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jeudi 10 mai 2018

Avis : Hazel Wood de Melissa Albert



Il était une fois mon cher lecteur, un livre prometteur, mais qui n’a pas su me convaincre complètement. 
Je ne peux pas te dire que je l’ai détesté, j’ai aimé cette lecture, mais sans plus. 

Je pense que j’en attendais beaucoup, depuis plusieurs semaines les éditions Milan envoyaient à leurs partenaires des enveloppes mystérieuses. 
Une avec un demi-peigne, un os, une page arrachée, etc. 
Du coup quand j’ai reçu le livre, vu la beauté du livre je me suis empressée de le lire. 
J’étais pleine d’attente et de curiosité. 
J’adore les contes, les réécritures de contes ou comme ici un livre mélangeant réalité et contes. 
En plus, ça avait l’air de contes macabres ; tu sais bien que les thrillers, les romans macabres, j’adore donc a première vue il aurait dû me plaire. Pourtant j’en ressors avec un avis mitigé. 
Je lui ai mis la note de 3,5/5, ce qui n’est pas mauvais, une note moyenne. 
J’ai aimé certains aspects, j’en ai détesté d’autres, des petites choses ont perturbé ma lecture, je te raconte tout cela maintenant. 

Le début a plutôt bien commencé tu suis Alice et sa mère, elles ont toujours vécu sur les routes, quittant un état pour un autre jusqu’a ce que Ella la mère d’Alice reçoivent une lettre lui annonçant le décès de sa mère. 
La célèbre Althea Proserpine. 
Elle a été connue pour avoir écrit un recueil de 12 contes, « Contes de l’Hinterland » depuis elle vit recluse dans sa propriété d’Hazel Wood. 

Alice n’a jamais vu sa grand-mère, Ella n’en parle jamais, Alice sentant que c’était un sujet tabou à cherche seule à en apprendre plus jusqu’à se lasser de côtoyer les fans de Althea sur la toile. 
Des fans l’écrivaine en a des tas. 
Ils connaissent plus de détails sur elle que sa propre petite-fille.

Avec le décès de sa mère Ella annonce à Alice que c’est fini de vivre sur les routes, qu’elles vont désormais s’établir pour de bon à New York. 
Quelque temps après, sa mère épouse Harold, un homme riche, Alice n’aime pas trop cette situation, mais s’en accommode en suivant les cours dans un lycée privé, en travaillant dans un café. 
La vie pourrait s’écouler normalement jusqu’à ce qu’un jour Alice en rentrant chez elle sente qu’il est arrivé quelque chose de grave. 
La veille au café elle avait reconnu l’homme qui l’avait enlevé 10 ans plus tôt, des choses bizarres se produisaient, elle ne s’en était pas préoccupée jusqu’ici. 
La seule personne sur qui elle peut compter et qui comprendrait sûrement la situation c’est Finch, élève au même lycée qu’Alice et fan des contes de sa grand-mère. Tous deux, ils vont tenter de retrouver Ella, la mère d’Alice. 
Voilà le pitch de départ.

Si je suis rentrée très facilement dans le livre jusqu’à la moitié du livre après j’ai ressenti quelques longueurs, des informations parfois brouillonnes qui ont coupé la fluidité de ma lecture. 
Ensuite, Alice, le personnage principal, je ne l’ai pas aimée, je n’ai pas ressenti d’empathie particulière pour elle. Son caractère n’aide pas, elle pique des colères, je n’ai pas apprécié la façon qu’elle traitait Finch, même si par après tu comprends pourquoi elle agit de la sorte cela ne m’a pas convaincu. 
Quand je lis un livre j’ai besoin de m’attacher aux protagonistes, au moins de voir évoluer l’histoire à leur côté. 
J’ai vraiment préféré Finch à elle même s’il est étrange, il est plus attachant. 

Comme je te le disais, j’ai éprouvé des difficultés avec l’écriture. 
J’ai adoré la partie qui se déroule à New York, j’ai aimé lire deux des contes au cours de mon avancée dans le livre, mais à un moment, l’autrice m’a perdu en route. 
On a très peu d’explication sur le monde fantastique imaginé par Mélissa Albert, tout arrive très vite et à mon sens certains rebondissements étaient trop faciles. 
J’avais deviné certains éléments, mais pas tout. 
Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé la seconde partie du livre, j’ai juste eu des difficultés avec le flot d’information que tu reçois d’un coup, ce ne serait pas très important s’ils étaient développés, mais je trouve que l’on reste très en surface. 
C’est plausible, c’est intéressant, oui tu as l’impression d’être dans un conte, mais il m’a manqué de subtilités et de détails pour pouvoir totalement apprécier ces passages. 

Les protagonistes ne sont vraiment pas nombreux et je préfère éviter de parler de certains pour éviter tout spoiler. 
L’ambiance que j’attendais elle est présente, c’est glauque, par moment un peu effrayant, en tout cas ça le sera pour de jeunes lecteurs. 

La fin ne m’a ni saisie ni laisse sur un goût d’inachevé, je dirais qu’elle est correcte, mais qu’il y aurait pu avoir mieux. 

En fait, c’est cette sensation que j’ai eue tout au long de ma lecture surtout dans la deuxième moitié, beaucoup de bonnes idées, mais pas assez développée. On reste en surface. Des aspects de l’intrigue auraient mérité d’être mieux traités, détaille plus en profondeur. 
Je pensais que c’était un tome unique, mais en le notant sur Goodreads j’ai vu qu’il y avait un tome deux.
Peut-être que l’autrice développera plus ce qui m’a manqué, peut-être en saurons nous plus sur ces contes d’Hinterland et que le brouillard se fera moins dense. 

Comme tu le vois j’ai aimé certains aspects, le suspens, les deux contes, le rythme qui est assez haletant pour une bonne partie du roman, l’ambiance sombre est parfaitement décrite, le personnage d’Alice est complexe son caractère qui m’a déplu en milieu de lecture s’améliore et à la fin me convainc un peu plus. 
Un très bon départ, un milieu plus plat, et une fin mitigée, pas surprenante, mais qui ne m’a pour autant pas déçue. 
C’est vraiment la sensation d’inachevé, de brouillon qui a gâché ma lecture heureusement pas tout au long, je te le répète cette sensation se trouve en milieu de livre quand le fantastique commence réellement.

Une lecture en demi-teinte qui trouvera son public j’en suis certaine. 
J’en attendais peut-être trop, je me dis aussi que c’est un premier livre, Melissa Albert affinera certainement son style par la suite, car de bonnes idées elle en a. 




Hazel Wood de Melissa Albert - traduction de Maud Ortalda - Young Adult - fantastique - 384 pages, 16,90€ - Édition Milan, en librairie le 25 avril 2018 - 
mercredi 9 mai 2018

Avis : La princesse et l'alchimiste, tome 1 : l'antidote de Amy Alward



Contrairement à ce que tu pourrais penser par rapport à la couverture ce livre n’est pas du tout superficiel, ni une simple romance même s’il y en a un peu. 
C’est un savant mélange de fantastique et d’aventures. 
« La princesse et l’alchimiste » t’embarque dans le royaume de Nova, un monde proche du nôtre où magie et modernité se côtoient. 
J’ai dévoré ce roman, sans être un coup de cœur, je trépigne de lire la suite des aventures de l’héroïne : Samantha 

La princesse Évelyne fête ses 18 ans ce jour-là, elle sait qu’elle devra bientôt se marier. 
Elle décide que son époux sera Zain, son meilleur ami, mais pour qu’il tombe amoureux elle concocte un philtre d’amour sauf que c’est elle qui le boit... la princesse Évelyne tombe amoureuse de son reflet. 
Cela ne serait pas catastrophique si Évelyne pouvait encore contrôler sa magie, mais dans cet état elle est une bombe à retardement.
Le Cor de chasse convoque tous les alchimistes du royaume pour une chasse fantastique. 
L’alchimiste qui concoctera l’antidote sera déclaré gagnant quand le Cor deviendra doré. 
À la clé de cette chasse, une récompense en argent bien sûr, mais surtout la renommée. 
Samantha et son grand-père ont été convoqués, les Chimi sont très connus, ils étaient les meilleurs alchimistes jusqu’à ce que Zoro remporte la dernière chasse et investisse ses gains dans une usine d’ingrédients synthétiques. 
Fini les petites boutiques comme celle des Chimi, maintenant ce sont les grandes enseignes qui ont la cote. 
Samantha est bien décidée à redorer le blason des Chimi, elle croit aux ingrédients naturels, elle veut sauver le magasin de la ruine, des générations entières se sont succédé. 
Zol Aster, le dirigeant actuel de l’entreprise ZA, Émilia la sœur du roi convoitent la récompense, l’un pour sa renommée ; l’autre pour régner sur le trône. 
D’autres participants se joignent à cette chasse ; c’est là que je m’arrête, car ensuite tu vas partir dans différentes contrées, tu vas t’aventurer dans la jungle, les glaciers, à la recherche des ingrédients naturels pouvant sauver la princesse.

Comme je te le disais j’ai dévoré ce roman, l’autrice, Alward Amy, alterne les chapitres entre deux narratrices : de temps en temps la princesse Évelyne, ces chapitres apportent de la légèreté et de l’humour au récit tandis que quand c’est Sam qui prend la parole tu lis à un rythme effréné
Chaque fin de chapitre la concernant se termine sur un rebondissement, une question, une victoire ou une catastrophe. 
Tu es pris dans cette chasse aux ingrédients et tu espères par-dessus tout que cela soit Sam la grande gagnante. 

L’écriture est fluide, descriptive sans être assommante de détails, tu assimiles le monde inventé par l’autrice, tu visualises les différentes contrées que Sam va visiter. 
Je dirais que je suis allée en Inde, en Afrique et au Tibet même si les noms sont différents, les descriptions m’y ont fait penser, j’ai voyagé tout au long des 334 pages. 
Peu de passages se déroulent à Zosma. 
Tu es vraiment dans une quête, un roman d’aventures avec ses dangers, ses victoires et ses trahisons. 

Sam est un personnage fantastique. 
J’ai adoré cette héroïne. 
Elle aime sa famille (d’ailleurs, tous les Chimi sont attachants), elle veut sauver le magasin qu’elle dirigera un jour, en ce moment elle est l’apprentie de son grand-père, même si l’un veut garder les traditions et refuse tout changement et que l’autre voudrait apporter un peu de modernité, un conflit de générations. 
Samantha respecte profondément son aïeul tout comme lui à toute confiance dans les talents d’alchimiste de sa petite-fille. 
Elle ne veut pas la gloire, oui gagner sauverait sa famille de la faillite, mais son but c’est de sauver la princesse et empêcher que Émilia, sa tante, un être maléfique et dangereux règne sur Zosma. 
Elle n’hésite pas à se mettre en danger quand il le faut, elle met ses sentiments de côté, elle y pensera quand la chasse sera terminée. 
Sam est aidée par l’exploratrice Kirsty, l’exploratrice de la famille Chimi, elle est habituée à aller rechercher les ingrédients naturels dans toutes les contrées du monde. 
Sa sœur Molly, talentueuse ou magicienne, si tu préfères, l’aidera aussi, tout comme ses amis Arjun et Anita. 
Tu feras aussi la connaissance de Zain, il va chambouler les sentiments de notre héroïne, une romance pointe le bout de son nez, mais s’avère bien compliquée. 
Leurs deux familles sont ennemies, jamais un Chimi n’acceptera un Aster et en plus ils sont tous les deux concurrents dans cette chasse fantastique. 
Même si je te dis qu’il y a une romance elle ne prend pas trop de place, elle ne fait, je pense, que commencer. 
À mon avis, l’autrice nous développera cet aspect et d’autres dans la suite. 
La fin me le laisse penser. 
Si seulement je pouvais avoir le tome 2 sous la main je me précipiterais dessus non pas que ce premier opus se termine sur un cliffhanger, mais soulève beaucoup de questions. 
J’ai envie de savoir ce que vont devenir tous les protagonistes rencontrés au fil de ces pages. 

C’est une lecture légère, mais qui véhicule à travers son héroïne des valeurs telles que la famille, la transmission des savoirs, le dépassement de soi, le respect de la nature, les véritables sentiments pas ceux trafiqués, l’honnêteté. 
Tu as aussi cette question que l’autrice soulève : les grandes surfaces hyper modernes sont-elles vraiment mieux que les magasins de quartier ? 
J’ai aimé ce parallèle avec notre monde actuel, qui, il faut le dire, est en train d’éliminer tous ces commerces de quartier. 

Entre magie avec les Talentueux, savoir-faire avec les Ordinaires et les alchimistes, l’aventure avec les explorateurs et cette grande chasse non pas au trésor, mais presque, avec de l’humour, de la légèreté, mais du suspens maintenu jusqu’au bout, entre révélations, rebondissements, trahisons et sabotages je te conseille vraiment de lire ce premier opus d’une saga qui s’annonce prometteuse. Si tu aimes la magie, l’aventure dans des contrées sauvages où tu rencontreras entre autres yéti, licorne, chauve-souris vampire, ce livre est fait pour toi. 

Il conviendra aux plus jeunes comme aux adultes qui y trouveront eux aussi leurs comptes. 

Vivement la suite ! 



La princesse et l'alchimiste, tome 1 : l'antidote de Amy Alward - traduction de Aurore Alcayde - Young Adult - 336 pages, 17,50€ - Édition Pocket Jeunesse, en librairie le 16 mai 2018 
vendredi 4 mai 2018

Avis : Le faiseur de rêves, tome 1 de Laini Tayor



Mon cher lecteur, tu aimes la fantasy Young adult ? 
Tu as une âme de rêveur ? 
Alors ce livre est fait pour toi. 

C’est un énorme coup de cœur pour cette sublime histoire même si au moment où j’écris ma chronique j’ai le cœur brisé, que je veux avoir la suite entre mes mains. 
La fin est juste horrible. 
L’autrice est sadique de me laisser comme ça, mais je lui pardonne, car j’ai adoré chacune des 664 pages de ce premier opus. Je les ai toutes vécues intensément. Dans mon cœur et mes songes. 
Si tu ne le sais pas, c’est une duologie, dès que le deuxième opus sera disponible en français je saute dessus immédiatement. 

Laini Taylor avec une écriture poétique, chatoyante va te faire rêver. 
Tu vas te laisser emporter dans cette histoire et tout ressentir, tout observer, tu vas être aussi avide de continuer à lire que le héros du roman Lazlo l’est.
Ce n’est bien sûr pas le seul personnage, mais j’y reviendrai plus tard. 
Je ne vais pas trop te résumer l’intrigue comme je le fais d’habitude, je te conseille vraiment de rentrer dans ce livre comme dans un rêve. 
Au moment où tu t’endors, tu ne sais pas encore quels seront tes songes, ici c’est pareil. 
Je te promets juste que ce n’est pas un cauchemar. 

Chut, silence, il est temps de rêver. 
Partons ensemble, toi et moi, dans ce monde de songes.

Lazlo Lestrange arrive, grâce à un coup du sort, à la Grande bibliothèque de Zosma, ce jeune garçon passionné par les contes et légendes oubliés y trouve refuge.
Il a une obsession : dénicher parmi tous les ouvrages de l’édifice tout ce qui est écrit sur la Cité oubliée. 
Il rêve depuis tout jeune enfant d’y aller un jour. 
En attendant, il approfondit ses recherches tout en travaillant à la bibliothèque. 
Dans le monde de Lazlo, les bibliothécaires servent à servir les savants.
On le surnomme Lestrange le rêveur. 
Peu lui importe du moment qu’il peut continuer à compiler ses recherches. 
Un jour, une caravane de Tizerkane avec à sa tête le chef Eril-Fane arrivent à Zosma. 
Le rêve de Lazlo se tient là devant lui, ce sont des guerriers de la Cité oubliée ou Désolation comme ils le disent. 
Ils sont venus à Zosma et dans d’autres contrées recruter des savants pour un mystérieux projet qui ne leur sera révélé qu’a leur arrivée à Désolation. 
Lazlo ne peut laisser passer sa chance, il va s’adresser à Eril-Fane en Inouï, la langue de ce peuple. 
Il veut bien tout faire du moment qu’il peut les accompagner, il n’est pas savant, mais prêt à tout pour cette ville. 
Lazlo part donc en compagnie des émissaires spécialisés dans une science (artificiers, mathématiciens, ingénieurs, architecte, alchimie, botaniste), tous les savoirs ont disparu à la Cité oubliée. 
Ce que je te dis là arrive très vite dans le roman et encore je tais beaucoup d’éléments. 

Le monde créé, imaginé par Laini Taylor est totalement captivant et unique. 
Elle ne se contente pas d’inventer une mythologie et te donner les grandes lignes ; non ; tu vas appréhender les règles, us et coutumes de tous les protagonistes que tu vas rencontrer au fur et à mesure de ta lecture. 
Je ne vais pas te mentir, il y a beaucoup de choses à apprendre, c’est dense et complexe, mais grâce à la plume de l’autrice et ses explications qui arrivent au bon moment tu ne seras pas perdu en cours de route. 
Malgré la quantité d’information à assimiler et qu’il reste encore à découvrir, je ne me suis jamais embêtée que du contraire. 
Pays au nom perdu, humains terrifiés, séraphins, dieux et déesses, fantômes et magie, langues inconnues, pouvoirs exceptionnels ; tu as de tout dans cette saga. 
L’intrigue est très engageante, tu vas absolument savoir comment les éléments vont se mettre en place. 
Le rythme est calme, je ne sais pas comment te décrire mes sensations, par calme je veux dire que tout se met en place devant tes yeux grands ouverts, mais comme un rêve, c’est magnifique à lire, à voir ; c’est hallucinant, elle a pensé à tout. 
Tu vas aller de surprises en découvertes, de rebondissements en retournements de situations. 
Tu vas émettre des hypothèses ; c’est là où réside une des très grandes forces du livre c’est que Laini Taylor ne te prépare aucunement à ce que tu vas lire, je me suis complètement fait avoir. 
La fin du livre comme je le disais au début est déchirante, j’ai pleuré oui, je t’assure. 
J’ai le cœur brisé de quitter Lazlo et les autres et de ne pas savoir ce qu’il va advenir d’eux par la suite. 

La deuxième force de ce livre est les valeurs qui sont véhiculées surtout deux qui sont abordées tout au long du roman. 
La première, sur la différence ; ce n’est pas parce que tu n’as pas la même couleur de peau que tu n’as pas les mêmes droits. 
Laini Taylor te montre qu’il ne faut pas avoir de préjugé sur ce qui est différent, mais apprendre à connaître. Laisser ton cœur ouvert. 
La différence dont je te parle concerne le racisme ; comment tu blâmes (je ne dis pas que tu le fais, je parle en général) une ethnie en jugeant son passé, parce que tu la crains, mais elle aborde aussi le droit à l’amour différent, c’est subtilement traité et complètement intégré au texte. 
Le second thème est que tu n’es pas responsable des actes de tes ancêtres
Ils ont peut-être commis des atrocités, mais tu n’en es pas responsable et tu peux très bien faire un autre choix que celui de la violence. 
Elle te rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour faire le bien. 
Il n’y a rien d’irrémédiable dans une situation même si les issues semblent compliquées ou sans issue.
D’autres valeurs sont véhiculées comme la bravoure, l’amour profond, le respect, des valeurs et des thèmes comme la nature, les animaux, la lune et le soleil. Le respect de la terre, des coutumes et croyances anciennes. 
Enfin, même si c’est un thème courant Laini Taylor parle de l’amour. 
Dans cette histoire, il y a une magnifique histoire d’amour, douce, pure et innocente. Elle est comme le reste du livre, magique, féerique, magnifique.
J’avais le sourire et les étoiles dans les yeux. 
Malgré la romance, l’intrigue est bien ce qui prime, la romance va aider à la résolution de l’énigme, à la faire avancer, les deux personnes, en s’aimant, vont découvrir des facettes d’eux-mêmes qu’ils ne connaissaient pas, ils vont découvrir et se découvrir. Ils vont n’avoir qu’un seul but l’apaisement de la situation.
Vraiment que cet aspect ne te rebute pas, la romance est là oui, mais elle arrive assez tard dans le roman et de manière très délicate. 
Elle ne dessert pas l’intrigue au contraire. 

Les personnages, je ne vais pas pouvoir te parler des spécificités et de la psychologie de tous sans te spolier. 
Ce sont eux la troisième force de cette saga. 
Lazlo est un héros extraordinaire, un orphelin qui a des valeurs nobles, il ne cherche jamais à se mettre en avant. 
Empathique, serviable, amical, plein d’espoir, courageux, il ne baisse jamais les bras, il en est certain, ses rêves deviendront réalité. 
Un cœur pur comme il en existe peu même si Laini Taylor en fait un héros très crédible avec ses questionnements, ses failles et ses regrets.
Le deuxième personnage principal du roman est Sarai, je te dirai juste qu’elle croit en la rédemption, au pardon, aucun esprit de malveillance ou de vengeance ne l’habite. 
Comme Lazlo, elle veut aider, pacifier. 
Elle pense aux autres avant de penser à elle.
Je les ai tous les deux ADORÉS vraiment. 
Ils sont inoubliables. 
Tu vas aussi rencontrer Eril-Fane, sa mère et son épouse, Calixte, une jeune fille qui, je pense, aura, je l’espère en tout cas, un plus grand rôle à jouer dans la suite, Maître Hyrrokin, Mésange, Rubis, Minya, Fauve, Thyon et tant d’autres, mais qui sont plutôt secondaires en tout cas dans ce premier opus.
Tous, tu vas te les imaginer, leurs psychologies, leurs descriptions sont parfaites pour que tu visualises et comprennent tout. 
Les personnages avec leurs doutes, leurs craintes, leurs peurs et les différents lieux qu’ils soient réels ou oniriques. 
Tu vas vraiment tout voir, tout imaginer, mieux tu feras partie intégrante du roman

En tout cas, pour ma part, je n’étais plus dans mon canapé, mais le livre m’avait happé dans ses contrées, j’ai plongé dans les pages et je n’avais absolument aucune envie de me réveiller. 
Bien sûr, il y a des bons et des méchants, mais je ne te dirais pas non plus qui est qui. Tu le découvriras par toi-même. 
J’en ai haï un ; je n’ai pas aimé du tout un autre, c’est tout que tu sauras de moi. 

Quand la légende devient réelle quand les contes pour enfants prennent réellement vie en enseignant la réalité, livres, bibliothèques, savoir perdus, magie, démons, anges, dieux, fantômes, vengeance et haine, amour et pardon, regret et dégoût de soi-même, quête identitaire, rêves et cauchemars tu vas trouver tout ceci dans ce premier tome. 

Je voudrais vraiment t’en dire plus, te dire à quel point j’ai tout ressenti fortement dans mon âme et mon cœur, que je ne veux pas quitter ce monde, mais qu’il le faut. 
C’est un coup de cœur et je te le conseille bien évidemment. 

À lire par tous en sachant que ce n’est pas un livre qui se lit vite, oui je l’ai dévoré ; je ne pouvais pas m’arrêter de lire, mais j’ai pris le temps aussi de tout bien appréhender, certaines parties sont plus denses en informations que d’autres, c’est complexe tant dans du côté du monde que du côté de l’intrigue et des personnages. 
Il y a du drame, de la joie, de la tristesse, de la peur de l’avenir, du regret du passé, du remords des actes commis. 
Ce monde et ses personnages sont juste incroyables. Vraiment. 
Bien sûr que j’ai encore des questions, mais pas parce que je suis restée dans le flou, pas du tout, Laini Taylor cache bien son jeu, elle nous réserve, j’en suis certaine plein de surprises et de révélations pour le deuxième tome. 

Je ne verrai plus jamais les papillons de la même façon, je les aime encore plus.
Crois-moi ou pas, mais quand les enfants étaient petits et qu’ils ne voulaient pas dormir ou qu’ils étaient tristes parce que nous étions séparés je leur disais que s’ils voyaient un papillon dans leurs rêves que c’était moi. 
J’ai toujours adoré les papillons, ces insectes à la beauté éphémère. 
Je sais que je n’en ai pas parlé dans mon avis, mais c’est, encore une fois pour ne pas te spolier. Ils ont un grand rôle. 
Ils sont présents sur la couverture et au début de chaque chapitre, car oui je n’en ai pas dit un mot jusqu’à présent, mais l’objet livre en lui-même est splendide. 

Rêves, fantasmagories, songes, illusion, mirages, espérance, mythe, souhait, désir, chimère, imagination, espoir, onirisme, fantasme avec le faiseur de rêves tout devient possible. Les rêves ont cette capacité que tu peux de te surpasser. 
Tout faire pour arriver à atteindre ton but, sans nuire à personne, comme Lazlo, notre héros. 

Pardon pour cette longue chronique, longue et à la fois vague, je sais que tu dois te poser des questions, mais je ne veux vraiment rien te dévoiler de plus. 

Je veux que toi aussi tu rêves, que tu te réveilles comme moi qu’à la fin du livre même si tu voudras toi aussi que ce songe dure éternellement. 

À demain pour une nouvelle aventure 😊



Le faiseur de rêves, tome 1 de Laini Tayor - traduction de Sarah Dali - Young Adult - Fantasy - 670 pages, 16€ - Édition Lumen, en librairie le 19 avril 2018
jeudi 3 mai 2018

avis : Les contes d'Aucelaire, tome 1 : Au Sorbier des Oiseleurs de Jo Ann Von Aff


Me revoici avec une nouvelle lecture de la collection Infinity de la maison d’édition MxM Bookmark, cette fois c’est dans un univers fantastique que je t’emmène. 
Ce fut une belle lecture, très addictive, même si je lui trouve quelques faiblesses dont je te parle plus tard.

Ginie, 25 ans, travaille dans une agence de communication en tant qu’assistante de direction. Si sa patronne est un dragon, ce n’est rien à côté de sa mère Regina (oui, j’ai imaginé la Regina de « Once upon a time ») véritable despote, elle ne montre aucun amour pour Virginia (Ginie), elle la voit comme une dévergondée, elle vit un catholicisme extrémiste, même à l’âge de 25 ans une sortie pour son anniversaire qui a lieu en plein carême est un péché pour Regina. 
Heureusement, Ginie a ses amis pour la soutenir : Iris et Cassandra
Les seuls amis qu’elle n’a jamais eus, sa mère la tenant quasi enfermée toute sa vie. 
Son seul refuge le bois entourant le salon de thé le Sorbier des Oiseleurs et celui-ci
Elle y est venue une fois alors qu’elle avait 7 ans depuis Henriette la patronne est comme une mère pour elle. 
Ginie est une grande rêveuse, elle lit beaucoup de romance, couchée dans les bois, laissant aller son imagination qu’un jour un prince charmant viendra la sauver de sa misérable vie. 
Sa vie continue entre le travail, sa mère, sa patronne Anne et ses amis jusqu’à l’arrivée de Tito. 
Il n’est plus venu à Aucelaire depuis 10 ans, il vit quasiment en ermite dans la propriété familiale de Sobral, dans la Sierra Morena en Espagne. 
L’arrivée de Tito coïncide avec la rencontre d’une chouette effraie blanche qui a l’air de comprendre tout ce que Ginie lui dit, pas farouche pour un sou, elle la laisse la caresser. 
Quand Ginie va voir Tito, lui qui a l’habitude de repousser les gens à cause de son albinisme c’est un coup de foudre entre les deux.
Oui, mais voilà, Henriette prévient Tito que cet amour est interdit. Pourquoi ? 
Qui sont réellement les 17 habitantes du salon de thé ? Pourquoi y a-t-il tant de chats qui viennent jusqu’en ville ? 
Ce que je te raconte là se passe à 10 % du roman. 
La suite tu devras la découvrir par toi-même 

La première chose que je dois te dire c’est que cette lecture est fluide, addictive et que les événements avancent vite. 
Malgré tout, il te faudra attendre la moitié du roman pour que l’univers fantastique et les rebondissements arrivent. 
Mes reproches pour cette lecture que j’ai pourtant aimée concernent justement cet univers fantastique pas assez développé à mon goût, il est assez novateur avec ses chimères, ses veilleurs et ses influenceurs mais on reste avec beaucoup de questions. 
Je ne t’en dis pas plus, mais ces aspects sont assez survolés. 
Je me dis que c’est parce que c’est un premier tome et que l’autrice développera sans doute son univers dans le second opus. 
La fin ne te laisse pas sur un cliffhanger ni sur des questions, on dirait que le conte se termine alors que je suppose que nous allons retrouver Alba, Regina, Ginie, Iris qui n’est pas au courant de sa nature, Tito et les autres membres du Sorbier des Oiseleurs dans la suite. 
Les faiblesses que je lui reproche, sont les répétitions utilisée à outrance, les « doux jésus » que Ginie dit à tout bout de champ, m’ont agacé enfin les personnages manque quelque peu de profondeur, encore une fois je suppose que cet aspect sera comblé par la suite dont j’attends énormément. 

Cela reste une très belle lecture, l’aspect conte est présent entre Blanche-Neige, Cendrillon et le petit chaperon rouge, le fantastique aussi et j’ai particulièrement apprécié tous les animaux présents, ils sont très attachants et moi qui aime les animaux j’ai été comblée. 
Ce roman aurait pu commencer par : il était une fois, vraiment, il y a de la romance, du suspens, car l’autrice ne t’explique pas pourquoi l’amour entre Tito et Ginie est interdit. 
La romance est bien amenée, le développement de l’histoire ente Tito et Ginie va très vite, mais ne m’a pas dérangée. 
Les coups de foudre ça existe et je suis bien placée pour le savoir puisque quand j’ai rencontré mon mari en un an on était marié et j’attendais mon fils. :)

Ginie est un personnage qui à la fois va t’énerver et te faire pitié, sa maturité n’est pas celle d’une personne de son âge, cela m’a aussi dérangée, mais je l’explique et le pardonne puisque Ginie a quasiment vécu toute sa vie recluse. Malgré tout, je la trouve assez pleurnicharde. 


Il y a du bon et du mauvais comme tu le vois, je suis mitigée, mais je lui laisse vraiment sa chance puis OK c’est superficiel, mais as-tu vu la beauté de la couverture ❤️



Au Sorbier des Oiseuleurs, tome 1 de Jo Ann Von Aff - romance, fantastique - disponible en format numérique et en papier le 28 mai - 186 pages, 13€ - Édition MxM Bookmark, collection infinity- 
mardi 6 février 2018

[Avis] Le gang des prodiges, tome 1 de Marissa Meyer



OK je l’avoue, Marissa Meyer, juste le nom je lis les yeux fermés. 
Oui, mon cher lecteur, je suis fan de la saga « Les chroniques lunaires » ; j’ai adoré "Heartless" quant à celui-ci... roulement de tambour je suis fannnnn de ce nouveau monde créé par l’auteure où la frontière entre le bien et le mal est bien mince
Mon seul regret, je l’ai déjà fini, 602 pages dévorées en un jour. 
Oui OK j’aurais pu ralentir mon rythme, mais tu n’as pas encore lu le livre alors tu ne peux pas savoir à quel point ce monde est addictif.
Et ce cliffhanger !! Vivement le tome 2
Bon, passons à l’avis un peu plus construit, car là tu as mes réactions qui partent dans tous les sens

Marissa Meyer a, je trouve, créé son univers intelligemment pour que le lecteur ne se perdent pas et puisse entrer dans le roman en connaissance de cause. 
Tu as la distribution des personnages, les renégats comme les anarchistes. 
Ensuite 3 pages sous forme de lettre qui t’explique pourquoi le monde est tel qu’il est aujourd’hui, en particulier la ville de Galton ; puis, enfin, un prologue où tu rencontres une des principales héroïnes du roman Nova, âgée alors de 6 ans, ce qu’il va se passer pour que sa vie change à tout jamais et qu’elle devienne Nightmare 10 ans plus tard quand le livre commence réellement.

Dès le départ, j’étais déjà convaincue par l’histoire de Ace Anarchy, des prodiges, des renégats et du monde qui a sombré dans le chaos.

Nova ne s’est jamais remise de ce qu’elle a vécu à l’âge de 6 ans ; elle cultive sa vengeance envers les renégats, une rage qui la consume. Elle est déterminée à accomplir sa vengeance : tuer Captain Chromium et tout le conseil des renégats. 
Elle n’est pas seule, 5 anarchistes vivent encore terrés dans les anciens tunnels. 
Quand Cyanide lui suggère, d’infiltrer les renégats, en tant que Nova lors des épreuves destinées à recruter les nouveaux prodiges (des êtres comme toi, comme moi, dotés de pouvoirs allant de voler, défier les lois de la gravité, se changer en pierre, et tout ce que tu peux imaginer), au départ cette idée ne l’enchante guère, mais elle se rend vite compte que cela serait l’idéal pour elle observer ses ennemis. Au cours de sa démonstration, elle intègre l’équipe de Sketch ou Adrian, Smokescreen ; La tueuse rouge et Monarque c’est l’équipe qui l’a choisie, elle, Nova, alors qu’ils l’ont déjà rencontrée, mais sous le masque de Nightmare ainsi que du mystérieux Sentinelle qui détient plusieurs pouvoirs.

Tu vas me dire, mais avec tous ces noms tu ne t’y perds pas ? Pas du tout ; je t’ai donné les noms qu’ils se donnent grâce aux pouvoirs qu’ils détiennent, mais sinon ils se parlent en utilisant leur prénom ; très vite, tu comprends qui est qui et dans quel camp il est.

Ce qui m’a le plus plu dans ce premier opus ce sont les sujets soulevés et surtout le thème du bien et du mal. Les anarchistes comme les renégats ont une vision différente pour diriger Galston et le monde.
Je serais bien incapable maintenant de te dire vers quel camp mon cœur bascule, car l’un comme l’autre ont de bonnes idées, mais font aussi du mal autour d’eux.
Le thème est aussi abordé par le biais des deux héros du livre, Adrian et Nova
Ils ont tous les deux une philosophie en tête qui n’est pas celle ni des renégats ni des anarchistes. Nova est, sans doute, l’héroïne dont les certitudes vont le plus être ébranlées au contact de Adrian et des autres renégats.
Ils ne sont plus ces êtres sans scrupule, ces super héros qui jouent à la star comme elle le pensait, mais des êtres humains avec des failles, des blessures, des craintes, de l’humour, des êtres humains tout simplement.
Plus elle côtoie Adrian et son équipe, mais surtout Adrian et aussi Max ce petit bonhomme de 8 ans qui te fera poser beaucoup de questions ; plus Nova réfléchit à ce qu’elle veut réellement.

L’écriture de Marissa Meyer est tout simplement prodigieuse. Elle te plonge directement dans le monde qu’elle a créé, mais en plus elle travaille une psychologie poussée de ses protagonistes.
Nova, que tu suis finalement dès son plus jeune âge ; ce qui l’a construit tel que l’ado qu’elle est aujourd’hui. T
u vas suivre son code de conduite, sa morale, les questions qu’elle se pose non seulement sur les renégats, mais aussi sur ceux qui sont censés être les gentils, les anarchistes.
Les recherches qu’elle mène contre les renégats. 
Qui est la sentinelle ? Une de leurs inventions ?
Je te l’ai dit plus haut que ses certitudes vacillent au contact de Adrian, mais aussi par ce qu’elle voit et apprend.
Adrian est le second narrateur, le deuxième héros.
Tu as donc deux amis qui sont dans des camps opposés, mais sont-ils vraiment si opposés que cela ?
Bien sûr, Adrian lui ne connaît rien des aspirations de Nova.
Son but à lui découvrir Nightmare, elle a prononcé une phrase “Sans la peur il n’y a pas de courage” qui lui a rappelé un mauvais souvenir. Il doit découvrir ce qu’elle sait.
Si Nova est obnubilée par sa vengeance au point de commettre des erreurs de jugement ; Adrian lui aussi n’a qu’une idée en tête (retrouvez Nightlare) ; cela lui fera prendre de mauvaises décisions pour son équipe.

Si toi, lecteur, tu comprends, qu’au premier regard, bien avant que Nova fasse partie des renégats, il y a une attirance entre eux, Nova n’est pas prête à baisser sa garde ni à faire totalement confiance même si par plusieurs fois ses pensées vacilleront, tout comme Adrian qui cache un lourd secret et ne veut en parler à personne pour le moment. 
Attention, c’est un tout début de romance, si on peut dire romance, elle ajoute un peu de piment, car nos deux héros s’entendent à merveille, mais ils sont de deux camps opposés, un amour interdit.
 Je pense que cela sera développée dans la suite. 
En tout cas, Adrian et Nova sont deux personnages complexes et complets. Oui, j’ai un faible pour Adrian, mais la jeune Nova m’a aussi convaincue. Aussi tête brûlée qu’elle soit ; elle cache sa peine sous ses airs caustiques, sa force mentale comme physique.
Tous deux sont blessés psychologiquement depuis leur enfance et ne s’en sont pas remis.

Ce ne sont pas les seuls personnages créés, tu vas en rencontrer bien d’autres, tous différents par leur pouvoir, mais aussi par leur psychologie. J’ai particulièrement aimé Max, Monarque et Cyanide.
Malgré cette foule de personnages que tu vas rencontrer, tu ne te perds à aucun moment entraîné que tu es dans l’intrigue. Tout au long de ma lecture, je n’ai pas su me positionner dans un cas ou dans l’autre et je ne le sais toujours pas.

Alors oui tu vas me dire, c’est bien tout ça, mais, l’intrigue, quid de l’action ?
L’intrigue, les intrigues, sont celles des deux camps, des deux héros. Les anarchistes veulent détruire les renégats ; les renégats éliminer les anarchistes, mais, est-ce que toutes leurs actions sont-elles vraiment louables et justes ?
L’action est présente du début à la fin, même si elle arrive plus au 2/3, je suis honnête avec toi. Ces actions amènent de nombreux rebondissements et révélations des deux côtés.
Le monde n’est pas tout noir ou tout blanc, mais comporte beaucoup de nuances de gris.
Encore une fois, Marissa Meyer m’a subjuguée par son talent. Au cours des batailles, des combats ou simplement lors d’une fête d’anniversaire ; elle te fait réfléchir sur tes propres valeurs
Le fait d’écrire que tout le monde peut être un héros à condition de s’en donner les moyens par exemple, il ne faut pas toujours avoir un super pouvoir pour accomplir quelque chose d’héroïque. 
De nombreuses fois, elle va te happer comme cela au cours de ta lecture tout en restant totalement fluide, addictive, intéressante et ô combien passionnante ! 

Je ne pensais pas autant adhérer aux superhéros, super-vilains, héros ou antihéros. 
Eh oui ! Tu devras lire pour comprendre ce que je veux dire par là, l’auteure te montre que mettre les gens dans des cases, leur coller des étiquettes ne fonctionne pas, on ne connaît vraiment jamais quelqu’un. Est-ce que l’on se connaît soi-même ?
Je me suis aussi prise aux jeux des pouvoirs, quel pouvoir est-ce que j’aimerais posséder et qu’en ferais-je ?

Pour ce qui est du monde créé par Marissa Meyer, il est, actuellement, dirigé par le conseil des 5, les 5 renégats les plus puissants ; ceux qui ont vaincu les anarchistes. Ils œuvrent à remettre le monde en route, surtout la ville de Galston qui reste un exemple dans le monde entier. 
Ils s’occupent de relancer l’économie, rebâtir les infrastructures ; faire régner la paix et l’ordre, voter des lois, recruter et former les renégats, diriger, etc. 
Ils veulent le bien, mais est-ce que s’octroyer le pouvoir n’a-t-il pas un prix ? Est-ce que chaque décision prise est juste. Encore une fois, la frontière entre le bien et le mal est très mince. Vouloir le bien oui, mais à quel prix ?
Que serais-tu prêt à faire toi pour que le bien règne sur la terre ?

C’est un livre passionnant, la lutte des faibles contre les forts, les deux camps vont être ébranlés, secoués. 
Je te l’ai dit, au tout début de mon avis, j’ai dévoré ce livre.
 Je voyais la fin arriver, je voyais le nombre de pages défiler, mais, je ne voulais pas quitter Nova et Adrian, pas du tout, ils vont trop me manquer et cette fin... c’est machiavélique de nous laisser en suspend comme cela.

Je t’ai dit et fait ressentir au travers de mon avis que je n’étais pas arrivée à me positionner pour l’un des camps ; c’est vrai, même en y réfléchissant en écrivant cet avis, non toujours pas. Il y a de bonnes idées chez les uns comme les autres et des faits condamnables aussi. J’ai changé d’avis en le lisant, choisissant un camp plutôt que l’autre, mais au fur et à mesure des découvertes, des informations, des révélations et rebondissements j’ai revu mes positions.
Un personnage m’a vraiment saisie, tout comme Adrian et Max qui ont encore bien des choses, je pense, à nous dévoiler, tout comme Nova et le conseil des cinq.

Un premier tome qui ne se contentent pas de poser les bases d’une saga non tu as tout en main et tout est finement orchestré et manœuvré. Tu approuveras ou pas, tu admettras ou pas, tu seras horrifiée ou incrédule, une chose que je te promets c’est qu’à aucun moment tu ne t’ennuieras.

Entre bonnes raisons et mauvais arguments quel camp choisiras-tu ?


Le gang des prodiges, tome 1  de Marisa Meyer - traduction de Guillaume Fournier - Young Adult, fantastique - 608 pages, 19.90€ - Edition Pocket Jeunesse, en librairie le 1 février 2018
mercredi 27 décembre 2017

The Effigies, tome 2 : l'assaut des ombres de Sarah Raughley



Bonjour, mon cher lecteur, aujourd’hui je te parle d’un deuxième tome d’une saga que j’adore, il s’agit de « The effigies ». 
Les effigies sont 4 filles qui possèdent chacune le pouvoir de manipuler un des éléments ; il y a donc Chae Ning qui manipule la terre, Belle, l’eau, Lake, l’air et Maia, le feu.

Le premier tome te raconte comment Maia est devenue effigie ainsi qu’une amorce d’intrigue qui se poursuit dans ce second tome.
Clairement si tu as envie de lire un roman avec 4 filles assez badass, surtout Belle et Chae Ning, tu aimeras cette saga.
Maia et Lake le sont moins (badass), mais côtoient la mort, plus spécialement les spectres, elles aussi.
Dans le monde inventé par Sarah Raughley le monde est envahi de spectres, de revenants qui tuent les humains. Pour protéger les hommes, il y a une sorte de système électrique et les effigies.
Toutes les villes ne sont pas équipées pour être protégées des spectres, les effigies sont là comme agent protecteur même si elles sont jeunes, elles affrontent les pires cauchemars.
Les effigies sont gouvernées par la Secte, une organisation non gouvernementale équipée d’agents formés pour aider les effigies.
Tu as là la base de la saga, je ne t’en dis pas plus pour éviter les spoilers du tome 1.

J’avais adoré le premier tome rempli d’action du début à la fin, un premier opus qui était haletant et très bien réalisé, car l’auteure expliquait son monde tout en ne te laissant aucun répit, tout s’enchaînait à vitesse maximale.
Dans cet opus, l’action est moins présente, nos 4 effigies vont devoir renforcer leurs liens et être soudées, car les complots, les traîtres sont parmi la Secte et le conseil qui les dirige, elles ne savent plus à qui se fier. 
De plus, certains de leurs ennemis pratiquent la manipulation mentale. 
Elles ne savent vraiment plus de qui elles doivent se méfier et notre héroïne, Maia, narratrice de cet opus, est encore plus perdue quand les autres entités des effigies ayant vécu avant elles essaient de prendre la place dans son corps. 
Une lutte de tous les instants pour cette jeune fille qui un an plus tôt ne connaissait rien de ce monde si ce n’est ce que montrait la TV et les journaux.
Certaines révélations lui font peur et la rendent triste, plus vénérable, mais les effigies doivent continuer leur mission.
Saul un mystérieux jeune homme ayant apparemment vécu au 19e arrivent à contrôler les spectres et sème le chaos et la peur dans le monde. 
Il brise la confiance des hommes envers les effigies.
Nos 4 héroïnes sont mises à mal ; elles n’ont plus la confiance du monde et de ses dirigeants, elles ne savent pas qui sont les traîtres dans l’organisation censée les aider.

Ce second opus va te dévoiler davantage ce qu’est la Secte, qui y travaille, qui sont les personnes derrière le haut conseil. 
Tu vas évoluer entre complot et trahisons pour autant ; nos effigies n’ont pas de répit, elles doivent continuer à se battre contre les spectres ainsi que contre d’autres entités, mais dont je ne te dévoile rien, car c’est une intrigue supplémentaire dont on avait eu un aperçu dans le premier tome.
Si j’ai trouvé cet opus moins haletant que le précédent ; quelques longueurs en milieu de livre et pas mal de répétitions, j’ai quand même été embarquée, j’étais aux côtés des effigies (d’ailleurs quand je serai grande je serai une effigie :p)
L’écriture de Sarah Raughley reste fluide et haletante même si parfois les descriptions « alourdissent » la lecture.
Le suspens reste présent du début à la fin qui est un gros, mais énorme cliffhanger qui m’a laissé sans voix
On veut savoir qui sont les traîtres, qui manipulent qui, on essaie de deviner, on extrapole mille et une suppositions qui se révéleront toutes fausses, même quand l’auteure te dévoile quelque chose c’est pour mieux t’embrouiller le cerveau après.
C’est prenant, surprenant, angoissant.
Belle et Maia se dévoilent un peu plus dans ce tome, Belle est toujours aussi dévastée, mais je ne peux te dire pourquoi il te faudra lire le premier roman : Maia, notre narratrice, est attachante, elle réagit humainement avec des réactions à la fois très matures comme effigies, mais aussi avec des pensées propres à son âge, elle n’a que 16 ans, elle est en pleine adolescence alors oui, elle peut commettre des erreurs, oui, elle doute beaucoup de ses capacités, mais c’est un personnage qui est cohérent par rapport à son âge.
Chacune des filles a leur mentalité, elles doivent gérer leurs différences, leurs peines, leurs colères pour avancer et continuer à remplir le rôle que la nature leur a donné, elles devront surmonter les difficultés pour rester soudées et unies sans cela elles n’arriveront jamais à se sortir de la situation, ô combien explosive et angoissante, à laquelle elles sont confrontées. 
Elles devront revoir leur jugement et passer au-dessus de leur a priori si elles veulent avancer et continuer à se battre.
L’auteure nous démontre que seul on n’y arrive pas, que l’union fait la force.

J’apprécie aussi que l’auteure ait choisi des effigies venant de continents différents, elles n’ont donc pas les mêmes coutumes, cultures et traditions.
Elle démontre par là qu’il faut dépasser ses préjugés. D’autres thèmes pertinents sont abordés sans que cela saute aux yeux directement, ils sont parfaitement disséminés dans le texte tels que la culpabilité, le décès et le deuil, la vengeance qui est parfois plus dévastatrice, le pouvoir qui peut monter à la tête, le poids de la célébrité qui peut être très lourd à porter, car leur vie ne leur appartiennent plus, etc.

Cette saga est vraiment géniale même si j’ai trouvé ce tome un peu en dessous du premier, cela reste vraiment une trilogie à lire, hélas, je vais devoir ronger mon impatience, car la date de sortie du tome 3 n’est pas encore annoncée.


À lire si tu aimes les super héroïnes, bradasse, si tu aimes l’action, les complots et les missions secrètes. Un univers fantastique, de l'action et des rebondissements, on pourrait qualifier le monde de dystopie mais pour mon petit avis l'accent est plus mis sur le fantastique même si le monde tel qu'on le connaît n'existe plus. 
Je ne peux que t'encourager à te pencher sur cette saga qui est très prometteuse et avec laquelle tu ne vois pas le temps passer. 



The Effigies, tome 2 : l'assaut des ombres de Sarah Raughley - traduction de Diane Durocher Young Adult, fantastique - 508 pages, 16€ - Édition Lumen, en librairie le 16 novembre
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