d'être déçue donc jamais acheté ni lu

5) Un livre que vous vouliez lire en 2017 mais dont vous avez repoussé la lecture.
Je ne veux pas le lire tant que la suite ne sera pas sortie mais pourtant acheté aussi à la sortie car je suis fan de la saga

6) Un livre qui traite de sujets d'actualité.
Je t'en parle cette semaine, il est magnifique il parle de la guerre en Irak et des réfugies en Europe, il sera en librairie jeudi : Ce soir, on regardera les étoiles de Ali Ehsani 

7) Le nouveau livre d'un auteur dont vous avez lu tous les livres (ou presque).
ICe sera Jay Crownover, j'ai lu tout ceux sortis en français mais il y a aussi le nouveau roman de Clarisse Sabar, de Amélie Antoine et de Agnès Martin-Lugand

8) Un livre dans votre genre de prédilection.
La couleur du mensonge de Erin Beaty le 22 février chez Lumen (et le tome 3 de The curse et le tome 2 de Shades of magic ben quoi je ne mets pas la photo ^^)


9) Un livre qu'on vous a conseillé.
Wonder de J. Palacio ( toujours pas lu pardon)


10) Un livre dont vous ne savez pas grand chose.
Je le remets, je ne sais pas si je peux, j'ai volontairement omis de lire les avis et le thread proposé sur Twitter par PKJ, je fonctionne en général comme cela je lis au feeling, ici c'est pour le nom de l'auteure sinon je ne connais rien de l'histoire
Le gang des prodiges de Marissa Meyer ( euh tu sais à quel point je suis fan où je dois te le répéter ^^)

11) Un livre écrit par un auteur de votre nationalité.
La lune est à nous de Cindy Van Wilder, belge et en plus voisine, on s'est souvent vue en salon ^^
j'aurais aussi pu dire Barbara Abel mais je ne l'ai jamais rencontrée.

12) Un livre que vous avez déjà lu en 2018 (bien joué!).
Je triche encore je t'en mets deux, je te les conseille (et aussi Elia, passeuse d'âme tome 2 de Marie Vareille)
Trois de tes secrets de Julie Buxbaum et Warcross de Marie Lu 

Et toi qu'aurais-tu répondu ? des livres en commun ?


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