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jeudi 26 avril 2018

Avis : Les héritiers, tome 4 : le prince déchu de Erin Watt ( Elle Kennedy et Jen Frederick)


ATTENTION QUATRIEME TOME RISQUE DE SPOILER !!

Tu as déjà lu mes avis sur la première trilogie, j’espérais vraiment que les autrices allaient développer le personnage de Easton, un des frères Royal que je préfère (avec Gideon qui m’a l’air aussi bien secret, mais lui c’est plus de la curiosité) Easton en tant qu’ami de Ella, un de ses soutiens m’avait bien plu, on voyait qu’il était torturé et j’avais vraiment hâte que ce personnage soit développé. Je n’ai pas regardé les résumés des prochains tomes, je ne savais donc pas quelle orientation allaient prendre les autrices. Je suis comblée puisque cet opus, et sûrement le prochain, porte sur ce personnage. 

L’année scolaire commence et avec la rentrée Easton est à nouveau en chasse, je ne peux pas le dire autrement, il saute sur tout ce qui bouge. 
Cette fois, c’est sa prof de math qu’il a en vue ; une élève les surprend, une fille de Astor que Easton ne connaît pas bizarre, encore plus étrange cette fille ne réagit pas du tout à son charme. 
Easton décide alors de considérer Hartley comme un défi, impossible qu’une fille résiste à son charme légendaire. 
Easton n’est pas au bout de ses peines, car Hartley est bien décidée à le tenir éloigné d’elle. Tout ce qu’elle accepte c’est une amitié avec des règles strictes. 
Une fille qui ose lui dire ses quatre vérités et qui ne s’abaisse pas comme tous les autres parce que son nom est connu ne peut que susciter des questions chez lui. 

Reed est parti à la fac, les jumeaux sont toujours avec Lauren, Gideon l’aîné ne revient que peu à la maison. 
Easton se sent seul étrangement dans cette grande famille, le fils du milieu. 
On avait déjà lu beaucoup de ses addictions dans les opus précédents, mais cette fois on comprend que sa plus grosse addiction c’est l’alcool. 
Dès qu’il est seul, dès qu’il doit s’ouvrir un peu aux autres, il boit. 
Tu seras d’accord avec moi, c’est lâche, je ne vais pas le nier, il m’a de nombreuses fois agacée au court du récit, malgré tout, je peux arriver à le comprendre. 
Je ne cautionne pas toutes ses bêtises et les gens qu’il entraîne dans sa spirale de destruction, mais j’ai perçu sa détresse, ses profondes meurtrissures. 
Pas de doute, cette famille est dysfonctionnelle, mais je crois que c’est Easton qui est le plus en danger. Il s’autodétruit. 
Il ne s’aime pas, il ne le dit pas, les autrices non plus, mais tout cela, tu le ressens. 
C’est un ado qui refuse de grandir, il n’a toujours pas accepté la mort de sa mère, il s’en sent toujours responsable et maintenant en plus il y a Steve.
Easton ne se remet pas de ce qu’il s’est passé dans l’opus précédent. 
L’homme qu’il a toujours mis sur un pied d’estale, celui à qui il voulait ressembler à chuté violemment dans l’estime de toute la famille, mais c’est Easton qui est le plus meurtri même s’il est toujours Easton le blagueur, Easton le dragueur, sous cette image qu’il donne de lui se cache de nombreux remords, regrets, doutes, peurs et ce refus de devenir adulte. Quand on voit les adultes qui l’ont entouré, on le comprend aisément.

Tu vas retrouver les personnages des opus précédents, l’intrigue du troisième tome se poursuit, le nouveau personnage qui a un rôle majeur dans celui-ci c’est Hartley. 
Hartley est une jeune fille attachante qui va te pousser à vouloir tourner et tourner les pages pour comprendre quel est son secret. 
Pourquoi a-t-elle été en pension 3 ans ? Pourquoi est-elle venue à Astor ? C’est un personnage très mystérieux et en même temps attachant. 
Bon, je ne l’aime pas autant (pour le moment) que Ella et Val, attendons de voir la suite. 
Malgré tout, ce petit bout de femme aux cheveux noire m’a bien plu. 
Elle va vraiment tenir le plus possible Easton à distance même s’il ne comprend pas que non, ça veut dire non. 
Il est continuellement dans l’excès, tout lui est dû, c’est normal pour lui. 
Rien d’étrange qu’on lui pardonne tout, il arrive même à en vouloir aux gens qui l’aiment, à les blesser par exemple avec Ella qu’il a toujours pourtant soutenue ses paroles sont vraiment moches. 
Hartley lui fait perdre tous ses moyens, il ne comprend pas ce qu’il ressent, ces sentiments bizarres, ces émotions à fleur de peau dès qu’elle est à côté de lui, les frissons que lui provoque son jeu de violon, toi tu le comprends assez vite, Easton à des sentiments profonds pour elle encore faut-il qu’il s’en rende compte et qu’il ne gâche pas tout ce qui est loin très loin d’être gagné. 

L’écriture est toujours aussi addictive, il y a moins de romance dans cet opus, les autrices braquent ton attention sur le personnage de Easton. 
Un personnage compliqué aux multiples facettes. Aussi gentil que méchant une fois qu’il est entré dans sa spirale infernale d’alcool. 
Tu veux savoir qui est Hartley, ce qu’elle cache, quand tu sais, quasiment à la fin c’est assez difficile à croire, à encaisser, mais pas impossible, après tout dans ce monde où l’argent règne je ne suis plus étonnée de rien, mais alors ce final !! Une double chute. Deux gros rebondissements arrivent à la toute fin du roman. 
Non, décidément, le duo d’autrices est machiavélique.
Ce n’est pas possible de nous laisser comme ça

Comme pour les opus précédents j’ai envie de hurler parce que je n’ai pas le 5 dans mes mains, la fin est horrible, déchirante. 
J’ai été énormément en colère contre un personnage dont je tais le nom, mais que l’on va, à mon avis, retrouver ensuite. 
Les paroles et révélations sont horribles, la toute fin, mon dieu non !! 
Je pense que là Easton va devoir faire face. Je ne sais pas quel chemin les autrices ont décidé pour lui, mais il n’a pas 36 solutions. Deux chemins s’ouvrent à lui, j’espère qu’il va prendre le bon. 
J’ai peur vraiment, même si malgré tous ses défauts j’ai envie d’aider Easton. De le protéger. 
Comment va-t-il réagir ? 
Comment les Royal vont-ils faire face à ce nouveau tsunami qui est sur le point de leur tomber dessus ? Les grosses vagues arrivent. Pas une, non plusieurs. Tous vont être bouleversés.
Nul doute que le 5e tome sera haletant, je l’espère en tout cas, j’en attends beaucoup.


Ce livre, comme les précédents a des défauts, je le sais, je le vois, mais clairement je suis attachée au Royal. Ce ne sera pas une de mes sagas chouchous, mais pas loin quand même. 


Les héritiers, tome 4 : Le prince déchu de Erin Watt - traduction de Caroline de Hugo - New Adult - 380 pages, 17€ - Édition Hugo, Collection New Romance, en librairie le 5 avril 2018

vendredi 23 mars 2018

[Avis] Les héritiers, tome 3 : la prison dorée de Erin Watt



Attention si tu n’as lu aucun des deux précédents romans je risque de te spoiler et cette fois je ne pourrais autrement, c’est une suite intimement liée au tome 2.


Je le dis et le répète cette saga n’est pas la romance du siècle, elle est pleine de clichés pour autant je suis complètement envoûtée par cette série. Je l’adore. Je ne m’en débarrasserai jamais et j’ai hâte de lire la suite.

Pourquoi tu vas me dire mon cher lecteur, je ne saurais te l’expliquer, depuis la princesse de papier je suis addict à l’écriture, aux personnages. J’aime les Royal, j’adore Ella.
Je comprends vraiment qu’elle ne fasse pas l’unanimité, mais pour moi, cela le fait.
Tu le sais, je le répète, assez souvent ce n’est que mon avis, donc subjectif. 
À toi de te faire ton opinion.

La fin du prince brisé nous avait laissé sur un cliffhanger de dingue (comme la princesse de papier d’ailleurs), mais peut-être encore plus celui-ci, j’étais à la fois très pressée de le lire et j’avais peur d’être déçue par le dénouement des deux intrigues. À savoir et je te l’ai dit plus haut SPOILER DU TOME 2 Steve le père de Ella revient soudainement parmi les vivants en même temps que Reed se fait arrêter pour le meurtre de Brooke la fiancée de son père.

Tu commences donc ce tome juste après, la nuit même. 
Je ne vais pas te résumer ce tome je vais juste te dire que forcément l’attention des deux auteures se sont braquée sur Reed et Steve avec Ella qui doit gérer ces deux réalités.
Ella franchement je ne sais pas comment elle fait pour garder les pieds sur terre, son monde a déjà basculé tant de fois et voilà qu’un nouveau raz de marée balaie la nouvelle vie et famille qu’elle s’est construite.

Tu retrouves hormis les trois personnages que je viens te dire Val, la meilleure amie de Ella, qui pourrait bien être la mienne, Wade un ami des Royal qui a un rôle plus important dans celui-ci, Dinah la mégère épouse de Steve et enfin l’avocat de Callum.
Les autres frères Callum n’ont pas un rôle majeur dans cet opus.
Même si clairement mon attachement va encore et toujours pour Easton c’est mon préféré même avant Reed.

La vie au lycée est difficile, les rumeurs du meurtre circulent vite, Steve va vouloir connaître sa fille bref Ella est à nouveau sous le feu des projecteurs alors qu’elle déteste cela.
La majeure partie du roman qu’on pourrait presque considérer, je dis bien presque de thriller, se concentre sur les choix dont Reed dispose et à sa défense.
Je reproche à ce tome des longueurs, même si j’ai eu des moments d’émotion il a moins de saveur que les autres.
Sûrement parce que les 380 pages se concentrent uniquement sur la culpabilité ou non de Reed et de ce qu’il va lui en coûter à lui, tu as aussi le début de la relation entre Ella avec Steve, mais c’est tout, pas de rebondissement durant le roman sauf le final qui est explosif, MAIS pas du tout surprenant pour moi, j’avais deviné depuis longtemps.

Steve, je l’ai déteste, lui que les Royal ont mis sur un pied d’estale avec moi il est tombé plus bas que terre. J’ai eu en horreur ce personnage du début à la fin.
Il est pathétique, imbu de lui-même, dictateur, sexiste, un homme qui agit comme un ado bref : pas du tout le genre de héros pour lequel j’ai de l’empathie. Je m'attendais à un tout autre homme vu les descriptions qui en étaient faites dans les deux premiers opus mais tu comprends à la fin la raison.

Tu vas me dire que pour l’instant je ne te donne que des défauts oui, ce n’est pas faux, en même temps je suis honnête avec toi, certes j’ai adoré, mais je ne vais pas te mentir.

La relation de Ella et Reed est belle, vraiment. 
Reed évolue encore psychologiquement dans cet opus. 
Il aime Ella d’un amour sincère, il est prêt à se sacrifier pour sa famille et elle. 
Il peut tout accepter sauf que l’on traîne sa mère, Ella, et ses frères dans la boue.
Il est enfermé dans cette horrible enquête, il se rend compte combien sa vie va peut-être sûrement changer. 
Mais, ce n’est pas la prison qui l’inquiète, c’est Ella, il demande d’ailleurs à Easton son frère et à Wade de la protéger l’année prochaine.

J’aimerais pouvoir t’en dire plus, mais si je m’engage dans une voie ou l’autre je risque de te spolier.
Des personnages qui ont été horribles jusqu’à présent vont se révéler sous un autre jour ; la relation entre Ella et Steve, qu’elle n’arrive pas à considérer comme son père est tumultueuse (franchement, je la comprends) en même temps Ella n’a jamais eu de compte à rendre à qui que ce soit avant. Sa mère la considérait comme une amie et c’était plutôt Ella qui jouait le rôle parental ; depuis qu’elle vit au manoir Royal ;Callum est beaucoup trop permissif avec ses fils et Ella.

La fin ne m’a pas saisie si ce n’est pour une seule chose, mais dont je me suis aussi doutée par des indices semés plus tôt dans le récit par les auteures.
On termine une première trilogie à mon avis, les prochains tomes porteront sur d’autres personnages et j’espère que ce sera Easton

L’écriture poursuit le même schéma narratif que les autres opus, une alternance des points de vue de Reed et Ella, c’est fluide et très très addictif, je l’ai dévoré comme les tomes précédents.


Une bonne « conclusion » à l’histoire de Ella et Reed, car j’espère les revoir, c’est un peu trop tiré en longueur, une intrigue trop facile à deviner pour moi, mais encore une fois un très bon moment de lecture.


 Les héritiers, tome 3 : la prison dorée de Erin Watt - traduction de Caroline de Hugo - New adult, new romance - 380 pages, 17€ -Édition Hugo, collection New romance, en librairie le 1 mars 2018
jeudi 1 février 2018

[Avis] Les héritiers, tome 2 : Le prince brisé de Erin Watt


Mon cher lecteur, c’est une souris frustrée que tu retrouves, je suis frustration par ce deuxième cliffhanger qui, je crois, est encore pire que celui du premier tome.
Voir mon avis ici

Je te donne un avis plus court pour ceux qui n'ont pas encore commencé la série, j'omets délibérément de parler de certains faits.

Je ne veux pas spolier les lecteurs ; je dirai juste que Reed commet une grosse erreur dans l’opus précédent, une erreur qu’il va payer cher et entraîner toute sa famille dans la tourmente.

Ella est partie, son départ met la famille Royal en vrac que cela soit les jumeaux Sebastian et Sawyer ou Gideon, mais surtout Easton. 
Si Reed est brisé, Easton l’est tout autant, il prend le départ de Ella comme un abandon de plus dans sa vie.

Le retour d’Ella est difficile pour elle, mais elle est toujours aussi forte si pas plus encore, elle a compris certaines choses sur elle durant son voyage ; les riches élèves du lycée privé : harceleurs, méchants et médisants ; ils ne sont pas prêt de lui faire courber l’échine.
Ils s’en sont donnés à cœur joie lors de son absence semant les rumeurs les plus horribles.
Le plus dur pour elle est d’être à nouveau confrontée à Reed. 

Nos deux auteurs sont totalement machiavéliques, entre les rebondissements, les révélations et cette fin !! Un double cliffhanger même triple, c’est horrible, je veux le tome 3 !! Je suis, non seulement frustrée par ce final, mais aussi de ne pas pouvoir vous en parler.

Ce tome deux met beaucoup plus en lumière la famille Royal. On en apprend beaucoup plus sur le secret de Gideon, sur Easton, le frère qui, je crois, me plaît le plus. 
Il est très protecteur avec Ella, il est adorable et a beaucoup d’humour, mais ses moqueries cachent un cœur brisé. Un garçon en manque d’amour. 
Tous y compris Callum ne se sont pas remis de la mort de leur mère et épouse.
 Ella avait réussi à entretenir un climat familial plus serein, elle continue dans ce second opus, même Callum se rapproche de ses fils.
Dans le tome un, je ne savais pas trop quoi penser de Callum ; Reed m’avait aussi blessée, on ne peut pas dire que les frères étaient sympas avec Ella, mais ici Reed m’a complètement charmée, il fera tout ce qu’il peut pour réparer les erreurs du passé autant avec Ella qu’avec son père ou ses frères qui ne lui pardonnent par la (les) faute (s) qu’il a commise (s).
Les personnalités se révèlent en bien ou en mal, tu ne seras pas au bout de tes surprises, certaines explications te rapprochent de la famille ; d’autres te rempliront de haine envers certains protagonistes.
J’ai été ravie de retrouver la pétillante Val, meilleure amie d’Ella et la gentille patronne de la boulangerie où Ella travaille, Lucie.

L’écriture est toujours aussi fluide, impossible de deviner que c’est un livre écrit à 4 mains. Pour le côté addictif inutile que je te dise que le roman l’est complètement. 
Tu dévores les pages pour connaître toutes les ficelles qui lient les personnages. 
Pour comprendre leurs réactions, tu redoutes ce que tu vois se profiler et quand tu penses deviner les auteures te mettent à terre.

Je ne peux pas trop en dire simplement te dire que les thèmes abordés sont évidemment la famille dysfonctionnelle des Royal le deuil, le harcèlement, la question qui revient souvent : est-ce que l’argent permet d’acheter le bonheur ou une éducation ?


Les manipulations et jeux de pouvoir les intrigues et les menaces, l’amour, l’amitié sont les sujets principaux. 
Le manoir Royal cache bien des secrets tout comme le lycée privé.

Vivement le tome 3 ! (sortie prévue le 1 mars  : Les héritiers, tome 3 : la prison dorée)


Les héritiers, tome 2 : Le prince brisé de Erin Watt (Elle Kennedy etJen Frederick) - Traduction de Caroline de Hugo - new adult, new romance - 17€, 380 pages - Edition Hugo, collection New romance, en librairie le 1er février 2018
vendredi 8 décembre 2017

[Avis] Les insurgés, tome 3 : domination de Elle Kennedy


Me revoilà, mon petit lecteur, avec un New Adult, souviens-toi ; je t’ai déjà donné mon avis sur le tome un, Conquête et sur le tome deux, Addiction clique pour lire mes avis.

Comme pour le précédent je signale qu’il y a de nombreuses scènes de sexe.
Dernier rappel, nous sommes dans une dystopie. 
Enfin comme c’est un troisième tome mon avis sera plus court pour éviter autant que possible les spoilers pour les futurs lecteurs.



Domination est le troisième tome de la saga, celui-ci se passe essentiellement à Forworth, la ville de Reese et de son bras droit Sloan.
Rylan de la bande de Connor y est resté pour préparer ce qu’ils avaient prévu dans le tome deux. Désolée je ne peux rien dire de plus sans spoiler.

On a moins de dystopie que dans les précédents opus, ce tome est essentiellement consacré à la mission que Reese, Connor et les autres chefs insurgés au nord et au sud ont préparée.
Du côté des personnages, les héros de cet opus sont Rylan, Sloan et Reese.
Rylan depuis le tome un veut au moins une fois Reese, aucune femme ne lui résiste, mais elle, elle se refuse toujours à lui.
Sloan son bras droit garde ses sentiments envers elle pour lui ; il est là pour la protéger des autres et parfois d’elle même.
Reese veut se venger ; elle veut anéantir le conseil mondial (pour rappel, voir mon avis sur le tome un). Elle est prête à tout.
Pourquoi veut-elle se venger à ce point ? 
Si rapidement on l’apprend dans cet opus. 
L’auteure nous dévoile beaucoup plus sur la création de Foxworth, raconte comment Reese est arrivée à diriger cette ville d’insurgés.

Rappel du monde dans lequel évoluent nos héros : "C'est une société totalitaire. Tout le monde est contrôlé par le Conseil Mondial. L'électricité n'est autorisée qu'à certains moments de la journée et pour des périodes définies (...)La nourriture est bonne et les appartements sont propres. Ils assignent à tout le monde un métier à un très jeune âge. Tu vis chez chez tes parents pendant qu'ils te forment, et à 18 ans, on te donne un travail (...) sauf pour les premiers nés des génitrices, des femmes choisies pour se reproduire. Pour les encourager chaque femme est autorisée à garder son premier enfant (...) elles gardent l'enfant jusqu’à ce qu'ils soient sevrés, puis ils leurs enlèvent (...). 

Ces gens vivent dans des cités, contrôlés sur tout, ceux qui ont refusés sont les insurgés, ceux qui les pourchassent pour les tuer sont les insurgés Il n'existe plus qu'un seul gouvernement dans le monde entier le Conseil Mondial.

Comme tu le vois nous sommes vraiment dans une dystopie, et à mon sens, originale avec des réflexions intéressantes sur ce qu'est le monde d'aujourd"hui avec tous ces régimes différents ( monarchie, dictatures, gouvernement, etc.) ou sur ce qu'est de vivre au jour le jour, que feriez-vous ? Que seriez-vous prêt à accepter pour sauver vos proches ?

Elle Kennedy nous dévoile aussi la psychologie de Rylan et Sloan, leurs failles, les erreurs qu’ils pensent avoir commises, la culpabilité qu’ils traînent tous les deux et la raison pour laquelle les trois héros de ce tome refusent de croire à l’amour.
J’ai aimé ce troisième tome même si je ne l’ai pas autant apprécié que le premier opus. Par contre ravie d'en apprendre plus sur Rylan qui est un personnage qui m'intrigue depuis le départ. 

L’intrigue est intéressante, car elle permet une certaine croissance et un bon développement de chacun des personnages.
Rylan ne se résume pas au plaisantin sensuel et insouciant qu’il donne en image aux autres habitants. Sloan est beaucoup plus tendre que le soldat sérieux qu’il laisse paraître. Quant à Reese si elle est dure j’ai été étonnée de connaître son autre facette.
Le roman les réunit tous les trois ; il y a une alchimie qui se crée, non seulement entre Sloan et Reese, entre Rylan et Reese, mais aussi un lien très fort entre Sloan et Rylan. 
Je ne lis pas beaucoup de romance M/M, mais ce que j’ai lu ici, l’amour entre eux m’a plu, pas émue non, mais c’est une très belle histoire. 
J'ai préféré les garçons à Reese, c'est le personnage féminin avec lequel j'ai le moins accroché depuis le début

Je te rappelle, mon cher lecteur, que c’est assez chaud, certaines scènes de plan à trois pourraient choquer. 
Cela n’a pas été mon cas, on sent vraiment que ces gens n’ont plus rien à perdre depuis la guerre qui a eu lieu. 
Ils vivent tout comme si c’était leur dernier jour de vie.

La fin du livre nous laisse présager une très bonne suite, je pense plus à un dénouement entre les insurgés et le conseil mondial.
Il y a un retournement de situation important à la fin de cet opus.

L’écriture d’Elle Kennedy est toujours aussi fluide et addictive.

Je le rappelle une dernière fois, cette saga est bien plus hot qu’"Off campus", par contre tout autant additive mais, en le sachant je n’ ai pas été déstabilisée ni choquée. 
Oui, il y a beaucoup de scènes, mais aussi une évolution des personnages et de la situation.

Pour ma part, c’est une saga que j’ai hâte de continuer même si la qualité des tomes est un cran en dessous du premier, on sent que l’auteure construit sa dystopie et la guerre qui oppose les deux clans.
Je pense que le quatrième nous réserve de belles surprises et beaucoup plus d’action même si elle est bien présente dans cet opus. Je suis frustrée de ne pas pouvoir vous en dire plus.

Les insurgés, tome 3 : Domination de Elle Kennedy - traduction de Robyn Stella Bligh -Dystopie, New Adult - 300 pages, 17€ - Éditons Hugo, collection New Romance, en librairie le 2 novembre 2017



mercredi 8 novembre 2017

[Avis] Les insurgés, tome 2 : Addiction de Elle Kennedy


Que j’avais hâte de retrouver les héros que nous avons rencontrés lors du premier tome « Conquête » (cliquez pour lire mon avis), cette fois le roman est dédié à la relation entre Lennox et Jamie.
Autre rappel : nous sommes dans une romance (érotique) dystopique, je le signale, mais pour ma part ni dans le premier tome ni dans celui-ci les scènes ne m’ont heurtée.

J’adore ce côté dystopique mis en avant par Elle Kennedy, ce n’est pas courant dans une romance, ce côté me séduit grandement.

Je sais que les avis sur cette saga sont mitigés, mais, pour ma part, c’est un régal de retrouver les protagonistes même si dans cet opus nous ne sommes plus dans le même camp d’insurgés ; celui créé par Connor, le héros du premier tome, mais au camp de Forxworth, dirigé par Reese.

Reese est une femme, chef de ce clan d’insurgés, Connor lui doit une faveur par rapport à un fait qui s’est déroulé dans le premier tome, mais dont je ne peux vous parler sous peine de vous spoiler.

Reese a demandé à Connor de lui envoyer ses hommes afin de mieux entraîner les réfugiés de son camp qui ne sont, pour la plupart, pas habitués aux armes ou à se battre. Rylan, Lennox, Pike, Kade et Jamie partent donc pour Forxworth même si Connor se doute qu’il y a anguille sous roche.

Jamie suit Lennox, même si celui-ci n’est pas d’accord, il veut la protéger, qui sait ce que leur réserve ce voyage, Resse est connue pour avoir des relations ambiguës avec d’autres camps ennemis, mais amis depuis toujours ils refusent de se quitter, depuis que leur repère à brûlé, une autre intrigue du premier opus, ils vivent avec la bande de Connor, Hudson, Rylan, Pike, Xander, Kade.

Nous passons donc la majeure partie du roman dans ce camp de Forxworth. 
J’ai trouvé le côté post-apocalyptique et dystopique bien plus présent de même que la romance entre Lennox et Jamie beaucoup plus belle. Ce sont deux personnages que j’ai adoré suivre.
L’un comme l’autre essaie de nier leurs sentiments. 
Ils ont peur de perdre ce lien d’amitié très fort qui les unit. 
On les suit donc chacun leur tour avec leurs pensées, interrogations et inquiétudes tout en se demandant ce que Reese cache aux hommes de Connor. 
Si les rebondissements et l’action étaient bien présents dans « Conquête » dans « Addiction » le suspens est beaucoup plus fort, tout comme les retournements de situations inattendus, fort en émotion
Elle Kennedy, dans le premier tome, a bien fait comprendre à son lectorat que dans un monde où l’on ne sait pas si demain on sera toujours vivant, où le danger est partout ; que tout est question de survie, il est normal pour les hommes et les femmes de s’amuser, de prendre du bon temps là où ils peuvent, les conventions morales n’existent plus.
Dans « Addiction », elle développe beaucoup plus les tenants et aboutissants du monde qu’elle a créé même si la romance garde la place centrale.

Une action qui reste constante puisque l’on suit les entraînements des habitants du camp de Forxworth avec des moments de légèreté grâce à Jamie qui sait fait sortir Lennox hors de ses gonds. 
C’est une jeune femme pleine de ressources, belle, certes, elle ne veut pas que Lennox ne voie que ça en elle ni qu’il ne la voie que comme faible. 
Oui, elle rêve d’un monde où elle pourrait s’établir pour toujours, une maison et une famille alors que c’est quasiment impossible. 
Rêveuse et bagarreuse elle a plus d’un tour dans son sac. 
Très loyal aussi ; elle m’a serré le cœur plus d’une fois vis-à-vis de ces comportements avec certains habitants de Forxworth, et que c’est frustrant de ne rien pouvoir vous révéler. 
Lennox c’est l’« Homme » par excellence, il n’y a que lui qui pourrait protéger Jamie, ils refusent de voir la combattante en elle. 
Son côté ténébreux et protecteur m’a énormément plu même s’il m’aurait, moi aussi, agacée tout comme Jamie.

La fin du livre est palpitante et c’est bien là qu’on voit que l’auteure a du talent. 
Le fil rouge commencé dans « Conquête » se poursuit dans « Addiction », une guerre se prépare, qu’elles en seront les conséquences pour nos héros ? 
Une intrigue qu’on sent qu’elle a établie à l’avance pour sa saga, elle ne se perd pas en route. 
Cela reste une romance, mais elle développe toujours ce côté dystopique/post apocalyptique
Le suspens monte crescendo au fil des tomes.

Dans « Conquête » on finissait sur on va dire une fin « classique » même si on restait avec des questions et qu’on avait envie de savoir comme nos insurgés allaient bien pouvoir se débrouiller, dans « Addiction » là l’auteure nous ravage, on passe par toutes sortes d’émotions, peur, tristesse, rire, larme et colère la fin est un gros, mais gros cliffhanger qui nous donne qu’une envie plonger dans le troisième (vous aurez la chronique la semaine prochaine)

Un tome beaucoup plus dense, plus développé dans le côté post-apocalyptique même si la romance est présente elle l’est un peu moins que dans « Conquête » ; du moins abordée différemment.

Le tome un prenait le temps d’asseoir le monde imaginé par l’auteure le second développe l’intrigue, on fait connaissance avec de nouveaux protagonistes qui, même s’ils sont secondaires dans l’intrigue, sont fortement attachants.

Je ne peux que vous conseiller l’auteure, elle est moins soft que dans sa saga Off-Campus, mais elle a un don incroyable pour nous plonger dans l’univers qu’elle a imaginé, pour nous offrir des personnages forts ; c’est dense et complexe tout en gardant une fluidité dans l’écriture. 


Les insurgés, tome 2 : Addiction de Elle Kennedy - Dystopie, post-apocalyptique, New romance - 300 pages, 17€ - Édition Hugo, Collection New Romance, en librairie le 5 octobre 2017

vendredi 15 septembre 2017

[avis] Les insurgés saison 1 : conquête de Elle Kennedy


J’avais adoré la première saga d’Elle Kennedy Off-Campus, j’étais impatiente de la découvrir dans un registre différent, si dans sa saga Off-campus on a affaire à des étudiants sur un campus universitaire, une romance contemporaine donc ; ici avec les insurgés nous sommes dans une romance dystopique avec des héros plus âgés.

Le monde créé par l’auteure est post-apocalyptique, une guerre mondiale a éclaté il y a 40 ans, le système en vigueur n’a plus rien à voir avec celui qu’on connaît.
Plus d’argent à part dans certaines villes, plus de soins médicaux, les cliniques ont disparus, un moyen de « régulation démographique » si on est blessé ou malade on meurt.
Tous les systèmes de classes, religion ainsi que le livre-arbitre ont été éliminé ou interdits.
Ceux qui ne sont pas d’accord avec cette Classe Mondiale, le nouveau nom de la terre, sont les insurgés. 
Ils survivent pourchassés par les exécuteurs qui soit les jettent en prison dans une des colonies existantes ou pire les tuent.
Les insurgés vivent au jour le jour, ils vivent chaque jour comme si c’était le dernier.
Hudson fuit sa colonie, son frère, Dominik veut l’obliger à faire quelque chose qu’elle ne veut pas, étant femme elle n’a rien à dire, elle n’a d’autre choix que de fuir. 
Après des jours de marche elle trouve refuge dans une espèce d’hôpital reconverti en bar clandestin. Là, elle va rencontrer les héros de cette saga : Rylan, Xander, Pike, Kade et Connor.
Les garçons vont la prendre sous leurs ailes. 
Dans cette nouvelle société on ne survit par si l’on est seul, les bandits des hommes sans morale explorent la région. 
Entre les exécuteurs qui la recherchent et les bandits, Hudson n’a pas vraiment de solution, elle doit trouver un abri, un lieu où elle sera en sécurité.
Entre Connor et Hudson, il y a de suite une grosse alchimie, mais je ne vous en dis pas plus.

J’ai adoré cette romance dystopique, je ne savais même pas que ce genre existait, c’est la première que je lis, Elle Kennedy a su me faire adhérer à ce nouveau genre.
J’ai tout aimé, le monde créé, les personnages et leurs caractères.
Même si c’est avant tout une romance et qu’on a peu d’éléments sur la dystopie à proprement dite on a suffisamment d’éléments pour appréhender l’univers.

Les protagonistes, tous, sont profonds et bien travaillés même si j’ai un faible pour 2 personnages : Hudson la femme du groupe et pour Rylan, j’espère qu’un tome lui sera d’ailleurs consacré.
Hudson est un personnage féminin comme j’aime, elle est forte, ne déroge pas à ses convictions même par amour, altruiste, autoritaire, mais dotée d’un grand cœur.
Connor, même si c’est le héros principal de ce tome avec Hudson n’a pas ravi mon cœur, c’est un bad boy, il ne croit plus en rien et surtout a décidé de ne plus se soucier de personne, il ne veut plus souffrir et voir des gens qu’il aime mourir. 
Alors, même si c’est le meneur de la bande, il a créé des barrières suffisamment épaisses autour de lui pour toujours pouvoir tout contrôler sans qu’on l’atteigne dans le cœur. 
Ses compagnons lui sont loyaux, même s’il se montre dur, dirige et crie tout le temps il les aime, la personne qui arrivera à faire tomber des défenses n’est pas encore née.
Je l’ai plus apprécié au fil de la lecture quand j’ai compris ses réactions et les causes de son comportement.
Rylan a tout de l’ami parfait, il a beaucoup d’humour et d’amour en lui. Pike est le plus rustre, mais je pense qu’il peut nous réserver de belles surprises tout comme les inséparables Xander et Kade. 
Comme pour Off-Campus tous les personnages masculins, je pense, apporteront quelque chose à la sage, en tout cas, il me tarde de mieux les connaître. 

J’ai craint plusieurs fois pour eux, lors des raids de ravitaillement, mais surtout pour Hudson qui cache un très lourd secret, secret qui, s’il est découvert lui, vaudra sûrement la mort.
Connor n’a qu’un seul but : tuer Dominik, le responsable de tous ses malheurs. Il veut sa vengeance, peu importe s’il en meurt.

Elle Kennedy nous laisse avec des réponses à nos questions et suffisamment de suspens, de rebondissements pour qu’on se précipite sur le tome 2, que j’ai hâte de lire. 
(Sortie prévue le 5 octobre pour la saison 2 et le 2 novembre pour la saison 3) 


Des personnages auxquels on s’attache très vite, il y a beaucoup de sensualité, des moments de tension d’autres d’émotions, un univers unique, même s’il n'a rien de révolutionnel, j’ai été happée par cette histoire qui confirme que j’adore l’écriture d’Elle Kennedy. 

Les insurgés saison 1 : conquête de Elle Kennedy - New Adult - Romance - Dystopie -334 pages, 17€ - Édition Hugo, collection New Romance - En librairie le 14 septembre 2017
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