Affichage des articles dont le libellé est 2016. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2016. Afficher tous les articles
jeudi 28 décembre 2017

[rendez-vous] Throwback Thursday #13




Qu’est-ce que le Throwback Thursday livresque ? Un rendez-vous que Bettie Rose Books a crée en 2016 pour permettre à chacun de partager une lecture ancienne ou plus récente au choix, mais toujours sur un thème très vaste. 
Rien à voir avec le TTT qui lui demande 10 livres et parle parfois au futur. 


Non le Throwback comme son nom l’indique, invite à se replonger dans nos plus jolis souvenirs livresques.
Toutes les semaines Bettie Rose Books propose un thème, cette semaine c'est : 


Le dernier livre que j'ai lu je n'aurais plus su dire merci Goodreads, j'ai lu le 30 décembre 2016 le 3e tome de Phobos de Victor Dixen, j'ai d'ailleurs lu les 3 tomes pendant les vacances l'année passée par contre pas de chronique à te proposer mais je pense qu'avec le nombre de lecteurs qui adorent cette saga tu devrais trouver facilement même si pour ma part je ne suis pas une fan, je n'ai d'ailleurs pas envie de lire le tome 4 (ne me frappe pas mon petit lecteur pardon mais cette saga et moi cela ne l'a pas fait, je n'ai pas détésté mais pas adoré loin de là ^^)



Résumé :


Fin du programme Genesis dans
1 mois...
1 jour...
1 heure...


Ils sont prêts à mentir pour sauver leur peau. 

Ils sont les douze naufragés de Mars. Ils sont aussi les complices d'un effroyable mensonge.
Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre.

Elle est prête à mourir pour sauver le monde. 

Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ?

Même si le compte à rebours expire, il est trop tard pour renoncer. 


Le troisième tome suffocant du thriller spatial de Victor Dixen, double lauréat du Grand Prix de l'Imaginaire.


Et toi quel est le dernier livre que tu as lu l'année passée ? 
mardi 19 décembre 2017

[Avis] Elia, la passeuse d'âmes, tome 1 de Marie Vareille


Aujourd’hui, mon petit lecteur, j’ai envie de te parler d’un livre que j’ai lu à sa sortie, mais que je n’avais pas chroniqué à ce moment-là.
Comme le second tome arrive le 18 janvier et que je suis ; comment dire ? Très impatiente, j’ai eu envie de le relire en plus, tu ne trouves pas que la couverture est idéale pour cette période de froid ?




Me voilà donc à nouveau embarquée dans Elia, la passeuse d’âmes. 
Si je me souvenais de la majorité du livre, j’étais ravie de retrouver l’univers dystopique, post-apocalyptique de l’auteure ; de retrouver les personnages que j’avais tant apprécié Elia, bien sûr, mais aussi Tim, Arhya et Solstan.

Elia est une kornesienne, elle fait partie, avec sa famille, de la plus haute caste de l’île de Tasma, la seule terre qui existe encore après une guerre et des catastrophes naturelles qui ont décimé le monde entier. Elia est, non seulement, Kornesienne, mais aussi passeuse d’âmes. 
Elle a 16 ans et sa particularité a été découverte 3 ans plus tôt. 
Elle travaille quelques heures à l’hôpital en tant que passeuse d’âme (elle euthanasie les personnes en fin de vie).
Le reste du temps, elle va au lycée où elle subit beaucoup de railleries. 
De par sa particularité, mais aussi, car elle a toujours ses cheveux cachés sous un foulard.
Elia est rousse. Son père lui a interdit de montrer à qui que ce soit la moindre mèche de cheveux
Elle ne se sent à sa place nulle part. 
Son père la regarde comme s’il la détestait ; il est devenu très aigri depuis que sa mère est décédée à la naissance de celle qu’Elia aime plus que tout : sa petite sœur Edaline.
Un jour, des fugitifs Nosobas sont activement recherchés dans l’hôpital par les défenseurs. Ce jour-là, la vie d’Elia va basculer. 
Alors que normalement les passeurs d’âmes sont censés ne rien ressentir du tout, aucune empathie, Elia va avoir à faire un choix qui va déterminer le reste de sa vie. Un défenseur lui amène un des fugitifs et lui ordonne de le condamner à mort. 
Elia ne pourra pas ; elle lui laissera la vie sauve, elle l’aidera à s’enfuir.
Une faute qui vaut la peine capitale dans son monde. 
Elia va devoir fuir et aller vivre au nord, avec les Nosobas. La caste la plus pauvre et malmenée de Tasma (il y a les kornesiens les plus riches, les askaris qui représentent les commerçants et industriels et enfin les Nosobas les ouvriers des deux autres castes, réduits en esclavage, traités avec la plus grande indifférence, injustice. Ils vivent dans la misère).
 Elia qui n’a connu jusqu’ici que le luxe va devoir se faire à cette nouvelle vie, travailler et survivre.

En vivant et travaillant parmi les Nosobas, Elia va se rendre compte que tout ce que l’ont lui avait enseigné sur ce peuple est faux. 
Elle va revoir ses jugements et trouvera en eux des alliés qui s’avéreront très précieux pour elle. 
Tim, qui lui tendra la main dès son premier jour et ensuite d’autres de ses amis comme Arhya et Solstan.
Ce ne sont pas les seuls Nosobas que côtoiera Elia, mais ce sont les principaux protagonistes de cet opus.

Si au départ du livre, Elia est une jeune fille soumise qui fait ce qu’on lui dit de faire, au fur et à mesure des pages son caractère va radicalement changer. 
Elle va réviser son jugement et surtout se révolter contre toute cette injustice. 
Elle va apprendre à réfléchir par elle-même et ne plus pendre pour argent comptant tout ce qu’on lui dit. Résignée, elle devient entêtée et motivée à aller jusqu’au bout de ses actes.
Une jeune fille fragile qui devient de plus en plus forte même quand elle va apprendre ce qu’est réellement son passé et pourquoi son père a toujours voulu cacher sa couleur de cheveux.
Un personnage qui se révèle au fur et à mesure des embûches qu’elle va rencontrer. Une jeune fille forte qui prend son destin en main.

Pour ce qui est du monde créé par Marie Vareille il est unique, complexe, très travaillé.
L’auteure n’a rien laissé au hasard.
Dans ce premier opus, elle assied sa trilogie. Elle nous explique les différentes lois et castes de ce Nouveau Monde.
Grâce à ces différences de castes et à ses personnages, l’auteure pousse la réflexion sur des valeurs importantes telles que l’amitié, le dépassement de soi, la tolérance à la différence, la solidarité, la famille, la confiance ou encore savoir accepter la main tendue, l’entraide.
Par le monde créé, on peut aussi réfléchir sur les erreurs du passé comme le rejet d’une communauté ou d’une race, sur les dictatures, le droit à l’éducation pour tous, pauvres, femmes ou riches, le droit à l’égalité, le droit collectif et individuel, les différences de classes sociales. Des réalités, des faits qui sont encore aujourd’hui bafoués dans de nombreux pays et même chez nous.

Roman Young Adult oui, les héros sont des adolescents, mais Marie Vareille ne crée pas du tout un monde léger pour autant, non, elle vous emmène dans la noirceur de l’âme humaine, des moments durs, des passages sombres avec toujours ce mot d’ordre qui résonne au fil des pages : l’espoir.

Le rythme du roman est croissant. Aucun temps mort.
Nous suivons Elia et par ses découvertes les rebondissements arrivent. 
La fin ne nous laisse qu’une seule envie : se jeter sur le second opus
Donc, tu me comprends, mon cher lecteur, si tu n’as pas encore lu ce premier tome, attends la sortie du deux ou lis le maintenant ! 
Oui, bon, je sais, connaissant l’auteure, elle va très certainement nous laisser aussi en fin de deuxième tome sur un cliffhanger, mais tant pis je ne pourrai pas résister à le lire dés sa sortie.

Pour ce qui est de l’écriture, Marie Vareille m’a subjugué. Une écriture digne des maîtres de la dystopie (enfin ceux que moi je préfère) je pense notamment à Victoria Aveyard, à Amy Tintera, Erika Johansen, Marie Rutkoski et bien sûr à Suzanne Collins (je n'aime pas comparer une écriture c'est plutôt te montrer vers quoi l'auteure va de la très bonne dystopie YA) même si ce n’est pas le genre dans lequel on a l’habitude de la voir évoluer c’est une réussite totale.
Le monde est riche, crédible, complexe, fouillé. Rien n’a été laissé au hasard. Nombre de détails nous sont donnés pour nous permettre d’appréhender ce Nouveau Monde et pourtant Marie Vareille ne perd pas son lecteur en cours de route.
L’action et le suspens sont présents du début à la fin ; les personnages sont un vrai plus, car ce sont des êtres imparfaits ; je n’âme pas les héros « lisse », ici ce n’est pas le cas. 
Ses protagonistes sont recherchés et complexes tout comme son univers ; qu’ils soient secondaires ou principaux, ils apportent tous quelque chose au récit.

Elle n’est pas non plus tombée dans le piège du triangle amoureux qui m’insupporte dans beaucoup de romans, une romance pointe le bout de son nez, mais ce n’est pas là où elle embarque l’attention de ses lecteurs. Ce n’est qu’un aspect secondaire de l’intrigue.

Non, mon cher lecteur, Marie Vareille va te prendre par la main, tu vas toi aussi quitter les riches boulevards des kornesiens pour t’enfoncer dans les mines de Phosnium où la lumière naturelle ne pénètre jamais.

Je me suis très fortement identifiée à Elia, j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour cette héroïne tout comme j’ai adoré Tim, Solstan, Arhya ou Argo. Pas un seul des personnages ne m’a paru fade ou insuffisamment travaillé.

Point positif supplémentaire des textes de loi parsèment le roman, ils te donnent un aperçu de ce qu’est la vie sur Tasma, pourquoi les castes existent, etc. des informations importantes mises en forme de manière originale et qui, pour moi, apportent un plus au récit et lui enlève toute monotonie. (je te parle de la mise en page là ^^)

C’est haletant, rythmé, percutant ; tu as envie de crier toi aussi à l’injustice, tu crains pour ton héroïne même si elle est loin de l’apparence de jeune fille mince et fragile qu’elle a, Elia à plus d’un tour dans son sac, elle n’a pas fini de te surprendre.
C’est un premier tome captivant par toute sa densité et l’action omniprésente, il est émouvant devant les choix, révélations et rebondissements auxquels devra faire face Elia.
J’ai été aussi essoufflée qu’émue par ce premier tome. 
Le lire une seconde fois ne m’a pas du tout dérangé bien au contraire. 
Comme la première fois Marie Vareille a captivé mon attention.





Je ne peux que te le conseiller mon cher lecteur. Si tu aimes les dystopies et les héroïnes pas cruches, il est fait pour toi. Les adultes y trouveront aussi leur compte. Et si tu n’aimes pas les dystopies, tu peux tout à fait découvrir l’auteure dans son autre registre, des livres que moi je qualifie de feeling good (Ma vie, mon ex et autres calamités, Je peux très bien ma passer de toi, Là où tu iras ( chronique à venir) et plus récemment dans le recueil de nouvelles de la team RomcCom y aura-t-il trop, de neige pour Noël ? je t'ai donné mon avis il y a peu de temps)





Elia, la passeuse d'âmes de Marie Vareille - Roman Yound Adult, dystopie - 320 pages ,16.90€ - Édition Pocket jeunesse, sorti le 4 mai 2016 ( tome 2 : en librairie le 18 janvier)
jeudi 14 décembre 2017

[Rendez-vous] Throwback Thursday Livresque #11



Qu’est-ce que le Throwback Thursday livresque ? Un rendez-vous que Bettie Rose Books a crée en 2016 pour permettre à chacun de partager une lecture ancienne ou plus récente au choix, mais toujours sur un thème très vaste. 
Rien à voir avec le TTT qui lui demande 10 livres et parle parfois au futur. 




Non le Throwback comme son nom l’indique, invite à se replonger dans nos plus jolis souvenirs livresques.
Toutes les semaines Bettie Rose Books propose un thème, cette semaine c'est : 


Voici le livre que j'ai "reçu" l'année passée, dans ma "famille" quand ils me demandent ce que je voudrais et que je réponds des livres c'est toujours la même rengaine : des livres NON tu en as de trop... .
L'année passée, devant ma déception, qui m'avait rendue assez triste, (je te passe les détails mais en gros c'en est arrivé à me critiquer, tu comprends je ne rentre par dans leurs codes) mon adorable mari sait que j'adore Benjamin Lacombe et un ou deux mois plus tôt un de mes médecins m'avait comparé à elle, de part sa santé et son choix de vie et donc, sous le sapin, l'année passée, j'avais cette merveille. 
Je l'adore et il a encore plus de valeur parce que c'est un livre offert et par mon mari en plus. (J'ai déjà aussi tenté de faire comprendre cette différence entre les livres que je m'achète moi et ceux que je reçois, la valeur sentimentale est différente) 


Résumé du livre : 

L’une des plus grandes figures de l’art mexicain du XXe siècle inspire Benjamin Lacombe et Sébastien Perez pour leur nouvelle collaboration. 
Pour lui rendre hommage, Benjamin Lacombe propose une immersion inédite dans le processus créatif de l’artiste. Une succession de pages découpées et un texte poétique nous entraînent dans les profondeurs de l’âme de Frida Kahlo. À la manière d’un recueil de pensées, le livre explore les thématiques qui sont chères à Frida : l’amour, la mort, la terre, les animaux… 
Sébastien Perez insère dans son texte des phrases extraites des correspondances de Frida pour restituer de la façon la plus sincère et vraie ce que l’artiste ressentait « par-devers elle et face à elle ».



Je suis désolée je ne saurais pas te faire des photos là tout de suite de l'intérieur mais je ferai cela très prochainement, chaque page est une oeuvre d'art et me parle très fort. 

Et toi reçois-tu des livres ou as-tu le même souci que moi ?

à tout de suite avec un avis

jeudi 10 août 2017

[avis] Métamorphose, tome 1 : Exorde de Ericka Duflo



J’avais repéré ces livres en librairie, des livres aux couvertures sombres et dont la 4e de couverture ne dévoile rien, je me suis donc laisser le plaisir de la découverte dans chercher d’informations sur le net.

Dans ce tome 1, nous faisons la connaissance de Senna, sa mère est décédée et depuis elle a beaucoup changé. 
Autant niveau comportement que de fréquentations, elle qui était bonne élève cumule les renvois. Lors d’une énième altercation avec son père il ne lui laisse pas le choix, dès le lendemain elle partira dans un pensionnat en Alaska.

Senna est pleine de colère et a des réactions incontrôlables, assez violentes, réaction que l’on pourrait mettre sur le compte du deuil, mais non cela va beaucoup plus loin, l’auteure, Ericka Duflo vous emmène dans un univers Young Adult fantastique.

L’arrivée au pensionnat ne se fait pas dans la facilité pour Senna, même si elle est bien accueillie par la directrice et sa compagne de chambre, Jessie, par contre Reva la peste de l’école l’a déjà dans le collimateur et pire c’est ce garçon, Ian, même s’il est attirant il semble dangereux et dévisage Senna.
De plus, elle a une blessure sur ses omoplates qui la font souffrir et qu’elle n’ose pas montrer tellement c’est laid.

Ericka Duflo laisse planer le doute sur les changements qui s’opèrent en Senna, le suspens est constant, du coup on tourne les pages très vite, on se rend bien compte qu’il se passe des choses anormales, mais quoi l’auteure ne le dit pas clairement. 
J’ai pensé à des vampires, mais non cela va bien plus loin que ça.

L’auteure exploite une mythologie rarement présente du moins dans tous les livres que j’ai lus jusqu’à présent et de plus elle mêle la mythologie grecque ce que j’ai adoré, elle joue entre les mythologies existantes que l’on peut trouver dans les manuels d’histoire ou de conte et légendes en rajoutant sa touche de fantastique, touche de fantastique qu’elle amène au moment et dont les explications sont toutes crédibles.

Les personnages sont bien travaillés, on ne pose des questions sur chacun d’eux, que cela soit l’héroïne principale Senna, mais aussi sa tante qui vient lui rendre de temps en temps visite, Ian qui est tour à tour méchant puis doux.

Ericka Duflo a vraiment créé un univers unique avec des êtres fantastiques que je ne n’avais, pour la plupart, jamais rencontrés, un renouvellement du genre qui est très agréable.

L’écriture est fluide, certains mots peuvent paraître étrange, mais l’auteure étant canadienne cela s’explique et reste tout à fait compréhensible.

Je vous recommande vivement cette saga, un suspens ménagé, des personnages attachants, de l’action et des rebondissements inattendus. 

De l’humour, du mystère, de l’amitié, des moments tristes et d’autres joyeux tout en exploitant les sentiments propres à l’adolescence (jalousie, amitié, etc.)

Je ne vous dirai pas qui est quoi, mais sachez que vous rencontrerez des Driomas, des gardiens blancs, des incubes, des harpies et quantité d’autres êtres fantastiques, bons comme mauvais.
Vous ne saurez rien avant la moitié du livre et encore certains sujets ne sont qu’effleurés l’auteure ménageant encore son suspens pour la suite.

Le premier tome se termine sur un vrai cliff-hanger et pour avoir lu les 3 je peux vous dire que c’est la marque de fabrique de l’auteure, elle a un petit côté « sadique » qui fait qu’on a envie que d’une chose se jeter sur le prochain tome pour enfin savoir.

On pourrait reprocher certaines réactions de Senna mais n’oublions pas qu’elle a 16 ans et que ses comportements, la maturité correspond a l’âge des protagonistes.

C’est vraiment une belle découverte pour moi, c’est dommage que cette saga ne soit pas plus connue que cela.

chronique du tome 2 prévue pour la semaine prochaine :)

Métamorphoses, tome 1 : Exorde de Ericka Duflo - Édition Kennes - 384 pages, 17€ - Young Adult Fantastique - Sorti le 4 mai 2016
vendredi 28 juillet 2017

[avis] Aquarium de David Vann


David Vann réussit une fois de plus à m’emporter au creux de son roman noir.

Nous suivons Caitlin, 12 ans, elle vit à Seattle avec sa mère Sheri. Sa mère travaille au parc à containers, un travail dur et ingrat pour cette mère de famille célibataire. Caitlin passe beaucoup d’heures à l’aquarium, elle imagine la vie des poissons, elle les observe avec son regard d’enfant et les transpose à sa vie. Requin, hippocampe, truite, poisson-clown, etc. 
Un jour devant les poissons-grenouilles elle rencontre un vieil homme, le nez collé à la vitre. Ils commencent tous les deux à parler, Caitlin toujours avec cette insouciance de l’enfance dit de lui « Il était très vieux, du genre presque mort. Au moins soixante-dix ans, peut-être, mais il se tient encore debout. Son haleine, une haleine de personnes âgées »
Au fil des jours, une étrange amitié unit ce vieil homme et Caitlin, elle ne parle de lui à personne sauf à sa meilleure amie Shalini.
Un jour, tout va basculer pour Caitlin, ses rêves volent en éclat, elle est confrontée aux mensonges des adultes et à leur plus mauvaise face de caractère.

Un livre qui démarre avec tendresse, amour et beaucoup de poésie jusqu’au moment de la révélation, là le lecteur est plongé de plus en plus dans l’horreur. 
Il y a une scène qui m’a particulièrement marquée.
On craint pour Caitlin, au début pour cette étrange relation avec l’homme, on ressent tellement l’amour entre mère et fille puis quand la vérité éclate la maman de Caitlin change et c’est là qu’on a encore plus peur pour cet enfant.

David Vann explore la vie familiale avec ses secrets, le début de l’adolescence avec ses premiers amours, ses premiers émois et ses découvertes. La haine accumulée, l’abandon, le repentir.

Toujours avec poésie et les mots d’enfants de la petite Caitlin, la narratrice, donne un souffle de légèreté au récit parfois lourd. David Vann explore à la loupe les protagonistes de son roman comme si ceux-ci étaient dans un Aquarium.

La fin apporte réponse et transmet un beau message.
Un roman bouleversant, poignant, dur à certains moments, émouvant à d’autres, des moments portés par la plume de l’auteur, une écriture forte comme s’il hurlait tout ce qu’il y’a de plus sombre, mais toujours poétique.
C’est vraiment un auteur à lire et à découvrir.


« Ma mère parlait rarement ainsi. Je voulais réparer le monde pour elle, faire en sorte que tout ait un sens. Elle était bonne et forte, elle aurait dû obtenir tout ce qu’elle voulait. »


Aquarium de David Vann - roman noir - Édition Gallmeister - 280 pages, 16.30€ - Paru le 3 octobre 2016
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...